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17.2.2010 par Flo.
*Mon grand yaka n’a pas une once de fierté. Ca n’a l’air de rien comme ça, mais quand on y réfléchit un peu plus longuement, on réalise à quel point déjà c’est rare, mais surtout c’est handicapant.
Bien souvent, on réagit par excès de fierté, on se met dans des situations délicates parce qu’on ne fait pas assez preuve d’humilité. Mais ne pas en avoir?
Ne pas en avoir, c’est accepter de se contredire, de façon littérale et évidente devant ses collaborateurs. De dire blanc à 10H05, et noir à 10H30, aux mêmes personnes. Le tout, sans sourciller, en regardant droit dans les yeux, et en se demandant pourquoi les autres les font si gros, ces yeux.
Ne pas en avoir, c’est prendre un rendez-vous avec un client difficile, reposer le téléphone en fanfaronnant “je ne céderai pas d’un pouce, il n’y a pas moyen, ce type se fout de nous, il ne se rend pas compte de l’énormité de ce qu’il nous demande”.
C’est revenir du rendez-vous en disant “on va faire un avoir, on va écrire tel courrier et comprendre ce qui ne fonctionne pas”. Précision étant que le rendez-vous n’a pas du tout permis de clarifier une situation (ou révéler une erreur de notre part), mais simplement pour notre grand yaka de retourner sa veste, parce que la confrontation frontale n’est jamais à son avantage, puisqu’il se fiche de l’issue. Et au passage, donc, il désavoue publiquement un collègue, le ridiculise devant son propre client, le foule aux pieds des principes les plus élémentaires d’une relation commerciale.
Ne pas avoir de fierté, c’est laisser toute son équipe partir en vrille tant qu’il sauve sa peau, c’est accepter devant une assemblée entière d’être moqué, c’est ne pas réaliser qu’il est traité de façon méprisante alors que bon dieu, il est directeur d’agence.
Ceci n’étant qu’un exemple flagrant de nombreuses autres petites ou grandes actions qui surviennent quotidiennement. Et qui hurlent toutes ce même message: comment travailler avec quelqu’un, quand sa façon de faire, d’être, est aussi loin de nos propres fondamentaux, de nos essentiels? Et pire encore, quand en plus il est supposé être un responsable??
*Au-delà de ma petite personne, j’assiste, consternée, à l’esprit contestataire généralisé qui se manifeste dans une région que je ne peux pas prétendre bien connaître, mais dans laquelle j’ai habité pendant 4 ans.
Je parle de ce sujet d’actualité .
Que, là aussi, la provocation publique fasse partie de l’esprit de la région, que ce soit un moyen pour les habitants de faire passer un message qui soit en substance “fichez-nous la paix et mêlez-vous de vos oignons”, c’est déjà pour moi contestable (dans sa façon de faire), mais soit. Que cet homme ait fait de grandes choses pour Montpellier et la région, je ne le nierai pas, je les ai vues de mes yeux, appréciées pendant de longs mois, comprises brièvement au cours de mon passage là-bas.
Mais lui offrir une telle impunité, faire fi de telles déclarations, pousser la provocation jusqu’à laisser se représenter cet homme public supposément donc responsable de ses actes et ses dires, et qui plus est le plebisciter, non, je ne peux pas comprendre.
Je ne peux que déplorer l’image que la région offre aux regards extérieurs, mais aussi la généralisation que beaucoup doivent faire (et que je combats moi-même difficilement) en parlant de l’état d’esprit qui y règne. Non vraiment, si un montpellierain pur souche passe par ici, qu’il n’hésite pas à expliquer, à justifier, à m’offrir des arguments qui me permettraient de défendre une prise de position que je ne peux actuellement cautionner dans aucun cas de figure, malgré ma meilleure volonté. Et j’ai beau savoir qu’il ne faut pas se fier aux sondages, ces résultats doivent quand même vouloir dire quelque chose, non?
Et de ces 2 sujets, je ne préciserai pas lequel est une petite consternation, et l’autre la grande. Je ne saurais le trancher moi-même à vrai dire…
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28.1.2010 par Flo.
-J’avais écrit un long billet pour me plaindre, et je ne suis pas certaine de le publier, parce que malgré tout je me sens honteuse et que ce serait à nouveau voir le verre à moitié vide.
-N’empêche, j’ai quand même une dent certaine contre ma banque et celle de mon homme, qui sont en train de nous expliquer que les 2 petits jours dont on rêvait au ski, au soleil, dans la neige, loin de tout et juste pour se ressourcer, ça risque de devenir impossible. On ne demande pas la montagne, juste de pouvoir y aller, pourtant!!
-J’ai beau essayer d’être sage et obéissante, y’a des fois où j’ai très envie de me révolter. J’ai beau penser que je n’ai vraiment pas à me plaindre et que j’ai plein de belles opportunités, là c’est une goutte d’eau qui fait déborder le vase, un renoncement de trop en trop peu de temps. Ca passera, ou pas.
-Je vis depuis quelques séances des cours assez impressionants d’intensité. Sur un protocole qui, au départ, ne m’enthousiasmait pas plus que ça. Mais soit j’arrive à me sentir suffisamment à l’aise pour vraiment rentrer pleinement dans l’action, soit c’est ma fois une technique qui me convient bien. Envolées les appréhensions du premier cours, et même, en sortant de là, j’ai parfois un sentiment de frustration tant j’aimerais rentrer encore plus au coeur du sujet et ne pas m’arrêter qu’à l’aspect bien être.
-A ce sujet, j’ai justement servi de cobaye hier pour l’une des démonstrations. Ca ne m’arrive pas souvent, par choix personnel, mais hier, j’ai compris le bonheur de se faire masser par un professionnel qui a ce qu’on appelle une “vraie main”. Ca appuye juste là où il faut avec la bonne énergie, et précisément comme on l’espère. Je rêverais d’avoir son toucher, je rêverais d’avoir son instinct, je rêverais d’en savoir plus…
-Je suis contrariée, raison pour laquelle je n’arrive pas à rédiger un véritable billet du début à la fin. Ca fait partie des phrases récurrentes que je pourrais garder dans un coin pour les recoller régulièrement ici.
-Quoi qu’il arrive, ici ou ailleurs, chez nous ou à la montagne, la semaine de vacances avec mon amoureux sera merveilleuse, je le sais et j’en suis persuadée. J’ai encore une montagne de boulot à faire (à laquelle je ferais mieux de m’atteler plutôt que de blogger), et le vendredi risque d’être très long, mais que c’est bon de se dire “demain je suis en vacances”!
C’est tout pour aujourd’hui, et déjà bien suffisant!
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25.1.2010 par Flo.
-Lumière grise plombée, et léger rayon de soleil par-dessus. Ca donne quelque chose de magique, de poudré, ça s’en va comme ça arrive, impression de velours et de force. Je guette l’extérieur, je suis partout sauf devant mon travail, j’ai la tête qui vit sa vie.
-Légère appréhension du cours de ce soir. On franchit une étape majeure, nouveau protocole, et nouvelles techniques, pas des moindres. On est désormais un groupe suffisamment soudé pour passer outre les apparences, mais n’empêche, ce n’est pas évident. J’espère que passée cette première étape, je serai rassurée pour la suite.
-4 jours et demi avant les vacances. Un monde, un univers, des heures encore pendant lesquels le temps va s’allonger, s’étirer, tomber dans une faille, mais je tiens bon, j’essaye, j’insiste.
-Sentir mon collègue débordé, au bout du rouleau, le soulager le mieux possible (lui et tous les autres) sans y parvenir, tenter de blinder la carapace pour ne pas jouer à l’éponge, ne pas tout prendre sur moi.
-Chercher un hôtel, une chambre d’hôtes, un lieu cocon qui nous accueillera la semaine prochaine, au moins 1 nuit, probablement en montagne, où il y aura de la neige, du froid, mais un lieu où l’on peut respirer, enfin, complètement, à pleins poumons, et se sentir légers et heureux, tous les 2 ensemble
-Déguster ces petites phrases chaque matin, dans le livre offert, petit recueil de pensées si sages et comme des rappels aux essentiels, à ce à quoi il est important d’être attentifs. Autant de petites graines que je range dans un coin de mon esprit, qui germent ou non, qui me paraissent familières, mais pas suffisamment pour que je les applique systématiquement.
-La discussion qui a eu lieu avec mon cher et tendre au sujet de ces phrases, de cette philosophie de vie, 2 points de vue différents, mais pour en conclure qu’après tout qu’importe les moyens, le but est le même, et qu’une fois de plus, nous nous découvrons d’accord sur nos essentiels. Comment pourrions-nous faire autrement qu’être heureux ensemble?
Essayer de rester zen pour la semaine entière…
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22.1.2010 par Flo.
*Le corps, l’esprit qui se tendent dans l’impatience de se retrouver, chaque jour, chaque soir ou chaque matin
*Avoir hâte de raconter, partager
*Sentir la sérénité, quoi qu’il arrive, savoir que tout peut toujours se discuter, s’expliquer
*Etre comme un capitaine de voilier: tenir un cap à 2, et réajuster la voilure lorsque le vent change, délicatement et en accord
*Oublier qu’un jour, revenir chez soi était un poids et une douleur. Se sentir plume légère, tous les jours
*Regarder l’autre avant de s’endormir, ne pas croire à la chance que l’on peut avoir de vivre cela. Essayer de s’en persuader, s’en émerveiller
*Vivre des moments denses, et n’attendre que le week-end pour se retrouver, à 2, ensemble, enfin, longtemps
*Ne pas toujours se sentir à la hauteur de sa patience, sa confiance, et chercher les mots et la façon de le remercier
*Trouver les termes exacts de ce billet en s’endormant dans ses bras, se réveiller en les ayant oublié, avec frustration
*Se sentir libre et à la juste et bonne place. Etre soi-même, simplement, et permettre la même chose à l’autre. Souhaiter, de tout coeur, que chaque personne autour et plus loin puisse enfin vivre la même chose, sans savoir comment l’expliquer
Merci, mon Amour. Ces mots n’expriment pas le quart de la moitié de ce que je voudrais faire passer ou de ce que je pense, mais il me paraissait important de l’écrire, tout de même….
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11.1.2010 par Flo.
En réponse à Anne et Karmara dans les commentaires du dernier billet, mais aussi parce que c’était de toute façon programé:
OUI, il y a eu de la neige! Et pas qu’un peu! J’ai expérimenté le “voeu sur le blog”, qui semble se réaliser bien plus sûrement que le “voeu à une quelconque fée”. Ca a tellement bien fonctionné que je me demande si je ne vais pas l’expérimenter sur d’autres souhaits. Je prépare la liste, c’est le retour du Père Noël!
La météo s’est plantée d’une journée. Autant pour le principe de précaution appliqué dans toute la ville, au point de bloquer des collèges et des transports scolaires (au minimum), alors qu’il ne tombait pas un flocon! Dommage également pour ceux qui ont pris des journées de congé préventives, à rester derrière la vitre et contempler désespérément un ciel certes noir mais pas plus. Ils auraient peut-être mieux fait de garder leur journée aujourd’hui. Oui, je triomphe un peu, je ris jaune, c’est de bonne guerre, après tout.
En attendant, que c’était beau! Je suis redevenue une petite gamine, excitée comme une puce devant ses fenêtres! De la nuit de vendredi à la nuit de samedi, il a dû tomber entre 20 et 30 centimètres selon les endroits!
Il y avait cette ambiance si particulière, partout en ville, si caractéristique des chutes de neige. Une certaine inquiétude mêlée à de l’enthousiasme.
Nous n’avons pas été prévoyants, nous n’avions pas prévu les réserves de guerre, ce qui fait que malgré la situation, nous étions obligés de sortir samedi pour un minimum de ravitaillement.
Extirper la voiture de sa masse de neige, rouler précautionneusement jusqu’à la sortie du village, heureusement l’axe principal était déjà mieux dégagé.
Le centre commercial, un premier samedi des soldes, méritait une photo que nous n’avons pas prise! Je suis vraiment désolée pour les commerçants du coin, mais quel bonheur de se balader en entendant l’écho de nos pas résonner, en voyant les caissiers guetter le client, en comptant le nombre de boutiques fermées! Alors non, la pêche au minteur n’a de loin pas été couronnée de succès, le magasin à l’enseigne verte doit s’appuyer sur sa grande notoriété pour faire des soldes tellement risibles que c’en est une honte, mais on a savouré le reste: un caddie promené tranquillement dans les rayons, prendre le temps de faire son choix, passer tout droit à la caisse, retour à la maison sans encombre, cocooner le reste de la journée à regarder la neige tomber, se trouver si bien au chaud.
Dimanche et beau temps, envie d’escapade au centre ville, pour voir à quoi cela ressemblait, tâter l’ambiance, marcher dans le froid vif, se souvenir des sensations depuis trop longtemps oubliées, rêver de la montagne, savourer la neige. C’était beau, ça fondait vite, on a arpenté les petites rues, les plus grandes, tout le monde était dehors, il y avait toujours ce petit quelque chose de si particulier à une situation exceptionnelle.
Un marché découvert au détour d’une église, que je n’avais jamais pris le temps de faire.
Une église enfin ouverte, dans laquelle nous nous sommes engouffrés, si petite en façade, si grande de l’intérieur, un peu sombre néanmoins.
Un kebab en marchant, pour combler un petit creux.
Un capuccino dans l’un des hauts lieux de la place du Cap’, le temps de se réchauffer, de se reposer.
Une déambulation le long de la Garonne, encore bien blanche. Le gris de plomb de l’eau, qui fait ressortir les berges blanches, la buée de nos expirations.
Le délice d’un week-end qui s’étire et file trop vite, donne des airs de vacances, le bonheur de partager ça ensemble, et de s’imaginer une suite, sur les pentes montagneuses, ou qui sait, peut-être d’autres chutes de neige dans l’hiver, ici en plaine.
Ne pas penser au redoux annoncé, ne pas penser que tout va disparaître, savourer, glisser un regard par la fenêtre, le blanc éblouissant, inspirer, laisser les poumons piquer du froid, rester zen sur le verglas ce matin, et se dire que si c’est passé à l’aller, ça passera au retour, malgré les températures alaskiennes qui s’annoncent encore, si peu de temps…

Si classique, mais on ne s’en lasse pas…
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8.1.2010 par Flo.
-A partir de 2010, je l’ai décidé, ma série “en vrac” s’appellera “petits cailloux”. Je sais, il y a une forme de copyright sur ce terme, mais je trouve ça mignon, et bien plus poétique et proche de la réalité qu’un “en vrac” rude, qui sonne lourd et maladroit. J’aurais aussi pu appeler ça “miettes de pain” ou “poussières”, mais j’aime l’idée de ces petits cailloux, ronds ou biscornus, à l’image de mes listes à moi. Il y a des tout lisses et d’autres avec des angles, comme lorsque je suis heureuse, ou un peu plus contrariée.
-En parlant des vrais “petits cailloux”, je m’étais interrompue à mes 3 ans. Pourtant j’avais adoré le concept, et plus qu’admiré ceux qui avaient tenu bon. J’en reparlais l’autre soir à mon cher et tendre, en lui disant que j’avais probablement arrêté parce que ce n’était ni le temps ni l’opportunité pour moi de me retourner sur mon passé, à une période où toute mon énergie devait se concentrer sur l’avenir, sur la reconstruction, tendre vers l’avant et chasser les démons. Maintenant, aujourd’hui, je me dis qu’il serait bon que je reprenne. Pas forcément pour poster sur le wiki (d’ailleurs je crois que je ne pourrais même plus, n’étant plus identifiée), mais aussi parce que c’est un bel exercice, écrire selon notre mémoire subjective. Et puis c’est étrange et révélateur, quand même, de bloquer comme ça sur une année, de se rendre compte qu’on n’est pas capable d’en sortir quoi que ce soit. M’est avis que me concernant, il y en aurait bien d’autres, des années où je ne saurais pas quoi raconter…
-C’est vendredi, di, di, et j’ai la sensation que cette semaine a duré une année lumière. Ok, on a eu le grand Yaka sur le dos 4 jours sur les 5, de mauvais poil et particulièrement pénible. En 2010, il n’a pas pris la bonne résolution d’être plus intelligent et plus à l’écoute, ce serait un rêve. Et puis je n’avais pas eu de semaine de 5 jours depuis un petit moment. Ca fait snob de dire ça, d’autant que je ne roule pas sur les rtt, mais là, c’est sûr, il va falloir reprendre le rythme fissa.
-Conséquence de pas mal de stress cumulé, fatigue et cours de pétrissage peut-être un peu décalés, j’ai la moitié gauche totalement bloquée, de la nuque au milieu du dos, et je n’ai pas fermé l’oeil de la nuit (du moins, j’ai dû me réveiller toutes les heures plutôt), puisqu’à chaque changement de position, j’avais l’impression qu’on m’arrachait l’épaule. Oui, il faudrait que j’aille voir un ostéo, un kiné, un rebouteux, un n’importe quoi, mais pas le temps, et comme je n’ai pas de super bonne adresse, pas l’énergie de m’en trouver un. Ca passera, il faudra, et advienne que pourra.
-Je commence à être un poil jalouse, si! J’en ai marre que la météo nous annonce depuis 1 jour et demi le cataclysme neigeux, et qu’on ait 3 flocons qui se courent derrière sous un ciel de plomb et une température trop glaciale pour que ça tombe! (Si, ici, -3°, c’est glacial, n’en déplaise aux nordistes qui se farcissent un petit -18° et des batailles de neige!) Alors ok, je priais pour ne pas revivre la même galère sur la route qu’il y a 3 semaines, mais je pense que je prendrais assez mal l’idée que sa majesté la neige décide de précisément contourner la ville rose, juste pour me tirer la langue! Quand je vois les voitures ici arriver de 20 km à la ronde, repeintes en blanche, je me dis que bon dieu, il va bien falloir qu’on y passe, maintenant qu’on est en week-end, non?
-De frustration, tout à l’heure en sortant du resto, on a donc gratté les voitures, pour se faire une bataille de petites boules de neige! Ca réchauffe, ça fait du bien d’être des gamins! Je m’en suis prise une dans le cou, mais comme je suis un chouilla rancunière, j’ai poursuivi mon collègue, pas réussi à le rattraper (avec un blocage de dos, vous m’en direz tant!) et porté mon petit paquet de neige tout le chemin du retour. Oui, la grande flaque d’eau sur la moquette, dans son bureau, c’est ma vengeance! J’ai réussi, et 1 partout, je suis contente de moi! (non, même pas honte)
-Demain, mon homme et moi allons affronter l’enfer des soldes dans notre grande folie. A la recherche d’un moniteur 22 pouces, qu’on a repéré et qu’on espère en promo. Et comme j’ai des bons cadeaux dans un seul magasin, il n’y a pas possibilité d’esquiver, ou même de commander sur internet. Souhaitez-moi bonne chance, et déclenchez le plan Orsec si ce blog reste muet trop longtemps (quoique vu comme il est entretenu ces temps-ci, la différence ne serait pas si notable).
H-25 minutes avant l’impact week-end. Décompte en cours!
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6.1.2010 par Flo.
J’ai déjà dû le dire une ou deux fois ici, mon père et moi, ça a toujours été une forme de “je t’aime moi non plus”. J’ai toujours entendu parler du complexe d’Oedipe avec une forme d’interrogation, et j’ai beau chercher dans mes souvenirs, je n’en trouve aucun qui s’y réfère.
Il faut dire aussi que j’ai fortement contribué à contrarier ce papa qui m’adorait tant:
-Il voulait un garçon en aîné, et une fille en second, il a eu l’inverse.
-Il rêvait d’une petite fille blonde et d’un garçon brun, c’est le contraire qui s’est produit.
-Son rêve était d’avoir une petite poupée aux jolies boucles, souliers vernis et jupe plissée, j’ai cultivé avec passion et attention le look jeans, baskets gros pulls.
-Il aspirait à me transmettre ses inspirations artistiques, son goût du dessin et de la peinture, je suis devenue une intello à lunettes que tout le monde voulait voir prof (ouf, j’ai au moins esquivé cette étape, et viré les lunettes entre temps). La seule chose que je sache dessiner, c’est vaguement un palmier, et les fesses d’un éléphant (sisi!)
-Son côté un peu macho italien s’offusquait de mes revendications légèrement féministes et pas très patriotes.
-Il a passé sa vie à construire son nid, son cocon et a tout fait pour planter des racines dans un endroit paisible, souhaitant épargner à ses enfants le déracinement et les bouleversements qu’il a vécus dans sa jeunesse: j’ai plaqué tout ce beau monde et quitté mon pays. Il ne s’en remet toujours pas, et ne veut pas me croire quand je lui dis, à moitié en plaisantant, que je pourrais mettre un océan entre nous s’il le fallait. Pourtant, j’en serais capable.
-Il a espéré m’apprendre sa langue natale, j’ai catégoriquement refusé d’en prononcer le moindre mot. Et je lui ai longtemps caché que j’étais capable de suivre une conversation pas trop rapide. C’était idiot de ma part, aujourd’hui je le regrette, mais n’arrive toujours pas à me décider à m’y mettre sérieusement.
-Il souhaitait nous offrir sa religion et ses croyances, j’ai rapidement envoyé valser les préceptes catholiques (et les autres, également).
-Il cherche la sécurité, il veut se rassurer, je cultive la remise en question, les chamboulements.
-Il fera tout pour la stabilité, j’ai divorcé, et changé 4 fois de ville.
-Il ne sera resté tout au long de sa carrière que dans 1 seule entreprise, j’ai connu le chômage, et j’en suis à mon 5ème poste au moins.
Mais mon père, rendons-lui cela, c’est aussi l’homme qui m’a fait aimer le sport. Il m’a appris à apprécier l’effort, la dépense physique. Il m’a mise au tennis, j’ai été sage et j’y ai joué pendant 20 ans, avant tout pour lui faire plaisir. Oui, d’accord, c’est encore quelque chose que j’ai fini par plaquer. Il m’a initiée au ski, aussi, jusqu’à ce que ses peurs le rattrapent.
C’est lui qui nous a appris à avoir le sens de la famille. A respecter ce don, à se souvenir que c’est un bien précieux, un cocon indispensable. Sauf que nous y avons mis des limites bien plus tôt que lui. Je regrette qu’il ne puisse pas se pacifier avec ce sujet non plus.
Au-delà de ses incertitudes, et de ses angoisses qui le paralysent davantage chaque année, à mon grand désespoir, c’est un homme profondément humain, qui nous a appris à respecter les valeurs essentielles, la sincérité, à garder un peu (trop?) de naïveté, à ne pas juger trop vite.
En 33 ans, j’ai fait plus de déménagements que lui en 67. Son rêve et le regret de sa vie est de ne pas avoir été propriétaire, je ne ressens nullement cette nécessité et n’en ferai jamais le point d’orgue de ma vie.
L’année dernière (enfin en 2009, ça fait encore un peu étrange de la qualifier ainsi), il a donc découvert mon nouveau chez-moi. Celui dans lequel mon cher et tendre et moi-même avons emménagé, et que nous avons plus ou moins aménagé. Avec un budget restreint, des meubles rapportés des 2 bords, un ensemble pas trop incohérent, mais sans un enthousiasme de décoration et d’organisation, que nous n’avons pas non plus spontanément. Depuis que nous y vivons, nous avons régulièrement amélioré l’ensemble, mais sans gros investissements. Pour tout dire, les seules choses réellement communes que nous possédons, c’est un piano, et de la vaisselle.
Mon père est un bricoleur né. Dans sa maison à lui, il aurait voulu avoir un atelier, un hangar, une boîte à outils digne de ce nom, et nous bricoler n’importe quel meuble. C’est un fanatique du design, de la belle architecture, mais il a aussi cette volonté d’occuper ses mains, et de faire par lui-même. D’abord par souci d’économie, mais aussi par plaisir.
C’est encore une choses qu’il n’a pas réussi à me transmettre: je regarde une scie d’assez loin, pensant d’abord aux ravages qu’elle pourrait procurer sur mes petits doigts avant de réfléchir à comment l’utiliser. La perceuse, c’est un instrument qui fait du bruit. Je sais vaguement utiliser un marteau, mais je dois me concentrer.
Bref, à part pour monter les meubles suédois et décrypter les hiéroglyphes (à force de déménagements et après une année à vivre seule, j’ai quand même au moins maîtrisé ces concepts-là), je ne suis pas une bricoleuse, je n’ai pas non plus peur de demander de l’aide, j’estime qu’on ne peut pas être bon partout, et que ce n’est pas vraiment mon domaine.
Alors, quand mon père a fait, il y a 3 semaines, le tour de notre petit nid, et a ouvert la bouche, j’ai su que la conversation qui allait suivre n’allait pas forcément être plaisante.
Là où je voyais un appartement plutôt pas trop mal rangé (on y avait mis du coeur), avec beaucoup d’améliorations à faire certes, mais chaleureux et douillet, il y a vu “manque de rangements”, “place mal organisée”, classements illogiques.
Le problème avec mon père, et particulièrement lorsqu’il s’agit de moi, c’est que ce qu’il dit est bien souvent plein de bon sens. C’est quand même quelqu’un qui a vécu, qui a de la bouteille, qui a dû plus d’une fois faire appel au système D. Mais il ne sait pas communiquer. Il est maladroit, blessant.
Avec l’âge, moi aussi j’essaye d’apprendre, de me comporter en adulte. A ne pas être épidermique, à ne pas sur-réagir dès qu’il commence à critiquer. Je tente de lui faire comprendre que j’entends bien son point de vue, mais que je ne suis pas forcément d’accord.
Parfois ça passe, d’autres moins.
L’autre jour, donc, je lui ai dit “oui papa, je sais qu’il y a plein de bonnes choses à faire encore dans cet appartement. Laisse-nous le temps, et puis tu le sais bien, ce n’est pas notre priorité, ni lui ni moi ne sommes des passionnés de bricolage”.
Je n’ai pas eu la sensation d’avoir eu des mots piquants. Mais c’était un jour où nous ne parlions pas la même langue, et ses sous-titres à lui ont dû donner quelque chose comme “De toute façon occupe-toi de tes oignons, je ne veux pas de tes conseils à la noix, et puis je n’ai pas besoin de toi”. Le tout lié dans l’éternelle sauce du “ma fille est partie loin, ne veut pas qu’on l’aide et ne peut pas se débrouiller toute seule dans un pays étranger et sauvage”, et le faible lien ténu de la communication était rompu.
Il n’y a pas eu de cris, parce qu’on n’était pas seuls, et que je n’en avais pas envie. Alors j’ai pris sur moi, beaucoup, énormément. J’ai écouté, encaissé, mais ma fréquence était désormais brouillée. Tout ce qu’il me disait, je le prenais pour une critique: “à 33 ans tu n’es pas capable de scier une planche et rajouter une étagère à ton meuble”, “tu n’as définitivement pas le sens pratique et c’est à se demander ce que j’ai bien pu t’apprendre et te laisser comme héritage pendant ton enfance”, “j’ai eu beau te montrer l’exemple et t’expliquer, tu n’as vraiment rien compris”.
Il ne l’a pas dit comme ça, non. Je l’ai entendu ainsi, et j’en ai eu les larmes aux yeux. Je sais, avec le recul (sur le moment aussi, mais c’était plus dur), qu’il ne faisait qu’exprimer une forme de frustration de ne pas pouvoir m’offrir ce que n’importe quel père aurait probablement envie d’offrir à son enfant: mettre son expérience, son temps libre et sa bonne volonté au service du bien-être et de l’un peu plus superflu, le décharger de certaines corvées. Il habiterait près de chez moi (ou plutôt moi près de chez lui, inimaginable dans l’autre sens), il viendrait un jour ou 2, prendrait ses mesures, irait chez Casto acheter 3 planches, me ferait de belles étagères, me planterait les chevilles, et vaille que vaille, nous aurions un appartement de plus en plus fonctionnel.
Rien de tout ça n’est possible; et c’est comme si, à chaque remarque, il fallait que ce départ de mon pays natal me soit ramené, ressassé, reproché. Il sait que désormais je n’autorise plus la confrontation directe, alors il l’utilise les chemins détournés. Involontairement, je le sais aussi.
J’ai mûri, je crois, et je connais assez bien mon père pour comprendre maintenant toutes les ficelles qui l’animent, les expressions de ses peurs et de ses frustrations; je lui pardonne et je ne lui en veux vraiment pas. Mais à cette occasion, je suis aussi redevenue une toute petite fille qui, même si c’est bien caché et bien enfoui, avait les larmes aux yeux parce qu’elle a très clairement eu l’impression de décevoir son père. Je me suis tournée vers ma mère, et je lui ai dit: “mais il faudra toujours qu’il trouve quelque chose qui le décoive? Maintenant que j’ai un boulot stable, une belle relation de couple, pas de problèmes d’argent, que je suis heureuse, que je le dis, que ça se voit, il faut qu’il trouve encore des reproches à me faire?”
Et sinon: quelqu’un aurait peut-être une perceuse et une scie à me prêter? Et “Bricoler pour les Nuls”? Parce que mon caractère fait que, piquée au vif, je serais prête à faire de mon appart un gruyère (non mon homme, ne t’inquiète pas trop) histoire de prouver à mon père que je suis quand même capable de poser des planches et des chevilles….
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23.12.2009 par Flo.
-Tout aurait été prêt pour l’arrivée quelque peu anticipée de mon beau père: frigo rempli, ménage achevé jusqu’au bout, menus préparés, repassage exécuté, arbre décoré.
-Les voitures auraient relui, bien nettoyées. J’ai rattrapé le coup de justesse, mais seulement aujourd’hui à midi, à l’arrache! C’est la plus grande et la plus sale qui y est passée, mais ce n’est pas la mienne! Et en prime, vu qu’il va pleuvoir, le résultat ne va pas durer longtemps.
-On aurait reçu ce fichu recommandé après les fêtes! Joyeux Noël, mais au moins, on sait à quoi s’en tenir pour 2010!
-Mon cher et tendre n’aurait pas à subir l’enfer d’une grande surface aujourd’hui, et j’aurais pu aider aux courses.
-J’aurais eu le temps d’aller lui acheter son petit cadeau clin d’oeil.
-Je n’aurais pas eu besoin de retourner au magasin pour récupérer celui de mes parents: j’étais toute fière d’avoir tout bouclé la semaine dernière, mais il fallait bien entendu que le produit qui m’intéresse soit en rupture de stock!
-Ledit magasin aurait eu des employés un peu plus concernés par la cohue d’avant fête: et le vendeur qui a pris un soin tout particulier à dégripper son pied d’appareil photo devant tout le monde sans se préoccuper de la file qui s’agrandissait pour des renseignements, l’aurait fait ailleurs, ou plus tard! J’espère qu’au moins il l’a bien vendu, parce que moi, j’ai passé 25 minutes d’hallucination pure à le regarder pendant que j’attendais et que j’étouffais de chaleur.
-J’aurais eu le temps d’aller chercher les fruits confits traditionnels pour ma mère.
-J’aurais une tenue digne de ce nom à me mettre sur le dos le 24 et/ou le 25.
-Mon chef serait en vacances et non pas sur mon dos en permanence.
Mais dans la vie réelle:
-J’ai un homme qui assure comme un chef: appartement rangé et prêt à recevoir 10 personnes, courses quasi terminées, tables montées et positionnées, nouvelle vaisselle lavée et prête à être utilisée, merci à lui, s’il savait combien ça me touche!
-Le cadeau de mon frère, même fait en dernière minute, est une réussite: et le service (qui n’est même pas encore après-vente) dépasse toutes mes espérances! Du coup, ça me donne matière à lui écrire une carte bien particulière!
-La grève de métro est terminée (sisi, on se la joue Parisiens au rabais), les trains circulent, normalement tous les petits canards devraient être réunis en temps et en heure ce soir!
Le stress descend peu à peu, en espérant que ce soit pour de bon. Maintenant, j’ai juste envie d’oublier que je dois encore me lever et venir bosser demain, et j’aimerais pouvoir profiter d’avoir tout ce monde réuni autour de nous pour des fêtes que je peine encore à assimiler. Et profiter de ces moments, parce qu’on n’aura probablement pas la chance d’être très souvent aussi nombreux ensemble.
Je vous souhaite à tous un très doux, très joyeux Noël, illuminé par la présence de vos proches. Qu’il soit blanc ou non, qu’il soit dans le Nord ou le Sud, le 24 ou le 25, l’essentiel est de le savourer….
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16.12.2009 par Flo.
-J’ai beau faire des efforts, pas moyen. Mes neurones ont dû s’engourdir dans le froid et la fatigue, je délaisse le lieu avec une culpabilité grandissante. J’ouvre ces pages à peu près 3 ou 4 fois par jour, pour les refermer, désespérée. Rien à faire, ça ne vient pas.
-Cette fin d’année s’étire et s’accélère à la fois, c’est assez étrange ce mouvement contraire. Je peine à réaliser que dans une semaine ou presque, il y aura un sapin au milieu de mon salon, et 10 personnes autour. Et que ma cuisine sera transformée, à peu de chose près, en grande cantine.
-Il aura fallu une bonne dose de froid, une journée entière de neige qui n’a pas tenu pour que je me décide à changer des pneus quasi lisses (oui j’ai honte, et heureusement que mon père ne vient pas ici, sinon je me ferais gronder). Rendez-vous pris pour demain, c’est mon cadeau de Noël, 250€ et 4 pneus plus tard, je serai parée pour la tempête du siècle.
-Croyez-le ou pas, nous ne sommes pas franchement décidés pour le menu du 24. La pression moi? Si peu, si peu…
-J’ai appris à l’instant que mon collègue, celui qui s’est retrouvé avec un divorce et les dégats collatéraux qui l’accompagnent cette année, sera seul à Noël. Et là, gros dilemne: depuis toujours, mes parents nous ont montré l’exemple, je ne peux pas envisager de laisser une personne seule le 24 au soir. Moi qui fustige la société de consommation et les abus de ces fêtes, ce serait un moyen de rendre tout cela un peu plus humain.
Mais voilà, c’est quand même une réunion familiale, même si ce n’est pas un mauvais bougre, bien des choses m’exaspèrent en lui. Et puis je ne suis pas la seule à avoir mon avis à donner, d’autant que pour l’instant, je n’ai justement pas d’avis…
-Ce soir, dernier cours de formation avant la trève des confiseurs. Comme je le disais ce matin à mon cher et tendre, je préfèrerais être en vacances de boulot que de vacances de formation. La bonne nouvelle, c’est que puisque je paye pour cette formation, au moins je ne me suis pas plantée. La mauvaise, c’est que pour les vacances de boulot, ce n’est vraiment pas gagné.
-Grâce à mes yeux de cocker et un sens de la manipulation que j’ignorais avoir, j’ai réussi à arracher l’autorisation d’un départ du travail à 15H le 24. Je n’aurai pas mieux. C’est moins que ce que je souhaitais, mais toujours mieux que rien. Positivons!
-La guerre des nerfs a commencé au boulot. Nouveau logiciel, tout est en transition, plus rien ne marche. Les références sont fausses, on ne peut plus bouger, et de l’autre côté, la pression est toujours plus forte pour clôturer au mieux malgré la catastrophe. Bien entendu, la plupart des collègues sont en vacances vendredi. On se sent déjà seuls au monde, et ce n’est que le début.
-Au milieu de cette joyeuse pagaille ambiante, j’essaye de m’attacher à des petits détails. Le ciel le soir, que je regarde de mon lit avant de m’endormir. La chaleur de ses bras autour de moi. Le plaisir de rentrer à la maison. Le soulagement d’une douche brûlante. La beauté de la neige qui tombe, et ces bruits assourdis, comme si d’un coup, tout se mettait en pause. Le silence, dès que possible…
Franchement non, je n’ai rien de mieux à raconter….
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4.12.2009 par Flo.
Bon.
Lâchement taggé par Lili, me voilà à devoir vous révéler 7 secrets que vous n’êtes pas supposés savoir à mon sujet, et surtout être un tant soit peu originale, tant ce billet a tourné dans la blogosphère, au risque de se répéter. Et puis surtout, j’ai tellement l’impression de mettre tout de moi dans ces lieux, que ce que je ne dis pas, je ne suis pas forcément certaine de vouloir le révéler maintenant.
Mais en cherchant un peu, voici ce que ça peut donner:
1/ Maintenant que vous savez tout de mon pseudo, je peux vous apprendre que le surnom que me donne mon père est “cacahuète”. Oui, j’en parle toujours au présent, parce que mon père a beaucoup de mal à me voir autrement que comme une ravissante petite emmerdeuse fillette de 6 ans, et qu’il continue à l’utiliser. Et puis bon, je préfère toujours ça à “ma chérie”, “mon amour”, “ma petite fille”….C’est juste bien moins crédible!
2/ Depuis peu et comme Poufpouf, je suis de plus en plus claustrophobe. Mais pire, comme elle également, j’ai une sainte horreur des toilettes (turques en particulier, mais pas que). A tel point que je dois faire preuve de tout mon courage pour entrer dans des toilettes inconnues (de restaurants notamment). Il est hors de question pour moi de mettre un seul pied dans les toilettes publiques dans la rue. Et j’ai très longtemps été incapable d’aller dans cette grande chaîne d’hôtels hyper bon marchés (vous savez, en plastique rouge jaune et bleu), où toilettes et salle de bain se trouvent à l’étage, sont entièrement automatisées et naturellement sans fenêtre: il faut y fermer la porte à clé pour avoir la lumière, et après chaque passage, le local est automatiquement désinfecté. J’ai fait de belles crises de terreur là-bas!
3/ Adolescente, je crois que j’ai eu la pire acné qui puisse exister. Purulente et longue. Sauf que n’ayant aucune conscience de ma propre image, je m’en fichais comme de ma première chemise (moi qui ne portais que des t-shirts). Ma mère a dû faire appel à toute sa sournoiserie en m’emmenant de force chez mon médecin généraliste, et en jouant sur mon respect de l’autorité de l’adulte et de “celui qui sait”: j’ai eu droit à une belle morale, une explication en bonne et due forme des risques de marques à vie que je courais, et j’ai enfin accepté de me faire traiter. 5 ans à doses de cheval, mais je ne le remercierai jamais assez. Par contre, je ne suis pas certaine que je n’en veuille pas encore un petit peu à ma mère de m’avoir fait tomber dans ce traquenard!
4/ Lorsqu’il m’a demandé en mariage, j’ai entendu très clairement et très distinctement dans ma tête “non”. J’ai dit oui. La vie s’est chargée de me rappeler quelle bêtise j’avais faite à ne pas avoir écouté ma voix intérieure.
5/ Comme le mariage ne suffisait pas et toujours en raison de la même personne, j’ai pendant quelques années apprécié d’écouter ce chanteur. Sisi, j’ai honte (et si je ne mets pas son nom ici, c’est parce que je n’ai pas très envie qu’en faisant une recherche sur le net, un lien mène à ce blog). Par contre, ce que j’assume, c’est de toujours autant aimer celui-ci. Par périodes et de façon très irrégulière, mais il aura accompagné chaque phase, légère ou importante, de ma propre vie.
6/ Depuis maintenant 8 mois, je suis tatouée. Après de longues années d’hésitation, j’ai franchi le pas. Un motif assez gros, celui que je voulais, dans un endroit discret. Et je suis ravie.
7/ Je ne tiens pas l’alcool. D’ailleurs, je n’ai jamais pris de vraie cuite de ma vie, de celle dont on se réveille avec les cheveux qui poussent à l’intérieur et les cloches dans la tête! N’en déplaisent à une ou deux personnes qui ne pourront pas s’empêcher de narrer une anecdote qu’elles adorent, je m’arrête avant de perdre ma lucidité, c’est à dire très rapidement: au bout de 2 verres, je suis totalement pompette, et si je dépasse mon seuil de tolérance très bas, je m’endors, donc rien d’intéressant à tirer de moi. Bon, ok, si je dépasse 2 verres, il semble qu’automatiquement je considère que je me suis arrêtée à ce chiffre!
8/ et bonus track en forme de private joke: sachez-le officiellement, Fantômette, c’est moi! Et je suis tellement douée, que jamais personne ne m’a reconnue! Et puis je suis aussi Claude, du Club des Cinq, mais il m’a toujours manqué Dagobert, et maintenant j’ai les cheveux un peu plus longs…
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