Petits cailloux d’octobre tardif

Il m’est extrêmement difficile de reprendre l’écriture après mon dernier article. Pour être honnête, il m’est extrêmement difficile d’ouvrir mon blog tout court, et puis tomber sur cette photo, et faire face à cette tristesse qui remonte encore en moi, même si je m’efforce de ne pas poser mes yeux sur les mots, ou sur l’image.
Je n’ai pas envie d’abandonner ces lieux, pas envie non plus d’y laisser ces mots tristes en première page. Même si c’est un hommage, c’est quand même trop douloureux.

Rien n’est terminé. Seul le temps permettra à cette blessure de s’adoucir. De se refermer. Me permettra aussi de trouver une juste place à ces souvenirs. Présents sans être trop douloureux, doux et agréables sans me mettre de suite les larmes aux yeux.

En attendant, je cherche la douceur dans le quotidien et de la légèreté…

*J’aime l’automne, et j’aime l’été indien plus encore. Par contre, un été indien avec des pointes à 29°, j’ai vraiment du mal, je vous le dis tout net. J’ai envie de jeans, de baskets, j’ai envie de m’enrouler dans quelques pulls doudoux. Et puis après tout, j’ai quitté le « grand sud » pour le « moyen sud » (je vous entends bien rire) aussi parce que j’avais besoin de retrouver mes 4 saisons, et pas que sur un cd de Vivaldi. Là, je me demande bien ce que les semaines à venir nous réservent: une chute brutale de la température et par conséquent des feuilles dorées? De la pluie à gogo? Un hiver à 15°?? Je sais que je ne peux pas prétendre au froid et à la neige comme si j’étais dans mon pays d’origine, mais pour le bien de la race humaine qui s’est fait dévorer par des insectes mutants ayant profité de la trop grande douceur de cette dernière année, j’aimerais qu’on remette le froid dans la case « hiver », le chaud dans la case « été », parsemer le tout d’un peu de pluie, pourquoi pas de neige et de givre. Et qu’on me laisse profiter de l’automne sans me dire que j’aurais dû habiller ma fille plus léger, lui mettre des sandales ou me demander si je dois aller bosser en shorts!

*Je cherche l’équilibre. C’est la quête d’une vie, on est bien d’accord, et rien de nouveau depuis quelques mois mais je dois vraiment traverser une phase aiguë. J’ai trouvé à peu près 100 ans après tout le monde un roman que je trouve merveilleusement inspirant. Il fait partie de ces livres qui nous tombent dans les mains, qu’on n’arrive plus à reposer (et croyez-moi c’est douloureux avec une gaminette de 2 ans de ne pas pouvoir s’échapper quand on le veut). A chaque page lue, j’ai envie de hurler à la terre entière « mais oui c’est ça, c’est ça que je veux, c’est ça que je cherche, c’est ça que je veux dire ». On peut dire ce qu’on veut de ce livre, le traiter de commercial sans doute, je ne suis d’ailleurs pas sûre d’avoir envie d’en lire les critiques ou d’ouvrir suffisamment les yeux pour comprendre que je fais partie des très nombreux lecteurs qui ont dû faire exactement la même chose que moi (d’où son succès que je crois planétaire). J’ai juste envie d’en tirer une leçon pour moi, à ma petite échelle, de m’en inspirer pour avancer dans ma quête personnelle. Et trouver mon chemin, et essayer de m’y tenir. Je sais que ça passe par de petites choses à mettre en place au quotidien. Le tout est d’avancer…

*Je continue à courir. Après quoi, je n’ai pas encore vraiment trouvé (et puis si je trouvais, arrêterais-je?) mais que ça fait du bien de reprendre une véritable activité physique. Et de se fixer des objectifs, et de s’y tenir. J’ai fait une course un peu débile en Septembre, je voulais en parler ici, ça me paraît un peu loin maintenant pour un compte rendu encore que ça pourrait être marrant même si ça devient flou. J’en retiens la fierté d’avoir bouclé une course de façon tout à fait honorable, le plaisir d’avoir trouvé une jolie équipe avec laquelle courir (et m’entraîner désormais), ce flottement dans un état un peu second qui m’a suivie toute la journée (coucou le shoot d’endorphines) et l’envie de continuer, de recommencer (sur du plus classique quand même) et de m’améliorer. Bref, c’est une partie de mon équilibre, et je cherche comment le compléter avec une pratique plus douce, même si je sais que je suis difficile dans mes exigences de lieu, horaires et prix…

*Ma fille grandit, papote de plus en plus et de mieux en mieux, je m’en émerveille. Les choses s’apaisent entre nous, parce que j’ai réussi à m’apaiser. Un peu comme si j’avais enfin chaussé les bonnes chaussures, que je n’étais pas restée avec le pied gauche sur un talon de 9cm et le pied droit en claquette. Je n’arrive pas vraiment à décrire les choses autrement. Je sais que nous avons encore du chemin à faire, j’accepte que certaines journées soient plus difficiles que d’autres. Je lâche du lest, je crois. Son père m’aide, nous aide énormément, comme toujours. Je l’admire, elle, d’arriver à s’adapter à tout ce qu’on lui demande de nouveau, et finalement, je me dis que si elle y arrive, je peux bien le faire aussi…

*J’ai un retard totalement éhonté dans ma correspondance. Pour vous dire, écrire un seul mail relève de l’exploit et provoque en moi une satisfaction profonde. Tant mieux hein, mais c’est au détriment des dizaines d’autres qui attendent. Et certains plus urgents que d’autres, certains plus sympas que d’autres. J’y mets pêle-mêle mes démarches administratives, des contacts personnels mais avec des échéances qui se rapprochent, et des mails amicaux qui attendent….certaines de mes correspondantes doivent d’ailleurs se demander si j’ai disparu dans les abysses du grand ternet, ou si j’ai changé d’univers (mais coucou, du coup je blogue!). La bonne nouvelle, c’est que c’est la conséquence d’avoir du boulot au travail, et d’arriver à se poser le soir pour les essentiels familiaux. La mauvaise, c’est que pour le coup, je le dégage quand ce temps pour ma correspondance à laquelle je n’ai pas envie de renoncer, hein? Je vais rallonger la liste interminable des personnes qui militent pour des journées de plus 24H. Et des semaines inversées, avec 2 jours de travail et 5 de week-ends. Quoi? Si on ne demande pas, on est sûre de ne rien avoir non?

*Il y a de belles choses qui arrivent…Des congés, des escapades. Et puis d’autres projets un peu plus lointains, qui se rapprochent pourtant vite. Qui demandent du temps, de l’énergie et provoquent parfois du stress mais ce n’est au final qu’un but de joie et de bonheur. Peut-être plus de détails ici ou pas, ce n’est pas encore tout à fait décidé….

201014

 

 

 

 

 

 

Aucun montage dans cette photo. Elle a eu un « vrai ballon » et ne l’a même pas laissé s’envoler…. (et c’est elle qui en a choisi la couleur. Ma fille de 2 ans, cette fashionista qui sait assortir ses accessoires à ses chaussures et qui ne tient pas de sa mère pour ça!)

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2 réponses à Petits cailloux d’octobre tardif

  1. Lizly dit :

    Ils sont doux, doux, doux tes petits cailloux. Ils donnent envie de se blottir dans des plaids, avec une tasse de thé, et de parler romans et menues douceurs pendant des heures.

  2. Sacrip'Anne dit :

    Oui mais alors plus de 24 heures dont 12 de sommeil hein ??!! (Oui c’est la décadence, mon fils dort mais moi j’insomne. Tsss).

    Si tu aspires à l’équilibre alors tu mettras en oeuvre, pas à pas, les moyens d’y arriver.

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