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Archive de la catégorie Manie des listes

Brève d’été - retour!

Même les meilleures choses ont une fin, et ce matin, le chemin de retour vers le bureau avait un petit goût d’amertume.
Le mois dernier, j’avais dans le pare brise une semaine de congé qui allégeait la reprise, je pouvais à nouveau cocher les journées sur le calendrier avant de repartir, et pour des projets plus que délicieux.

Aujourd’hui, les prochaines dates ne sont même pas arrêtées. J’ai dans le rétroviseur de doux souvenirs, de merveilleux moments, près de 400 photos qu’il a fallu trier (c’est ça, un chéri fan de photos, il sort des pépites, mais il faut ouvrir toutes les huîtres pour tomber sur les perles), une bonne paire de courbatures dues à des kilométrages inavouables sur une moto brave et vaillante, et du mal à atterrir dans la canicule: physiquement et moralement, tout est encore là-bas, au bord de la mer.

Pour aujourd’hui, ce sera tout. On reprend en douceur, on ne va pas griller toutes les cartes le premier jour. Et puis je ne suis clairement pas la seule à être revenue, il y a beaucoup de retard de lecture à rattraper aussi.
Je vous concocte quelques petites photos, je lèche un peu les présentations, et je suis de retour dès que possible!

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Lumières changeantes, couleurs et bleu de la mer, vent dans les mâts, doux ronrons des moteurs; depuis notre retour, je me réveille la nuit et cherche l’odeur de l’embrun, le bruit des bateaux…

Petits cailloux - Temps suspendu

*Il fait plutôt beau et chaud pour un mois d’octobre.
*J’ai déjà perdu tout le bronzage que j’avais péniblement acquis pendant mes vacances, pour faire taire les mauvaises langues qui disent qu’on ne part pas en Juillet dans le Nord (comprendre que pour eux, le Nord commence à 20 km plus haut de la ville où j’habite, donc la cause est désespérée d’avance).
*Je m’étonne de ne pas ressentir à ce point le manque de mer, moi qui suis une aquatique, un poisson, une plongeuse, une nageuse. Mais les quelques photos des plages surbondées sur lesquelles je tombe font de suite taire les vagues envies qui pourraient surgir. Et puis bon, je l’avoue, le programme d’une petite virée méditerranée, malgré tout et parce que les occasions qui se présentent pour la semaine de vacances de rab semblent nous pousser là-bas, me font penser que j’aurai malgré tout ma dose d’iode estival (en évitant les entassements humains, c’est sûr et certain)…
*J’aime ce mois d’août pas trop chaud (désolée pour tous ceux qui subissent le mauvais temps pendant leurs vacances): c’est le confort pour travailler, pas de voiture en surchauffe au retour, pas de nuits remplies de sueur…limite trop froides?
*Le bonheur du matin en semaine: partir alors que tout est silencieux, tellement silencieux qu’on s’imagine au milieu de la nuit. Arriver au boulot en 15 minutes au lieu des 40 habituelles. Rentrer le soir en 20 minutes.
*L’avantage de travailler pendant que tout le monde est en congé, c’est qu’on se sent quand même un peu en vacances, encore..Presque trop, la paresse me gagne au travail, je ne fais que le strict minimum, même pas.
*L’inconvénient de revenir quand tout le monde part, c’est que niveau blogosphère, c’est désert. Désespoir, et mes petites lectures quotidiennes, alors, je vais les piocher où? Je pars à la découverte, j’enrichis ma blogroll, mais bon, ça me manque quand même…
*Même à la radio c’est la misère. Alors découverte de nouvelles stations. Rentrer en écoutant de petits reportages; “quel est le plus beau jour de votre vie”? Consternée, j’entends ceux qui réfléchissent tellement longtemps, je leur trouve des excuses, c’est forcément parce qu’ils sont timides devant le micro, quand même, il y a tant de réponses qui me viennent à l’esprit, à commencer par celle-ci: toute journée est une succession de petits bonheurs, le plus beau jour de notre vie devrait être chaque nouvelle journée, non?
J’y travaille…

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Hier matin, au moment où j’émerge et arrive dans le salon, temps suspendu, poudre d’or dans les feuilles face à la baie vitrée, juste le temps d’empoigner l’appareil, de figer cela tant bien que mal et regretter de ne pas avoir le rendu réel. Juste après, les nuages noirs et menaçants sont arrivés et nous ont couvert toute la journée…

Petits cailloux de retour

*Je ne me suis pas encore décidée à regarder sur g**gle map combien de kilomètres on a avalé en 15 jours. On a fait une forme de tour de France, version diagonale et redescente par un versant. C’était super chouette. Super fatiguant aussi.

*La canicule, ça va, on maîtrise merci. Il a fait des chaleurs de fous à peu près au moment où l’alerte était lancée précisément dans la région où on se trouvait. Sans vraiment de plan d’eau à disposition. On a fait avec les moyens du bord, on a survécu, mais c’était dur.

*Les moustiques aussi on maîtrise. Et moi, j’ai décidé de faire une petite réaction allergique par-dessus, version petits boutons tout rouges, dont un au milieu du nez, c’est ultra glamour, malgré le joli bronzage doré. Et je confirme, j’ai testé pour vous, les prises anti-moustiques, suivant les marques, ben ça ne marche pas du tout. Pas de bol, j’ai choisi la mauvaise marque cette année!

*Vacances famille, donc. D’avoir des parents disséminés un peu partout à l’extrême opposé de là où on habite, forcément ça remplit les congés. On ne se plaint pas, on trouve toujours un logement et un accueil chaleureux (et de bons petits plats, et on est comme des coqs en pâte). Par contre on peut vite se faire submerger par tout ce qu’il y a à faire, tous ceux qu’on voudrait voir, qu’on n’a pas le temps de voir, qu’on regrette de….C’est officiel, je milite pour avoir un rab de vacances pour famille éloignée. Histoire d’avoir aussi du temps juste nous 3.

*Retour avec des centaines de photos (à trier, classer, mettre en ligne, bouhouhou, soupir de nostalgie..), de beaux souvenirs, de merveilleux moments. De lieux qu’on découvre encore, des envies d’en faire plus, et la promesse toujours de revenir pour aller plus loin et plus haut

*Fin des vacances pour le chat aussi, qui en l’espace de 15 jours et grâce à de généreux et chaleureux hôtes, a retrouvé sa liberté de gambader dans les champs; ça me fend le coeur de l’enfermer à nouveau, mais j’espère que ce ne sera pas pour trop longtemps. Et puis honnêtement, ce chat n’est pas rancunier. Même après le traumatisme d’un trajet en voiture, même après une douche, il ronronnait dans mes bras…Ca ne m’en fait que plus culpabiliser!

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On redécouvre même les lieux de notre enfance trop souvent visités par d’autres yeux…C’est la magie du partage!

Petits cailloux caniculaires

Non je ne suis pas encore liquéfiée, mais finalement je pourrais ne pas en être loin, quand je vois la carte météo du jour

*Murphy a encore frappé: pour mon départ en vacances demain, mon grand Yaka me colle une réunion de 14H à 16H avec le grand grand Yaka. Sachant que les horaires ne sont jamais respectés, je crois que je peux oublier mon départ cheveux aux vents à 17H. Blasée je suis.

*Murphy frappe doublement. Depuis le début de la semaine, me voilà à moitié malade, suffisamment pour faire de la fièvre, moi qui n’en fais que tous les 30 février, mais pas assez pour me faire arrêter et me dire que faut pas déconner, je ne partirai pas en vacances épuisée. Raté, je partirai épuisée, mais je ne peux pas abuser. Sans dire que tout ce que j’avais programmé pour cette semaine est parti en vrille vu que je n’ai été qu’une loque ces derniers jours.

*Par contre, comme petit régime pré-vacances, y’a pas mieux. Bon, il aurait fallu quelques kilos de moins encore, mais c’est un bon début.

*Départ donc demain soir, heureusement pas d’horaire précis, parce que je n’ai pas commencé un seul sac, même pas dégainé le fer à repasser, pas fini les lessives (chériiiiiiii, si tu m’entends), qu’il faut emmener le chat qui flippe comme un malade (et malade il va être) dans sa caisse vers ses quartiers d’été, et j’imaginais dans ma grande illusion faire un peu de ménage, continue à rêver cocotte!

*Je n’aime pas dormir dans un lit vide. Je n’y arrive plus, ça me perturbe, pourtant je n’ai rien contre être seule un petit peu, tout à mon rythme, mais non, me coucher seule, ça ne va pas. Ca prouve que les contraintes de la vie de couple sont bien loin derrière le bonheur et les avantages, j’aime cette idée.

*Que j’aime ces petits matins encore frais. J’ai l’impression d’ouvrir tous les pores de ma peau pour les accueillir, de dilater mes poumons pour emmagasiner un maximum de fraîcheur avant que le thermomètre ne monte. Ils ont une saveur particulière, celle de la langueur des petits déjeûners en terrasse, celle des départs à l’aube et celle des siestes de mileu de journée. Bon, oui ok, ça sent les vacances quoi, et j’ignore pourquoi ça me rappelle à ce point mon enfance, ma ville, mon pays. Mais c’est bon.

*Il paraît que Miss Blondinette apprend nage de mieux en mieux, je me réjouis de constater ça. N’empêche, je ronchonne quelque peu, son père et elle ont pris quelques longueurs d’avance sur le bronzage estival, à moi de jouer le cachet d’aspirine à leur côté, je sens que ça pourrait me contrarier. 

*Pourquoi Inter choisissent-ils précisément la veille de mon départ pour ne plus afficher les podcasts des émissions que j’essaye de suivre? Et alors, je pars avec quoi dans les oreilles, moi? J’aimerais qu’on m’explique!

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Ce n’est pas du tout là qu’on va (dommage..) Et puis il y a les Tournesols, aussi, qui commencent à fleurir de partout et dont je rêverais de vous mettre une photo, mais là comme ça présentement, c’est un petit peu difficile….

Petits cailloux (plus légers et printaniers)

En réponse à 2 commentaires du précédent billet qui m’ont, à juste titre, obligé à positiver: 

*Humer l’air frais le matin en sortant, les senteurs printanières qui se ruent à mes narines, la quiétude avant l’éveil du monde alentours (pourtant je ne sors pas si tôt que cela), un peu comme en plein été, avant les grosses chaleurs

*Boire mon thé dans le canapé alors que mon cher et tendre est encore endormi. M’accorder 10 minutes, 15 au maximum où je bouquine après avoir déjeûné ou en grignotant (la faim me fuit le matin, ces temps), comme une pause avant le début de la journée, mais qu’il est dur de s’y arracher!

*Guetter les petites pouces plantées avec Miss Blondinette qui s’élèvent tranquillement, attendre les couleurs, espérer de belles fleurs et de jolis fraisiers, un bel avocat, encore un…

*Me faire surprendre par mon homme qui se lève un peu plus tôt, baisers volés avant de partir travailler, baume au coeur et sourire aux lèvres, un peu plus d’énergie

*Le fou-rire avec mes collègues à midi: c’est l’avantage de travailler avec des hommes, ça crie fort d’un coup, et puis ça se tasse aussi sec, je ne suis pas rancunière non plus, même si les rires d’aujourd’hui n’étaient pas avec celui qui m’a fait grincer les dents hier. Mais au moins, la communication est rétablie, c’est un premier pas

*La perspective d’une semaine au travail quasi sans Yaka. Il faut serrer les poings demain matin, un peu l’après-midi, et ensuite liberté totale. Ouf, mais que l’ambiance est différente en son absence!

*Les câlins de Miss Blondinette, la voir grandir, elle commence à déchiffrer les lettres, on sent qu’elle est sur le point de maîtriser la lecture, je guette, tout comme sa première dent qui bouge, elle la perdra sans doute chez sa maman mais que ça fera drôle de la voir avec ce premier petit trou qui annonce encore sa croissance…Lorsque je regarde des petites filles de 4 ans, je peine à me souvenir que je l’ai connue ainsi, alors que cela ne fait pas si longtemps

*Vendredi dernier, une fort belle soirée avec une future-mariée-resplendissante et les amies, même si j’étais un peu éteinte et fatiguée, c’était savoureux, pour le goût et pour le moral

*La douceur de vivre de cette ville, des campagnes. La douceur de vivre de mon homme.

Et l’idée que même lorsque le verre est à moitié vide, il se remplit bien vite, la preuve….

Petits cailloux (grincheux!)

*Finalement, je ne sais pas quelle semaine je préfèrais: la dernière, avec son lot d’emm…à chaque sonnerie de téléphone, chaque intervention, semaine où je luttais à la fois contre les virus et contre l’invasion de clients casse bonbons (mais personne à l’agence, le calme quand même puisque tout le monde était en vacances), ou alors celle-ci, avec le grand retour du Yaka qui a révisé sa formule favorite (yaka, et puis yaka, et puis vous n’avez pas fait ça, ni ça non plus tiens), et mon collègue qui fait la tronche parce qu’on n’a pas daigné le remercier de s’être dérangé pendant ses vacances. Sauf qu’il oublie qu’ensuite, il a raccroché au nez de ses collègues. Et qu’il m’a laissée seule avec ses emm… à gérer. Et moi, on ne remercie pas non plus pour ça.

Quoi, ça se voit que je suis en colère?

*Le délicieux week-end vient de passer aussi vite qu’un souffle de vent. A peine posés les pieds au bureau, c’est comme si toute la détente et le repos accumulés avaient fondu comme neige au soleil. Pourtant, j’ai de jolies photos, et si je me forçais un peu, j’arriverais à faire un peu plus d’un billet par semaine sur ces pages. Ce serait peut-être une bonne idée, non?

*Une semaine de rendez-vous médicaux dont j’attends beaucoup. Je devrais éviter, ces derniers temps les attentes ont été plutôt déçues, et plus le temps passe, plus j’ai la sensation de ne pouvoir compter que sur moi-même. Quitte à jouer l’apprenti sorcier, au moins si j’ai encore mal, je ne pourrai m’en prendre qu’à moi-même!

*Il fait une chaleur de plein été! Jamais je n’ai vu un mois d’Avril pareil ici (ok, ça fait peu de temps que j’y vis mais n’empêche), ce qui me fait craindre le pire pour le mois de mai. Mois de mes vacances, vous ne voudriez pas non?

*Je viens de réaliser que ces 2 prochains samedi sont des jours fériés! Alors déjà, on se fait sucrer des week-ends prolongés, ce que je trouve totalement inadmissibles, mais c’est en plus légèrement contrariant pour les petites choses que j’avais prévues (achat de tenue, rendez-vous coiffeur) avant un mariage à l’Ascension! Et ce ne sont pas tout à fait les choses que je peux glisser incidemment dans mon planing surchargé de semaine! Résultat, RTT en vue pour prendre des vacances un jour plus tôt. Je ne vais pas me plaindre de ça, mais par contre mon capital RTT va vite faire la tête si ça continue comme ça. Rendez-nous nos week-ends prolongés du mois de mai!! (oui, pour ça je suis devenue une vraie Française!)

*Mon collègue est déjà en train de me parler de ses vacances d’été alors que je ne sais pas au monde ce que je vais faire pendant celles qui arrivent (ou du moins pas tout à fait). Je sais, je suis un peu décalée, mais il y a quelque chose en moi qui déteste devoir décider de dates de congé de façon aléatoire comme ça, bien trop à l’avance, alors que rien n’est prévu ou arrêté.

*Dernière ligne droite de mes cours du soir d’ici Juin. Mes neurones explosent devant le nombre de protocoles à retenir, je n’ai pas pu m’entraîner depuis une éternité et demi pour cause de dos / épaule récalcitrants et je confesse que depuis quelques temps, je dois me forcer à y aller tant l’envie d’aller m’affaler à la maison est la plus forte.

*J’ai beau chercher un point positif pour clôturer cette liste, je peine. Non pas qu’ils n’existent pas, mais là  j’ai franchement le verre à moitié vide.

Finalement, c’est peut-être mieux quand je n’écris pas, hein?

Semaine en chiffres

*2 rendez-vous en urgence chez 2 toubibs différents
*3 ordonnances plus ou moins contradictoires
*3 diagnostics avant d’arriver à l’actuel, et encore, est-il vraiment le bon?
*1 nouveau toubib à trouver
*4 cachets d’antibiotiques par jour et pour l’instant, bien peu d’amélioration par rapport à toutes les cochonneries que j’avale
*1 crème “générique” mise à la poubelle sans autre forme de procès, et 1 hésitation de dénonciation auprès de la pharmacie (mais bon, dans le doute et sans preuve…)
*1 test de labo foireux à refaire, mais pas possible tout de suite

*500 dossiers environ à classer au boulot, autant d’étiquettes à faire, un nombre incalculable de mouvements pas franchement sympathiques pour mon dos
*pas d’arrêt maladie (pas proposé, et cela dit pas demandé non plus)
*1 Miss Blondinette qui termine sa semaine de vacances chez nous malade, mais ce n’est pas moi qui l’ai contaminée, c’est promis!
*1 tout petit week-end pour essayer de me requinquer avant une nouvelle semaine de folie
*3 semaines environ avant des vacances très attendues et pas encore posées (donc fatalement pas acceptées)
*3 variétés de graines semées dans un pot pour que Miss Blondinette en prenne soin, 1 noyau d’avocat dans l’eau, 2 pieds de tomates dans la terre pour déguster plein de bonnes choses cet été (on espère)
*1 homme qui assure comme un amour et un chef, qu’il est…

Ca se paye un peu au prix fort, tout ça, même si les dernières lignes compensent…

Pâques sans oeufs (mais avec poisson!)

En l’absence de Miss Blondinette et donc des traditions pascales plutôt dédiées aux petits, ce week-end:

*On a fait tout plein de shopping, choisi un costume pour le monsieur des futurs-mariés-resplendissants, le haut avec le bas, le bas avec le haut, soit on avait l’un, soit l’autre, mais jamais les 2 en même temps. La journée de samedi s’est terminée par une grande victoire, pantalon et chemise, mission accomplie avec grande fierté.
*On a brunché, pour (re)prendre des forces, ce n’était pas de trop. Désormais, il faudra trouver un nouveau lieu de brunch, histoire de se diversifier un peu!
*On a assisté à un spectacle d’impro, et croyez-le ou non, ça m’aurait presque envie de remonter sur les planches! Bon, c’était un coup de folie passagère, mais j’avoue, ça faisait bien longtemps que l’idée ne m’avait pas chatouillée d’aussi près!

*On a fait des sushis! Si! Et bien réussis, et délicieux, on s’en est régalés! Merci à monsieur le futur-marié-resplendissant qui nous a appris sa technique!
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Certes, ce sont les mains de Monsieur mon Homme, mais j’ai participé aussi autrement qu’en prenant des photos et en mangeant, faut pas croire!

*Et les sushis avec du champagne, ben c’est sacrément bon! (Champagne qui sera servi au mariage des futurs-mariés-resplendissants, une pure merveille, moi qui n’adore pas le champagne)
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Pas de photo avec le breuvage, mais quand même, ça en jette non?

*On a fait le point sur la cérémonie laïque des futurs-mariés-resplendissants, c’est du sacré boulot, et je vais avoir intérêt à trouver un peu plus d’inspiration que sur ce blog. La pression est sur mes épaules!

*Et le lundi, le soleil s’est souvenu qu’on était au mois d’avril, enfin! Journée printanière, pépiements d’oiseaux, chaleur et ciel bleu, d’une petite balade campagnarde on a fait une jolie boucle d’une dizaine de kilomètres, pas très loin de chez nous. Mon cher et tendre a découvert la fonction macro sur son appareil, et clin d’oeil à Leeloolène, ben ça rend ma fois plutôt pas mal.
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Maintenant je veux bien que tu nous donnes le petit nom de ces ravissantes fleurettes?

Sans cette impression de me faire arracher la clavicule et le bras en permanence, je crois que ce week-end était très proche de paradisiaque, vraiment!

Petites touches de week end

Je dois bien me faire une raison, et laisser à Leeloolène l’art délicat de la narration des petits et grands événéments, et à Karmara le soin de se délecter des jolis jeux de mots pour décrire ces instants magiques tous ensemble (non on ne te met pas la pression, on attend juste avec impatience!)
C’est ça, le partage des tâches, on a eu beau réfléchir à des blogs et billets croisés, nous avons nos spécialités respectives, et moi la mienne, bien humblement, ce sont mes petits cailloux.

Alors oui, de façon à peine plus structurée, ce week-end c’était:

*Une rencontre de blogueuses, qui pour certaines ne se connaissaient pas autrement que virtuellement. Mais à nouveau le même émerveillement de la spontanéité, la reconnaissance immédiate, l’impression de se connaître depuis bien longtemps, la satisfaction de pouvoir enfin vivre ce que l’on se promettait: un thé partagé, une balade en commun, des récits et des soirées qui s’étirent et qu’on ne voudrait jamais arrêter, des histoires à n’en plus finir, des précisions sur tant de sujets soulevés par écrit.
*La découverte d’une région, faille spatio-temporelle dans laquelle le temps semble suspendu et pourtant passe trop vite. L’envie d’arpenter les sentiers, connaître les moindres recoins à chaque saison, s’imprégner de la paix, de la tranquillité du village et des environs, admirer les sommets, écouter les souvenirs de ceux qui y vivent, ou de celles qui y ont passé des moments inoubliables
*Des rires à n’en plus finir pour beaucoup de maladresses et énormément de blagues. Une complicité qui se tisse entre petits et grands, l’aventure qui revient au grand galop dès qu’il s’agit de traverser un tout petit ruisseau transformé en rivière impétueuse (”mais je vous promets, en été il n’y a rien qui coule, c’est un filet d’eau”….). Ahem, on reviendra vérifier…
*Une guide de ballade qui nous jure à chaque virage que c’est le dernier de la pente, et au 4ème passé, on commence à flairer l’arnaque. Dès le premier quart d’heure de marche, l’arrivée était prévue pour les quasi 20 minutes suivantes. C’est ainsi que nous avons gambadé pour notre plus grand bonheur de 11 heures du matin à passé 17 heures. Avec des pauses (et non des moindres, des pauses de luxe messieurs-dames) certes, mais on en a conclu que le quart d’heure ariégeois était potentiellement bien plus long que dans le reste de la France.
*Des petites filles qui se transforment en baroudeuses aventurières, tout en restant princesses s’inventant des histoires. A cet âge-là, elles savent tout faire en même temps: parler, marcher, mettre les pieds dans l’eau, rire et pleurer. Et ce ne sont pas elles qui sont fatiguées à l’arrivée!

Et au final, ce sont des départs trop rapides, et des échanges mails dans lesquels nous faisons déjà la liste des choses à ne pas oublier pour la prochaine occasion:
-Les incontournables oeufs qui seront sans doute Le private joke de ces 2 jours (merci mon cher et tendre)
-De la crème solaire
-Des bonbons à la menthe et du jambon blanc (pas forcément ensemble)
-Encore plus de foie gras, plus de pain, mais tout autant de rouge
-Un sac un peu mieux fait
-Un gâteau au chocolat autrement que virtuel (forcément, sans oeufs…)
Mais surtout, surtout du temps, encore plus de temps, et pas d’horaire d’été, je vous en prie!

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Et pour lui faire honneur, merci à Leeloolène à qui j’ai pris toutes ces jolies photos…(et merci pour tout le reste aussi, bien entendu!)

Petite et grande consternation

*Mon grand yaka n’a pas une once de fierté. Ca n’a l’air de rien comme ça, mais quand on y réfléchit un peu plus longuement, on réalise à quel point déjà c’est rare, mais surtout c’est handicapant.
Bien souvent, on réagit par excès de fierté, on se met dans des situations délicates parce qu’on ne fait pas assez preuve d’humilité. Mais ne pas en avoir?

Ne pas en avoir, c’est accepter de se contredire, de façon littérale et évidente devant ses collaborateurs. De dire blanc à 10H05, et noir à 10H30, aux mêmes personnes. Le tout, sans sourciller, en regardant droit dans les yeux, et en se demandant pourquoi les autres les font si gros, ces yeux.
Ne pas en avoir, c’est prendre un rendez-vous avec un client difficile, reposer le téléphone en fanfaronnant “je ne céderai pas d’un pouce, il n’y a pas moyen, ce type se fout de nous, il ne se rend pas compte de l’énormité de ce qu’il nous demande”.
C’est revenir du rendez-vous en disant “on va faire un avoir, on va écrire tel courrier et comprendre ce qui ne fonctionne pas”. Précision étant que le rendez-vous n’a pas du tout permis de clarifier une situation (ou révéler une erreur de notre part), mais simplement pour notre grand yaka de retourner sa veste, parce que la confrontation frontale n’est jamais à son avantage, puisqu’il se fiche de l’issue. Et au passage, donc, il désavoue publiquement un collègue, le ridiculise devant son propre client, le foule aux pieds des principes les plus élémentaires d’une relation commerciale.
Ne pas avoir de fierté, c’est laisser toute son équipe partir en vrille tant qu’il sauve sa peau, c’est accepter devant une assemblée entière d’être moqué, c’est ne pas réaliser qu’il est traité de façon méprisante alors que bon dieu, il est directeur d’agence.
Ceci n’étant qu’un exemple flagrant de nombreuses autres petites ou grandes actions qui surviennent quotidiennement. Et qui hurlent toutes ce même message: comment travailler avec quelqu’un, quand sa façon de faire, d’être, est aussi loin de nos propres fondamentaux, de nos essentiels? Et pire encore, quand en plus il est supposé être un responsable??

*Au-delà de ma petite personne, j’assiste, consternée, à l’esprit contestataire généralisé qui se manifeste dans une région que je ne peux pas prétendre bien connaître, mais dans laquelle j’ai habité pendant 4 ans.
Je parle de ce sujet d’actualité .
Que, là aussi, la provocation publique fasse partie de l’esprit de la région, que ce soit un moyen pour les habitants de faire passer un message qui soit en substance “fichez-nous la paix et mêlez-vous de vos oignons”, c’est déjà pour moi contestable (dans sa façon de faire), mais soit. Que cet homme ait fait de grandes choses pour Montpellier et la région, je ne le nierai pas, je les ai vues de mes yeux, appréciées pendant de longs mois, comprises brièvement au cours de mon passage là-bas.
Mais lui offrir une telle impunité, faire fi de telles déclarations, pousser la provocation jusqu’à laisser se représenter cet homme public supposément donc responsable de ses actes et ses dires, et qui plus est le plebisciter, non, je ne peux pas comprendre.
Je ne peux que déplorer l’image que la région offre aux regards extérieurs, mais aussi la généralisation que beaucoup doivent faire (et que je combats moi-même difficilement) en parlant de l’état d’esprit qui y règne. Non vraiment, si un montpellierain pur souche passe par ici, qu’il n’hésite pas à expliquer, à justifier, à m’offrir des arguments qui me permettraient de défendre une prise de position que je ne peux actuellement cautionner dans aucun cas de figure, malgré ma meilleure volonté. Et j’ai beau savoir qu’il ne faut pas se fier aux sondages, ces résultats doivent quand même vouloir dire quelque chose, non?

Et de ces 2 sujets, je ne préciserai pas lequel est une petite consternation, et l’autre la grande. Je ne saurais le trancher moi-même à vrai dire…