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Archive de l'auteur

Je ne suis pas morte….

…mais virtuellement je n’en suis pas loin, c’est certain.
Parce que c’est un peu le chamboulement autour de moi, et qu’il y a plusieurs choses à mener de front, mon temps n’est pas assez élastique pour venir écrire ici, même si j’ai bien une ou deux idées d’articles sur le feu.
Et je n’ai même pas vraiment le temps de venir vous lire non plus. Quand on a une blogliste qui affiche plus de 400 articles non lus, on sait que la situation commence à devenir critique.

Mais pour donner quelques nouvelles et peut-être, pour retrouver un semblant d’élan, un ou deux petits cailloux au saut du lit, encore embrumés…

*Mon chat ne va toujours pas bien. J’ai pris un abonnement hebdomadaire (si pas plus) chez le vétérinaire. Sans dire que son état est critique, il n’a pas fait les choses à moitié, et je n’ai aucune idée de la façon dont ça va évoluer. Ca m’inquiète, je me sens impuissante, et j’essaye de lutter contre le sentiment de culpabilité d’avoir infligé à ce brave chat un quotidien qui n’est pas ce à quoi il aurait aspiré.

*C’est le printemps qui explose de partout ici, et que c’est beau! Hier soir, apéro en terrasse et petit tour sur les coteaux en moto. Les couleurs flamboient, je guette les fleurs et les bourgeons sur les arbres, je me délecte de la douceur de la température et je n’ai pas du tout envie qu’il fasse encore plus chaud. Mon seul souhait est que cette météo tienne longtemps encore, pour en profiter au maximum!

*La période de folie absolue au boulot semble avoir envie de se prolonger. Et hier, après un marathon de réunion qui a duré la journée entière, j’ai appris que ma fiche de poste allait conséquemment s’allonger, mais sans pour autant que cette rallonge ne se retrouve sur ma fiche de paie. Ce n’est pas une surprise, les dés étaient même un peu pipés au départ, mais ça donne un joli sentiment de frustration, même si je m’épate d’arriver à y mettre une bonne distance.

*L’une de mes bottes secrètes pour cette distance, c’est de me nourrir ailleurs. Je sors d’une semaine de vacances actives et motivantes, avec une formation qui m’a apporté de nouveaux outils, et me relance dans ma volonté de rapidement mettre en place des alternatives concrètes à mon boulot actuel. Bon, il va falloir que je trouve, que j’impose du temps pour le faire, mais là aussi, c’est entre autres une question d’élan (et j’ai un ou deux pitt bulls sur les talons)

*Je me sors enfin de ma toux-trachéite, grâce à mon magicien acupuncteur. J’ai mis du temps, mais s’entendre dire par un médecin “vous n’allez pas bien, mais on va faire le nécessaire”, ça aide à avancer. C’est rare et d’autant plus précieux…

*J’aime mes trajets du matin et du soir, dans la lumière de l’aube et du crépuscule. Des moments de paix et de douceur que je savoure, même en voiture. Et d’être passée à l’heure d’été en vacances, ça aide considérablement à moins ronchonner…

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Il y a 3 semaines, les arbres n’étaient juste pas encore bourgeonnants, mais il y avait ce je ne sais quoi dans l’air qui, malgré la fraîcheur, nous a fait déguster notre café sur la terrasse…

Petits cailloux presque printaniers

Histoire de me dérouiller un peu, vu le vide intersidéral dans ces pages…

*Vent de folie depuis hier soir sur la région. Ca me prend les neurones, mais je ne suis pas la seule, le chat est en train de craquer. Hier matin, il nous a exprimé son plus vif mécontentement en décidant que ses deux caisses ne suffisaient pas (ou en nous signifiant qu’il n’aimait pas la réorganisation de l’espace faite dimanche) et en faisant ses besoins sur sa gamelle de nourriture (oui, c’est de l’auto-sabotage, j’en conviens). Je vous laisse imaginer la béatitude de mon amoureux, tiré du lit par sa fille pour nettoyer les dégâts de son meilleur ami dans l’appartement…
Quant à ce matin, au moment où je vais le chercher sur la terrasse pour le faire rentrer avant de partir, il me tape une crise de chat battu et pris au piège, miaulements et crachats. J’ai craint une récidive dans l’expression de sa contrariété, mais jusqu’ici, pas de nouvelle de mon homme qui n’aurait pas manqué de m’en faire la remarque, je n’en doute pas. Croisons les doigts.

*La fin du répit / de l’ennui (c’est fou, comme les changements redoutés changent d’un coup les perspectives), et comme prévu, l’Himalaya en fragile équilibre au-dessus de ma tête s’abat, tel l’épée de Damoclès, et me submerge de boulot. Tsunami d’échéances et de relances en perspective, je suis heureuse (mais oui j’ose, c’est ironique!). Mais au moins je suis occupée.

*Il fait beau, beau, beau, je ne peux pas en profiter comme j’en rêverais, mais je n’en pouvais plus de la grisaille, c’est la première fois que j’aspire à une forme de douceur de la météo et un retour du printemps. Là vraiment, j’en ressentais le besoin impérieux.

*Miss Blondinette est en vacances une semaine chez nous, et a plein de jolis projets avec son papa. Néanmoins à 7 ans tout juste, elle semble décider que sa vessie n’est plus du tout digne de confiance et joue à la vraie fille en réclamant à aller aux toilettes toutes les 10 minutes. Là comme ça, je vous le présente à la rigolade, mais quand même ça m’interpelle, et surtout, comment l’aider à reprendre confiance en la solidité de sa vessie??

*Camille la tortue se porte à merveille, fait sa gymnastique pour manger, crawle à contre courant dans un sens et dans l’autre de son immense aquarium, snobe copieusement sa petite plage avec lampe à UV intégrée et ne grandit pas mais c’est normal, c’est très lent les tortues. Merci pour elle!

*Je suis malade, je crache mes poumons toutes les 10 minutes, j’ai fini par me résoudre à aller chez le toubib pour en ressortir avec une bonne dose d’antibiotiques. Ca m’apprendra à ne pas vouloir creuser le trou de la sécu et refuser d’aller chez le médecin pour une mega crève qui m’est tombée sur les bronches il y a 2 mois. Résultat: récidive et agravation. Merci les médocs qui m’assomment encore plus que je ne l’étais déjà, je n’en avais pas besoin.

*Pas de vacances tout de suite immédiatement, mais deux week-ends prolongés nourrissants et attendus avec impatience. Ce qui fait aussi deux semaines raccourcies au moment le moins propice, mais je m’en fiche, j’ai hâte! Le reste arrivera bien assez tôt, juste le temps pour moi de me remettre pleinement sur pied!

D’autres choses sans doute, mais qui m’échappent, j’ai également perdu quelques neurones dans mes nombreuses quintes de toux. Et pour ne pas vous réhabituer trop vite et trop bien, il n’y aura même pas de photo.
Sisi, j’ai honte quand même, faut pas croire…

La minute complainte

Avant la fin de l’année, ça allait mal au boulot, mais on nous promettait des lendemains rieurs. On allait être rachetés, on serait forts, beaux, puissants et surtout plein d’argent.
Soit, on en a pris notre parti. On a dit au-revoir à notre 3 collègues qui nous ont quittés sans trop de difficultés, ils l’avaient choisi, ça s’était bien mis en place, ils partaient avec de beaux projets.

L’agence a paru bien vide ensuite, 3 personnes en moins, ça faisait quand même une petite différence. Il y a eu la trève des confiseurs, puis la lente reprise du début d’année. “Soyez patients, on met toujours du temps à relancer une machine à l’arrêt”. Ok, c’était même plutôt amusant, on en a profité pour faire un ménage d’enfer, tout classer, tout trier, jamais je n’avais été plus à jour, et puis les pauses café qui duraient, et puis surfer, prendre du temps. On essayait de passer au-delà des craintes, on a tenté notre push qui a lamentablement foiré, et ça a commencé à durer, vraiment longtemps. Et puis les problèmes restaient les mêmes, comme si rien ne s’était passé, les mêmes réclamations, les mêmes galères à gérer, les mêmes silences de nos chers dirigeants dont on ignorait tout…

Aujourd’hui, ça fait des semaines que venir au travail est une lutte. Etant au bout de la chaîne (alimentaire?), tant que toute la machine n’est pas clairement repartie, je n’ai rien à faire. Rien. Je viens au boulot, je vérifie mes mails, je prends ce qui vient au jour le jour et m’occupe 10 minutes, puis le vide. Je sais que la situation est critique lorsqu’à 10 heures et malgré une pause café, je suis arrivée au bout de ma blogroll.
Objectivement, je pourrais passer à du 50% sans qu’on ne remarque mon absence. Mais qui serait assez fou pour le dire dans le blanc des yeux à son patron? Je pourrais, si je n’avais pas besoin un tout petit peu de mon salaire à 100% à la fin du mois (payé encore quand ça leur chante, “vous comprenez la comptabilité, c’est long à remettre en place”. Voui voui voui).
Donc je fais de la présence. Je refais connaissance avec mes démons et cauchemars de mes tout débuts dans ma vie professionnelle, où déjà à mon premier poste, je n’avais rien à faire. Et que j’avais quitté en me disant “plus jamais ça”. Je préfère être débordée de boulot, même un boulot nul, que de traîner à journée durant en comptant les secondes qui passent.

J’ai fini par ramener mes frustrations et mes colères à la maison. Ca devenait délicat, j’étais incapable de fermer la porte en partant de l’agence. Et je n’avais à ramener chez moi que de la contrariété, de l’inquiétude, de la rage. Ce qui chez moi fait un mélange encore plus instable que la nitroglycérine. Donc ça pétait. Grâces et sanctifications soient reconnues à mon amoureux qui supportait ces crises sans vaciller, patient et tranquille. J’ai réussi à dominer ça, grâce à une fée thérapeute qui m’a donné quelques trucs pour faire la transition, pour prendre de la distance. Je ne sais pas prendre de la distance, c’est bien le souci, et pourtant j’ai plutôt intérêt à m’entraîner, plus tard si je n’y arrive pas, je vais y laisser plumes et neurones.
Ok, donc le boulot devient un terrain d’entraînement. Ca fait une semaine que ça tient, ça ne marche pas trop mal, même si je me sens vaciller selon les jours. Mais ça ne remplit pas mes journées. Je suis épuisée de ne rien faire, de cette fatigue malsaine et tellement difficile à faire disparaître.

Et dans le cercle vicieux, tout se prend au même filet: le manque de motivation au travail, le manque d’envie d’écrire, le manque d’envie de lire; j’ai quelques vacances encore à poser d’ici au 31 mai mais j’en suis à me dire que je ne veux pas les poser trop tôt, par peur ensuite du vide qui va m’attendre, de la reprise qui sera encore plus dure, et de devoir patienter jusqu’à cet été.

Ce n’est qu’un passage. Qui dure, beaucoup trop longtemps. Tôt ou tard, le rythme reviendra. Et j’ai fait en toute conscience le choix de rester, parce que j’ai besoin de cette stabilité financière pour avancer sur le reste, et simplement parce qu’il faut que j’utilise cette situation pour construire l’avenir.
Mais honnêtement, rester 8 heures par jour bloquée derrière son pc c’est du gâchis. Même moi, je n’aurais jamais pu imaginer dire ça un jour….

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Et pour me faire pardonner de cette grincherie (ça se dit si je le veux), des mimosas en fleurs, après un week-end si ensoleillé et sympathique que vraiment, je me suis sentie en vacances pendant 48 heures…

Carnet bleu-rose!

Tout a commencé à Nouvel An, chez ma belle-mère. Par je ne sais quels détours propres à une petite fille de son âge, Miss Blondinette exprimait son envie de s’occuper de petits (et grands) animaux. Et ma belle-mère de lui dire “ah mais pour ton anniversaire si tu veux, je t’offre une souris”.
En face, je m’étouffe. Je suis l’amie des animaux, mais j’ai eu ma dose de cochons d’inde et autres lapins en cage dans mon enfance, je n’en ai pas un souvenir impérissable, et pour les quatre jours dans le mois où Miss Blondinette est chez nous, je sais très bien qui s’occuperait de la souris / cochon d’inde / lapin / autre rongeur.
Dans un élan de coup gagnant, je saisis donc la balle au vol et réponds immédiatement “si c’est le cadeau qu’elle veut, c’est chez sa maman. Pas chez nous, pas question”. Hop, parti dans le camps adverse, oui je sais, c’est lâche!

Nous sommes rentrés le soir même pour ramener la puce dans sa nouvelle maison, avec grand jardin. Deux heures de trajet pendant laquelle elle a élaboré des stratégies pleines d’espoir pour convaincre sa mère “Maman, on a le choix: on adopte un St Bernard ou alors mamie m’offre une souris pour mon anniversaire, tu préfères quoi?”. Bon, elle nous demandait toutes les deux minutes comment s’appelait le chien mais peu importe, ça nous faisait rire tous les trois.

Quelques jours plus tard, téléphone désespéré à son père: “tu sais, maman elle n’a pas voulu pour la souris. Ni pour le chien, d’ailleurs j’ai dit labrador, je ne me souvenais plus du nom. Elle n’a pas voulu quand même. A quoi ça sert d’avoir une grande maison et un grand jardin sans animaux?” Ah ça, ma chérie…
Et là, je ne l’ai pas vu venir. Oui je me suis fait avoir, comme une bleue, mais que voulez-vous? Ca vous met le coeur et les neurones en compote, ces petites blondes.
Mon amoureux, donc, qui me susurre au moment de nous endormir le soir “tu sais, j’aimerais bien qu’on prenne une tortue d’eau. C’est un aquarium, c’est pas grand chose, et puis ça fera plaisir à Miss Blondinette”.
J’étais encore dans l’émotion du cri du coeur de la miss, et en train de sombrer dans les bras de Morphée. J’ai donc dû articuler quelque chose comme “bah ma fois pourquoi pas, mais renseigne-toi d’abord, pour voir combien ça coûte et ce qu’il faut comme matériel, hein”…

Oui je sais, erreur stratégique, j’ai perdu le contrôle. Le vendredi suivant, alors que nous n’avions pas encore rediscuté du sujet, Miss Blondinette débarque à la maison, se plante devant moi sans enlever chaussures ni veste, et me dit “oh tu sais, papa m’a parlé pour la tortue, je suis d’accord, hein!”
Han! Tu m’étonnes. Et moi, je me suis fait doubler.
D’autant que je déteste avoir raison: mon amoureux a donc pris des renseignements après avoir fait miroiter de beaux projets à sa fille. Et une petite chose comme une tortue d’eau a besoin d’un minimum pour être en forme, puisqu’un aquarium n’est quand même pas son milieu naturel. Et que la bagatelle va chercher dans les 200€, en fonction de la taille de l’aquarium, du filtre, de la lampe chauffante, du thermostat, je vous épargne la liste complète.

On a donc convenu que ce serait un seul, unique et très beau cadeau d’anniversaire. Miss Blondinette aura 7 ans dimanche prochain. On l’a briefée: tu auras cet animal mais rien d’autre, tu comprends que c’est un gros cadeau, pour te faire plaisir (un peu à ton père aussi m’enfin bon). Oui, elle était d’accord.
L’autre difficulté était de trouver la tortue, les magasins ne sont pas approvisionnés en permanence. On a donc téléphoné ponctuellement pour connaître l’arrivage, et appris qu’ils venaient d’être livrés le week-end dernier. Miss Blondinette n’étant pas avec nous le jour de son anniversaire, c’était délicat d’attendre 2 semaines.
Expédition faite donc samedi. Cadeau anticipé, quelques hésitations mais on finit par repartir avec la trousse et l’aquarium du parfait petit éleveur de tortues d’eau.

Si ça avait été une fille (Miss Blondinette n’envisageait pas autre chose qu’une fille), on l’aurait appelé Rose. Mais pas de chance, si jeune, on ne peut définir s’il s’agit d’un mâle ou d’une femelle. On a donc suggéré à la demoiselle de trouver un prénom qui convienne aux 2 options. Ce sera donc Camille.
Maintenant, il faut expliquer à son heureuse propriétaire que ce n’est pas tout à fait adapté aux câlins et prises dans les bras comme le chat (qui lui par contre en redemanderait volontiers le double) et que non, même si ok c’est logique, c’est un animal d’eau, ça ne vient pas sous la douche avec elle. Ahem.

Et sous vos yeux ébahis, la tête du cadeau:

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Et oui, elle est minuscule (la main est celle de Miss Blondinette, pas franchement grande non plus hein). Et ne devrait pas, je l’espère, dépasser les 20 centimètres à taille adulte. Mais comme a dit la caissière en voyant le matériel “Tout ça pour un si petit truc”?? Eh oui. Et tout cet argent. Pourvu que ça dure…

Ces lieux-là

Crépuscule. Coucher de soleil flamboyant, rouge orange rosé, la chaleur s’estompe, cette ambiance si particulière au grand Sud s’installe après une journée caniculaire. Les oiseaux se remettent à chanter avant la nuit, les odeurs s’exacerbent avant de s’apaiser, chaque minute qui passe est une parade, comme pour nous convaincre de rester jusqu’au lendemain.

J’ai toujours infiniment aimé ce moment-là de la journée là-bas, peut-être depuis ce jour, peut-être avant je ne peux le dire.

J’avais joué au tennis et je m’étais assise, sans doute pour attendre mon père qui finissait sa partie, ou simplement par envie de calme. Dos contre le cabanon qui brûlait encore des rayons de la journée, je contemplais la lente disparition du soleil, je respirais à pleins poumons, j’écoutais les bruits des joueurs qui se feutraient, chacun rentrait pour prendre sa douche. C’étaient les vacances, c’était la douceur de vivre, c’était mon adolescence et son cortège de questions, de doutes et de malaises.

Il est venu s’asseoir à côté de moi, comme ça, nous nous connaissions déjà mais je crois que c’est la première fois qu’il a fait cela, venir vers moi, et nous avons commencé à parler. Je n’ai plus aucune idée de la conversation, pas le moindre souvenir des mots qui ont été prononcés. Je me suis juste dit que cet instant-là, ces minutes hors du temps qui faisaient battre mon coeur et mon corps plus fort encore, resteraient gravées en moi. Ce coucher de soleil et cet apaisement, mon flamboiement intérieur et ce lien qui se tissait avec lui; il plaisantait, je riais, le temps s’accélérait. J’en avais la conscience aiguë, comme une petite voix qui répétait dans ma tête “tu vas t’en souvenir. Toute ta vie, tu te souviendras de ce moment. Tu vis quelque chose de particulier, de si exceptionnel”.

Je ne sais plus comment ça s’est terminé. L’esprit filtre, ne retient que ce qui l’intéresse. Nous avons dû nous faire la bise, ou pas, nous promettre de nous revoir le soir-même, ce qui s’est fait, ou alors le lendemain. Qu’importe? J’ai eu ce coucher de soleil dans un coin de mon coeur, de mon esprit pendant des années.
Je l’ai eu au bas de l’escalier en pleine station de métro, dans le sous-sol parisien, je me souviens précisément que j’ai été fusillée sur place un jour où ma mémoire tournait à plein régime, je me suis souvenue de cet instant magique là au milieu de la grisaille et des odeurs, j’ai redéroulé toute l’histoire, tous les ratés et tout l’inachevé qui avait commencé à cet instant-là. J’ai joué avec les couleurs et la douceur de l’instant, comme pour me forcer à prendre conscience que je n’y étais plus et que ma vie avait pris un chemin tellement différent. J’ai vécu cela comme une vraie mise en abyme, un lieu me remémorant un autre, aucun lien mais la conscience aiguë ce qui m’entourait, et ce que j’étais en train de vivre.

Aujourd’hui, tout cela s’est estompé comme une jolie toile impressionniste. Je peux faire appel à cette image sans qu’elle soit douloureuse, je souris de ne pas m’être trompée, d’avoir senti à quel point ce moment de ma vie a été important, même si je l’ai sans doute gâché. Et j’aime savoir que d’un instant à l’autre, un lieu peut transformer ce que nous vivons. Tout comme nous transformons les lieux où nous sommes….

Ceci est un billet ricochet à celui du jour de Chiboum, et écrit sur sa proposition. Rendez-vous là-bas!

Plus besoin de célébrer…

Le 4 Février maintenant, c’est une date tout à fait banale. Entre le 3 et le 5, un début de mois plus court que les autres. Aujourd’hui c’est un vendredi, ça suffit à me coller le sourire, et puis c’est un peu difficile aussi parce que je n’ai plus 20 ans (ni 30, boudiou), et que la soirée d’hier un peu plus arrosée que la normale a du mal à passer. Mais j’assume.

Le 4 Février, après tout, j’en ai déjà très bien parlé ici, et je crois que je ne pourrai jamais dire plus (ni mieux en fait, pour une fois que je suis contente d’un billet) que ce que j’ai rédigé.

Je crois que de hausser les sourcils quand mon Amie me dit “ah mais aujourd’hui c’est un peu spécial quand même, tu fais une note à ce sujet/ tu y penses un peu/ tu te rappelles?”, c’est la preuve que justement, non, ça ne vaut plus forcément la peine d’y revenir. Du moins pour la part négative de cette date, la part positive perdure dans mon quotidien, et chaque journée à ses côtés est un 4 Février sans les angoisses et la panique que ça avait provoqué. En résumé, c’est le bonheur.

Donc, disais-je, je ressemble quelques secondes à un point d’interrogation, je fouille dans mes archives internes, me souviens vaguement qu’en effet, un certain 4 Février 2007 une forme de ras de marée m’avait submergée et laissée pantelante sur la plage d’un nouveau continent de ma vie à explorer, et que oui, ça pourrait être une date anniversaire.
Sauf que voilà, depuis j’ai assimilé les douleurs qui ont accompagné cette date, j’ai digéré, j’ai appris, j’ai collé de bien plus belles images par-dessus, et j’ai rangé la date dans mes tiroirs de “journée comme les autres”. J’ai encore suffisamment d’occasions (trop) de me souvenir de mon passé ni victorieux ni délicieux, et ça me suffit.

Cet après-midi, mon amie m’a dit “oui mais moi, je m’en souviendrai toujours parce que c’est à cette date que je me suis dit qu’enfin, tu as décidé de prendre ta vie en main. Et de vivre tout simplement”.
Je lui ai répondu que ça m’allait très bien. Moi, d’oublier la date. Elle de me la rappeler. Que symboliquement je trouve ça plutôt pas mal: c’est important que je ne me retourne pas éternellement sur mon passé, mais j’apprécie qu’on me pointe du doigt ce que j’ai surmonté, juste pour que je m’en souvienne et que je continue d’avancer. Et surmonter ce qui se dresse encore face à moi.

Merci à elle. Et tous ceux qui m’ont entourée il y a 4 ans. Et m’ont permis de vivre, ni plus ni moins…

(Ne) Choisis (pas) ton camp

Je disais donc que j’ai feuilleté ces derniers temps les quelques centaines de photos familiales numérisées et gravées par mes parents. Petit paquet de cd’s qu’ils m’ont offerts pour mes 30 ans, et qu’ils réactualisent de temps en temps. Ca a du bon d’être à la retraite.

Je les ai regardés en contemplant cette petite fille d’un regard interrogatif, me retrouvant un peu, ou alors pas du tout. Et m’étonnant toujours et encore de cette amnésie totale que j’ai pu développer au sujet de certains pans de ma vie.

Une chose m’a frappée aussi tout particulièrement, qui m’amène à développer ici un thème que j’ai déjà maintes fois abordé en ces lieux, en tournant un peu autour du pot néanmoins: je me suis vue avec de jolies couettes, des barrettes, plein de robes à petites fleurs, jamais trop, mais jamais trop peu, juste ce qu’on a l’habitude de voir d’une petite fille dont les parents prennent soin (en prenant en compte le goût du début des années 80 en matière vestimentaire, bien entendu…)
Si vous m’aviez posé la question “comment étais-tu enfant?” je vous aurais répondu “en pantalon, cheveux courts, bien plus masculine que féminine”.
Oui, j’ai été cette fille garçon manqué-là aussi, mais bien plus tard. A l’adolescence. A la période où les jeunes filles doivent assumer les changements de leur corps, et les bouleversements qui les accompagnent psychologiquement parlant. J’ai juste collé cette image-là, dont je me souviens, à une enfance différente dont j’ai tant oublié.

Longtemps, très longtemps et parfois même encore aujourd’hui, ma conception du monde a été manichéenne. Je catégorisais, je rangeais: on est un garçon manqué, ou une fille ultra girly. On aime la mer, ou la montagne. On est quelqu’un de bon, bienveillant et généreux, ou alors on est une âme mauvaise, noire et dangereuse. On est une maman, ou une professionnelle épanouie. Une Suisse neutre et raisonnable, ou une Italienne caractérielle.
J’ai eu besoin de certitudes pour me construire. Comme chacun d’entre nous, mais j’ai utilisé ce schéma-là pour y parvenir, par je ne sais quels détours de mon inconscient-ce-taquin.

Ce schéma m’a emportée dans de drôles de paradoxes. Dans la souffrance la plus extrême avant de pouvoir assumer un divorce. Dans un déchirement permanent à force de refuser de voir qu’une seule et même personne pouvait être Janus. A ne pas assumer mes choix ni savoir quel costume enfiler, à devoir jouer la comédie et ne jamais me sentir à l’aise. C’était comme si volontairement je décidais de rester sur la corde du funambule, toujours au bord du déséquilibre et de la chute, alors que j’avais le sol plat, lisse et solide à 50 centimètres sous mes pieds.
Je peinais à entrer en contact avec les personnes que je ne parvenais pas à ranger dans une case ou l’autre de mon schéma. Selon ce que je percevais d’elle, je ne peux pas dire que je m’en contentais, mais je n’arrivais pas à patiner le dessin, à l’atténuer, à nuancer. Je me lançais à corps perdu dans la relation, je pardonnais tout et passais sur tout par passion, ou je me fermais et ne laissais aucune seconde chance. Faux départ, pas de route. Et je pouvais tout aussi bien être d’une innocence à couper le souffle, et en arriver à plonger très loin dans le pays des bisounours rempli d’arc en ciel. Si si, même si ça faisait mal aux yeux.

Depuis quelques temps, je crois que je retrouve mon équilibre. Oh bien sûr, je suis encore un peu de tout cela. On n’enlève pas sa seconde peau aussi facilement qu’un costume, lorsqu’on prend des habitudes même mauvaises, il est toujours bien plus long de les perdre que de les acquérir. Je me fais encore bien peu confiance, et j’ai bien souvent besoin d’un temps d’adaptation, comme un décalage pour repérer mes tendances extrêmes et me modérer. Parfois je n’y arrive pas toute seule.
Mais j’apprends aussi à devenir pleinement moi-même, à réunir ces deux parties en moi qui se faisaient la guerre et se battaient pour obtenir l’exclusivité. J’accepte l’être humain et son paradoxe qui préfère décliner les tonalités de gris et qui ne sera jamais ni blanc, ni noir. J’essaye de m’apaiser et je m’autorise à aimer les pantalons et les jupes, à arriver le lundi en jeans et rangers, et le mardi suffisamment apprêtée pour m’attirer les remarques des mes collègues. J’assume de partir en vacances à la montagne et dire que la mer me manque ou l’inverse, et j’essaye de réfléchir à la mère que je pourrais devenir tout en mettant sur pied mon projet professionnel. Je garde un caractère entier, parce que c’est mon sang italien qui parle, celui qui bout à la moindre hausse de température, celui qui a envie de s’enflammer et s’enthousiasmer, et je laisse ensuite la partie suisse tempérer, adoucir, raisonner, argumenter.

Je me suis penchée sur cette photo déchirée et éparpillée qui me représentait, j’ai compris que séparément, ces petits morceaux ne feraient jamais une personne heureuse et harmonieuse. Mais si je les recolle, même grossièrement et avec quelques erreurs, finalement  ça donne une femme mieux dans ses baskets ou ses escarpins.
Je ne saurai dire quand ce processus a commencé. Ce que je sais, c’est que cette petite fille, qu’elle soit en robe et couettes ou pantalon et cheveux courts, contribue à m’aider dans ce chemin même si je ne suis pas encore tout à fait arrivée au bout….

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Mais oui, en robe et en collants. Par contre quand j’ai regardé ce que je tenais dans les mains, j’ai éclaté de rire. Et je me suis dit qu’il n’y avait pas meilleure illustration de ce billet que ce joli paradoxe de quand j’avais 4 ans!!

25, 26 & 27 Janvier

25 Janvier: les raisons qui vous empêchent d’écrire…

Et donc typiquement, par exemple, qu’est-ce qui m’a empêché d’écrire depuis 3 jours alors que je planifie ce billet depuis un moment?
Un mélange indéfinissable. Pas question de se réfugier derrière les faux prétextes “je n’ai pas le temps”. J’en ai, je peux en avoir, au détriment d’autre chose mais oui bien sûr, j’ai la possibilité d’écrire quelques minutes par jour. Et moi qui aime tant répéter que j’aurai toujours besoin d’écrire dans ma vie, me voilà à traverser des périodes entières sans rien rédiger d’autre que des mails, ça oui quotidiennement, ou des petits mots rapides (même pas trop de textos, quelques twitter et encore).
Peut-être est-ce ça: j’écris énormément en mail. Des correspondances longues, soutenues, qui me coupent l’envie de me recentrer sur autre chose de plus personnel, et c’est bien dommage (mais pour qui?)
Les 366 sont un excellent prétexte pour ne plus dire “je n’avais pas d’inspiration”, mais j’avoue que typiquement certains jours les sujets ne m’inspirent absolument pas, et que ça fait partie du blocage et du manque de motivation à me mettre derrière mon clavier. A moi de me débrouiller pour en faire quelque chose, ou assumer de ne pas les traiter.

26 Janvier: un numéro en couleur…

Voilà bien un sujet qui n’éveille rien en moi. Un “numéro haut en couleurs”, oui, j’y assiste tous les jours, le funambulisme de mon chef au boulot, la grandiloquence de mes collègues qui utilisent leurs meilleurs arguments pour se faire entendre et passer en priorité, les parties de guignols que nous pouvons avoir tous ensemble, encore que ces temps le moral n’y est pas forcément…

Numéro en couleur, comme ceux qu’on nous propose de visualiser lors de séances de relaxation? Je ne sais même plus si ça se fait avec des numéros, les couleurs oui, mais je n’utilise pas les chiffres, ils ne sont pas synonymes de détente pour moi, au contraire c’est même plutôt crispant.
Tiens, les chiffres chez moi, ben c’est rouge. Rouge sang, rouge sueur, rouge des larmes que j’ai pu verser plus jeune, devant mes travaux de maths ou de physique auxquels je ne comprenais rien….

27 Janvier: journée des pieds…

Non, journée de la tête. Aujourd’hui, j’ai appris un nouveau protocole de massage de la boîte crânienne, rempli d’huile certes, mais furieusement agréable, suffisamment court pour pouvoir être prodigué à n’importe quel moment (à condition d’accepter d’en ressortir les cheveux gras et emmêlés, et d’avoir une douche à proximité), suffisamment efficace pour apporter une relaxation réelle et un sentiment de légèreté.
C’était bien de recommencer à masser, pourquoi ai-je toujours autant de mal à m’y remettre, alors que j’aime ça? Pourquoi est-ce que je sens une telle retenue, une telle inquiétude? Au pire je suis médiocre, au mieux je fais du bien et je fais plaisir, que me faut-il de plus, à part une énorme dose de confiance en moi? Recevoir les encouragements d’une foule en délire qui me fait comprendre qu’elle n’attend que moi?
Ok, on se revoit dans quelques vies…
Peut-être que ça part du même processus qu’écrire: j’en ai envie, j’ai plein d’occasions de m’y mettre, et quelque chose bloque, au fond. C’est de la création à sa façon, aussi…

Et enfin là-bas, j’ai découvert un nouvel endroit plutôt sympathique qui enseigne de nouvelles techniques. Dont une qui s’annonce pour fin mars, que je vise et pour laquelle je ne vais pas traîner à m’inscrire, sous peine d’acte manqué!

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C’est un peu plus de saison, il faut bien le dire…Et ça ne lasse pas de m’émerveiller.

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En fait, je voulais d’abord mettre le texte ici. Et puis d’autres photos. Mais finalement je vais aller à la simplicité et au plus court.

J’ai eu l’immense honneur d’être contactée par Baci, qui en tant que rédactrice en chef de Voldemag cette semaine, m’a proposé de publier un billet de mon choix.
Voldemag, c’est quand même un peu le webzine que j’admire, dans lequel je trouve des plumes époustouflantes, et que je lis en me sentant vraiment toute, toute petite. J’ai donc accepté avec une sacrée pression, en me disant que pour le coup j’allais devoir assurer un max. Mais une opportunité pareille, ça ne se refuse pas.

Et puis la grâce de la sainte plume m’a touchée, ou alors j’ai juste réussi à mettre des mots sur un sujet que je traînais dans ma caboche depuis un petit moment, et ça a donné ça.

Il faut savoir aussi que pour trouver l’inspiration, j’ai passé à peu près tout le week-end à feuilleter virtuellement les albums photos familiaux que mes parents m’avaient généreusement scannés il y a quelques années. Et que je me suis envoyé quelques shoots de nostalgie pas forcément bons pour le moral, mais dans lesquels je cherchais un ou deux clichés de Tunisie et d’Italie sur lesquels je n’avais pas ma propre bobine ou celle de Super Frérot (qui, au passage, était éhontément blond, mignon, souriant et craquant) au premier plan.
J’en ai trouvé. Mais ce sont des photos papier, âgées, usées et scannées. Qui ont donc passablement perdu de leur qualité et de leur grain. Baci en a proposé de bien plus jolies et sympas à la place, et je l’en remercie.

Alors voilà. Je suis heureuse du résultat, je l’avoue, et heureuse d’avoir vécu cette aventure. Et je vous incite tous à aller faire un tour sur ce webzine, et pas que parce que j’y apparais. Juste parce que c’est un régale.

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Tunisie et les Abruzzes. Il y a ohlala au moins…
Voui, comme je suis une fille partageuse, je vous les offre quand même. Histoire que vous fassiez la comparaison aussi!

23 & 24 Janvier

23 Janvier: mélange…

Aujourd’hui, c’est dimanche, il fait froid et j’ai envie d’enfance et de saveurs de ma maman. Elle fait une compote de pommes divine, et me répond quand je lui demande la recette: “c’est open bar d’épices, je sors tout, et je mets ce qui me tombe sous la main”.
Voui, alors ça ne va pas m’aider.
Du coup, j’ai fait pareil. J’ai vaillamment épluché mon kilo et demi de pommes, je les ai fait revenir, j’ai ouvert ma boîte à épices, bien moins fournie que chez ma maman, et j’ai jeté une pincée de clous de girofle, du citron (tiens, j’aurais pu mettre le zeste), du quatre épices, de la cannelle, du miel, un peu de sucre. J’ai touillé, j’ai humé, j’ai goûté, j’ai adoré. Il m’a manqué les raisins secs, parce que mon amoureux ne les aime pas trop, et j’aurais pu m’abstenir de la tombée de beurre que j’avais mise au début pour rendre onctueux…ça se sent trop, et je n’aime résolument pas la cuisine au beurre.

J’espérais en avoir pour toute la semaine, je crois que j’ai vu trop grand. Ce soir, nous lui avons mis un sacré coup dans l’aile, et demain, je sens qu’il faudra se battre à la mauvaise foi pour savoir qui pourra finir (ce sera moi, il déteste finir les plats!)

24 Janvier: c’est long…

C’est long, les lundis matins dans la température glaciale, où l’on voit s’étendre, comme un jour interminable, la semaine qui commence et qui manque de piment.
C’est long, une journée entière dans une agence gelée, parce que chef-débile a eu l’excellente mauvaise idée de justement éteindre tous les chauffages la veille du week-end où les températures ont chuté très loin en-dessous de zéro. Seule consolation, son bureau était aussi froid que les nôtres, il a donc enduré sa punition comme nous tous (sauf que lui a eu l’occasion de s’enfuir, nous étions condamnés à notre bureau toute la journée).
Et pour me consoler de ce début de semaine sur les chapeaux de roue:
Une longue douche brûlante, histoire de me réchauffer au minimum. J’ai résisté au bain parce que je devais appeler mes parents dans la foulée, et que j’avais faim.
Un long coup de fil sur Skaïpe avec vidéo justement avec mes parents, histoire de leur faire plaisir, de rigoler un peu. Pas toutes les semaines hein, je les habitue trop bien, moi qui étais si fière d’être redescendue en-dessous de la barre de la demi-heure de coup de fil avec eux! Je suis tombée dans le traquenard.
Une longue soirée avec mon amoureux, à faire durer le plus possible,une bonne série ou un bon film, un petit repas, me blottir dans ses bras et une chaude couverture polaire, je ne suis pas tout à fait réchauffée encore.

Et ne pas penser à la suite de la semaine qui heureusement, ne fait que raccourcir…

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Kyparissi, Grèce, 2007 - juste pour se donner un peu de chaleur en plein hiver, ne me remerciez pas!