| L | Ma | Me | J | V | S | D |
|---|---|---|---|---|---|---|
| « déc | ||||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | ||||
2.12.2011 par Flo.
J’ai un collègue avec lequel je m’entends particulièrement bien. On se fait des blagues potaches, on se tape dans le dos (enfin pas trop fort, il fait à peu près trois fois mon poids et deux fois ma corpulence, c’est un peu comme Obelix quand il veut te faire un câlin en fait), c’est le seul à qui j’ai raconté mes malheurs de cette année et qui sait qu’il peut y avoir des jours plus difficiles que d’autres. Sous ses dehors de rustaud mal dégrossi (c’est une image uniquement!), il a une sensibilité très particulière, et on peut s’envoyer balader et 5 minutes plus tard rigoler comme des gamins. Ca fait du bien de l’avoir dans les parages.
Ce collègue, donc, qui me connaît particulièrement bien, sait que je tyranise régulièrement l’agence pour avoir mon stock de chocolats. Et qu’il n’est pas parmi les premiers à m’offrir de quoi compenser mon stress et mon ennui au boulot, et donc qu’il faut parfois qu’il rattrape le coup.
Comme il n’aime pas juste rapporter des choses “pour dire”, il cherche le gag.
Sur ce coup, il l’a bien trouvé.
Parce que franchement, même si je n’écris plus beaucoup, vous savez que le rose et les princesses, je commence à tolérer vu que Miss Blondinette les a un peu introduits dans mon univers, mais que je continue à ne pas être une vraie fan des paillettes et du girly.
Ben n’empêche, il m’a offert ça:
Si, il a osé.
Et là tout soudain, me voilà avec un cas de conscience:
-Je le garde et je me ridiculise officiellement, reniant 3 ans et demi de mon image professionnelle à faire comprendre à tous ces joyeux lurons qu’il était hors de question que je me rabaisse à des trucs pareils?
-Je le refuse, le ramène à Miss Blondinette qui sera heureuse comme une…princesse avec ce calendrier, et le vexe? (et surtout ne peux plus exiger de chocolat pendant les 3 ans à venir? Enfer et damnation!!)
Ah oui, il était totalement hilare quand il me l’a tendu. Parce que bien entendu, derrière chaque petite porte, il y a du chocolat. “T’as voulu du chocolat, t’en as. On est quittes”, qu’il me balance en se bidonnant.
Je l’ai gardé, évidemment. J’en suis à la porte 2 et je fais grand bruit chaque matin en claironnant que j’ouvre mon petit chocolat quotidien. Je suis ridicule et j’assume. D’ailleurs les chocolats ne sont pas si bons que ça, faudra que je lui dise….
Posté dans En bref, ma petite entreprise, renaissance | 7 commentaires »
30.11.2011 par Flo.
Ces temps, j’ai envie d’écouter de la musique classique.
Ca peut s’expliquer de plusieurs manières, à commencer par le fait que je suis un peu plus souvent seule à l’agence, donc que j’ai la main sur la playlist. Et que vu l’état de nerfs dans lequel me met mon boulot et surtout un ou deux gugus de l’entourage, j’ai très besoin de douceur, de calme, d’apaisement. Je compense l’exposition de l’open-space, le manque d’intimité et l’incapacité à pouvoir fermer la porte pour souffler un bon coup par les moyens du bord: tenter de créer une ambiance plus feutrée et m’y enfermer quand je le peux…quand j’y arrive.
Ca, c’était pour l’explication la moins sympa.
La plus chouette, c’est que c’est l’hiver, même ici c’est arrivé, et qu’il commence à faire des températures un peu plus dignes de ce nom. Jetez-moi au feu si vous voulez, ça me manquait.
Et inévitablement chez moi, ça me rappelle les feux de cheminée qu’allumait mon père lorsque la nuit tombait vite, des puzzles que je faisais tranquillement dans ma chambre en écoutant la radio branchée au salon, l’odeur de thérébenthine parce que mon papa avait sorti ses toiles, ses couleurs, ses pinceaux…C’était l’hiver, il faisait froid dehors, de la buée sur les fenêtres, on allumait des bougies, le chat se blottissait sous les couvertures, on était bien, on buvait du thé aux épices.
Pour toutes ces petites madeleines de Proust, je cherche donc des morceaux tout doux, du violon, du piano. Or j’ai déjà épuisé les moyens classiques à ma disposition: depuis qu’on refuse de payer (qu’est-ce qui reste gratuit, dites-moi?), on ne peut plus écouter certaines playlist qu’un temps compté, largement pas suffisant pour remplir mes journées de travail et quelques soirées où me prend l’envie de réécouter quelques morceaux.
Je me suis tournée vers les radios en ligne, j’ai pris la radio nationale, qui fait royalement planter tout mon système vétuste au travail, sans compter les interruptions publicitaires et les flashs information dont je me passe volontiers, merci; je baigne dans les mauvaises nouvelles du quotidien pendant tout mon trajet du matin, à partir de l’arrivée sur mon lieu de travail et mon retour, je préfère choisir moi-même ce que je veux entendre.
Un grand moment de solitude et de silence plus tard ce matin, et après avoir recherché désespérément des moyens alternatifs, me voilà tombée tout à fait par hasard sur la radio classique suisse, qui se lance quasi sans rechigner, ne se coupe pas, et comble du miracle, ne diffuse aucune pub, aucun flash info! Tout juste de temps en temps une petite intervention d’un présentateur à l’accent délicieusement prononcé!
Dire que je suis aux anges est un euphémisme, j’en suis encore à me demander où est le piège et combien de temps je vais avoir le droit de l’écouter là comme ça! Et dire aussi que j’ai passé des années à ronchonner contre mes parents à chaque fois que je posais mes fesses dans la voiture familiale et qu’ils voulaient un peu de musique classique, en leur arguant que non merci, je ne voulais pas de ce programme, c’est une revanche digne de ce nom!
Voilà, sauvée par mon pays d’origine, qui m’offre un programme original, tout doux et tranquille, et m’a permis de passer une journée musicale comme je l’espérais!
Ouaip, tout soudain comme ça, me revoilà. Oh je ne sais pas si ça va durer hein, mais visiblement ça aide d’être à jour sur sa blogroll, ses mails et de s’enquiquiner au boulot en écoutant des violons….
Posté dans Petits plaisirs & petits bonheurs, Il était une fois... | 5 commentaires »
2.8.2011 par Flo.
Quand j’avais 9 ou 10 ans, je me souviens des vacances scolaires, juste avant de partir ou après être revenue. Je me souviens de ces journées où le soleil se couchait si tard, où j’étais au lit avant qu’il ne fasse complètement nuit.
Je dormais sous la fenêtre ouverte, à peine sous le drap, et j’écoutais les bruits de l’extérieur, les oiseaux qui s’égosillaient dans le grand sapin juste à côté, les rares voitures qui passaient, et puis les cris d’enfants, ceux de l’autre côté de la rue, dans la cour au milieu des maisons. Ils jouaient au ballon, au vélo, ils se couraient après, ils s’appelaient, ils s’ébattaient jusqu’à ce qu’il fasse nuit, ou que je sombre dans le sommeil.
Je les écoutais fascinée et recroquevillée, je me disais que si je le voulais vraiment, je pouvais aussi me lever, convaincre mes parents qui auraient sans doute si facilement accepté, et traverser la rue pour aller les rejoindre.
Mais je ne les connaissais pas ces enfants, je ne savais pas leurs noms, je ne savais même pas si nous allions à la même école, et je n’avais pas envie d’arriver là au milieu, d’être la solitaire qui devait faire l’effort de s’intégrer dans un groupe déjà composé. Ca me faisait peur, ça me paraissait impossible.
Alors j’écoutais, je participais à distance, je me disais déjà que ce n’était pas tout à fait normal d’être toute seule et de ne pas profiter de ces journées si longues et de cette absence de contrainte, mais que j’étais bien au lit, dans la fraîcheur relative juste sous la fenêtre, et puis j’avais sommeil, et puis j’avais peur, et pourtant qu’ils avaient l’air de bien s’amuser, tous ensemble….
***************
Quand j’étais adolescente, je me souviens de ces vacances dans le Grand Sud, au bord de la mer.
Je me souviens de ces 15 jours de liberté de mouvements et de choix au sein du club, de la possibilité d’aller et venir comme je l’entendais, de ces décisions que je prenais qui semblaient toujours si inattendues…
Je me souviens que je m’endormais tard, lorsqu’il faisait nuit et enfin frais, la fenêtre ouverte sur la moustiquaire, des ruses que nous avions avec mon frère pour ouvrir doucement la porte en rentrant, la refermer encore plus vite, et n’allumer la lumière qu’en étant certains que plus aucun moustique ne pourrait passer.
Nous nous mettions au lit, et alors que son souffle à lui devenait si vite profond et régulier, j’écoutais la nuit et ses bruits, les insectes qui grinçaient, j’humais les senteurs que la nature dégageait après la canicule. Et puis souvent, au loin, en fonction d’où venait le vent, j’entendais la musique, les basses, les battements qui provenaient bien souvent de la boîte de nuit qui devait laisser sa porte ouverte, pour permettre à la fraîcheur nocturne d’alléger les vacanciers décidés à brûler la nuit jusqu’aux pointes de l’aube.
J’entendais les rires des jeunes de mon âge qui arpentaient les allées, j’entendais les danseurs taper des mains et crier pour réclamer d’autres morceaux.
Je les écoutais du fond de mon lit et je me disais que si je le voulais, il me suffisait de me lever, de prévenir mes parents au cas où ils auraient voulu venir s’assurer que tout se passait bien, de les avertir que je voulais aller danser et qu’ils ne s’inquiètent pas, je ne pouvais pas aller bien loin. J’aurais pu rejoindre cette foule d’inconnus et me fondre avec eux, retrouver des têtes vaguement connues et croisées dans la journée, ou pas. J’aurais pu rejoindre ceux de mon âge, ceux qui me croisaient souvent vaguement interrogatifs de me voir si lointaine, si froide.
J’aurais pu et je ne l’ai jamais fait, parce que j’avais peur, peur d’arriver au milieu de groupes déjà composés, peur de faire l’effort et le premier pas, peur de cette peur inconnue qui me rongeait le ventre, les entrailles, me faisait me recroqueviller dans ce lit et apprécier tout ce qui pouvait être fait en solitaire, pourvu qu’on ne me demande pas de m’immiscer dans un groupe trop important.
Alors je fermais les yeux et chantais les chansons que je reconnaissais dans ma tête, pour moi, je me les fredonnais et m’endormais sur le son de la musique en me disant que c’était dommage, mais que c’était impossible, et que je ne pouvais pas faire autrement, même s’il me suffisait juste de me lever, de mettre mes sandales, et ma jupe jetée sur la chaise, mon t-shirt, et que personne ne m’aurait entendue me glisser dans l’obscurité…
***************
Hier soir, j’ai eu droit à une migraine comme il ne m’était plus arrivé de ressentir depuis fort longtemps. J’ai pris un cachet, de ceux que je ne peux prendre qu’en allant me coucher dans la foulée parce qu’ils me coupent les jambes et la moindre once d’énergie que je pourrais encore avoir.
Je me suis allongée, il faisait chaud, j’ai laissé la fenêtre ouverte, et dans un semi-coma, provoqué par la douleur, l’analgésique et mon état de décomposition avancée, j’ai écouté les bruits de la nuit…les voitures qui passaient, et puis à un moment, les cris des enfants, des jeunes en bas de la rue, alors que la nuit tombait.
J’ai écouté cela en m’enfonçant dans le sommeil, j’ai écrit ce billet dans ma tête en me disant vaguement que je n’en aurais plus aucun souvenir le lendemain. Je me suis laissée porter par les souvenirs qui remontaient de mon enfance, et je me suis sentie bien plus légère parce que même si je n’ai pas été cette enfant qui s’est jointe à ses camarades de quartier, même si je n’ai pas été cette adolescente qui est allée danser jusqu’au bout de la nuit, j’étais désormais une adulte heureuse et pas trop mal dans ses pompes, même s’il y a encore des ajustements à faire, à commencer par une migraine à surmonter…
Alors je me suis juste laissée bercer, j’ai senti le vent soulever le drap, les oiseaux ne chantaient plus ou alors je ne les entendais plus depuis un moment et j’ai sombré dans le sommeil le plus paisible possible, compte tenu des circonstances…
Et je me suis dit que ce que j’avais gagné à tout ça, c’était d’adorer m’endormir au son de la vie qui bat à l’extérieur, et de me sentir à l’abri au chaud ou au frais, et de savoir que même si je n’y étais pas physiquement, j’y participais à ma manière jusque dans mon sommeil….
Et pardonnez-moi de cette incapacité à même répondre aux commentaires…que j’ai toujours autant de plaisir à lire. Je m’y mets dès maintenant, et je vais essayer d’être un peu plus rigoureuse, pour le peu de billets que j’écris, je vous dois au moins ça…
Posté dans Il était une fois..., états d'âme | 9 commentaires »
24.6.2011 par Flo.
Taggé par M’dame Chiboum, qui cherche désespérément un moyen de me faire revenir ici, ce dont je lui suis reconnaissante, je dois révéler 7 choses que vous ignorez de moi.
Ca fait des jours que je tourne ça dans ma tête, d’abord parce que j’ignore totalement ce que j’ai pu écrire comme confidences / inepties dans ce blog fort peu entretenu mais vivotant depuis quelques années quand même (bientôt 4, et si je ramène ça au ratio du nombre de billets, c’est pitoyable), alors je vais essayer d’innover un minimum, en m’excusant d’avance de choses que vous pourriez déjà savoir.
1/ Je ne supporte pas le mensonge. C’est une réaction instinctive chez moi, je suis toujours persuadée que si je mens, tout le monde le verra sur mon visage et que je dois être atteinte du syndrome Pinocchio.
Or, une fois dans ma vie, j’ai menti éhontément, et 11 ans plus tard, je le confesse pour la première fois: l’avant veille de mon mariage, alors que mon futur beau-père m’avait prêté son énorme Espace pour aller faire une course au centre du village, je me suis garée, et dans la manoeuvre, j’ai gratté tout le flanc avant gauche (sur une autre voiture, en plus!). Paniquée, je n’ai osé ni laisser de message à la voiture d’à côté (qui heureusement n’a pas bougé le temps que je revienne, donc n’a jamais su qui lui avait fait ça), mais pire, j’ai dit à mon beau père que c’était quelqu’un d’autre qui me l’avait fait, et que je n’avais jamais pu voir qui sur le parking. Je ne sais pas pour quelle raison j’ai paniqué au point de croire que ça provoquerait un scandale, alors qu’il m’appréciait, mais voilà. J’en ai des remords aujourd’hui encore, même si sur le fond, il n’y a pas eu de souci de son côté pour se faire rembourser.
Se marier avec un tel mensonge sur la conscience, ça laissait bien augurer du reste de l’histoire, et ça n’a pas manqué…(non je n’ai aucune foi dans le karma et le fait de payer pour mes pêchés, mais parfois, je me dis que certains signes ne trompent pas…)
2/ De la même manière, le jour où mon ex m’a demandée en mariage, dans ce petit bouiboui chinois pas mauvais, et dans une forme de blague et de défi du genre “chiche”, j’ai entendu dans ma tête un énorme NON me hurler dessus. Je ne m’appelle pas Jeanne d’Arc, je vous assure, mais là, c’était très clair. Je me souviens aussi avoir dégluti, réfléchi un quart de seconde, et dit oui. Parce que j’étais jeune, gamine, innocente, parce que j’étais amoureuse, parce que je vous mets au défi de dire non à une proposition de mariage, même si ça n’a jamais été ni mon fantasme, ni mon idéal, mais quand même…parce qu’à ce moment-là déjà, je n’écoutais pas ce genre de petite voix, et je ne regardais pas tous les signes. Ce fut l’une des plus magistrales erreurs de ma vie, et il m’a fallu 7 ans ensuite pour apprendre que la voix qui se manifestait parfois dans ma tête, j’avais généralement intérêt à la prendre en compte, sinon le retour de bâton était assez douloureux…
3/ En mode girly, si j’avais une seule chose à changer chez moi (et pourtant il y en aurait des tonnes), ce serait mes cheveux. Merci à la génétique et l’hérédité, j’ai eu mes premiers cheveux blancs à 18 ans et aujourd’hui, oui je le révèle, si je ne me colorais pas régulièrement les cheveux, je serais aussi blanche qu’une mamie de 70 ans. Et j’avoue, je ne l’assume pas du tout, je ne suis pas capable d’accepter ces racines qui apparaissent beaucoup trop vite, et mon budget m’interdisant un coiffeur mensuel, je cache ça avec des colorations maison qui m’offrent un répit assez peu satisfaisant mais mieux que rien.
Du coup, mon désespoir est non seulement d’avoir perdu une qualité de cheveux soyeuse et douce, mais surtout une couleur d’origine dans les châtains auburn qui me plaisait particulièrement et que je n’ai jamais réussi à retrouver. Je sais, c’est un drame absolu…
4/ L’une des plus grandes fiertés, que j’ai eue, c’est d’avoir passé mon permis moto. Après un nombre d’heures de cours totalement éhonté et des angoisses dignes des plus grands stress que j’ai pu ressentir dans ma vie. Et du premier coup (il m’a fallu 2 tentatives pour la voiture), alors que même mon professeur m’a avoué qu’il n’y croyait pas lui-même.
L’une des plus grandes tristesses actuelles, c’est que je m’étais juré de ne pas passer ce permis moto pour ne jamais en faire, et que ça fait bientôt 7 ans que je n’ai plus touché un guidon en tant que pilote. Et forcément, plus le temps passe, moins j’ai confiance en moi. Il est évident pour moi qu’un jour je m’y remettrai, mais il est tout aussi évident que le jour où je me déciderai, je reprendrai quelques cours pour me remettre en confiance..
5/ Dans la même veine, j’ai eu mon permis bateau côtier en le passant sur la Marne. Et même si ça n’a pas été une aussi grande source de stress que la moto, ce n’était quand même pas aisé. Aujourd’hui encore, je me demande au nom de quoi l’examinateur m’a donné ce permis alors que pour la manoeuvre de l’homme à la mer, que je maîtrisais pourtant bien en exercices, j’ai consciencieusement écrasé mon noyé qui n’attendait qu’une bouée de ma part, et qui a vu une étrave lui foncer dessus. Vous me direz que la Marne étant plus étroite que la mer, la manoeuvre était moins facile, et je vous répondrai que vous êtes bien compatissants avec moi!
6/ Je n’ai pas la nationalité française, et je ne pense pas la demander. Comme je l’ai déjà écrit ici je crois, ça m’obligerait à renoncer à ma nationalité italienne, si j’ai tout bien compris. Ca reste peut-être à confirmer.
Par contre, je vote en Suisse et en Italie, par correspondance, et selon mes droit d’expatriée. Et j’y tiens. Pour la première, parce que ça me permet d’apporter ma contribution à endiguer tant bien que mal la montée de l’ultra nationalisme, pour ce que ça vaut et à défaut de le faire dans mon pays d’adoption. Pour la seconde, parce que ça me permet de aider à virer le gros tyran incapable qui a été élu à sa tête par je ne sais quelle folle entourloupe.
Cela dit, à certaines périodes et lorsque je suis à ce point consternée par tout ce que j’entends à la radio, je me dis qu’accepter une troisième nationalité serait bien aussi, histoire de simplement faire barrage avec mes petits moyens. Mais pas aux frais des 2 autres!
7/ Pour différentes raisons, certaines évoquées ici et d’autres non et qui peuvent provoquer mon silence, le début de l’année 2011 a quand même été en version montagnes russes. D’immenses bonheurs et de tout aussi grandes tristesses. Je n’ai pas pour habitude de raisonner en terme d’années, à vrai dire, mais là au solstice d’été, ça me marque suffisamment pour que je le mentionne.
L’un des derniers rebondissements en date a été le limogeage de mon boss, que je peux désormais ajouter sans aucune fierté à mon CV. Ce fut l’un des moments humainement les plus difficiles à vivre, mais c’est fait. Sans fierté, sans gloire, mais avec le sentiment que ce qui était nécessaire s’est réalisé.
Et pour rester donc sur l’idée d’une année civile, j’aimerais bien me dire que j’ai mangé le pain noir, et qu’il ne reste que le meilleur à venir….
Ce tag a tellement tourné et retourné dans la blogosphère que je ne désignerai personne pour la succession, mais c’est du libre service bien entendu!
Tête d’un voisin du dessous, à moustaches curieux, qui réalise qu’il y a un autre univers que son appartement, ses maîtres et sa terrasse. Et qui semble se demander comment il pourrait nous rejoindre histoire de tester quelques câlins ou, sans doute, d’autres saveurs de gamelles. J’ai toujours très peur qu’il se lance et se casse la figure, il y a quand même joyeusement une dizaine de mètres sous ses pattes (et bien plus entre lui et nous…)
Posté dans Manie des listes, Petits riens, Il était une fois... | 11 commentaires »
16.5.2011 par Flo.
Oui je sais, je n’ai jamais aussi souvent lâché ces pages, mais j’ai beau me convaincre, ces temps l’écriture m’échappe.
La période est dense, et me laisse éloignée du virtuel (du moins celui qui ne me permet pas d’être dans l’échange direct), et ce blog est le premier à en payer le prix.
Je me rassure en me disant que ce n’est que temporaire (et c’est le cas, même dans cette période de disette intense, je n’ai jamais une seule seconde envisagé de fermer ce lieu ou de le rendre définitivement muet), mais c’est un temporaire qui dure.
Il se passe plein de choses autour de moi, de très très belles et assez bouleversantes, d’autres plus nuancées, ce sont les couleurs de la vie et j’y fais face avec plus ou moins d’énergie et de facilité. Tout ce que je ne peux donc pas consacrer à ces pages, en surplus.
Mais là, il était urgemment temps de faire revivre ce lieu, d’abord pour ne pas y laisser, en page d’accueil, un billet qui me retourne encore les tripes et le coeur (et la photo qui va avec), mais surtout pour donner une note plus joyeuse, bien que grave.
Je dois vous annoncer la naissance tant attendue et si longtemps souhaitée d’un site, et par là même d’un projet et d’une entreprise que je suis depuis plusieurs années, et je suis heureuse et fière de célébrer la venue au monde:
Et maintenant, Cher Lecteur, toi que je n’interpelle jamais par volonté et choix de te laisser tranquille et dans ton coin, je vais pour une fois te solliciter et te demander de m’aider: à faire connaître ce lieu, à le twitter, le facebooker, utiliser tous les réseaux sociaux que je n’imagine même pas (et n’ose imaginer) et toute ton immmmmmmmmense influence de professionnel du virtuel, afin que ce lieu fasse le plus de buzz possible!
Ce bébé, c’est mon Amie, celle de plus de 10 ans, celle qui a été à mes côtés comme si on se connaissait depuis toujours, dans les hauts et dans les très bas, qui l’a enfin mis au monde. Et crois-moi, ça n’a pas été facile, il a fallu qu’elle lutte, qu’elle se convainque de sa légitimité à faire vivre un projet pareil, à prendre la responsabilité d’accompagner des femmes dans un moment clé de leur vie et à penser, puis à franchir les étapes pour enfin créer son entreprise. Ca n’a peut-être l’air de rien de l’extérieur, mais pour l’avoir suivie, encouragée, aidée tant bien que mal, je t’assure, c’est une belle victoire.
Alors cet essai, il mérite d’être transformé, et je sais qu’elle y arrivera déjà fabuleusement toute seule, mais après tout il faut vivre avec son temps, et j’ai envie de l’aider de toutes les manières possibles.
Aujourd’hui, ce doit être à peu près l’une des seules fois où je regrette de ne pas être une Grande Blogueuse Influente de la Blogosphère de France et de Navarre (et d’ailleurs, mais ça va finir par faire un peu loin pour venir la consulter, on va attendre qu’elle soit tellement connue qu’elle se mette à voyager, d’accord?), mais je pense que j’ai un suffisamment chouette lectorat qui peut déjà faire beaucoup à sa façon.
Bien sûr, je ne fliquerai personne, et je suis consciente que le thème choisi ne parlera peut-être pas à tout le monde. Mais c’est un sujet d’actualité (et une actualité permanente, par la force des choses), et ma fois, si parmi vous certains pensent que ça mérite un coup de pouce, n’hésitez pas.
Bien entendu, les commentaires sont ouverts, la principale intéressée n’est pas loin et lira, je lui offrirai tout l’espace de parole dont elle pourrait avoir besoin en cas de questions de votre part, ou demande de précisions. Et puis chez elle, c’est chaleureux, c’est ouvert, c’est douillet, c’est à son image et à celui de son cabinet (qui est juste un petit paradis, et je ne dis pas ça parce que je l’ai vu se transformer, je n’y ai d’ailleurs pas suffisamment mis les mains dans l’enduit pour pouvoir m’en vanter, shame on me!)
Alors voilà Grand Lecteur Respecté, merci de m’avoir accordé ton attention, et merci de lui accorder à elle, toute l’attention et tous les encouragements qu’elle mérite.
Et n’oubliez pas de revenir régulièrement sur son site, le blog s’incrémente, elle a plein d’idées merveilleuses, et plein de sujets de discussion dont elle rêverait de débattre avec vous!
Posté dans renaissance | 4 commentaires »
17.4.2011 par Flo.
Il a débarqué dans notre vie en 2003, alors que nous posions avec soulagement nos valises dans un appartement trouvé en dernière minute dans notre nouvelle région d’adoption.
Il faisait partie des meubles, et il nous l’a bien fait comprendre, c’était nous qui nous installions chez lui et pas le contraire.
Sa maîtresse avait déménagé à 600 mètres de là mais peu lui importait, c’était ici qu’il voulait être et pas ailleurs.
Au début, chaque fois qu’il débarquait sur la terrasse, je le récupérais et le ramenais dans son nouveau chez lui. C’était devenu un rituel, le ramener le soir, le retrouver devant la porte vitrée le lendemain matin.
Comme j’étais faible et surtout que je rêvais d’un chat, j’ai fini par le nourrir, et ça a suffi à le convaincre qu’il avait fait le bon choix.
Il a tout supporté: le débarquement d’une minette blanche de 3 mois qui lui soufflait dessus comme un lion en prétendant qu’elle avait bien plus légitimement le droit de se considérer chez elle que lui. Un chien qui adorait les chats mais était furieusement maladroit avec eux. Il se baladait sur les toits, se roulait en boule sur la couette, adorait les gratouilles et tournait les talons lorsqu’il en avait assez. Il était chez lui.
Lorsque j’ai dû partir, je l’ai emmené avec mes bagages, sans me poser de question et parce que je ne pouvais plus me passer de lui. J’ai déraciné ce matou pantouflard, il m’a bien exprimé le mécontentement du déplacement mais il s’est incroyablement adapté à son nouvel environnement, alors que pourtant je lui en ai fait voir. Trois déménagements en très peu de temps, pour finir par le laisser dans un appartement sans possibilité de sortie, et c’est bien ce dont je culpabilise le plus, cette privation de liberté que j’espérais lui rendre le plus vite possible en lui offrant à nouveau un lieu ouvert sur l’extérieur.
Il a choisi un autre chemin. D’une blessure importante mais dont il aurait pu se remettre il y a un mois, tout s’est enchaîné très vite et hier, après l’avoir emmené chez le vétérinaire dans mes bras, à pied pour lui éviter le dernier stress d’un trajet en voiture, il s’est endormi dans mes bras, la tête sur ma main, sans que je ne réalise vraiment ce qu’il se passait alors que le docteur lui injectait une dose d’anesthésiant trop élevée…
Il était la dernière trace concrète, le dernier témoin de ma vie passée, fidèle gardien et témoin de mes joies et mes tristesses.
Je te demande pardon, mon matou, de t’avoir trimbalé à droite et à gauche, toi qui ne rêvais que de stabilité et d’un foyer dont tu ne voulais plus bouger. J’espère malgré tout t’avoir offert tout le bonheur que j’ai pu et que tu méritais. Et je te remercie de ta fidélité, de ta présence, de ta patience et de ton amour inconditionnel de chat infiniment gentil et doux.
Là où tu es aujourd’hui, je te souhaite les plus vertes prairies, des orgies de croquettes, de thon et de viande, des compagnons de jeux à n’en plus finir, pouvoir te rouler au soleil et gambader comme tu n’as plus pu le faire depuis trop longtemps…..
So long, mon beau chat, l’appartement est bien vide sans toi et je ne m’y fais pas encore….
Posté dans Oui je crie fort, Ménagerie et Cie | 9 commentaires »
6.4.2011 par Flo.
…mais virtuellement je n’en suis pas loin, c’est certain.
Parce que c’est un peu le chamboulement autour de moi, et qu’il y a plusieurs choses à mener de front, mon temps n’est pas assez élastique pour venir écrire ici, même si j’ai bien une ou deux idées d’articles sur le feu.
Et je n’ai même pas vraiment le temps de venir vous lire non plus. Quand on a une blogliste qui affiche plus de 400 articles non lus, on sait que la situation commence à devenir critique.
Mais pour donner quelques nouvelles et peut-être, pour retrouver un semblant d’élan, un ou deux petits cailloux au saut du lit, encore embrumés…
*Mon chat ne va toujours pas bien. J’ai pris un abonnement hebdomadaire (si pas plus) chez le vétérinaire. Sans dire que son état est critique, il n’a pas fait les choses à moitié, et je n’ai aucune idée de la façon dont ça va évoluer. Ca m’inquiète, je me sens impuissante, et j’essaye de lutter contre le sentiment de culpabilité d’avoir infligé à ce brave chat un quotidien qui n’est pas ce à quoi il aurait aspiré.
*C’est le printemps qui explose de partout ici, et que c’est beau! Hier soir, apéro en terrasse et petit tour sur les coteaux en moto. Les couleurs flamboient, je guette les fleurs et les bourgeons sur les arbres, je me délecte de la douceur de la température et je n’ai pas du tout envie qu’il fasse encore plus chaud. Mon seul souhait est que cette météo tienne longtemps encore, pour en profiter au maximum!
*La période de folie absolue au boulot semble avoir envie de se prolonger. Et hier, après un marathon de réunion qui a duré la journée entière, j’ai appris que ma fiche de poste allait conséquemment s’allonger, mais sans pour autant que cette rallonge ne se retrouve sur ma fiche de paie. Ce n’est pas une surprise, les dés étaient même un peu pipés au départ, mais ça donne un joli sentiment de frustration, même si je m’épate d’arriver à y mettre une bonne distance.
*L’une de mes bottes secrètes pour cette distance, c’est de me nourrir ailleurs. Je sors d’une semaine de vacances actives et motivantes, avec une formation qui m’a apporté de nouveaux outils, et me relance dans ma volonté de rapidement mettre en place des alternatives concrètes à mon boulot actuel. Bon, il va falloir que je trouve, que j’impose du temps pour le faire, mais là aussi, c’est entre autres une question d’élan (et j’ai un ou deux pitt bulls sur les talons)
*Je me sors enfin de ma toux-trachéite, grâce à mon magicien acupuncteur. J’ai mis du temps, mais s’entendre dire par un médecin “vous n’allez pas bien, mais on va faire le nécessaire”, ça aide à avancer. C’est rare et d’autant plus précieux…
*J’aime mes trajets du matin et du soir, dans la lumière de l’aube et du crépuscule. Des moments de paix et de douceur que je savoure, même en voiture. Et d’être passée à l’heure d’été en vacances, ça aide considérablement à moins ronchonner…
Il y a 3 semaines, les arbres n’étaient juste pas encore bourgeonnants, mais il y avait ce je ne sais quoi dans l’air qui, malgré la fraîcheur, nous a fait déguster notre café sur la terrasse…
Posté dans Manie des listes, Petits plaisirs & petits bonheurs | 5 commentaires »
8.3.2011 par Flo.
Histoire de me dérouiller un peu, vu le vide intersidéral dans ces pages…
*Vent de folie depuis hier soir sur la région. Ca me prend les neurones, mais je ne suis pas la seule, le chat est en train de craquer. Hier matin, il nous a exprimé son plus vif mécontentement en décidant que ses deux caisses ne suffisaient pas (ou en nous signifiant qu’il n’aimait pas la réorganisation de l’espace faite dimanche) et en faisant ses besoins sur sa gamelle de nourriture (oui, c’est de l’auto-sabotage, j’en conviens). Je vous laisse imaginer la béatitude de mon amoureux, tiré du lit par sa fille pour nettoyer les dégâts de son meilleur ami dans l’appartement…
Quant à ce matin, au moment où je vais le chercher sur la terrasse pour le faire rentrer avant de partir, il me tape une crise de chat battu et pris au piège, miaulements et crachats. J’ai craint une récidive dans l’expression de sa contrariété, mais jusqu’ici, pas de nouvelle de mon homme qui n’aurait pas manqué de m’en faire la remarque, je n’en doute pas. Croisons les doigts.
*La fin du répit / de l’ennui (c’est fou, comme les changements redoutés changent d’un coup les perspectives), et comme prévu, l’Himalaya en fragile équilibre au-dessus de ma tête s’abat, tel l’épée de Damoclès, et me submerge de boulot. Tsunami d’échéances et de relances en perspective, je suis heureuse (mais oui j’ose, c’est ironique!). Mais au moins je suis occupée.
*Il fait beau, beau, beau, je ne peux pas en profiter comme j’en rêverais, mais je n’en pouvais plus de la grisaille, c’est la première fois que j’aspire à une forme de douceur de la météo et un retour du printemps. Là vraiment, j’en ressentais le besoin impérieux.
*Miss Blondinette est en vacances une semaine chez nous, et a plein de jolis projets avec son papa. Néanmoins à 7 ans tout juste, elle semble décider que sa vessie n’est plus du tout digne de confiance et joue à la vraie fille en réclamant à aller aux toilettes toutes les 10 minutes. Là comme ça, je vous le présente à la rigolade, mais quand même ça m’interpelle, et surtout, comment l’aider à reprendre confiance en la solidité de sa vessie??
*Camille la tortue se porte à merveille, fait sa gymnastique pour manger, crawle à contre courant dans un sens et dans l’autre de son immense aquarium, snobe copieusement sa petite plage avec lampe à UV intégrée et ne grandit pas mais c’est normal, c’est très lent les tortues. Merci pour elle!
*Je suis malade, je crache mes poumons toutes les 10 minutes, j’ai fini par me résoudre à aller chez le toubib pour en ressortir avec une bonne dose d’antibiotiques. Ca m’apprendra à ne pas vouloir creuser le trou de la sécu et refuser d’aller chez le médecin pour une mega crève qui m’est tombée sur les bronches il y a 2 mois. Résultat: récidive et agravation. Merci les médocs qui m’assomment encore plus que je ne l’étais déjà, je n’en avais pas besoin.
*Pas de vacances tout de suite immédiatement, mais deux week-ends prolongés nourrissants et attendus avec impatience. Ce qui fait aussi deux semaines raccourcies au moment le moins propice, mais je m’en fiche, j’ai hâte! Le reste arrivera bien assez tôt, juste le temps pour moi de me remettre pleinement sur pied!
D’autres choses sans doute, mais qui m’échappent, j’ai également perdu quelques neurones dans mes nombreuses quintes de toux. Et pour ne pas vous réhabituer trop vite et trop bien, il n’y aura même pas de photo.
Sisi, j’ai honte quand même, faut pas croire…
Posté dans Manie des listes, Petits plaisirs & petits bonheurs, Bugs | 9 commentaires »
22.2.2011 par Flo.
Avant la fin de l’année, ça allait mal au boulot, mais on nous promettait des lendemains rieurs. On allait être rachetés, on serait forts, beaux, puissants et surtout plein d’argent.
Soit, on en a pris notre parti. On a dit au-revoir à notre 3 collègues qui nous ont quittés sans trop de difficultés, ils l’avaient choisi, ça s’était bien mis en place, ils partaient avec de beaux projets.
L’agence a paru bien vide ensuite, 3 personnes en moins, ça faisait quand même une petite différence. Il y a eu la trève des confiseurs, puis la lente reprise du début d’année. “Soyez patients, on met toujours du temps à relancer une machine à l’arrêt”. Ok, c’était même plutôt amusant, on en a profité pour faire un ménage d’enfer, tout classer, tout trier, jamais je n’avais été plus à jour, et puis les pauses café qui duraient, et puis surfer, prendre du temps. On essayait de passer au-delà des craintes, on a tenté notre push qui a lamentablement foiré, et ça a commencé à durer, vraiment longtemps. Et puis les problèmes restaient les mêmes, comme si rien ne s’était passé, les mêmes réclamations, les mêmes galères à gérer, les mêmes silences de nos chers dirigeants dont on ignorait tout…
Aujourd’hui, ça fait des semaines que venir au travail est une lutte. Etant au bout de la chaîne (alimentaire?), tant que toute la machine n’est pas clairement repartie, je n’ai rien à faire. Rien. Je viens au boulot, je vérifie mes mails, je prends ce qui vient au jour le jour et m’occupe 10 minutes, puis le vide. Je sais que la situation est critique lorsqu’à 10 heures et malgré une pause café, je suis arrivée au bout de ma blogroll.
Objectivement, je pourrais passer à du 50% sans qu’on ne remarque mon absence. Mais qui serait assez fou pour le dire dans le blanc des yeux à son patron? Je pourrais, si je n’avais pas besoin un tout petit peu de mon salaire à 100% à la fin du mois (payé encore quand ça leur chante, “vous comprenez la comptabilité, c’est long à remettre en place”. Voui voui voui).
Donc je fais de la présence. Je refais connaissance avec mes démons et cauchemars de mes tout débuts dans ma vie professionnelle, où déjà à mon premier poste, je n’avais rien à faire. Et que j’avais quitté en me disant “plus jamais ça”. Je préfère être débordée de boulot, même un boulot nul, que de traîner à journée durant en comptant les secondes qui passent.
J’ai fini par ramener mes frustrations et mes colères à la maison. Ca devenait délicat, j’étais incapable de fermer la porte en partant de l’agence. Et je n’avais à ramener chez moi que de la contrariété, de l’inquiétude, de la rage. Ce qui chez moi fait un mélange encore plus instable que la nitroglycérine. Donc ça pétait. Grâces et sanctifications soient reconnues à mon amoureux qui supportait ces crises sans vaciller, patient et tranquille. J’ai réussi à dominer ça, grâce à une fée thérapeute qui m’a donné quelques trucs pour faire la transition, pour prendre de la distance. Je ne sais pas prendre de la distance, c’est bien le souci, et pourtant j’ai plutôt intérêt à m’entraîner, plus tard si je n’y arrive pas, je vais y laisser plumes et neurones.
Ok, donc le boulot devient un terrain d’entraînement. Ca fait une semaine que ça tient, ça ne marche pas trop mal, même si je me sens vaciller selon les jours. Mais ça ne remplit pas mes journées. Je suis épuisée de ne rien faire, de cette fatigue malsaine et tellement difficile à faire disparaître.
Et dans le cercle vicieux, tout se prend au même filet: le manque de motivation au travail, le manque d’envie d’écrire, le manque d’envie de lire; j’ai quelques vacances encore à poser d’ici au 31 mai mais j’en suis à me dire que je ne veux pas les poser trop tôt, par peur ensuite du vide qui va m’attendre, de la reprise qui sera encore plus dure, et de devoir patienter jusqu’à cet été.
Ce n’est qu’un passage. Qui dure, beaucoup trop longtemps. Tôt ou tard, le rythme reviendra. Et j’ai fait en toute conscience le choix de rester, parce que j’ai besoin de cette stabilité financière pour avancer sur le reste, et simplement parce qu’il faut que j’utilise cette situation pour construire l’avenir.
Mais honnêtement, rester 8 heures par jour bloquée derrière son pc c’est du gâchis. Même moi, je n’aurais jamais pu imaginer dire ça un jour….
Et pour me faire pardonner de cette grincherie (ça se dit si je le veux), des mimosas en fleurs, après un week-end si ensoleillé et sympathique que vraiment, je me suis sentie en vacances pendant 48 heures…
Posté dans ma petite entreprise, Bugs, états d'âme | 12 commentaires »
15.2.2011 par Flo.
Tout a commencé à Nouvel An, chez ma belle-mère. Par je ne sais quels détours propres à une petite fille de son âge, Miss Blondinette exprimait son envie de s’occuper de petits (et grands) animaux. Et ma belle-mère de lui dire “ah mais pour ton anniversaire si tu veux, je t’offre une souris”.
En face, je m’étouffe. Je suis l’amie des animaux, mais j’ai eu ma dose de cochons d’inde et autres lapins en cage dans mon enfance, je n’en ai pas un souvenir impérissable, et pour les quatre jours dans le mois où Miss Blondinette est chez nous, je sais très bien qui s’occuperait de la souris / cochon d’inde / lapin / autre rongeur.
Dans un élan de coup gagnant, je saisis donc la balle au vol et réponds immédiatement “si c’est le cadeau qu’elle veut, c’est chez sa maman. Pas chez nous, pas question”. Hop, parti dans le camps adverse, oui je sais, c’est lâche!
Nous sommes rentrés le soir même pour ramener la puce dans sa nouvelle maison, avec grand jardin. Deux heures de trajet pendant laquelle elle a élaboré des stratégies pleines d’espoir pour convaincre sa mère “Maman, on a le choix: on adopte un St Bernard ou alors mamie m’offre une souris pour mon anniversaire, tu préfères quoi?”. Bon, elle nous demandait toutes les deux minutes comment s’appelait le chien mais peu importe, ça nous faisait rire tous les trois.
Quelques jours plus tard, téléphone désespéré à son père: “tu sais, maman elle n’a pas voulu pour la souris. Ni pour le chien, d’ailleurs j’ai dit labrador, je ne me souvenais plus du nom. Elle n’a pas voulu quand même. A quoi ça sert d’avoir une grande maison et un grand jardin sans animaux?” Ah ça, ma chérie…
Et là, je ne l’ai pas vu venir. Oui je me suis fait avoir, comme une bleue, mais que voulez-vous? Ca vous met le coeur et les neurones en compote, ces petites blondes.
Mon amoureux, donc, qui me susurre au moment de nous endormir le soir “tu sais, j’aimerais bien qu’on prenne une tortue d’eau. C’est un aquarium, c’est pas grand chose, et puis ça fera plaisir à Miss Blondinette”.
J’étais encore dans l’émotion du cri du coeur de la miss, et en train de sombrer dans les bras de Morphée. J’ai donc dû articuler quelque chose comme “bah ma fois pourquoi pas, mais renseigne-toi d’abord, pour voir combien ça coûte et ce qu’il faut comme matériel, hein”…
Oui je sais, erreur stratégique, j’ai perdu le contrôle. Le vendredi suivant, alors que nous n’avions pas encore rediscuté du sujet, Miss Blondinette débarque à la maison, se plante devant moi sans enlever chaussures ni veste, et me dit “oh tu sais, papa m’a parlé pour la tortue, je suis d’accord, hein!”
Han! Tu m’étonnes. Et moi, je me suis fait doubler.
D’autant que je déteste avoir raison: mon amoureux a donc pris des renseignements après avoir fait miroiter de beaux projets à sa fille. Et une petite chose comme une tortue d’eau a besoin d’un minimum pour être en forme, puisqu’un aquarium n’est quand même pas son milieu naturel. Et que la bagatelle va chercher dans les 200€, en fonction de la taille de l’aquarium, du filtre, de la lampe chauffante, du thermostat, je vous épargne la liste complète.
On a donc convenu que ce serait un seul, unique et très beau cadeau d’anniversaire. Miss Blondinette aura 7 ans dimanche prochain. On l’a briefée: tu auras cet animal mais rien d’autre, tu comprends que c’est un gros cadeau, pour te faire plaisir (un peu à ton père aussi m’enfin bon). Oui, elle était d’accord.
L’autre difficulté était de trouver la tortue, les magasins ne sont pas approvisionnés en permanence. On a donc téléphoné ponctuellement pour connaître l’arrivage, et appris qu’ils venaient d’être livrés le week-end dernier. Miss Blondinette n’étant pas avec nous le jour de son anniversaire, c’était délicat d’attendre 2 semaines.
Expédition faite donc samedi. Cadeau anticipé, quelques hésitations mais on finit par repartir avec la trousse et l’aquarium du parfait petit éleveur de tortues d’eau.
Si ça avait été une fille (Miss Blondinette n’envisageait pas autre chose qu’une fille), on l’aurait appelé Rose. Mais pas de chance, si jeune, on ne peut définir s’il s’agit d’un mâle ou d’une femelle. On a donc suggéré à la demoiselle de trouver un prénom qui convienne aux 2 options. Ce sera donc Camille.
Maintenant, il faut expliquer à son heureuse propriétaire que ce n’est pas tout à fait adapté aux câlins et prises dans les bras comme le chat (qui lui par contre en redemanderait volontiers le double) et que non, même si ok c’est logique, c’est un animal d’eau, ça ne vient pas sous la douche avec elle. Ahem.
Et sous vos yeux ébahis, la tête du cadeau:
Et oui, elle est minuscule (la main est celle de Miss Blondinette, pas franchement grande non plus hein). Et ne devrait pas, je l’espère, dépasser les 20 centimètres à taille adulte. Mais comme a dit la caissière en voyant le matériel “Tout ça pour un si petit truc”?? Eh oui. Et tout cet argent. Pourvu que ça dure…
Posté dans Mots d'enfant, Ménagerie et Cie | 11 commentaires »