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30.8.2010 par Flo.
La semaine dernière, nous avons été invités à manger chez la maman de Miss Blondinette.
L’organisation des vacances faisant que nous avions eu la demoiselle tout le mois de Juillet, nous l’avons pas vue du mois d’Août. Et ça fait un peu long, autant pour elle que pour son père. D’ordinaire, il s’arrange pour aller la voir dans la journée, de temps en temps, mais cette fois, la proposition est venue de la maman: rassemblement des 2 couples, de la petite soeur de Miss Blondinette, chez eux.
Passé le premier moment de surprise un peu décalée, j’ai passé une fort bonne soirée. Je n’ai pas eu besoin d’attendre cette opportunité pour savoir que tout se passait résolument bien, mais je continue à me dire que c’est une expérience assez peu commune, je crois. Qui fait d’ailleurs hausser le sourcil à certains autour de nous, lorsqu’on dit qu’on est allé manger “chez l’ex” de mon amoureux. Même si c’est avant tout pour Miss Blondinette que nous avons fait ce geste.
Je n’avais jamais réfléchi clairement au statut, difficultés, obligations d’une famille recomposée. Pas jusqu’à ce que je rencontre mon homme, et devienne de fait et assez rapidement “jolie maman” (copyright à qui de droit) d’une petite puce de 4 ans qui m’a adoptée en moins de temps qu’il ne m’a fallu pour prononcer son prénom (très court!)
Ce n’est pas un statut facile, et depuis 2 ans et demi, j’ai rattrapé mon retard en matière de réflexion sur la famille, la maternité, les responsabilités, le rôle à jouer. On fait de l’application pratique immédiate, ce qui comporte beaucopu d’adaptation, tous les parents savent de quoi il s’agit.
Si les choses ont coulé de source pour elle (enfin je crois), pour son père aussi (du moins il me semble), pour moi c’était moins évident. Et plusieurs fois, alors que je me sentais un peu désemparée, sans jamais rien de grave, je me disais qu’il faudrait que je trouve des conseils, des témoignages, par curiosité aussi. Pas envie qu’on me donne un mode d’emploi, mais juste savoir comment c’est ailleurs.
Et puis, je n’ai jamais franchi le pas. Parce qu’à chaque fois, un événement, ou une discussion, m’ont fait prendre conscience de la chance que j’avais. De la facilité avec laquelle tout se passait. De l’idéal d’une situation pourtant pas gagnée au départ, mais où chaque personne se comporte le plus intelligemment possible et garde à l’esprit un seul intérêt commun: Miss Blondinette. Alors ce serait bien mentir que de vous dire qu’il n’y a pas de tensions, pas d’accrochages avec la maman, mais je ne sais pas si nous sommes nombreuses, nous les “jolies maman” (idem pour les “beaux papa”) à se retrouver à profiter d’un repas agréable, tous réunis…
Rentrée sur les chapeaux de roue, qu’il me paraît loin déjà, mon lac….
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24.8.2010 par Flo.
Pendant cette semaine quasi volée au temps, j’ai emmené mon cher et tendre à la découverte d’une région qu’il ne connaissait pas vraiment.
On s’est concoctés un joli roadbook prétentieux, en se demandant à peu près à quelle étape la moto nous montrerait des signes de faiblesse. Dans mes prévisions personnelles, je n’ai pas été trop loin de la vérité.
On a fait un joli mélange d’étapes amicales, familiales, amoureuses. Des coins connus, d’autres moins.
J’ai remis mes pas dans ceux de la petite fille que j’étais; ou plutôt, la toute petite fille, la plus grande fille, la jeune adolescente.
J’ai fait découvrir à mon amoureux les lieux de mon enfance. Ceux qui ont accueilli mes premières baignades, mes émerveillements, mes souvenirs de vacances. Une région qui m’est si familière et qui a tant changé, malgré tout.
Pour la première fois, je la voyais au travers de ses yeux surpris et conquis. Et j’ai à nouveau pris conscience de la chance immense que j’ai eue.
Etrange sensation de familiarité et nouveauté mêlées…
Et puis un constat aussi, celui déjà posé ici il y a très peu de temps, et confirmé par ce simili pélerinage: il y a quelque chose qui me manque: j’aime la paix et la douceur du paysage méditerrannée, mais j’aspire à plus de puissance, plus de force, plus d’éléments déchaînés et incontrôlables. Je peine désormais à trouver du charme dans les doux valonnements saturés de villas qui rivalisent de colonnades et grandeur de piscine. J’ai mille fois béni notre facilité à nous faufiler dans les interminables files et bouchons à chaque sortie ou entrée de localité. Le moindre kilomètre parcouru là-bas se compte maintenant en demi-heure de trajet, et j’ai infiniment de compassion pour les locaux qui endurent cela à l’année.
Je ne suis pas dupe non plus. Ce n’est pas parce qu’on passe de la mer à l’océan que d’un coup, les touristes sont moins nombreux, et les paysages moins pris d’assaut. Mais j’ai assisté, un peu triste et nostalgique, à la disparition progressive des joyaux exceptionnels qui ont composé les images et les photos de mon enfance. Avalés par le béton, les voitures, les incendies, l’alignement des serviettes de plage, voiliers remplacés par des hors bords de plus en plus grands et bruyants.
Une fois encore, lucide, je me suis dit que ce que je voyais était bien aussi le reflet de mes changements intérieurs…
L’une des nombreuses pépites révélée au détour d’un sentier du littoral, lorsque lassés par la prise d’assaut de notre mètre carré de plage, nous avons cédé notre place aux convoiteurs, et sommes partis à la découverte de la côte.
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5.8.2010 par Flo.
*Il fait plutôt beau et chaud pour un mois d’octobre.
*J’ai déjà perdu tout le bronzage que j’avais péniblement acquis pendant mes vacances, pour faire taire les mauvaises langues qui disent qu’on ne part pas en Juillet dans le Nord (comprendre que pour eux, le Nord commence à 20 km plus haut de la ville où j’habite, donc la cause est désespérée d’avance).
*Je m’étonne de ne pas ressentir à ce point le manque de mer, moi qui suis une aquatique, un poisson, une plongeuse, une nageuse. Mais les quelques photos des plages surbondées sur lesquelles je tombe font de suite taire les vagues envies qui pourraient surgir. Et puis bon, je l’avoue, le programme d’une petite virée méditerranée, malgré tout et parce que les occasions qui se présentent pour la semaine de vacances de rab semblent nous pousser là-bas, me font penser que j’aurai malgré tout ma dose d’iode estival (en évitant les entassements humains, c’est sûr et certain)…
*J’aime ce mois d’août pas trop chaud (désolée pour tous ceux qui subissent le mauvais temps pendant leurs vacances): c’est le confort pour travailler, pas de voiture en surchauffe au retour, pas de nuits remplies de sueur…limite trop froides?
*Le bonheur du matin en semaine: partir alors que tout est silencieux, tellement silencieux qu’on s’imagine au milieu de la nuit. Arriver au boulot en 15 minutes au lieu des 40 habituelles. Rentrer le soir en 20 minutes.
*L’avantage de travailler pendant que tout le monde est en congé, c’est qu’on se sent quand même un peu en vacances, encore..Presque trop, la paresse me gagne au travail, je ne fais que le strict minimum, même pas.
*L’inconvénient de revenir quand tout le monde part, c’est que niveau blogosphère, c’est désert. Désespoir, et mes petites lectures quotidiennes, alors, je vais les piocher où? Je pars à la découverte, j’enrichis ma blogroll, mais bon, ça me manque quand même…
*Même à la radio c’est la misère. Alors découverte de nouvelles stations. Rentrer en écoutant de petits reportages; “quel est le plus beau jour de votre vie”? Consternée, j’entends ceux qui réfléchissent tellement longtemps, je leur trouve des excuses, c’est forcément parce qu’ils sont timides devant le micro, quand même, il y a tant de réponses qui me viennent à l’esprit, à commencer par celle-ci: toute journée est une succession de petits bonheurs, le plus beau jour de notre vie devrait être chaque nouvelle journée, non?
J’y travaille…
Hier matin, au moment où j’émerge et arrive dans le salon, temps suspendu, poudre d’or dans les feuilles face à la baie vitrée, juste le temps d’empoigner l’appareil, de figer cela tant bien que mal et regretter de ne pas avoir le rendu réel. Juste après, les nuages noirs et menaçants sont arrivés et nous ont couvert toute la journée…
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29.7.2010 par Flo.
Pour la première fois, peut-être parce que je grandis, et prends réellement pleinement mon indépendance (y a-t-il un âge pour se libérer de sa famille?), ou alors parce que ces vacances ont été particulièrement denses en trajets, lieux différents et organisations diverses, je comprends les choix qu’ont fait mes parents pour les vacances qu’ils ont passées avec nous.
Ces vacances qu’ils nous ont offertes, tout au long de notre enfance à mon frère et moi, et pendant lesquelles, comme bien des enfants, nous avons construit de si beaux souvenirs.
Ils n’avaient que peu de vacances. 1 semaine de moins légalement là d’où je viens qu’en France; déjà, ce n’est pas beaucoup. De par son enfance et ses besoins, mon père tenait également à être au bord de la Méditerranée.
C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés plusieurs années d’affilée en Italie ou Tunisie essentiellement, et dans ces fameux clubs à la marque au trident si bien connus pour leur formule ”tout compris”. 15 jours de pure détente, quelques visites dans la région (soit que nous la connaissions déjà, soit en nous y baladant après, ou pendant le séjour), mais surtout 15 jours où mes parents arrivaient avec leurs enfants sous le bras, déposaient et défaisaient les bagages le 1er jour, nous donnaient les instructions, et ne s’occupaient que du strict minimum jusqu’au moment de refaire les valises. Nous étions libres de nos mouvements, de nos décisions: activités avec ou sans eux, leur donner quelques indications de nos intentions, mais c’était tout.
De tout ce qu’ils nous ont offert à cette époque, je les remercie infiniment. Ces années m’ont permis d’expérimenter et découvrir des activités que je n’aurais jamais pu faire en d’autres lieux ou d’autres circonstances, ou que je n’aurais pas eu le courage d’entreprendre, ou pas eu les moyens de m’offrir: catamaran, planche à voile, plongée bouteille, trapèze volant, rollers sur obstacles pour les plus marquants, mais tant d’autres encore.
Aujourd’hui, ce n’est clairement plus ma conception des vacances. Je peine infiniment avec l’instinct grégaire humain, je n’arriverais pas à me cloîtrer au même endroit pendant 15 jours et surtout, je crois que je ne supporterais plus l’ambiance joyeux drilles version Bronzés des lieux. Et puis de façon plus concrète aussi, je n’aurais pas les moyens de m’offrir de telles vacances.
Par contre, je comprends très bien les préoccupations de mes parents. Ou plutôt: leur souhait d’absence de préoccupations. Toute l’année, travaillant tous les 2 et avec 2 enfants à gérer, comme bien des familles, c’était un peu l’enchaînement boulot-dodo, repas, intendance générale, courses, respecter les horaires, les devoirs à superviser, les activités du mercredi après-midi, le partage détente-obligations les week-ends.
Alors l’été, en Juillet, ils disaient stop. Pas envie de se prendre la tête sur le menu, ni savoir si les enfants mangent bien ou non, ni s’ils avaient leur quota de légumes ou fruits. On voulait des pâtes et des frites à tous les repas? Bien, avec une ou deux remarques parce qu’on mangeait quand même tous ensemble, il n’y avait pas d’autres représailles, on jouait à ça les 3 premiers jours puis on se lassait de nous-mêmes. Pas de sieste? Qu’à cela ne tienne, la consigne à respecter était “pas de plage aux heures les plus chaudes, restez à l’ombre, si vous voulez vous épuiser en pleine heure caniculaire, c’est votre affaire”. Et ainsi de suite.
Cette année, j’ai senti peser le poids de l’intendance sur nos vacances. J’ai presque honte de l’avouer, car pendant une semaine quasi entière, chez mes parents, je n’ai clairement pas été celle qui a choisi les repas, ni fait de suggestions. Mais j’ai eu à coeur d’aider ma mère à la cuisine, de participer au maximum, et d’alléger le triplement des obligations (acceptées avec bonheur de leur part bien sûr, ils étaient si heureux de nous voir tous les 3) qui pesaient sur leurs épaules.
Et le reste du temps, mon fichu caractère et mon souhait permanent de faire “au mieux” au point de parfois (souvent) d’en faire bien trop, faisait que j’essayais de planifier au maximum pour contenter à la fois les envies, mais aussi un certain équilibre alimentaire et financier.
Tout ceci fait partie de mon apprentissage accéléré de belle-mère (je lance un appel général pour remplacer cette affreuse et terrible expression que je n’assume pas du tout et trouve détestable), de mon apprentissage à moi aussi: prendre de la distance, accepter les failles, et surtout privilégier la détente parce que ce n’est quand même pas super efficace d’être en vacances et d’avoir les mêmes rythmes et contrariétés que pendant le reste de l’année.
Alors oui, aujourd’hui je comprends ces raisons-là dans les choix de mes parents. Je comprends enfin leurs explications: “on veut juste 2 semaines où on peut ne penser qu’à nous. Et partager avec vous plein de belles choses, mais rompre le quotidien, et la frénésie du programme hebdomadaire”.
Moi, j’aimerais m’attacher à cette rupture tout au long de l’année, déjà. Mais j’aimerais aussi savoir combiner de belles vacances en vadrouille, et faire la tambouille sans prise de tête et sans planifier…
On fait un bilan en 2011?
De branche en branche, avec une aisance qui nous a époustouflée, elle s’est déplacée en apprivoisant mousquetons et poulie. Elle n’attend que d’y retourner et faire le parcours “des grands”….
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28.6.2010 par Flo.
*Il y a d’abord l’arrivée dans les pins. Pas une forêt entière, moins qu’un peu plus haut sur la côte, mais ils sont là. Je soulève la visière de mon casque, je lève la tête, les narines grandes ouvertes, je hume, je m’emplis les poumons, et mon regard cherche. Elle ne doit pas être loin, quand je passe la langue sur les lèvres il y a comme un goût salé, non, ou alors c’est mon imagination, mas trop grande envie de déjà voir le ressac, entendre le bruit?
*Ensuite, c’est la découverte d’une ville. D’un tout petit hôtel où les plantes ont élu domicile, un jardin flamboyant, une décoration dont je ne voudrais sûrement pas dans mon salon, mais qui donne un charme si désuet à l’endroit. On se pose, on enlève les cuirs. Elle est où la mer?
Tout droit, au bout de l’avenue.
*Le vent qui nous prend d’un coup, alors qu’on débouche juste au début de la plage. On aurait calculé qu’on aurait moins bien réussi. C’est le coup dans le plexus, dans les yeux, dans les narines, dans les oreilles! Les 5 sens sollicités aussi brusquement, la poitrine qui s’élargit, ça y est, l’océan est devant nous, on se jette à sa rencontre, il vient à la nôtre.
*On n’est pas les seuls à y avoir pensé. Toute la côte est réunie sur quelques centimètre carrés d’une plage qui se fait manger progressivement par la marée montante. Moi qui ne supporte pas les foules, moi qui fuis tout regroupement de plus de 3 personnes, qu’à cela ne tienne. C’est trop tentant, ça fait si longtemps, et puis je m’étais jamais baignée dans l’océan. Je suis une fille de la Méditerranée, mes origines, mon histoire familiale m’ont toujours ramenées vers la mer intérieure. Aujourd’hui, je suis moi, et je ne suis plus entièrement la fille de mes parents, la fille de ma famille. Mes goûts changent, et j’ai comme la sensation que, sans renier mes origines, mon coeur va appartenir à une autre étendue d’eau, plus fougueuse, plus sauvage, plus indomptable, plus authentique…Qui me ressemble un peu plus, sans doute….
*L’eau est à 20°. J’y rentre sans m’en rendre compte, mais on ne rentre pas dans l’Atlantique, on s’y fait prendre. Les rouleaux nous promènent, je reste attentive, je ne le connais pas, on s’apprivoise. Et surtout, surtout, il y a tant de monde. Les vagues ne me font pas vraiment peur. Les autres, si. Je finis par sortir, trop angoissée de me retrouver à tournebouler sur quelqu’un, ou d’être heurtée. J’assisterai au spectacle, collée serrée au milieu des serviettes. Une femme bienveillante, qui a bien deviné qu’on n’était pas tout à fait habitués au ressac, nous a gentiment remonté nos paires de baskets et sacs qu’on avait laissé traîner un peu trop près des assauts furieux des vagues.
*Le soir, c’est la fête dans la ville d’à côté, homonyme du Saint fêté toute la semaine. On y débarque, innocents, sans s’y attendre, se bénissant une fois de plus d’être en 2 roues, pouvoir caser la moto sur un coin de place, et partir se balader sans s’inquiéter de se garer, ni des bouchons pour repartir. Un petit resto, une glace sur la plage, il fait frais et que c’est bon après la chaleur de l’après-midi, on est heureux d’avoir les cuirs sur le dos, et puis le coucher de soleil a une autre saveur, celle du caramel beurre salé de ma boule de glace, celle du sel de cet océan temporairement apaisé, qui se retire, loin plus loin encore, je ne suis pas habituée aux marées, aux changements de paysage, tout bouge, tout est en mouvement, tout est tellement plus naturel ici au bord de cette grande étendue….
*Le lendemain, on constate sur place l’ampleur des marées. Pieds nus, pas de baignade mais l’eau est toujours si douce. Comme la mousse des rochers sous la plante des pieds, chasse aux crabes, découverte des microcosmes dans les flaques d’eau, restées coincées dans les rochers. C’est un arc en ciel de quelques centimètres cube, le rose violacé des algues, le gris du rocher, le noir des oursins, et le ballet de tout petits poissons au milieu. Je regarde avec envie les surfeurs s’emparer des rouleaux plus loin dans l’eau, si j’avais le temps, si je pouvais, goûter à ces sensations-là….
*Ces 2 journées passées si vite, se sont envolées dans le vent, vers le large. Juste le temps de tomber amoureuse d’une atmosphère, et puis il est l’heure de repartir, reprendre la moto, se concocter un petit voyage retour avec une ou deux étapes alléchantes, se promettre de revenir, plus longtemps, pour s’arrêter visiter toutes les beautés que nous traversons.
L’arrivée à la maison, c’est un orage pris à 15 kilomètres de chez nous, qui nous rince en 2 minutes, une bécane amphibie dans un rond point, une coulée de boue et un fou rire, on ne pouvait pas terminer de manière plus magistrale, le ciel s’est vengé du sel que nous avions encore sur la peau et sur les habits, lorsqu’on s’est déshabillés, tout le sable récolté sur la plage est tombé des vêtements, dernières traces concrètes de notre escapade, avant que l’on puisse se rabattre sur les photos, et les souvenirs, et l’envie d’y retourner, déjà….
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22.6.2010 par Flo.
Hier, c’était mon dernier cours de papouilles de l’année. Ca faisait tout drôle, mine de rien, même si je n’ai pas forcément eu de coup de coeur pour ce groupe, il y avait quelque chose qui nous liait, et puis en 10 mois, à force d’apprendre des techniques ensemble, les tester, avoir tour à tour le rôle du cobaye ou de l’apprenti sorcier, ça crée des liens. Alors oui, hier soir au moment de se dire au revoir, il y avait un mélange de gêne et d’émotion, la promesse de se revoir et en même temps, la conscience que nous avions tous des chemins à suivre, qui auraient peut-être du mal à se croiser.
Hier soir, c’était aussi la fête de la musique. Et ça coïncidait pile avec le retour d’un temps plus paisible (je n’ose pas employer de terme qui pourrait porter malheur: soleil, chaleur…), et l’atmosphère s’en ressentait, au point qu’on se demandait, en arpentant les rues, ce qui était fêté.
Et puis après tout, qu’importe?
Nous avons fait un grand tour en ville, et j’ai aimé cette ambiance, moi qui crains pourtant la foule, le monde, qui me sens vite oppressée, j’ai aimé les sourires que j’ai croisés, les yeux qui brillaient, les chansons que j’ai entendues, le passage d’un univers musical à un autre en faisant juste quelques pas. Nous avons pris notre temps, crawlé dans la cohue, écouté, regardé, j’aurais voulu danser, comme ce couple qui m’a tant émue en accompagnant un rock sur un bout de trottoir, et qui semblait si harmonieux. Avec les casques et blouson en cuir ce n’était pas forcément idéal, et surtout il va nous falloir quelques cours pour arriver à une si jolie chorégraphie.
Hier, c’était une odeur, un goût de vacances, ça a permis de faire passer la pillule du lundi soir, accompagnée de celle des difficultés au boulot, hier j’ai laissé derrière moi une ambiance plombée pour de la légèreté, j’étais bien au chaud dans mon gros blouson, mais je rêvais de petites robes et de sandales. Hier, je me suis souvenue que dans 3 semaines je serai en vacances, et que l’été arrivait, sisi, n’en déplaise à monsieur Météo.
Fête de la musique, fête de l’été, fête tout court et coeurs légers…
Et sinon, restez en ligne, demain si tout va bien, je vous raconte comment j’ai fait revenir le soleil! Non je ne suis pas prétentieuse, je vous assure, il fallait au moins ça!!
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14.6.2010 par Flo.
Le Vendredi soir, globalement, c’est retour à peine plus tôt que d’habitude, quand je n’ai pas de rendez-vous médical ou d’autre obligation qui retarde d’autant mon arrivée. Je finis 30 minutes plus tôt, illusion de commencer le week-end plus vite, mais comme la plupart de mes concitoyens ont décidé, eux aussi, d’abréger leur semaine aux 35 heures lissées, je me retrouve dans des bouchons tout pareil, voire pires.
Le Vendredi soir, c’est un retour à la maison au ralenti. Un grand poids en moins sur la poitrine, le bonheur savouré à l’idée de cette soirée pas comme les autres, celle où je n’aurai pas besoin de programmer de réveil, de regarder la météo pour préparer les habits du lendemain, celle où j’imagine prendre plus de temps pour aller me coucher, celle où chaque seconde passée dans les bras de mon homme, ou à ses côtés, a une saveur encore plus douce et délicate.
Et pourtant, malgré ma volonté, mes envies, mes idées, c’est le soir où d’un coup la fatigue s’abat sur mes épaules. Où je vais me coucher quasi à la même heure que les 4 autres soirs de la semaine, parce que malgré moi, je décompresse, je suis dans ce sas entre la semaine et le week-end, je sens mes paupières s’alourdir, dans un phénomène inversement proportionnel à toutes les préoccupations professionnelles qui s’en vont. Je réussis parfaitement à laisser loin derrière moi le stress et les événéments qui ont jalonné les jours passés, mais mon esprit et mon corps en paient les conséquences, et même si je lutte, je finis toujours par abdiquer. Avec délectation et plaisir, mais cette soirée passe toujours trop vite, ce palier juste avant le week-end, celui où l’on a déjà un pied dedans mais pas tout à fait, ce seul moment où je peux me dire “j’ai 2 jours, 2 jours complets rien que pour moi, pour nous”, je n’en profite pas suffisamment…
Le Dimanche soir, c’est un autre goût, doux amer. Comme chaque instant passé ensemble, nous essayons de le rendre exceptionnel, mais ce moment-là, celui qui arrive trop vite (déjà dimanche matin, déjà dimanche midi, plus que l’après-midi, déjà la soirée…), celui qui est rythmé, une semaine sur 2, par le retour de Miss Blondinette chez sa mère, ou alors notre retour tardif (ou non) chez nous, passe à un autre rythme. C’est le soir où je dois à nouveau penser au lendemain matin (que vais-je mettre, ai-je de quoi me préparer ma gamelle, mon réveil est-il à l’heure?), où nous discutons brièvement, parfois, des choses à “penser” à “faire”, de la semaine à venir. Où nous rêvons peut-être aussi, déjà, du week-end suivant.
Dernier repas où je ne cesse de lui dire “fais-moi oublier que demain je vais travailler”, on se garde les meilleurs épisodes des séries pour ce soir-là, on débouche une bouteille de vin, on finit les restes de festin du week-end, ou alors, plus faim du tout d’avoir trop mangé, on déguste sur le pouce une feuille de salade et on essaye de réinventer les veilles de reprise. Je regarde ces 2 journées trop vite passées, je me demande ce que nous en avons fait et pourquoi je ne les ai pas plus encore savourées que cela n’a été fait, je regrette les matinées trop courtes d’avoir enfin pu dormir, mais je sais que nous en avions besoin, moi particulièrement.
Je vois l’heure tourner, je prolonge, ce n’est pas raisonnable de commencer la semaine en étant déjà fatiguée, mais qu’importe après tout, je le serai de toute façon, et puis c’est si bon, si bon…
Ces 2 soirées-là, c’est un peu comme un arc en ciel: beaucoup de beauté au milieu de quelques gouttes de pluie….
Et puisqu’il faut bien trouver quelques avantages au temps hivernal que nous traversons ces jours-ci, nous avons droit à un festival d’arc en ciel devant chez nous…Pourtant cette photo date déjà d’il y a quelques semaines!
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6.5.2010 par Flo.
Hier, j’ai reçu la première newsletter de Luc, qui s’interrogeait (et nous interrogeait en même temps) notamment sur le moral ambiant dans les entreprises, autres que petites pme familiales et solidaires.
Est-ce que la morosité ambiante est vraiment aussi répandue qu’il y paraît, est-ce qu’on n’a pas tendance à se laisser envahir par des images négatives et les filtres qu’on nous offre, au risque de noircir tout le tableau sans laisser de place à un minimum d’optimisme?
Je vais lui répondre, et puis j’en profite ici, non pas pour pleurnicher une énième fois sur mon sort, qui n’est pas plus déplorable que bien d’autres salariés à l’heure actuelle. Simplement parce que j’ai reçu ce matin, en écho à ces interrogations, une petite image qui m’a beaucoup faire rire et que je voulais vous offrir. Et comme un hasard n’en est jamais vraiment un, je me suis dit que c’était à point nommé, et que j’allais partager.
Je pense que tous ceux qui travaillent dans des sociétés de service sauront s’y retrouver. En l’occurrence, j’ai l’impression que le dessinateur (dont j’ignore tout, ce qui m’empêche d’indiquer les crédits) est venu faire une immersion de 24 heures dans nos locaux (il n’en faut pas plus pour saisir la panique et la désorganisation générales) avant de réaliser un compte rendu qui vaut mieux qu’un document de 100 pages.
Le jeu actuel, dans notre entreprise (et, je le crains, un peu partout), c’est celui de la patate chaude. On récolte inévitablement des ennuis, dûs à notre désorganisation, manque de motivation, manque de main d’oeuvre, et ensuite, la chaîne s’enclenche: le technicien refile le bébé au chargé de projet, qui le refile au commercial, qui évite que ça tombe dans les mains du directeur, mais quand ça lui arrive inévitablement dessus, ça redescend chaînon après chaînon, passe par le sous-traitant, revient sur les administratifs et fournisseurs, et recommence en cercles infinis. Ca se solde soit par une solution bancale qui tiendra le temps qu’on range le dossier, mais pas qu’il prenne la poussière, ou par la perte du client.
Voilà dans quoi je me débats (moi, et toute l’équipe, et tous les autres qui ont ma compassion la plus totale) depuis de nombreux mois. Autant en rire.
Alors oui, Luc, je pense que malheureusement tu as raison: le gouffre entre les valeurs humaines, les obligations financières, de rentabilité et de rendement, la perte de satisfaction de son propre rôle, est devenu tel que la morosité ne peut que se transformer en dépression profonde. Et si j’avais la solution pour sortir de ce genre de schéma, je serais probablement déjà ailleurs, et je n’aurais probablement pas le temps de bloguer.
Pour moi, ma propre réponse est trouvée, et clairement: je passe ici le temps qu’il faut pour renflouer les caisses, me former en parallèle, m’assurer au maximum de la solidité de mes idées, et dans un avenir que je souhaite pas trop lointain mais que je suis encore incapable d’évaluer (raison pour laquelle je ne parviens pas toujours à cultiver le détachement et l’humour que je souhaiterais avoir face aux multiples rebonds et problèmes professionnels), je partirai, le moins mal possible, pour enfin m’investir dans une tâche qui répond à mes valeurs, où je serai quasi seule juge ou presque. Je prendrai d’autres risques, j’aurai d’autres stress à surmonter, mais après un certain nombre d’années passées dans le salariat, je constate que ce n’est résolument pas fait pour moi.
Mais les autres? Je souhaite à chacun de trouver son chemin. Sa soupape de sécurité. Sa petite BD qui le fera sourire, son projet, qu’il soit professionnel ou personnel, afin de tenir. Sans se laisser dévorer. Ou alors, d’avoir suffisamment de force, d’énergie et de persuasion pour faire changer les choses.
J’ai envie d’y croire, parce que je suis optimiste. Si, je vous l’assure, par 4° et une pluie continue depuis maintenant 3 jours un 6 Mai, je suis optimiste. Folle et acharnée, mais tant pis!
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4.5.2010 par Flo.
Depuis samedi dernier, il pleut ici tout ce que le ciel a dû retenir depuis 2 mois ou plus.
Autant dire, beaucoup trop.
Depuis que je suis dans la région (pas si longtemps que ça en y réfléchissant), je n’avais jamais vu un mois d’Avril aussi sec (et chaud!). Et nous avions légitimement raison de nous inquiéter pour le mois de Mai.
Mois dans lequel, je tiens à le rappeler, j’ai 15 jours de vacances, bien sûr. Alors non, je n’avais pas précisément prévu de les passer au bord de la piscine en bikini, mais quand même, j’apprécierais d’éviter de me retrouver coincée chez moi, à devoir sortir avec des cuissardes et un ciré jaune. Ou une combi de plongée, au rythme où ça va, on n’en est pas loin.
Bref, je ne vais pas pleurnicher, certains peuvent encore plus s’inquiéter que moi, ayant d’autres projets très légèrement plus importants que mes toutes petites vacances (toi qui me lis, tu te reconnaîtras, et je m’autoriserai à en parler ici, si tu veux bien, quand j’aurai terminé mes devoirs que je n’ai pas oubliés de t’envoyer). Et puis on a encore quelques jours pour trouver les incantations histoire de faire partir les nuages, et revenir le soleil.
Oui parce qu’accessoirement, il neige à 600 mètres. Finalement, c’est peut-être à ski que je vais passer mes vacances, et cette fameuse 5ème chute de neige annoncée par les anciens et tant redoutée, elle pourrait bien nous arriver sur le coin de la tête comme ça, l’air de rien! Y’a pas intérêt, on a planté nos tomates cerises et le basilic, on est prêts et à fond pour les salades d’été, s’il fallait retomber dans les tartiflettes, ce serait le drame!
Ceci est un billet totalement inutile et écrit pour ne rien dire, si ce n’est pour me plaindre que le jour précis où il fait 4°C à l’extérieur et à midi (un 4 mai, si!!!!), le syndic des locaux du bureau a remis la clim plutôt que le chauffage, on se retrouve tous à trembloter devant nos pc, je suis obligée de soulever des dossiers et les classer pour me réchauffer, par là même me recoincer le dos et les cervicales (mais je serais prête à payer pour ne pas retourner chez cet ostéo, pourtant il a dû être efficace, je crois…avant que je ne soulève trop de poids), et comme je ne savais pas comment introduire ces photos printanières à tel point qu’on a l’impression qu’elles ont été prises l’été dernier (non…il y a à peine 10 jours, pincez-moi je rêve), je jette ici les pensées qui me traversent l’esprit.
Et purée, y’en a du barda dans ma tête hein?
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27.4.2010 par Flo.
En réponse à 2 commentaires du précédent billet qui m’ont, à juste titre, obligé à positiver:
*Humer l’air frais le matin en sortant, les senteurs printanières qui se ruent à mes narines, la quiétude avant l’éveil du monde alentours (pourtant je ne sors pas si tôt que cela), un peu comme en plein été, avant les grosses chaleurs
*Boire mon thé dans le canapé alors que mon cher et tendre est encore endormi. M’accorder 10 minutes, 15 au maximum où je bouquine après avoir déjeûné ou en grignotant (la faim me fuit le matin, ces temps), comme une pause avant le début de la journée, mais qu’il est dur de s’y arracher!
*Guetter les petites pouces plantées avec Miss Blondinette qui s’élèvent tranquillement, attendre les couleurs, espérer de belles fleurs et de jolis fraisiers, un bel avocat, encore un…
*Me faire surprendre par mon homme qui se lève un peu plus tôt, baisers volés avant de partir travailler, baume au coeur et sourire aux lèvres, un peu plus d’énergie
*Le fou-rire avec mes collègues à midi: c’est l’avantage de travailler avec des hommes, ça crie fort d’un coup, et puis ça se tasse aussi sec, je ne suis pas rancunière non plus, même si les rires d’aujourd’hui n’étaient pas avec celui qui m’a fait grincer les dents hier. Mais au moins, la communication est rétablie, c’est un premier pas
*La perspective d’une semaine au travail quasi sans Yaka. Il faut serrer les poings demain matin, un peu l’après-midi, et ensuite liberté totale. Ouf, mais que l’ambiance est différente en son absence!
*Les câlins de Miss Blondinette, la voir grandir, elle commence à déchiffrer les lettres, on sent qu’elle est sur le point de maîtriser la lecture, je guette, tout comme sa première dent qui bouge, elle la perdra sans doute chez sa maman mais que ça fera drôle de la voir avec ce premier petit trou qui annonce encore sa croissance…Lorsque je regarde des petites filles de 4 ans, je peine à me souvenir que je l’ai connue ainsi, alors que cela ne fait pas si longtemps
*Vendredi dernier, une fort belle soirée avec une future-mariée-resplendissante et les amies, même si j’étais un peu éteinte et fatiguée, c’était savoureux, pour le goût et pour le moral
*La douceur de vivre de cette ville, des campagnes. La douceur de vivre de mon homme.
Et l’idée que même lorsque le verre est à moitié vide, il se remplit bien vite, la preuve….
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