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8.7.2010 par Flo.
Non je ne suis pas encore liquéfiée, mais finalement je pourrais ne pas en être loin, quand je vois la carte météo du jour
*Murphy a encore frappé: pour mon départ en vacances demain, mon grand Yaka me colle une réunion de 14H à 16H avec le grand grand Yaka. Sachant que les horaires ne sont jamais respectés, je crois que je peux oublier mon départ cheveux aux vents à 17H. Blasée je suis.
*Murphy frappe doublement. Depuis le début de la semaine, me voilà à moitié malade, suffisamment pour faire de la fièvre, moi qui n’en fais que tous les 30 février, mais pas assez pour me faire arrêter et me dire que faut pas déconner, je ne partirai pas en vacances épuisée. Raté, je partirai épuisée, mais je ne peux pas abuser. Sans dire que tout ce que j’avais programmé pour cette semaine est parti en vrille vu que je n’ai été qu’une loque ces derniers jours.
*Par contre, comme petit régime pré-vacances, y’a pas mieux. Bon, il aurait fallu quelques kilos de moins encore, mais c’est un bon début.
*Départ donc demain soir, heureusement pas d’horaire précis, parce que je n’ai pas commencé un seul sac, même pas dégainé le fer à repasser, pas fini les lessives (chériiiiiiii, si tu m’entends), qu’il faut emmener le chat qui flippe comme un malade (et malade il va être) dans sa caisse vers ses quartiers d’été, et j’imaginais dans ma grande illusion faire un peu de ménage, continue à rêver cocotte!
*Je n’aime pas dormir dans un lit vide. Je n’y arrive plus, ça me perturbe, pourtant je n’ai rien contre être seule un petit peu, tout à mon rythme, mais non, me coucher seule, ça ne va pas. Ca prouve que les contraintes de la vie de couple sont bien loin derrière le bonheur et les avantages, j’aime cette idée.
*Que j’aime ces petits matins encore frais. J’ai l’impression d’ouvrir tous les pores de ma peau pour les accueillir, de dilater mes poumons pour emmagasiner un maximum de fraîcheur avant que le thermomètre ne monte. Ils ont une saveur particulière, celle de la langueur des petits déjeûners en terrasse, celle des départs à l’aube et celle des siestes de mileu de journée. Bon, oui ok, ça sent les vacances quoi, et j’ignore pourquoi ça me rappelle à ce point mon enfance, ma ville, mon pays. Mais c’est bon.
*Il paraît que Miss Blondinette apprend nage de mieux en mieux, je me réjouis de constater ça. N’empêche, je ronchonne quelque peu, son père et elle ont pris quelques longueurs d’avance sur le bronzage estival, à moi de jouer le cachet d’aspirine à leur côté, je sens que ça pourrait me contrarier.
*Pourquoi Inter choisissent-ils précisément la veille de mon départ pour ne plus afficher les podcasts des émissions que j’essaye de suivre? Et alors, je pars avec quoi dans les oreilles, moi? J’aimerais qu’on m’explique!
Ce n’est pas du tout là qu’on va (dommage..) Et puis il y a les Tournesols, aussi, qui commencent à fleurir de partout et dont je rêverais de vous mettre une photo, mais là comme ça présentement, c’est un petit peu difficile….
Posté dans Manie des listes, Petits plaisirs & petits bonheurs, Bugs | 5 commentaires »
23.6.2010 par Flo.
Vous n’êtes pas sans savoir la débâcle, le “psychodrame”, pour employer l’actuel mot préféré des médias, celui qui est à la mode et dans toutes les bouches, qui se joue s’est joué en Afrique du Sud pour 23 pauvres guignols en maillot bleu. Il faut aller sur Mars pour ne pas en avoir entendu parler, et encore, je pense qu’ils ont dû avoir les ondes brouillées là haut par tant de retransmissions sur les moindres faits et gestes de ces petits enfants gâtés et capricieux au très modeste salaire mensuel.
Non. Je m’étais jurée de ne pas rentrer dans la polémique. Ca blogue de partout sur le sujet, on ne peut pas allumer la radio ou lancer une page internet sans tomber sur le dernier rebondissement de la saga de l’été du printemps de l’hiver de l’automne…..????
Je déteste le foot. J’exècre, je méprise, je ne supporte pas ce sport. Les superlatifs ne sont pas suffisants. Ca me fait pousser de l’urticaire, je n’y vois aucun intérêt, je ne soutiens aucune équipe, aucun joueur ne trouve grâce à mes yeux. Autant je me suis prise au plaisir du rugby, que j’ai (bien trop) délaissé ces derniers temps (il me reste un an pour me remettre à jour avant la coupe du monde), autant je m’exilerais sur la lune si je le pouvais pour éviter toute information sur cette comédie qui a lieu entre 22 clowns et 2 cages à but.
Inutile donc de vous dire que ces dernières semaines, arrosée et gavée de ballon rond malgré moi, j’étais de fort méchante humeur, et je répétais à l’envi que j’avais allumé des cierges pour que les Bleus se ramassent lamentablement au premier tour, et qu’on n’en entende surtout plus parler, fini, terminé. Pour ma défense (même si je n’ai pas honte), j’aurais vécu en Italie, j’aurais dit la même chose des Italiens, idem en Suisse, idem au Zimbabwe ou quel que soit le pays où je me trouvais.
J’avoue, je ne pensais pas être exaucée à ce point. Et comme je perds tout contrôle et toute intelligence (je reconnais volontiers que je peux devenir aussi ridicule que de fervents supporters sur le sujet), je n’ai pas caché une forme de triomphe en entendant les premiers rebondissements de l’histoire, puis les suivants, et comme je soupçonne que ce n’est pas terminé, je ne parlerai pas des derniers.
Ces derniers jours, il devenait difficile à l’agence d’aborder un sujet plus ou moins consensuel, qui évite les tensions et ne fâche pas. Hier matin, nous nous sommes pourtant retrouvés très détendus pour cause d’absence du Yaka autour du café matinal, et nous avons commencé à parler du match de la journée. Le fameux raout d’honneur, celui qui devait avoir supposément arraché les larmes aux yeux des joueurs, selon Roselyne qui a l’air aussi douée en psychologie et coaching sportif qu’en gestion de la grippe A, c’est dire!
Les avis ont fusé, renvoyez le sélectionneur, virez les joueurs, reversez leurs primes (et si possible dans notre porte monnaie pourquoi pas, après tout on mérite bien plus qu’eux de les recevoir, à devoir subir quotidiennement leurs âneries, non?), c’est allé de bon train, et on en riait sans honte.
C’est ainsi qu’un commercial (sournois, mais c’est son boulot aussi, et il le fait bien) s’est posé devant le tableau blanc, stylo en main, en disant: “aller, on prend les paris, 1€ de mise sur le score de ce soir, qui joue?”
Je le jure, à ce moment-là je n’étais plus moi-même. Je ne sais quel diablotin malin s’est emparé de mon esprit (mon neurone de bulot puisqu’on parlait foot), mais je me suis levée, et j’ai inscrit fièrement un grand “2-0″ pour l’Afrique du Sud au tableau, ouvert mon porte-monnaie, posé ma pièce.
Moi, j’avais joué! Pire: je m’étais intéressée à ce sport, j’avais investi de l’argent dans un match dont je me contrefichais, ou alors peut-être que je voulais tellement la défaite que j’étais prête à miser pour l’obtenir!
A 16H, ambiance toujours aussi détendue, Yaka toujours absent, le même commercial débarque dans la salle de réunion avec son portable, le branche, envoie la retransmission du match. Et devinez quoi? Eh bien j’ai regardé!! A ce moment, j’ai regardé dehors, et j’ai vu qu’il faisait beau. Au vu de la météo de ces derniers jours, c’était peut-être le fait exceptionnel. Dans des temps plus normaux, il aurait grêlé, ou neigé!
A la mi-temps, ils étaient tous verts! De tous les pronostiqueurs, je gagnais, moi! Emballée, j’avais déjà promis ma tournée de bières. Et nous avons continué à suivre en direct sur internet, puis les collègues sont partis un à un, la retransmission a dû s’interrompre.
Comble de la honte, autant tout confesser d’un coup, je suis rentrée chez moi en écoutant la fin du match.
Si, j’avoue. Je suis tombée plus bas que terre.
C’est là que j’ai appris que j’avais perdu, un autre collègue ayant misé sur un score 2 à 1 m’a coiffée au poteau.
N’empêche.
Hier, j’ai regardé (puis écouté!!!) du foot. Je n’ai même pas fait semblant de m’intéresser, je voulais savoir si ce serait à moi de payer ma tournée. J’ai perdu 1€, mais gagné la satisfaction de les voir se ridiculiser jusqu’au bout. Et vous savez le pire?
J’ai même failli comprendre ce qu’était un hors jeu.
Failli, je dis bien failli…..
Posté dans Be a geek!, Bugs | 2 commentaires »
18.6.2010 par Flo.
Chez nous au bureau, les objets translatent facilement. Et comme mon collègue et moi sommes les seuls à être en open space, soit pile au centre de l’agence, il va sans dire que la géographie de notre plan de travail est encore plus aléatoire qu’ailleurs.
C’est ainsi que je pars le soir en ayant 5 stylos, une gomme, une agrapheuse et une perforatrice, et que le lendemain je me retrouve avec 2 stylos, 3 crayons et plus rien d’autre.
On le prend avec une certaine philosophie. On sait qui a une préférence pour les stylos rouges, qui aime les feutres noires, épais ou plus fins. On va chercher, on récupère, on fait la cueillette, on crie un peu ou non, on jure de mettre sous clé, mais ça apporte encore plus de vie au bureau.
Et puis un jour, alors que je ne suis pas franchement tout près du stock et surtout pas celle qui s’en occupe, je me suis retrouvée avec ceci sur le bureau:
(Pour être plus exacte, je n’avais que le gros bouton très rouge. Pas le socle jaune)
Méfiante, je n’ai pas osé le toucher tout de suite, et j’ai demandé à la cantonnade à qui ça appartenait et surtout à quel client ça allait pouvoir manquer.
Devant le silence consciencieux de chacun, je me le suis finalement approprié, on a fait connaissance et je l’ai adopté. C’est qu’il est plutôt amusant ce bouton, on le presse, et pour le débloquer, il faut lui faire faire un quart de tour. Quand on a besoin de s’occuper les mains, c’est l’idéal.
Mon collègue, attentif et prévenant, est arrivé peu de temps après avec le socle jaune. “Puisque tu le gardes, je vais te le compléter”.
Soit. Assumons jusqu’au bout. Et c’est comme ça que je me retrouve avec cet énorme buzzer sur mon bureau. Ca met de la couleur dans le paysage, j’en suis toute fière.
Mon Yaka, il y a peu, a tenté une approche: “Mais que faites-vous avec ça? Donnez-le moi, je vais le remettre au stock”.
J’ai rugi: pas question! Pourquoi est-ce qu’on réprime la moindre touche d’originalité par ici? On ne reçoit que très peu de clients, il n’y a aucune raison de se priver. Tout comme notre liste de courses affichées sur le calendrier entre mon collègue et moi: “chamallows, bières, chocolat x 2″….Elle a été effacée 3 fois, mais devant notre obstination à la réécrire, celui qu’on sait coupable a cédé, une fois de plus. (pour autant, on ne se fait pas franchement réapprovisionner, dommage)
Avant-hier, un charmant livreur que l’on commence à connaître bloque sur mon joujou et me demande évidemment à quoi ça sert. Un peu grognon ce jour-là, je lui réponds du tac au tac: “je me jette dessus quand mes collègues commencent à me gonfler, et ça déclenche un mécanisme de bombe à retardement qui pourrait leur exploser à la figure s’ils abusent, mais ils n’ont jamais osé aller jusqu’au bout”.
N’empêche, c’est vrai (noooooon, pas la bombe, quand même!!). Quand vraiment je suis à bout, il m’arrive de l’empoigner pour rageusement appuyer dessus. Ca ne vaut pas un punching ball, mais ça calme momentanément les nerfs.
Et voilà pour la petite note bien décalée de fin de semaine…Bon week-end de novembre à tous!!
Posté dans ma petite entreprise, Bugs | 7 commentaires »
10.6.2010 par Flo.
Hier, une nouvelle fois, alors que le moral de l’équipe est au plus bas, que j’ai l’impression de devoir prendre un treuil chaque matin pour les hisser, leur arracher un sourire (tout ne dépend pas de ma petite personne bien sûr, mais j’ai une très nette préférence à voir sourire les collègues que j’apprécie, et mon moral dépend un peu du leur, il faut bien l’avouer), notre bien-aimé Yaka (ne cherchez pas c’est ironique) a encore sorti une belle pépite.
Une pépite en or, une pépite même en diamant, une phrase tellement énorme, tellement sortie du fin fond de sa conscience vraiment de plus en plus sale qu’on a d’abord tous regretté de ne pas avoir, quelque part caché, un dictaphone qui tournait, et surtout lorsqu’il a tourné les talons, on s’est regardés pour s’assurer qu’on avait tous bien compris la même chose. Et pire même, qu’il ne plaisantait pas, le doute ne laissait pas de place.
Il a peut-être des circonstances atténuantes, moi qui suis assez prompte à chercher des explications je pourrais en trouver, mais il n’en a clairement pas plus que nous. Loin de là. L’agence ressemble à une cocotte minute sous pression et vraiment prête à exploser, je suppose que nous ne sommes pas une petite exception loin retranchée au Sud-Ouest, et si le siège est à notre image, il y a de quoi se faire un réel souci. A tous les étages.
Alors la moindre des choses que l’on peut attendre d’un dirigeant, d’un responsable qui a une vingtaine d’années de boîte, c’est de sortir un discours diplomatique, compréhensif et de soutien. Les 3 essentiels qu’il n’a pas, ne me demandez donc pas pourquoi il est à ce poste, j’ai classé ça depuis quelques temps dans les grands mystères de l’univers de l’entreprise à résoudre. Faites-moi signe si vous avez l’illumination.
Hier, donc, après s’être retiré avec le plus de panache possible (il a bien senti la tension monter de quelques crans avant cela) et semé la consternation la plus absolue sur les quelques membres de l’équipe qui avaient eu la chance d’assister à la naissance de ce diamant (les autres l’ont appris dans la foulée, imaginez une traînée de poudre, la phrase s’est répétée aussi vite), j’ai senti une chape de plomb s’abattre, et je me suis dit qu’en matière de sourires, il allait falloir sortir la très grosse artillerie pour les récupérer.
C’est dans ces moments que je bénis ma mémoire photographique. Ou ma capacité à visualiser les choses (qui peut desservir dans d’autres situations, je l’admets volontiers). J’ai dû réussir à prendre malgré moi suffisamment de distance, et d’un coup cette image s’est imposée à moi:
(copyright à Goscinny et Uderzo bien sûr)
A vrai dire, ce n’était pas exactement celle-là, mais ça donne une idée: vous savez, ces pirates qui nous font hurler de rire dans les albums, parce qu’ils en viennent à attraper la hache, et saborder leur propre bateau pour éviter les Gaulois qu’ils sont sur le point de croiser?
Nous, c’est ça. Mon grand Yaka était le pirate avec sa hache. Et avec sa petite phrase sortie du coeur, il a donné quelques sacrés coups de hache dans le ponton. On a d’un coup basculé et pris quelques voies d’eau bien salées.
J’ai partagé ma trouvaille avec mes collègues. Ca les a fait sourire, quelques secondes.
Je ne suis pas trop exigeante, ces temps, ça m’a suffi à alléger un tout petit peu ma journée. Un tout petit peu…
Et non, je vous confirme, ces lieux ne seront pas le bureau des pleurs, mais de temps en temps ça soulage, et puis quand l’inspiration vient, on ne va pas s’en priver quand même…
Posté dans ma petite entreprise, Oui je crie fort, Bugs | 8 commentaires »
27.5.2010 par Flo.
Non non, je n’avais pas délaissé mes pages, vous allez comprendre…
Vous savez, dans les romans ou les feuilletons, ou les films, on voit ces gens qui vont partir en vacances et qui courent partout, 4 dossiers à la main, 2 téléphones scotchés à l’oreille. Et lorsqu’ils reviennent de congé, détendus, souriants, bronzés (optionnel…), tout leur retombe dessus à peine le temps de s’asseoir sur la chaise. A la réflexion, on peut également lire ça dans les BD.
Et moi, ben j’expérimente le fait qu’il ne s’agit pas que de romans, feuilletons, films, BD….Et je n’ai pas pour autant l’impression de me prendre pour une héroïne.
J’ai toujours été relativement philosophe quant à mes départs en vacances. Ma conscience personnelle, et mon organisation parfois un peu aléatoire, font que la journée, voire les 2 jours qui précèdent mon départ sont toujours surchargés. Parce que j’ai à coeur de laisser les dossiers les plus clairs possibles, mes collègues les mieux informés, et un minimum de coquilles derrière moi. J’assume donc le fait de faire quelques heures sup, ça n’en rend que plus délicieux le véritable départ, ce moment où je me pose dans la voiture, où je mets la radio et soupire littéralement d’aise en me disant “ok, c’est bon pour quelques jours”.
Le retour, c’est moins contrôlable. Et lorsqu’il se passe de façon délicate, j’ai tendance à me dire “pas de chance”.
Depuis hier, je me mets à penser que c’est un peu plus que du manque de chance. Déjà, mon idée de raccourcir la semaine d’un jour supplémentaire (gourmande qui en veut toujours plus) n’était peut-être pas si bonne que ça: ça ne réduit pas le nombre de galères, mais ça les concentre sur un temps plus court. Moins gérable pour les nerfs.
Avoir décroché le téléphone à la première sonnerie et m’entendre sonner les cloches pour un dossier dont je ne connais pas la première lettre a également passablement refroidi des ardeurs déjà peu présentes. Et ça n’a été qu’un enchaînement de récriminations et de plaintes, clients ou collègues, depuis le moment où j’ai reposé le combiné.
Pas contre moi, je le sais bien. Et en permanence, j’essaye de me persuader de cela. De respirer, de prendre de la distance. De me dire que je ne fais que mon boulot, de centre névralgique de l’information, positive ou négative. Avec une forte tendance vers le négatif néanmoins ces temps. J’y arrive plus ou moins bien, heureusement que je me suis reposée mais ça risque de ne pas durer très longtemps si on continue à ce rythme.
Le week-end, c’est demain! Heureusement. Mais il va falloir faire un peu de stock de vitamines pour aborder la semaine complète dès lundi prochain…
Un peu de douceur odorante dans ce monde de brutes….
Posté dans ma petite entreprise, Oui je crie fort, Bugs | 7 commentaires »
6.5.2010 par Flo.
Hier, j’ai reçu la première newsletter de Luc, qui s’interrogeait (et nous interrogeait en même temps) notamment sur le moral ambiant dans les entreprises, autres que petites pme familiales et solidaires.
Est-ce que la morosité ambiante est vraiment aussi répandue qu’il y paraît, est-ce qu’on n’a pas tendance à se laisser envahir par des images négatives et les filtres qu’on nous offre, au risque de noircir tout le tableau sans laisser de place à un minimum d’optimisme?
Je vais lui répondre, et puis j’en profite ici, non pas pour pleurnicher une énième fois sur mon sort, qui n’est pas plus déplorable que bien d’autres salariés à l’heure actuelle. Simplement parce que j’ai reçu ce matin, en écho à ces interrogations, une petite image qui m’a beaucoup faire rire et que je voulais vous offrir. Et comme un hasard n’en est jamais vraiment un, je me suis dit que c’était à point nommé, et que j’allais partager.
Je pense que tous ceux qui travaillent dans des sociétés de service sauront s’y retrouver. En l’occurrence, j’ai l’impression que le dessinateur (dont j’ignore tout, ce qui m’empêche d’indiquer les crédits) est venu faire une immersion de 24 heures dans nos locaux (il n’en faut pas plus pour saisir la panique et la désorganisation générales) avant de réaliser un compte rendu qui vaut mieux qu’un document de 100 pages.
Le jeu actuel, dans notre entreprise (et, je le crains, un peu partout), c’est celui de la patate chaude. On récolte inévitablement des ennuis, dûs à notre désorganisation, manque de motivation, manque de main d’oeuvre, et ensuite, la chaîne s’enclenche: le technicien refile le bébé au chargé de projet, qui le refile au commercial, qui évite que ça tombe dans les mains du directeur, mais quand ça lui arrive inévitablement dessus, ça redescend chaînon après chaînon, passe par le sous-traitant, revient sur les administratifs et fournisseurs, et recommence en cercles infinis. Ca se solde soit par une solution bancale qui tiendra le temps qu’on range le dossier, mais pas qu’il prenne la poussière, ou par la perte du client.
Voilà dans quoi je me débats (moi, et toute l’équipe, et tous les autres qui ont ma compassion la plus totale) depuis de nombreux mois. Autant en rire.
Alors oui, Luc, je pense que malheureusement tu as raison: le gouffre entre les valeurs humaines, les obligations financières, de rentabilité et de rendement, la perte de satisfaction de son propre rôle, est devenu tel que la morosité ne peut que se transformer en dépression profonde. Et si j’avais la solution pour sortir de ce genre de schéma, je serais probablement déjà ailleurs, et je n’aurais probablement pas le temps de bloguer.
Pour moi, ma propre réponse est trouvée, et clairement: je passe ici le temps qu’il faut pour renflouer les caisses, me former en parallèle, m’assurer au maximum de la solidité de mes idées, et dans un avenir que je souhaite pas trop lointain mais que je suis encore incapable d’évaluer (raison pour laquelle je ne parviens pas toujours à cultiver le détachement et l’humour que je souhaiterais avoir face aux multiples rebonds et problèmes professionnels), je partirai, le moins mal possible, pour enfin m’investir dans une tâche qui répond à mes valeurs, où je serai quasi seule juge ou presque. Je prendrai d’autres risques, j’aurai d’autres stress à surmonter, mais après un certain nombre d’années passées dans le salariat, je constate que ce n’est résolument pas fait pour moi.
Mais les autres? Je souhaite à chacun de trouver son chemin. Sa soupape de sécurité. Sa petite BD qui le fera sourire, son projet, qu’il soit professionnel ou personnel, afin de tenir. Sans se laisser dévorer. Ou alors, d’avoir suffisamment de force, d’énergie et de persuasion pour faire changer les choses.
J’ai envie d’y croire, parce que je suis optimiste. Si, je vous l’assure, par 4° et une pluie continue depuis maintenant 3 jours un 6 Mai, je suis optimiste. Folle et acharnée, mais tant pis!
Posté dans ma petite entreprise, Oui je crie fort, Bugs, états d'âme | 6 commentaires »
4.5.2010 par Flo.
Depuis samedi dernier, il pleut ici tout ce que le ciel a dû retenir depuis 2 mois ou plus.
Autant dire, beaucoup trop.
Depuis que je suis dans la région (pas si longtemps que ça en y réfléchissant), je n’avais jamais vu un mois d’Avril aussi sec (et chaud!). Et nous avions légitimement raison de nous inquiéter pour le mois de Mai.
Mois dans lequel, je tiens à le rappeler, j’ai 15 jours de vacances, bien sûr. Alors non, je n’avais pas précisément prévu de les passer au bord de la piscine en bikini, mais quand même, j’apprécierais d’éviter de me retrouver coincée chez moi, à devoir sortir avec des cuissardes et un ciré jaune. Ou une combi de plongée, au rythme où ça va, on n’en est pas loin.
Bref, je ne vais pas pleurnicher, certains peuvent encore plus s’inquiéter que moi, ayant d’autres projets très légèrement plus importants que mes toutes petites vacances (toi qui me lis, tu te reconnaîtras, et je m’autoriserai à en parler ici, si tu veux bien, quand j’aurai terminé mes devoirs que je n’ai pas oubliés de t’envoyer). Et puis on a encore quelques jours pour trouver les incantations histoire de faire partir les nuages, et revenir le soleil.
Oui parce qu’accessoirement, il neige à 600 mètres. Finalement, c’est peut-être à ski que je vais passer mes vacances, et cette fameuse 5ème chute de neige annoncée par les anciens et tant redoutée, elle pourrait bien nous arriver sur le coin de la tête comme ça, l’air de rien! Y’a pas intérêt, on a planté nos tomates cerises et le basilic, on est prêts et à fond pour les salades d’été, s’il fallait retomber dans les tartiflettes, ce serait le drame!
Ceci est un billet totalement inutile et écrit pour ne rien dire, si ce n’est pour me plaindre que le jour précis où il fait 4°C à l’extérieur et à midi (un 4 mai, si!!!!), le syndic des locaux du bureau a remis la clim plutôt que le chauffage, on se retrouve tous à trembloter devant nos pc, je suis obligée de soulever des dossiers et les classer pour me réchauffer, par là même me recoincer le dos et les cervicales (mais je serais prête à payer pour ne pas retourner chez cet ostéo, pourtant il a dû être efficace, je crois…avant que je ne soulève trop de poids), et comme je ne savais pas comment introduire ces photos printanières à tel point qu’on a l’impression qu’elles ont été prises l’été dernier (non…il y a à peine 10 jours, pincez-moi je rêve), je jette ici les pensées qui me traversent l’esprit.
Et purée, y’en a du barda dans ma tête hein?
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26.4.2010 par Flo.
*Finalement, je ne sais pas quelle semaine je préfèrais: la dernière, avec son lot d’emm…à chaque sonnerie de téléphone, chaque intervention, semaine où je luttais à la fois contre les virus et contre l’invasion de clients casse bonbons (mais personne à l’agence, le calme quand même puisque tout le monde était en vacances), ou alors celle-ci, avec le grand retour du Yaka qui a révisé sa formule favorite (yaka, et puis yaka, et puis vous n’avez pas fait ça, ni ça non plus tiens), et mon collègue qui fait la tronche parce qu’on n’a pas daigné le remercier de s’être dérangé pendant ses vacances. Sauf qu’il oublie qu’ensuite, il a raccroché au nez de ses collègues. Et qu’il m’a laissée seule avec ses emm… à gérer. Et moi, on ne remercie pas non plus pour ça.
…
Quoi, ça se voit que je suis en colère?
*Le délicieux week-end vient de passer aussi vite qu’un souffle de vent. A peine posés les pieds au bureau, c’est comme si toute la détente et le repos accumulés avaient fondu comme neige au soleil. Pourtant, j’ai de jolies photos, et si je me forçais un peu, j’arriverais à faire un peu plus d’un billet par semaine sur ces pages. Ce serait peut-être une bonne idée, non?
*Une semaine de rendez-vous médicaux dont j’attends beaucoup. Je devrais éviter, ces derniers temps les attentes ont été plutôt déçues, et plus le temps passe, plus j’ai la sensation de ne pouvoir compter que sur moi-même. Quitte à jouer l’apprenti sorcier, au moins si j’ai encore mal, je ne pourrai m’en prendre qu’à moi-même!
*Il fait une chaleur de plein été! Jamais je n’ai vu un mois d’Avril pareil ici (ok, ça fait peu de temps que j’y vis mais n’empêche), ce qui me fait craindre le pire pour le mois de mai. Mois de mes vacances, vous ne voudriez pas non?
*Je viens de réaliser que ces 2 prochains samedi sont des jours fériés! Alors déjà, on se fait sucrer des week-ends prolongés, ce que je trouve totalement inadmissibles, mais c’est en plus légèrement contrariant pour les petites choses que j’avais prévues (achat de tenue, rendez-vous coiffeur) avant un mariage à l’Ascension! Et ce ne sont pas tout à fait les choses que je peux glisser incidemment dans mon planing surchargé de semaine! Résultat, RTT en vue pour prendre des vacances un jour plus tôt. Je ne vais pas me plaindre de ça, mais par contre mon capital RTT va vite faire la tête si ça continue comme ça. Rendez-nous nos week-ends prolongés du mois de mai!! (oui, pour ça je suis devenue une vraie Française!)
*Mon collègue est déjà en train de me parler de ses vacances d’été alors que je ne sais pas au monde ce que je vais faire pendant celles qui arrivent (ou du moins pas tout à fait). Je sais, je suis un peu décalée, mais il y a quelque chose en moi qui déteste devoir décider de dates de congé de façon aléatoire comme ça, bien trop à l’avance, alors que rien n’est prévu ou arrêté.
*Dernière ligne droite de mes cours du soir d’ici Juin. Mes neurones explosent devant le nombre de protocoles à retenir, je n’ai pas pu m’entraîner depuis une éternité et demi pour cause de dos / épaule récalcitrants et je confesse que depuis quelques temps, je dois me forcer à y aller tant l’envie d’aller m’affaler à la maison est la plus forte.
*J’ai beau chercher un point positif pour clôturer cette liste, je peine. Non pas qu’ils n’existent pas, mais là j’ai franchement le verre à moitié vide.
Finalement, c’est peut-être mieux quand je n’écris pas, hein?
Posté dans Manie des listes, Oui je crie fort, Bugs | 5 commentaires »
16.4.2010 par Flo.
*2 rendez-vous en urgence chez 2 toubibs différents
*3 ordonnances plus ou moins contradictoires
*3 diagnostics avant d’arriver à l’actuel, et encore, est-il vraiment le bon?
*1 nouveau toubib à trouver
*4 cachets d’antibiotiques par jour et pour l’instant, bien peu d’amélioration par rapport à toutes les cochonneries que j’avale
*1 crème “générique” mise à la poubelle sans autre forme de procès, et 1 hésitation de dénonciation auprès de la pharmacie (mais bon, dans le doute et sans preuve…)
*1 test de labo foireux à refaire, mais pas possible tout de suite
*500 dossiers environ à classer au boulot, autant d’étiquettes à faire, un nombre incalculable de mouvements pas franchement sympathiques pour mon dos
*pas d’arrêt maladie (pas proposé, et cela dit pas demandé non plus)
*1 Miss Blondinette qui termine sa semaine de vacances chez nous malade, mais ce n’est pas moi qui l’ai contaminée, c’est promis!
*1 tout petit week-end pour essayer de me requinquer avant une nouvelle semaine de folie
*3 semaines environ avant des vacances très attendues et pas encore posées (donc fatalement pas acceptées)
*3 variétés de graines semées dans un pot pour que Miss Blondinette en prenne soin, 1 noyau d’avocat dans l’eau, 2 pieds de tomates dans la terre pour déguster plein de bonnes choses cet été (on espère)
*1 homme qui assure comme un amour et un chef, qu’il est…
Ca se paye un peu au prix fort, tout ça, même si les dernières lignes compensent…
Posté dans Manie des listes, Petits plaisirs & petits bonheurs, Petits riens, Bugs | 12 commentaires »
12.4.2010 par Flo.
Depuis quelques temps, je passe de petits désagréments en gros bobos physiques, de médecins en spécialistes, et j’ai un peu l’impression d’être un pantin déglingué dans tous les sens.
Mon corps me parle, à sa manière pas franchement douce (mais je le lui rends bien, j’admets), et pourtant je l’écoute, je fais des efforts. J’essaye de comprendre, je n’attends pas 10 mois pour me soigner (exceptionnel pour moi), je me plie de bonne grâce (faut pas exagérer non plus!) aux démarches de médecins et pharmacies, je collectionne les ordonnances, mais rien.
S’ensuit un épuisement encore plus psychologique que physique (quoique je peine à différencier). M’arrêter, hors de question, tant qu’on ne m’en intime pas l’ordre, et c’est de moins en moins la politique auprès des médecins patentés. Tant mieux ou tant pis pour moi, peu importe!
Ma fatigue s’exprime aussi ici. Je trouve difficilement de l’inspiration, et même les petites joies quotidiennes, présentes et savourées, ne parviennent pas à se transformer en de jolies notes, dans mon marasme neuronal.
Je persiste néanmoins, et ne désespère pas. Mais ne m’en veuillez pas!
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