Petits cailloux maternels

*Je pense que j’ai été relativement épargnée par les grandes phrases qui ne veulent rien dire pendant ma grossesse, mais je m’y frotte un peu plus depuis que ma fille est née, avec notamment les 2 qui tiennent le haut du tableau: « ce n’est que du bonheur » et « ça passe trop vite ». Alors pour faire un point, sachez qu’on ne dit pas « c’est que du bonheur » à une maman (ni à un papa) qui essuient depuis plus de 2 mois des hurlements de leur fille qui souffre de coliques, qui essayent de trouver désespérément une solution en passant du vaudou au médicament le plus basique, avec la transition ostéo et massages. Non ce n’est pas que du bonheur, ni pour elle (surtout!) ni pour nous qui sommes effroyablement frustrés de n’avoir pour toutes périodes d’éveil de la miss que des hurlements, pleurs et autres marques de gêne ou souffrance. Non ce n’est pas que du bonheur de gérer par-dessus cela les pleurs du soir, les nuits parfois hachées, les repas en alterné. Oui bien sûr on l’aime de tout notre coeur et plus encore, on n’espère qu’une chose c’est pouvoir la soulager et on s’émerveille devant sa bouille tous les jours et chaque minute. Mais non, ce n’est pas que du bonheur, parce que ce sont d’énormes changements, des bouleversements sismiques et que là au milieu, il y a du fabuleux mais aussi du terrible à surmonter. De la même manière et pour les mêmes raisons, non ça ne passe pas si vite que ça. Bien sûr, il y aura peut-être un moment où je me dirai que ma fille a grandi trop vite, que j’aimais sa période de nourrisson, mais je commence à peine à en profiter, maintenant qu’elle semble être un peu plus en paix avec ses intestins même si rien n’est terminé, et qu’on arrive enfin à communiquer autrement que par décryptage de hurlements. Osez me dire que ça passe trop vite lorsque je dois me lever péniblement à 3 heures du matin parce qu’elle hurle, qu’elle est gênée et que la seule façon que l’on a de la soulager dans cette situation c’est de se promener et de la changer de position, et je risque d’être fort désagréable avec vous, voire carrément vulgaire….

*Dans le même registre, lors de nos multiples vide-greniers estivaux qui ont été des mines d’or pour les vêtements de notre babybouchette, bradés à prix plus que raisonnables et tout à fait envisageables pour le peu de temps où elle les met, nous avons rencontré une jeune maman avec laquelle forcément, nous avons discuté pleurs, coliques et autres douceurs de ce type (eh oui, on a beau se jurer qu’on ne le fera jamais, on devient assez vite obsédé par les mêmes sujets avec ce genre de petit être) et qui m’a dit avec une sincérité absolue « ah oui, moi aussi mon fils a fait des coliques. Ben ça m’a tellement traumatisée que même maintenant, 2 ans plus tard, je suis incapable d’envisager un autre enfant, tant je ne veux pas revivre ça ». Croyez-moi, je l’aurais serrée dans mes bras tant ça m’a émue et fait du bien de me sentir reconnue comprise dans ce que nous traversions et la difficulté que cela peut être.

*Depuis à peu près dix jours, nous avons clairement ouvert un canal de communication. Entendez par là que ma babybouchette a droit à des périodes d’éveil où ses intestins la travaillent moins, et où enfin elle peut découvrir le monde qui l’entoure, et sourire à la vie (et à nous un peu). De suite, l’univers s’illumine dès que je vois les pans de sa bouche se remonter, ses mimiques clownesques et ses sourcils se froncer de concentration. Je suis presque prête à lui pardonner les nuits  galères, les journées compliquées, l’épuisement, les douleurs qui me rongent de partout, physiques et psychologiques. Il en faut très peu pour devenir une guimauve.

*Je pense que désormais, je suis dans le clan des initiées, et pour cela, je porte LA marque: la tache blanche, plus ou moins large, sur l’épaule droite (ou gauche selon, mais chez moi c’est principalement à droite), preuve du passage de la bouche de ma fille, sa bavouille et ses léchouilles. C’est bien gentil, mais je n’ai pas une garde-robe qui me permette de changer de pull deux fois par jour, et je doute que mon banquier accepte l’argument du « c’est pour être présentable » si je fais chauffer la carte bleue. Voilà encore un grand principe qui vole en éclat: celui de se dire « non, je resterai présentable quoi qu’il arrive, je ne me ferai pas avoir ». Je n’en suis pas encore à sortir en pijama et chaussettes, mais je cherche quand même une solution.

*Preuve que nos priorités changent, ça fait plusieurs fois que je me fais coincer lorsque je dois sortir: je vérifie si j’ai bien tout ce qu’il faut pour la miss, allant de la couche de rechange à la couverture ou à la paire de chaussettes qu’il faudrait potentiellement lui rajouter. Je m’assure qu’elle ne sera pas trop/pas assez couverte, et je me retrouve 3 étages plus bas, le cosy et le sac à la main à me rendre compte qu’il fait quand même un peu frais et que du coup, c’est pour moi que j’ai oublié une veste. Et pas question de remonter 3 étages avec à peu près 8 kilos à bout de bras, si ce n’est pas pour une urgence vitale. J’ai de la chance, les températures restent encore honorables et je dois avoir un système interne suffisamment bien fichu pour m’avoir épargné, jusqu’ici, la crève que j’aurais pu attraper…Touchons du bois.

*Lorsque j’étais enceinte, j’aimais par-dessus tout sentir ses petits pieds me chatouiller sur le côté, comme une façon de me dire « je suis là, je t’entends ». Depuis qu’elle est née, je (on, mais monsieur un peu moins par la force des choses) la porte beaucoup en écharpe ou porte-bébé, et je n’aime rien tant que sentir l’une de ses mains se glisser dans mon décolleté ou sur mes flancs, et ses doigts se crisper sur moi, comme un petit animal qui s’agrippe…

*Depuis que notre babybouchette s’exprime (enfin, outre les hurlements qu’elle émet depuis la première seconde de sa fille), elle a décidé qu’elle ne ferait pas comme tous les autres. Autrement dit, nous n’avons pas le modèle de bébé « areuh », mais plutôt « cuicui » ou « houhou ». Ce qui a fait dire à son père pas plus tard que tout à l’heure qu’elle faisait penser à R2D2, et je ne peux qu’approuver en rigolant. En gros, nous avons un poussin qui fait cuicui, ascendant cor des alpes lorsqu’elle claironne (et pour faire honneur à ses origines)

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Depuis son premier jour, lorsqu’elle tète, le geste le plus spontané qui lui vienne est de joindre les mains, poings fermés ou comme sur cette photo. Je crois que c’est le geste qui m’émeut le plus chez ma fille, quasi aux larmes, tant je le trouve beau et automatique, et je ne me lasse jamais d’observer ses petites mains se chercher et se trouver, ses doigts s’entrelacer…

Et sinon, j’ai mis 5 jours pour écrire ce billet. Une moyenne parfaitement normale, oui je sais merci….

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13 réponses à Petits cailloux maternels

  1. Sacrip'Anne dit :

    Hinhinhin ! J’ai une théorie. T’avais tant à lâcher entre principes et réalité qu’on t’a collé un modèle hard core juste pour être sûr de te mater dès le départ 😀

    Et je confirme, tu fais partie des initiées et du clan des « tu verras… Tu peux pas savoir tant que ».

    Contente que ça aille doucement mieux en tout cas, et puis ceux qui prétendent que n’importe quel enfant « c’est que du bonheur » dont autant dans le déni que les femmes fleuries des forums prénataux (façon : j’ai senti à mon orgasme que ça y est, j’étais enceinte. J’en hurle de rire tellement qu’c’est pas possible).

    Des bisous fort !

  2. Lizly dit :

    Ce n’est pas que du bonheur mais qu’il y a quand même pas mal de bonheur dans tout ça et surtout, beaucoup, beaucoup, beaucoup d’amour, non ? Des bisous, plein, et des câlins à garder pour les moments difficiles (ou pas, c’est comme les tablettes de chocolat).

  3. LOD dit :

    Je me reconnais completement dans le debut de ce billet. Je me souviens des gens qui me disaient: profitez-en, ca passe si vite! Et moi dans mon for interieur qui criait: mais profiter de quoi? C’est l’enfer! Comme tu le dis, il y a aussi de grands bonheurs mais ca peut etre si dur – surtout avec le manque de sommeil. En plus ca te fais culpabiliser, genre je suis meme pas capable d’en profiter alors que je devrais. Tres franchement, j’ai commence a vraiment en profiter autour d’un an. Bon courage! J’espere que ses coliques vont s’arranger!

  4. Flo dit :

    @Sacrip’Anne: huhu, je ne sais pas si ta théorie me donne envie d’éclater de rire ou en sanglots. J’ai fait le 1er quand je t’ai lue, mais avec un rire un peu jaune, tu dois avoir raison. Pourtant j’apprends vite quand on m’explique longtemps, alors est-ce qu’on pourrait adoucir la suite s’il vous plaît? 😉
    Des bisous fort aussi…
    @Lizly: oui bien sûr qu’il y a pas mal de bonheur, d’émerveillement beaucoup, d’amour en paquet. Mais il y a beaucoup, beaucoup de difficile, et c’est souvent ça qu’on a envie d’écrire pour le « vider ». Et pour casser les idées reçues, même si la parole des jeunes mamans commence enfin à se libérer…Je prends tes câlins et tes bisous, avec d’immenses mercis.
    @LOD: bienvenue ici 😉 Oui la culpabilité est très présente en effet, et étant la reine à ce sujet, inutile de dire que j’y ai plus que droit! J’espère en profiter quand même avant, du moins il y a déjà plein de choses dont je profite, mais qui ont vite tendance à se noyer dans la fatigue et la contrariété de ce qui ne va pas, oui…Les coliques vont doucement mieux, mais on se bat avec le reflux! Merci pour tes mots 🙂

  5. Sacrip'Anne dit :

    Ris ! Car le rire c’est tout ce qui nous reste pour dédramatiser, dans les moments où la réalité est un peu dure à avaler, n’est-ce pas ?

    Quant aux explications, Miss E. va s’en chargeer à sa façon, pour te dire quelle maman elle veut 😉

    Courage.

    Je t’embrasse

  6. Flo dit :

    @Sacrip’Anne: ah ça, c’est clair, c’est moi qui ai toujours un train (voire 2 ou 3) de retard avec elle, elle se débrouille bien pour me le faire comprendre et ça ne cesse de m’épater (quand je ne culpabilise pas :p). T’inquiète, globalement j’arrive à en rire, même avec un peu de décalage 😉 Des bises aussi 🙂

  7. Lila dit :

    Je lis ton blog depuis quelques temps. Et je m’y retrouve beaucoup puisque j’ai un bébé du même âge, à quelques jours près (qui lui fait des bruits de porte qui grince…). J’ai la même impression quand je le porte en écharpe.
    On a de la chance, il a eu relativement peu de coliques, mais ça a fait parties des choses les plus difficiles que j’ai eu à affronter. La façon dont on se sent à la fois responsable et impuissante est très difficile à gérer. Et la sensation culpabilisante de ne plus pouvoir continuer à supporter ça.
    Dans un registre plus léger, moi j’ai adopté la technique du « lange sur l’épaule » pour éviter LA marque. C’est pas spécialement élégant, mais quand on a de la visite ou que je sors, je peux l’enlever quelques instants pour faire illusion !

  8. lyjazz dit :

    Tout à fait d’accord : une période de bouleversements, qui remue beaucoup !
    c’est pas du bonheur, c’est la vie ! De la vie qui brasse, qui remue de l’intérieur, qui remet en question la routine et qui interroge, de la vraie, de la tripale, celle qui crie et qui grince, qui couine et qui fait les bruits de R2D2….
    Je m’en souviens aussi comme d’une période d’épreuves, un rituel d’initiation, un moment où je faisais la maman louve pour le (les) protéger et faire valoir ma façon de vivre. Une période où je ne m’habillais que pour sortir. à l’intérieur je me dépêchais d’enfiler de vieux trucs que je pouvais salir, et je gardais les vêtements potables pour me montrer au monde… ou simplement aller à la poste, hein?
    Les coliques, bon sang que c’est casse pied et douloureux aussi pour les parents qui écoutent, se promènent et sont impuissants à les calmer !
    J’ai vu une fois un nourrisson se taire instantanément lorsqu’il a eu les fesses à l’air. Il pleurait depuis très longtemps et quand sa mère lui a enlevé la couche il allait mieux. Je pense que ça vaut le coup de le tenter, ce truc des fesses à l’air… ça demande juste un peu d’intendance de trouver comment protéger le lit et les canapés, vêtements, des pipis éventuels… et ça vaut le coup aussi de s’intéresser à l’hygiène naturelle pour tenter de décrypter les signes des pipis et cacas qui viennent…
    ce sont justes des suggestions, tu en fait ce que tu en veux.
    Bises et bienvenue dans le clan…. ce qui est sûr c’est que ces moments-là vont passer, même s’ils ont l’air de s’éterniser.

  9. Namfarang dit :

    Pour les coliques, parmis les 15’000 tentatives, as-tu essayé la thérapie craniosacrale?
    Elle a bien marché pour no2 …

    À 10 mois 1/2, la période nourrisson me manque … Même si je m’éclate, hein
    Je pense que chaque période a de très beaux moments comme des moments très durs!

    Et que chaque individu (parents comme enfant) est différent … Je me sais meilleure pouponnière qu’educatrice, c’est con le premier dure moins longtemps que le 2ème, je dois donc apprendre à gérer ce que je suis moins douée à faire / et seule, et pour 2!

    Ahahaha les joies de la maternité 🙂
    Câlins tous doux

  10. djenkuje dit :

    Mon deuxième souffre aussi de terribles coliques, et cela continue à 4 mois et demi (en plus soft quand même), et vraiment c’est terrible à vivre : pour lui (que de temps passé à souffrir à peine né) et nous (nous ne pouvons rien faire pour le soulager). A 3 mois passés, nous sommes allés consulter une gastro car j’étais inquiète. Elle a eu une phrase qui m’a aidée, qui a été comme un déclic pour m’aider à accompagner mon fils, alors je te la livre : « Les bébés à coliques sont des enfants très sensibles ». La sensibilité relevant également du domaine des émotions. Je me suis dis que peut-être c’était ça pour lui et finalement ça m’aidait à connaître mon enfant et me mettre sur la piste de ce qu’il attendait de moi pour l’accompagner maintenant et peut-être pls tard aussi. Peut-être que cela pourra vous aider aussi…

  11. clara dit :

    Je compatis également étant passée par là…dur dur…le souvenir des premiers mois de ma fille n’est pas un souvenir heureux…les pleurs ont duré longtemps, la fatigue aussi…Et puis un jour, ça passe. J’espère que ce jour va vite arriver pour toi. Essaie de te ressourcer comme tu le fais avec ses sourires et les moments calmes…
    Par contre, avez-vous étudié la possibilité d’un reflux RGO? cela est très douloureux pour les enfants et on ne s’en rend pas toujours compte…

  12. Flo dit :

    @Nam: je crois que j’ai tout essayé pour ces coliques, qui ont fini en effet par passer quasi du jour au lendemain, et à mon avis pas grâce à tout ce que j’ai tenté mais juste parce qu’il était temps…Je n’ai pas tenté la thérapie dont tu m’as parlé, mais elle a vu un nombre incroyable d’ostéos qui ont travaillé sur son crâne également…
    Alors moi tu vois, c’est exactement pareil, j’ai toujours eu plus d’attrait pour la période poupon que petit enfant. Et voilà que je me retrouve au milieu d’un séisme avec mon poupon…Pour autant je n’ai pas hâte de passer en mode éducatrice, je le redoute toujours autant, et j’ai envie de profiter de ma petite fille encore en mode bébé…mais j’espère que j’arriverai également à m’apaiser sur ce qui m’attend par la suite 😉
    Merci pour les câlins, et bon anniversaire à ta puce avec quelques jours de retard 😉

    @Djenkuje: bienvenue ici 🙂 Je suis vraiment désolée de savoir qu’à 4 mois et demi il souffre encore autant…j’ai de la chance finalement, la mienne a dépassé ce cap à 3 mois et demi environ…et enchaîne direct sur les gencives et dents, mais c’est une autre histoire.
    Oui, l’une des ostéos que j’ai consultée a dit la même chose de ma babybouchette: bien des signes semblent confirmer que j’ai une petite hypersensible également. Ca nous fait une belle jambe vu qu’on a tant de mal à les soulager, mais en effet, ça permet d’appréhender certaines façons de faire avec eux, et sans être plus facile, au moins on est au courant…Merci en tout cas de ce témoignage et…bon courage. Ca finit forcément par passer…

    @Clara: ce jour est arrivé. Et je n’ai vraiment pas osé le dire et y croire au début, tant j’avais peur que ça recommence. Oui c’est traumatisant, non seulement ces pleurs mais surtout cette impuissance. Je ne trouve pas juste non plus qu’un si petit souffre autant dès les premiers jours de sa vie. Et je garde au fond de moi l’impression que certaines choses lui ont été « enlevées », qu’elle n’a pas pu s’ouvrir au monde et à nous comme elle aurait pu le faire si elle avait moins souffert. Mais c’est ainsi, et il faut l’accepter, et maintenant on peut essayer de se rattraper, même si elle continue à beaucoup pleurer certains jours…
    Je connais le RGO, il a été éliminé, elle en a un tout petit, mais pas du tout au point de provoquer ses pleurs. Son domaine sensible à elle semble réellement être la sphère digestive, et finalement je suis soulagée d’avoir échappé au RGO qui peut durer encore plus longtemps et être, je crois, encore pire que les coliques. Finalement on a de la chance…

  13. Junko dit :

    Je commence ici, j’aurais pu choisir un autre texte aussi. C’est très bizarre : je découvre ce blog et je m’y sens immédiatement… quasiment chez moi, pour tout un tas de coïncidences. Il n’y a pas si longtemps, je racontais à quel point j’étais agacée d’entendre « ça passe trop vite », j’ai raconté les coliques par lesquels mon fils est aussi passé. J’ai également déménagé avec un petit d’un mois et connu cette épreuve là. Mon blog a été innondé par les spams (mais chez moi ça a carrément foutu en l’air la base de données, raison pour laquelle j’ai commencé à tout reconstruire ailleurs). Tout ça et beaucoup d’autres choses assez étonnantes. Bien sûr, ce n’est pas tout à fait chez moi non plus, pas uniquement parce que j’ai un gros dormeur qui faisait ses nuits à 2 mois. Il y a aussi toutes ces différences dans la manière d’être mère, dans les choix, dans la façon de vivre cette expérience. Mais j’y trouve aussi des sentiments que je n’arrivais pas à mettre en mots et qui sont si joliment transmis ici. Je reviendrai.

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