Le temps d’un été

Voilà. On est le 20 Août, je m’entends encore distinctement répondre à mon amie, il y a 2 mois qui me disait « je sens que cet été va passer à la vitesse de l’éclair » quelque chose comme « rhooo mais pfff, pourquoi tu dis ça, on en a pour 2 bons mois, je ne comprends pas que tu penses déjà à la rentrée ».
De me taire j’aurais mieux fait de…

On est le 20 Août (à force de le répéter, je finirai peut-être par l’intégrer), j’ai fait ce midi un tour à la grande surface du coin, le rayon Rentrée bruissait de monde et d’enfants qui choisissaient de façon plus ou moins motivée leurs nouveaux cahiers et autres fournitures. Je me sens encore épargnée pendant 1 année (pour la plus grande), un peu plus pour la petite, et finalement je crois que je vais savourer ce sursis.

Quant à moi, j’ai repris lundi. Un peu péniblement, mais j’ai eu la chance d’avoir une belle coupure. 5 jours à la mer avec ma mini-miss, épuisants et exigeants mais remplis également de beaux moments, de satisfaction, de fierté, de saveurs et de petits plaisirs simples. Puis 1 semaine quasi pour moi, de retour à la maison, mon homme qui travaillait et qui pouvait garder la mini-miss (eh oui, il est désormais assistant maternel agrémenté, son boulot est entre autre de garder notre fille, avec un petit copain, quel luxe!) et donc la possibilité de profiter d’eux, tout en décrochant quand je le voulais.
J’ai savouré cette chance dont j’ai pris conscience en la vivant. J’ai dégusté ces jours pour moi, où j’ai pu mener ma barque, faire les choses à mon rythme, profiter de tout à chaque instant, et j’ai regretté un peu que ça ne dure pas plus.
J’ai pu faire en 1 semaine plus de choses que je ne l’avais essayé en plusieurs mois, je m’étais établi quelques objectifs menés à bien . J’ai pris le temps de tout, juste pas assez de me reposer….Et ça fait du bien au moral, ça remplit le niveau d’auto-satisfaction. Je crois que je ne remercierai jamais assez mon homme pour ce beau cadeau qu’il m’offre.

J’ai repris la course. J’ai pris le temps de repenser sérieusement à la façon dont je voulais me remettre au sport, qui est finalement un point essentiel et important dans ma vie, trop négligé, trop longtemps délaissé, et qui manque à mon équilibre. Je suis tout le temps épuisée, mais à choisir, autant essayer de transformer cette fatigue en quelque chose de sain qui a une raison d’être que de m’en morfondre. En attendant de trouver une solution qui traîne à se manifester.

J’ai enfin mis à jour ma correspondance. J’avais des mails en attente, des courriers, même pas forcément administratifs et pas du tout désagréables, mais je ne pouvais pas m’y atteler, trop lasse le soir pour me remettre devant l’écran. Cette semaine, je me suis offert une après-midi sur mon lit, mon portable sur les genoux, et j’ai enchaîné. Et la satisfaction est grande, même si je connais bien la suite: je vais recevoir plein de réponses, j’en serai ravie, et il va falloir que je tienne le rythme pour ne pas reprendre trop de retard!

J’ai repris le temps de lire, de dévorer un bouquin devant lequel je rechignais et qui m’a happée dès la première page. J’ai même savouré le luxe de pouvoir ouvrir un magazine, pris le temps de lire des articles de fond.

Je n’ai pas assez pris le temps de l’introspection, ni de réfléchir aux échéances que je voulais me poser (oui, je fonctionne comme ça et non, même si j’en ai déjà quelques unes pas anodines, j’ai besoin d’autre chose). Je cherche dans mon emploi du temps à rajouter cette partie-là, un temps pour souffler, un temps d’apaisement, mais entre ma tornade de fille, mon homme dont j’ai envie de profiter, mon boulot, le sport auquel je veux me tenir, disons que le timing devient tendu. J’espère néanmoins trouver comment concilier tout ça (en courant pourquoi pas, même si ce n’est pas toujours compatible).

C’est un article sans queue ni tête je vous le concède volontiers. Mais je crois que j’avais besoin de mettre par écrit certaines réflexions, et savourer la chance que j’ai. En témoigner, pour ne pas toujours me plaindre.
Au départ, je voulais juste faire des petits cailloux…..

bynight

Et la douceur de ma ville de nuit, regarder les lumières, écouter mes amies discuter, sentir le calme s’installer…

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2 réponses à Le temps d’un été

  1. Mère Geek dit :

    Le retour ?
    J’en suis contente.

    • Flo dit :

      @Mère Geek: je ne sais pas si c’est le retour, mais l’envie d’écrire revient, pourvu que ça dure 🙂
      Merci en tout cas du compliment, ça me touche beaucoup 🙂

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