Infos

Vous parcourez actuellement les archives de la catégorie En bref.

février 2012
L Ma Me J V S D
« déc    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
272829  

Archive de la catégorie En bref

Régression

J’ai un collègue avec lequel je m’entends particulièrement bien. On se fait des blagues potaches, on se tape dans le dos (enfin pas trop fort, il fait à peu près trois fois mon poids et deux fois ma corpulence, c’est un peu comme Obelix quand il veut te faire un câlin en fait), c’est le seul à qui j’ai raconté mes malheurs de cette année et qui sait qu’il peut y avoir des jours plus difficiles que d’autres. Sous ses dehors de rustaud mal dégrossi (c’est une image uniquement!), il a une sensibilité très particulière, et on peut s’envoyer balader et 5 minutes plus tard rigoler comme des gamins. Ca fait du bien de l’avoir dans les parages.

Ce collègue, donc, qui me connaît particulièrement bien, sait que je tyranise régulièrement l’agence pour avoir mon stock de chocolats. Et qu’il n’est pas parmi les premiers à m’offrir de quoi compenser mon stress et mon ennui au boulot, et donc qu’il faut parfois qu’il rattrape le coup.
Comme il n’aime pas juste rapporter des choses “pour dire”, il cherche le gag.
Sur ce coup, il l’a bien trouvé.
Parce que franchement, même si je n’écris plus beaucoup, vous savez que le rose et les princesses, je commence à tolérer vu que Miss Blondinette les a un peu introduits dans mon univers, mais que je continue à ne pas être une vraie fan des paillettes et du girly.
Ben n’empêche, il m’a offert ça:

calendrier-avent.JPG

Si, il a osé.
Et là tout soudain, me voilà avec un cas de conscience:
-Je le garde et je me ridiculise officiellement, reniant 3 ans et demi de mon image professionnelle à faire comprendre à tous ces joyeux lurons qu’il était hors de question que je me rabaisse à des trucs pareils?
-Je le refuse, le ramène à Miss Blondinette qui sera heureuse comme une…princesse avec ce calendrier, et le vexe? (et surtout ne peux plus exiger de chocolat pendant les 3 ans à venir? Enfer et damnation!!)

Ah oui, il était totalement hilare quand il me l’a tendu. Parce que bien entendu, derrière chaque petite porte, il y a du chocolat. “T’as voulu du chocolat, t’en as. On est quittes”, qu’il me balance en se bidonnant.

Je l’ai gardé, évidemment. J’en suis à la porte 2 et je fais grand bruit chaque matin en claironnant que j’ouvre mon petit chocolat quotidien. Je suis ridicule et j’assume. D’ailleurs les chocolats ne sont pas si bons que ça, faudra que je lui dise….

Auto-promo

En fait, je voulais d’abord mettre le texte ici. Et puis d’autres photos. Mais finalement je vais aller à la simplicité et au plus court.

J’ai eu l’immense honneur d’être contactée par Baci, qui en tant que rédactrice en chef de Voldemag cette semaine, m’a proposé de publier un billet de mon choix.
Voldemag, c’est quand même un peu le webzine que j’admire, dans lequel je trouve des plumes époustouflantes, et que je lis en me sentant vraiment toute, toute petite. J’ai donc accepté avec une sacrée pression, en me disant que pour le coup j’allais devoir assurer un max. Mais une opportunité pareille, ça ne se refuse pas.

Et puis la grâce de la sainte plume m’a touchée, ou alors j’ai juste réussi à mettre des mots sur un sujet que je traînais dans ma caboche depuis un petit moment, et ça a donné ça.

Il faut savoir aussi que pour trouver l’inspiration, j’ai passé à peu près tout le week-end à feuilleter virtuellement les albums photos familiaux que mes parents m’avaient généreusement scannés il y a quelques années. Et que je me suis envoyé quelques shoots de nostalgie pas forcément bons pour le moral, mais dans lesquels je cherchais un ou deux clichés de Tunisie et d’Italie sur lesquels je n’avais pas ma propre bobine ou celle de Super Frérot (qui, au passage, était éhontément blond, mignon, souriant et craquant) au premier plan.
J’en ai trouvé. Mais ce sont des photos papier, âgées, usées et scannées. Qui ont donc passablement perdu de leur qualité et de leur grain. Baci en a proposé de bien plus jolies et sympas à la place, et je l’en remercie.

Alors voilà. Je suis heureuse du résultat, je l’avoue, et heureuse d’avoir vécu cette aventure. Et je vous incite tous à aller faire un tour sur ce webzine, et pas que parce que j’y apparais. Juste parce que c’est un régale.

tunisie.jpg

7808terranera-1.jpg

Tunisie et les Abruzzes. Il y a ohlala au moins…
Voui, comme je suis une fille partageuse, je vous les offre quand même. Histoire que vous fassiez la comparaison aussi!

Intermède

Les bonnes résolutions, ce n’est vraiment pas mon truc.
Je suis partie une bonne semaine, en me disant que je m’octroierais chaque jour une petite fenêtre d’écriture, pas forcément directement sur mon blog, histoire de continuer mes 365. J’avais consciencieusement embarqué dans mon sac à main le petit carnet et les intitulés. Je les ai promenés aux 3 destinations, sous le soleil, la neige et la pluie, par -8 et +5, dans 2 pays différents, et je n’ai rien ouvert. Et je n’ai pas écrit une ligne.
Je vais donc zapper ces quelques journées, et recommencer à aujourd’hui. Avec un point d’interrogation sur la fin de la semaine, où je ne serai à nouveau plus à la maison. Mais le rythme devrait être moins effréné, ce serait bien de finir l’année en respectant un minimum d’engagement, non?

Sinon, eh bien…Quelques repas (la majorité!) ultra caloriques, 6 kilos de plus (au moins, j’ai boudé ma balance de référence que je ne croise que 2 ou 3 fois par an), des réunions et des centaines de kilomètres plus tard, nous rentrons d’un marathon familial et amical. C’est l’inconvénient de vivre à peu près à l’autre bout de là où habitent nos proches: pour les fêtes, ça complique quelque peu l’organisation et la logistique.
Certes, on pourrait jouer aux gentils sauvages et envoyer tout le monde balader, mais ce n’est pas franchement notre style. Et on avait épuisé l’année dernière la carte “venez à nous, on ne bouge pas”. On pourra peut-être repasser par cette case l’année prochaine, qui sait, je pense que c’est ponctuellement renouvelable.

C’était chouette, mais épuisant. Et me revoilà à mon bureau, morose et contemplant l’écran avec plus d’intérêt à remettre à jour ma bloglist et la centaine de billets en attente de lecture que pour les rares mails pros et les quelques vagues tâches professionnelles qui m’attendent. Nous flottons dans un no man’s land juridiquement improbable et inconnu en ce qui concerne notre statut et notre devenir, qui ne sera finalement statué qu’en début 2011, joyeuse année. Autant dire que l’once de motivation qui pouvait encore briller en nous s’étouffe sous le manque de travail et les interrogations qui ponctuent de longues, très longues journées silencieuses. Nous devons être l’une des rares entreprises qui n’a pas fermé ses portes en cette trève hivernale, et je contemple avec dépit le soleil resplendissant derrière les fenêtres. Au moins je suis au chaud, mais c’est une bien maigre consolation.

J’ai passé mon premier Noël blanc (vraiment vraiment très blanc) depuis de très longues années, je me suis réchauffée et régalée de tous ceux qui nous ont entourés, je n’attends que le week-end prolongé à venir, et je reprends timidement l’antenne…Dites, vous me tiendrez compagnie pour essayer de faire passer le temps plus vite?

15 et 16 Novembre

15 Novembre: dans le rôle principal, il y a….

Il y a 11 ans, ou peut-être même 12 en fait, mais quelle importance? J’ai croisé une fille incroyable sur la toile, comme ça totalement par hasard ou par des chemins que seul le destin peut s’amuser à nous faire prendre! Avec laquelle nous avons commencé à parler, parler….sans plus jamais s’arrêter. En 12 ans, je ne pourrai jamais compter le nombre de mots écrits, oraux, de coups de fil, de mails, de messages msn, de textos (un peu) qu’on a pu s’échanger.

Aujourd’hui, 12 ans après, c’est son anniversaire. Et comme bien souvent, je me demande comment serait ma vie sans sa présence. Et comme à chaque fois que je me pose la question, je me dis que ce serait tout bonnement impossible. Que nous devions nous croiser, nous rencontrer, et cheminer ensemble. Et réaliser tous ces projets que nous avons toutes les 2, qui se sont invités au milieu de nous, que nous nourrissons de nos rêves, de nos échanges, de notre enthousiasme, de nos questions.
Vous savez, il y a dans votre vie des étapes inévitables. Quand vous vous retournez, lorsque vous regardez dans le rétroviseur, vous voyez tout ce que vous auriez pu changer, éviter. Et puis il y a ces repères solides et incontournables. Les balises autour desquelles nous slalomons.

Je sais l’immense chance d’avoir une personne pareille dans ma vie. Je suis riche de sa présence, de la présence des siens, et de l’équilibre que je parviens à construire au quotidien, grâce à eux et à mon compagnon. Et je souhaite du fond du coeur le même bonheur à tous ceux qui m’entourent.

Alors oui, aujourd’hui puisque c’est son anniversaire, c’était l’occasion d’un petit clin d’oeil. Elle le mérite bien, elle qui m’a accompagnée dans mes hauts et mes bas depuis si longtemps…D’ailleurs lorsque je l’ai rencontrée, je n’habitais même pas le même pays qu’elle. Aujourd’hui, nous sommes voisines de quelques kilomètres.
J’ai de fort nombreux personnages principaux dans ma vie. Elle est l’un d’eux. Et en plus, elle a le même prénom que moi, c’est pas un vrai clin d’oeil de la vie, ça?
Bon anniversaire!

16 Novembre: comme un fil d’Ariane…

Ariane était plutôt une chouette fille, pas trop bête. Et lorsqu’elle a trouvé un type suffisamment courageux pour aller chatouiller le Minotaure, elle lui a tressé un fil, pour qu’il ne s’égare pas dans le dédale, et revienne sain et sauf une fois le combat achevé. Elle n’avait donc pas franchement de doute sur la valeur du guerrier et sa capacité à descendre une affreuse bête, mais un peu plus sur son sens de l’orientation. Comme quoi finalement, l’idée surfaite que chaque homme naît avec un gps intégré semblait déjà très contestée dans l’Antiquité!

Je n’étais pas franchement partie pour vous faire un cours de mythologie, d’ailleurs j’ai beaucoup perdu de ces connaissances-là, à mon grand regret et ça me confirme qu’il faut sérieusement que je m’y replonge pour me remettre à jour. Je ne résiste néanmoins jamais à l’envie de rappeler que les fameux conteurs comme Grimm ou Perrault, que je ne porte d’ailleurs pas vraiment dans mon coeur (allez savoir, peut-être qu’au cours de ces 365 j’aurai un jour le temps de l’expliquer, mais surtout que je trouverai pourquoi c’est le cas, ça reste un mystère) n’étaient pas franchement originaux. L’un d’eux a repris l’histoire d’Ariane, sauf qu’il a mis un petit gamin à la place d’une belle jeune femme, des cailloux à la place d’un joli fil, et un loup (quelle surprise!) à la place d’un minotaure. Désespérant.

Alors qu’est-ce qui, dans mes journées, m’empêche de me perdre dans mon labyrinthe personnel?
-La perspective d’une douce soirée avec mon homme, à laquelle je pense dès le matin (on trouve les raisons qu’on peut pour se lever, et celle-ci en est une de taille pour moi, il me faut du lourd ces temps-ci)
-Les échanges avec mes amis, avec des personnes lointaines ou plus proches, autant de petites touches qui me rappellent que dehors, au-delà de mon écran, mon agence où tout vacille, il y a la vie, la vraie, et qu’elle est belle
-Une belle lumière alors que s’annonçait une journée pourrie. Des restes de couleurs automnales, une luminosité particulière à la saison
-Des rires et plaisanteries avec les collègues, les jours où la situation est de toute façon trop désespérée, donc autant en rigoler
-Les projets, proches et de fin d’année, le week-end qui se rapproche
-La construction progressive d’un autre avenir

Voui, j’ai plusieurs pelotes que je déroule. Parce que moi, il faut le dire, je suis nulle en sens de l’orientation. J’utilise donc un maximum de cartouches, et j’attends de voir ce que ça donne. Y’a des soirs où le résultat est plutôt satisfaisant, d’autres où ça l’est moins. C’est une question de solidité des fils….

Une personne insignifiante, vraiment?

Toute la journée, j’ai tourné et retourné dans ma tête ce que le mot “insignifiant” pouvait signifier (tiens, justement…) pour moi. Et je peine à le définir. C’est un terme que j’utilise finalement assez peu. J’ai l’habitude de penser que rien de ce que je vis ou de ceux que je croise n’est un hasard, et que tout a un sens. Qui peut être compris sur le moment, ou plus tard.
Dès lors, il n’y a pas grand chose, ni grand monde d’insignifiant.
Et puis je trouve ce terme plutôt rabaissant. Désagréable. Je n’aimerais pas me savoir insignifiante aux yeux d’autrui, tout comme je n’aime pas penser à quelqu’un de cette façon. Chacun, à sa façon, me fait réagir. Positivement ou négativement.

Prendre du recul, c’est ce qui me manque. Surtout en période de longues et fortes tensions. Ce que je traverse au travail actuellement par exemple. Il faudrait que je crée de la distance, et que je considère certains comme insignifiants. Ca m’aiderait, ou pas. Ce n’est pas dans mon caractère plein et entier.

Et finalement, en écrivant et en laissant mes pensées aller….ce qui me révolte le plus actuellement, c’est que moi, je dois être insignifiante aux yeux de ceux qui nous dirigent. Je ne suis qu’une ligne sur un tableau, un nom sur un papier. Et je ne m’y fais pas. Pour les raisons citées plus haut, je ne peux pas m’y résoudre.

Et c’est épuisant!

village.jpg

Alors en effet, je n’ai pas été claire sur l’exercice que je tente d’appliquer depuis cette semaine: cela s’appelle “366 réels à prise rapide”, et propose donc  des débuts de phrases qui sont autant de thèmes quotidiens (que je reprends donc en titre, je n’ai même plus besoin de me fouler pour ça, c’est le pied!), sur lesquels rebondir et écrire sans trop réfléchir. Bien sûr, chacun l’adapte à sa manière, je l’ai découvert grâce à Lyjazz qui l’a suivi pendant une année avec une fidélité et persévérance (oui encore!) que j’admire.
Impossible néanmoins de vous offrir un lien plus clair et plus explicatif, j’ai cherché sur la grande toile, mais je ne remets pas le doigt dessus, Lyjazz si tu as un site ou une référence en mémoire, n’hésite pas!
En ce qui me concerne, le concept me séduit parce qu’il me permet d’écrire sans avoir à réfléchir à un sujet (souvent ce qui me coince le plus est le fameux “angle d’attaque” bien connu), mais j’ignore si je tiendrai le rythme d’un billet par jour. Et comment je m’y adapterai. On va considérer que je suis en période d’essai, et advienne que pourra…

Hommes et femmes…

Hommes et femmes, masculin et féminin. Je prends conscience ces temps que c’est ce que nous portons tous en nous, cette part d’homme et de femme, et que l’équilibre est de les faire cohabiter.
C’est le chemin que j’entreprends, avec quelques difficultés, moi le garçon manqué, moi qui n’ai jamais réussi à laisser s’exprimer la jeune fille en moi, c’est un long apprentissage, où je découvre que si je laisse parler le masculin au premier abord, je ne me mets pas non plus en danger ni en position de faiblesse en laissant ma part féminine s’exprimer. Ce n’est pas un choix que j’ai à faire, mais bien une réunion, aussi difficile puisse-t-elle me sembler parfois.

Hommes et femmes, c’est aussi l’éternel débat du féminisme, dans lequel j’ai baigné petite, pas de façon radicale ni extrême, mais qui m’a sans doute sensibilisée au combat des femmes des années 70, à ce que nous avons reçu de nos mères, mais aussi aux excès inévitables dans toute recherche de liberté.

Hommes et femmes, enfin, comme un clin d’oeil à nos professions, mon compagnon qui s’apprête à rentrer dans un monde quasi exclusivement féminin, et moi qui suis entourée d’hommes à mon poste. Et je crois que j’aime ce décalage et ce qu’il nous présente, comme ces petits points d’une autre couleur au milieu d’un grand tout, et la preuve qu’aucune porte n’est fermée, et que les mentalités évoluent lentement mais sûrement…
vagues.jpg

Et à l’image du ressac,  mon inspiration est allée et venue toute la journée, ce qui explique cette note si tardive. Mais il m’était difficile de rendre les armes au 2ème jour de défi, non?

Ca a l’air vieux mais….

…mais finalement, ce sera porté par une petite crevette de moins de 3 kilos qui a décidé de pointer son nez aujourd’hui.
Mon collègue est devenu papa pour la 4ème fois, d’un petit garçon au prénom ancien et fort improbable: F@ntin.

Ce n’est pas ma tasse de thé, mais ça m’amène à la réflexion finalement banale que de plus en plus, les prénoms anciens reviennent à la mode. Tout comme le style vestimentaire, un peu du style décoration aussi, et la grande passion des brocantes, refaire du neuf avec de l’ancien, redonner un coup de fraîcheur aux meubles décrépis.
J’adore le résultat bien souvent, tout autant que je suis incapable de voir un potentiel dans ce qui pourrait être chiné, et totalement incapable d’utiliser mes 2 petites mains pour donner une nouvelle vie à du vieux. Il fut un temps, je ne pouvais même pas me balader dans une brocante, tant ces objets alignés et qui semblaient poussiéreux me donnaient l’impression d’étouffer.
Aujourd’hui, je m’y promène avec bien plus de plaisir, je ris volontiers avec mon compagnon des choses improbables qu’on peut y trouver, mais je n’ai toujours pas franchi le cap d’acheter pour retaper. Peut-être qu’un jour, j’arriverai à voir ce qu’il faut faire sous la couche d’affreuse peinture orange, ou le bois tout craquelé. Peut-être qu’un jour, je trouverai la patience et l’envie à tout cela…

Ceci est une toute première (et un joli événement pour la fêter comme il se doit!), que je dois à Lyjazz qui, à force de persévérance et après les scans que j’ai été incapable de lire, m’a fait parvenir les copies des fameux “365 à prises réelles rapides” dont elle s’est inspirée pour ses si jolis billets pendant une année entière. Je ne promets pas d’être aussi assidue qu’elle, mais après tout, ça peut être amusant de retrouver un élan de cette manière, et puis je n’ai plus grand chose à perdre n’est-ce pas?

ariege-automne.jpg

Couleurs d’automne trop vite passées, vendredi je m’émerveillais de voir enfin tous les arbres en feu, nous avons pu en profiter comme il se doit ce week-end lors d’une grande balade, et aujourd’hui, voilà les branches nues, et le ciel plombé. Je regrette que cette année, notre été indien flamboyant n’ait été si éphémère….

Brève d’automne - hivernale

Il fait un joli petit 16 ou 17 dans les bureaux depuis ce matin. Le syndic n’a pas jugé bon nous remettre le chauffage plus tôt, parce que dit-il, “il y avait trop d’amplitude de température dans la journée jusqu’ici”. Je crois que je vais leur proposer de prendre notre place pendant une dizaine d’heures, pour qu’ils constatent eux-mêmes le résultat des “amplitudes de température” dans un rez de chaussée qui n’est pas ensoleillé.

Du coup, neurones encore plus engourdis que d’habitude. Je ne me cherche même plus d’excuse pour la désertion de ces lieux, mais sachez que je culpabilise malgré tout. Ca vous fait une belle jambe, je sais.

Je vous en avais déjà parlé, je travaille avec un ovni en la personne de mon collègue direct. Avec lequel je suis donc capable, comme ce matin, de discuter design d’aspirateur, et puis le pour et le contre de telle marque contre telle autre, parce que celle-ci roule mieux, et celle-là est bien plus silencieuse. Ce qui me fait halluciner pour 2 raisons: je ne suis pas du tout une spécialiste des aspirateurs, et je n’imaginais bêtement pas deviser sur les avantages et inconvénients d’un aspirateur avec un collègue masculin. Tout est donc possible, et je rassure ici mes lecteurs, le partage des tâches a bel et bien lieu chez moi, faisant que je ne suis pas la seule à passer l’aspirateur.

Cet ovni-là, je l’avais dit aussi, est un mélomane averti, et surtout exigent. Ne supportant donc pas n’importe quelle musique. Il a pris l’habitude, au travail, de ne pas imposer ses goûts musicaux un peu spéciaux et qui peuvent vite lasser, et m’a demandé ce qui me tentait.
Je ne suis moi-même pas trop trop difficile, du moment qu’on ne m’inflige pas des choses conceptuelles impossibles à écouter; je suis plutôt du genre à apprécier l’opportunité d’un fond muscial, et je ne cherche donc pas à influer les choix, je suis fatalement bien plus éclectique que mon collègue, qui ne supporterait sans doute pas très longtemps ce que je trouve personnellement fort joli. Et comme je serais vite lassée de ses critiques, je lui laisse donc les rennes.

C’est ainsi qu’après tâtonnements et debriefings entre nous, il a arrêté son choix sur FIP. On ne présente plus la station capable de nous passer du rap, enchaîné de façon magistrale sur un Lied de Schumann (il a écrit des Lied, lui, d’ailleurs?). FIP a ses bons jours, avec des programmations intéressantes et plutôt agréables, et d’autres (comme aujourd’hui, ce qui m’a donné l’inspiration de ce billet) où on a juste assez envie de mettre un bon vieux rock, histoire de se souvenir de ce que peut être une vraie mélodie! Et d’ailleurs, je ne me prive pas pour le faire remarquer, dans ce cas on switche sur du classique, ou un peu de jazz (le rock fait vite réagir notre Yaka présent, et en open space, ça ne s’écoute de toute façon jamais comme ça le devrait).
Non, je ne suis pas difficile.
N’empêche, FIP et la voix cotonneuse de ses présentatrices qui paraissent avoir fumé leur kilo d’herbe avant de prendre le micro, m’ont toujours laissée très mal à l’aise. Je n’adhère pas, je ne rentre pas dedans. J’ai du mal avec l’absence de cohérence, et même en musique d’ambiance de bureau, il y a des jours où ça me pèse plus que d’autres. C’est d’ailleurs la seule bonne raison que je vois dans le passage aux 4/5ème de mon cher collègue en Novembre: j’aurai 1 jour par semaine où je pourrai me mettre mes morceaux à moi, sans craindre ses critiques!
Et puis tout à l’heure, à moitié glaconnée et congelée, j’écoutais la programmation, j’entendais la voix, et j’ai peut-être été moi-même touchée par le kilo d’herbe qui transpirait des hauts parleurs, parce qu’un vieux souvenir est remonté à la surface comme une bulle de savon: celui de la salle d’attente de mon généraliste à Paris, dans laquelle j’ai passé des heures entières, parce qu’il était en retard (à ce stade, c’était bien plus que du retard…) sur son planing, et en fond musical, ces voix embrumées reconnaissables entre toutes! Et moi, qui me disais que réellement, tout était insupportable dans le paysage: la musique, la salle d’attente grise, triste et totalement impersonnelle, mon état fiévreux ou maladif….

Comment voulez-vous aimer une station, quand ça vous rappelle de tels souvenirs?

Et puis non, même pas de photos. Oui c’est pitoyable, je sais, j’ai honte…

Brève de l’été indien - comme un goût de chocolat dans l’air

Aujourd’hui, j’ai amené un gateau au chocolat au boulot (qui ne se réchauffe même pas au micro ondes, et qui plus est, que je n’ai même pas confectionné, honte à moi et merci mon cher et tendre d’avoir assuré et joué le parfait cuisinier unanimement salué).
Aujourd’hui, ça fait 2 ans pile poil que je suis dans cette boîte, ce qui en soit est un record personnel (et méritait un geste, ce n’était pas qu’un prétexte pour s’en mettre plein la panse). Non que je papillonne volontiers professionnellement, mais les circonstances de vie ont fait que j’ai dû bien souvent changer. Je crois qu’il n’y a que dans ma première entreprise que je suis restée aussi longtemps (et encore, il faudrait que je reprenne mon CV pour être sûre).

Aujourd’hui, malgré la présence dans les lieux de GrandDuconYaka, qui a osé me demander “en quel honneur” le gateau et à qui j’ai balancé une réponse dont, je l’avoue, je pourrais rougir (mais en fait j’en suis très fière), il régnait une ambiance bon enfant, rires et blagues qui fusaient. Ce n’était pas (que) à cause du chocolat du petit déjeûner. Peut-être l’été qui joue les prolongations, le déjeuner en terrasse, l’envie d’arrêter de se prendre la tête au moins une fois par semaine.

Aujourd’hui, alors que je suis plongée dans d’intenses réflexions sur ma réorientation professionnelle, mes envies de me tailler fissa de là où je suis et d’enfin m’envoler, prendre mon indépendance, oser, courir et foncer, je me dis qu’il me manquera peut-être une chose qu’il faudra que je recrée d’une façon ou d’une autre: cette ambiance d’équipe, ces partages de blagues vaseuses ou de réflexions un poil plus profondes (ou pas, mais peu importe), la bise qu’on fait le matin en arrivant, le coup de main qu’on se refile, les infos qu’on s’échange. Je ne suis pas une travailleuse solitaire, et j’ai intérêt à ne pas l’oublier, ça pourrait vite peser.

Aujourd’hui, il y avait un petit air de légèreté malgré une atmosphère toujours alourdie de questionnements….

pont-martels.jpg

Toute la symbolique d’un pont entre deux rivages….

Petits cailloux - comme un air automnal

-C’est le début de ma saison préférée. Je ne le répéterai jamais assez, surtout depuis que je vis dans cette région, j’ai l’impression d’être comme un poisson dans l’eau en automne! Il y a dans l’air ce je ne sais quoi, cette fraîcheur soudaine et matinale, et puis la lumière surtout, et cette pureté de l’atmosphère…

-Hier soir, soleil couchant rasant sur les coteaux, tout était si paisible. C’était un temps à faire des folies, un temps à prendre son baluchon, oublier toutes nos obligations, partir, marcher, et dire “on s’en fiche, hein, dis, on s’en fiche. On y va et advienne que pourra”. Un temps à grimper en selle de la moto, et suivre le soleil, le poursuivre pour l’empêcher de disparaître, et s’ennivrer des couleurs rose, feu, sang…

-Entendu ce matin à la radio qu’une nouvelle loi allait ôter leur indépendance aux médecins du travail (oui, pardonnez-moi de redevenir si terre à terre après l’envolée lyrique, c’est le propre de mes petits cailloux!) J’ai failli m’étouffer! Je ne sais pas vous, mais j’aimerais qu’on m’explique quel est l’intérêt des médecins du travail! Loin de moi l’idée de les mettre tous dans le même panier, et mes sincères excuses à ceux qui essayent désespérément de faire correctement leur boulot, mais franchement, je crois qu’on dépasse l’hypocrisie et la langue de bois quand on va les voir, et qu’ensuite on les entend s’exprimer, non? M’enfin bon, on n’est plus à une idiotie près…

-Je sais que c’est un état qui m’est propre à cette saison, mais je passe de l’enthousiasme au découragement à des vitesses vertigineuses. Et puis il y a aussi la situation actuelle, l’immobilisme où que je me trouve, qui viennent en collision avec mes envies, mes rêves, mes attentes. C’est dur d’être plantée à un carrefour et peiner à choisir une route. C’est de ma faute aussi, principalement, je suis toujours dans ce si difficile apprentissage de la patience.

-Les réveils sont durs, de plus en plus durs. Et atténués par le salon silencieux et encore plongé dans le noir, et le soleil qui d’un coup se lève droit en face de moi, alors que je suis assise devant la baie vitrée et que je sirote mon jus de fruit. Instants suspendus, et petits bonheurs qui donnent du courage pour les journées qui s’annoncent…

-Ah et puis au cas où vous vous poseriez la question, le micro-ondes marche du feu de dieu, c’est la révolution! PetitYakaGrandCrétin (merci Karine, long à écrire mais si juste!) a osé poser une question du bout des lèvres “d’où vient-il”, l’air de dire “vous n’auriez pas osé me faire ça dans le dos”, mais quand il en a appris la provenance, il a bien vite remis sa tête d’autruche tout au fond du trou. C’était assez jouissif, et j’ai réussi à lui répondre avec le plus grand sérieux. La victoire est d’autant plus savoureuse quand elle a un petit goût de revanche, j’ose le dire…

martels-bouddha.jpg

Un air de sérénité dans l’été qui décline….