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23.11.2010 par Flo.
J’ai esquivé le tag de Zelda, et voilà que Lyjazz m’attendait au tournant! Finalement, entre les échanges de commentaires sur ces différents blogs et ailleurs, j’essaye de me lancer dans le défi du 15 auteurs en 15 minutes.
Que les choses soient claires et honnêtes: entre le moment où je me suis dit “ok je le tente” et le moment où je publie ce billet, il s’est passé bien plus de 15 minutes. Parce que j’ai forcément cherché, mûri, réfléchi à ce que je voulais mettre et les commentaires qui allaient avec.
J’ai lu le billet de Zelda, je n’ai pas encore lu celui de Lyjazz. Mais d’ores et déjà, les règles ne sont pas tout à fait respectées, je le confesse.
Alors voici, dans le désordre et sans ordre de préférence:
-Molière: découvert au théâtre, et je crois avoir lu quasi l’intégralité de ses oeuvres. Oui, je fais partie de ceux qui adorent lire le théâtre, et qui se font leur propre pièce en lisant. Cet homme était un génie de l’humain, et je pense que je ne m’en lasserai pas.
- J.R.R Tolkien: moi qui ne suis pas une fan de fantaisie, je n’ai jamais été aussi transportée que dans Le Seigneur des Anneaux, que j’ai lu et relu. J’ai pleinement adhéré à son univers, j’y ai été transportée, oui j’adore l’adaptation cinématographique et je n’ai pas honte de le dire non plus. J’ai d’abord plongé dans Bilbo qui m’a fait découvrir l’auteur; ses oeuvres parallèles sont un peu plus difficiles d’accès selon moi, mais il ne doit pas me manquer grand chose dans tout ce qu’il a produit.
- Patrice Van Eersel: je ne sais plus aujourd’hui comment j’ai découvert cet auteur qui fut pour moi une révélation. Le 5ème Rêve, La Source Blanche et La Source Noire, que j’ai relus plusieurs fois. Ce sont les quelques ouvrages non romanesques qui m’ont transportés comme des romans, et de véritables livres de chevet, au sens premier du terme.
- J.K Rowlings: eh bien oui, je suis une fan de la deuxième heure du sorcier. Je me revois encore dans cette librairie, contempler les 3 premiers tomes au rayon enfant en me demandant ce que c’était et pourquoi ça faisait tant de bruit, puis les acheter…et ne plus en décoller les yeux. Au point d’avoir lu les 2 derniers volumes en Anglais pour ne pas attendre la sortie française plus tardive. J’aime les lectures à niveaux différents de cette série, et la simplicité avec laquelle on se laisse transporter dans cet univers. Je reste bien plus dubitative sur les adaptations cinématographiques cependant.
-La Mythologie grecque: ce sont les contes de mon enfance. Je dédaignais Cendrillon et Blanche Neige qui m’horripilaient, au profit de Zeus et ses courses à la séduction, les facéties d’Hermès et les trahisons d’Aphrodite. J’étais une incollable, et j’ai baigné grâce à ma mère, qui a entretenu cette passion, dans les récits et les rêves de la Grèce Antique. Je n’ai pas d’ouvrage de référence à citer ici, ce qui est bien dommage d’ailleurs.
- Julien Gracq: Un balcon en forêt est le seul ouvrage que j’ai lu de cet auteur, dans le cadre des lectures obligatoires de mes études, qui avaient tendance à me faire détester tout ce que je lisais. C’est d’ailleurs ainsi, et malgré une prof de français fabuleuse au lycée, que j’ai détesté tous les classiques. Mais néanmoins, Gracq m’a touchée, pas au point de relire des choses de sa plume, ce qui est bien bête, mais suffisamment pour qu’aujourd’hui encore, je pense souvent à l’embellie, cette notion de chant du cygne qu’il a si divinement décrite. Tiens, il faudrait que je le reprenne…
- Emily Brontë: ses Hauts de Hurlevent, en Anglais dans le texte. Puis relus en Français. Etudiés en classe, avec mon esprit de contradiction, j’ai infiniment adhéré à la littérature anglaise, bien plus qu’à la française. J’ai adoré les histoires imbriquées, ces héros torturés, ces paysages sombres. Ca ne me ressemble pas, et cependant…
- Oscar Wilde: encore de la littérature anglaise. Encore un auteur torturé (il est presque flippant de révélations, cet exercice). Je n’ai pas lu énormément, mais j’ai aimé découvrir l’homme et son histoire au travers de ses écrits: The importance of being Earnest (une jolie petite pièce de théâtre fort amusante), et bien entendu, le fameux Portrait de Dorian Gray, dont je n’ai pas vu le film.
- Max Frisch: Andorra. Un auteur suisse, et un roman inspiré par la Seconde Guerre et la problématique des étrangers et de l’invasion du territoire. Lu en Allemand avec quelques difficultés, et néanmoins suffisamment de plaisir pour le relire en Français. Malheureusement furieusement d’actualité.
- Franquin: ah là, j’avoue, si je n’avais pas lu Zelda parler de BD, je n’aurais pas osé, et n’y aurais pas pensé.Mais Gaston Lagaffe est mon héros, celui de toujours, celui de mon enfance. Celui dont nous nous racontions les blagues en famille, au repas. Celui qui m’a fait hurler et pleurer de rire, même à la 200ème lecture. Je rêve de racheter la série entière, laissée chez mes parents. Et d’y rajouter les Idées Noires, que je connais moins bien.
- Patricia Cornwell: la série des Scarpetta m’a très longuement tenue en haleine, jusqu’à il y a quelques années où j’ai complètement décroché, parce que ça devenait trop compliqué, trop tiré par les cheveux, trop long. Ca ne m’empêche pas de lorgner sur les livres quand je passe en librairie, et d’en emprunter un lorsque l’occasion se présente à moi…mais c’est bien souvent pour être déçue désormais.
- Maxime Chattam: sa trilogie du mal (L’âme du mal, In Tenebris, Maléfices) sont parmi les romans faciles qui m’ont le plus impressionnés ces derniers temps. Mais c’est un auteur totalement inégal, capable de m’enthousiasmer et de me décevoir profondément. D’ailleurs, je n’ai pour l’instant pas trouvé mieux que cette trilogie dans ce que j’ai lu de lui.
- Francis Ponge: je ne suis clairement pas une lectrice de poésie. Je rentre très mal dedans, je peine à trouver le rythme. Ponge est l’un des auteurs étudiés en cours, et qui m’a plu par la simplicité de ses sujets, et sa façon de les traiter. Je les reprends ponctuellement, je passe devant le livre, l’ouvre et lis un poème, puis le referme. Je ne conçois pas la poésie autrement.
- JMG Le Clézio: j’ai découvert cet auteur à mon adolescence, et lu une grande partie de ses romans. Il a cette façon d’ouvrir des horizons, de faire voyager, d’offrir une ambiance qui me séduisait. J’ai cessé il y a quelques années, le trouvant trop répétitif.
- Edmond Rostand: Cyrano de Bergerac. Eh oui, encore du théâtre. Plus jeune, après avoir appris la tirade des nez, j’avais décidé d’apprendre des scènes entières de la pièce; je n’ai jamais été au bout de ce projet, mais j’ai lu et relu l’ouvrage une quantité innombrable de fois.Et vu tout aussi souvent l’adaptation cinématographique qui me transportait autant que la lecture…L’un des rares films qui m’ait fait pleurer, et un livre qui m’a fait chavirer…
Exercice rempli, le compte est normalement bon.Le chrono, par contre, très mauvais.
Et prend qui veut pour la suite, naturellement!
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22.11.2010 par Flo.
20 Novembre: Manger, boire, fumer, respirer, consommer
Ce soir, nous avions tous les deux envie de saveurs orientales, et nous voilà à tester l’un des nombreux restaurants marocains de la ville. Je me damnerais pour la coriandre et la salade de fèves en entrée, le tajine n’était pas assez citronné à mon goût, mais j’ai replongé en une soirée dans les saveurs de mes vacances d’enfant, avec un peu de nostalgie aussi. Il est temps qu’on s’offre ce voyage dont on rêve depuis un petit moment.
Boire un peu de vin, lorsque l’occasion se présente, nous achetons ou commandons au hasard, forts de notre totale ignorance au sujet, et nous exerçons notre palais..pas assez parfumé, trop amer, trop doux, trop alcoolisé. Hier soir, c’était un rosé “gris”, qui allait bien mieux à l’apéritif qu’au repas, mais qu’importent les conventions après tout…
Je n’ai jamais fumé. Je ne sais par quel miracle j’ai réussi à éviter cet écueil. Mes deux parents étaient fumeurs, ont plus ou moins arrêté lorsque j’étais enfant. Je n’ai jamais été tentée à l’adolescence, mais je me souviens précisément du moment où j’ai failli basculer à l’âge adulte. A Paris, assise sur les bords de la Seine, noyée dans mes chagrins, mes incompréhensions et mes angoisses; le Louvre était derrière moi, en face de moi, juste après le pont, un bureau de tabac. Et je me suis dit, pendant de longues minutes, qu’il ne tenait qu’à moi de faire ces pas, aller acheter le paquet, et fumer. Parce que j’en avais furieusement envie.
Je ne l’ai pas fait, parce que oui, j’aime respirer à plein poumons. Et qu’à cette époque je courais beaucoup, le sport était mon exhutoire. J’ai eu peur de la suffocation, peur de faire ce premier pas et de le regretter, et je crois que j’ai eu raison.
Consommer, c’est un mot à la mode, à connotation très négative. Je fais partie de ceux qui se positionnent dans la théorie et bien plus difficilement dans la pratique. Mais j’avoue (l’esquive est facile) que je n’ai pas très envie de m’arrêter sur ce mot-là aujourd’hui. A garder pour une prochaine note, peut-être….
21 Novembre: Une chance…
Non, pas une. Pourquoi une seule? Des dizaines, tout plein de petites et grandes chances qui ont parsemé mon parcours, et continuent encore de l’accompagner. La chance d’être aimée, entourée, comprise, soutenue. La chance de retomber sur mes pieds comme un chat quoi qu’il arrive. La chance d’avoir des projets, des envies et de savoir qu’ils sont réalisables tôt ou tard.
Je n’ai jamais rêvé de gagner au loto. Je rêve bien entendu, financièrement, d’améliorer mon quotidien, mais cette chance-là, la chance du gain et du jeu, je ne l’ai pas et ne la cherche pas. Je vis avec quelqu’un de chanceux, certes, bien plus de moi dans un tirage au sort ou sur du hasard, mais je sais aussi qu’il a cet état d’esprit pour la provoquer.
La chance est une boucle vertueuse. Le plus dur est de l’amorcer. La maintenir en traversant les tempêtes.
Je suis une râleuse, une pleurnicheuse patentée, mais je crois que j’ai cette capacité à reconnaître les chances dont je bénéficie. Je ne suis probablement pas assez reconnaissante de tout cela…
Posté dans 365 bonnes raisons d'écrire, Manie des listes, états d'âme | 2 commentaires »
27.10.2010 par Flo.
J’ai été taggée par Zelda (voui je sais, il faut aussi que je mette ma bloglist à jour, pfff), qui a eu, je crois, pitié de moi, et de ces pages vides de toute inspiration et présence, si ce n’est la vôtre, vous qui laissez vaillamment des commentaires sur un billet qui date de ohmondieujeneveuxpassavoir, histoire de maintenir la flambée dans la cheminée.
Oui, il caille, et ce matin pour la première fois j’ai gratté ma voiture. C’est le début d’une longue série.
Donc, comme je suis sage et que j’obéis, et que ça m’offre une suggestion de billet pour pas cher, je ne vais pas faire la fine bouche, et je réponds. Le tout donc, au sujet de “autour du blog”, oui oui, je vous entends rire là-bas au fond de la salle, et vous avez bien raison, d’ailleurs.
1- Qu’est-ce qui vous inspire: des lectures, des situations de la vie quotidienne?
Un blog, c’est un truc très nombriliste, non? Alors oui bien sûr, ma petite vie avant tout. Celle des autres aussi, bien sûr, dans mes cercles plus ou moins proches. Et puis un peu l’actualité, et la vie de tous les jours. N’allez pas conclure que vu mon absence, plus rien ne m’inspire. C’est peut-être que lorsque je n’arrive pas à prendre la distance suffisante, ou la dérision, ou que je me laisse manger par trop d’autres choses pas forcément importantes, je n’arrive pas à écrire, et donc je reste silencieuse.
Je suis très mauvaise en critique littéraire ou cinématographique. Alors de façon tout à fait consciente, je me suis dit que ça ne servait à rien de partager cela avec vous ici. C’est peut-être un peu bête, mais je préfère laisser ce soin à ceux qui maîtrisent cela avec art. Et d’ailleurs, je m’en régale.
2-Qu’est-ce qui déclenche l’acte?
Ces temps, ça devrait être une bon coup de pied aux fesses.
Plus sérieusement, un trop plein, un ras le bol qu’il faut laisser couler, ou alors trop de mauvaise conscience dans mon silence. Mais ces pages ici, c’est un exhutoire pour moi. Un moyen de poser, et puis d’oublier. Raison pour laquelle je refuse les critiques (peu nombreuses mais probables, il se reconnaîtra ne vous inquiétez pas) qui me disent “arrête de te plaindre”. Ici, c’est chez moi, c’est moi qui ai les clés, et j’y fais ce que je veux, non mais oh!
Parfois aussi, j’ai juste envie d’écrire, alors j’ouvre mon interface, je jette des mots qui ne veulent rien dire, je suis rarement contente de moi, mais ça me soulage.
3-A quel moment de la journée le faites-vous? De quels endroits?
Aucun moment prédéfini! Bien souvent au travail (oui je sais c’est mal), rarement chez moi parce que je me laisse happer par d’autres choses. Il n’y a pas de moment plus privilégié à un autre.
Si c’est au travail, le PC du boulot. Ce qui est un peu risqué je le concède, mais tant pis. Si c’est chez moi, de mon pc, ou portable poussif. Rarement chez les autres, ou alors à la rigueur chez mes parents, très ponctuellement.
4-Comment vous installez-vous? Quel est votre environnement?
Celui du bureau, avec toutes les interruptions que cela comporte (téléphone, collègues, plusieurs logiciels ouverts et je zappe de l’un à l’autre, c’est inadmissible de déranger ainsi une blogueuse qui enfin se décide à se manifester)! Comme Zelda, bien souvent une tasse de thé à portée de main. A la maison, c’est un pc fixe, donc moins souvent interrompue mais au bureau. Sur mon portable, ce qui devient plus rare, c’est dans le canapé, une couverture sur les genoux, bien douillettement.
5-Quels outils utilisez-vous pour écrire (traitement de textes ou directement dans l’éditeur de billets)?
Directement dans l’éditeur. Je me méfie des copier collers, et au boulot, j’essaye de laisser le moins de trace possible. Cela dit, l’éditeur me fait aussi faux bond. Et ne me satisfait pas pleinement non plus, mais je n’ai pas encore le courage d’envisager une migration (ne t’emballe pas Leeloolène, ne t’emballe pas…)
6- Faites-vous beaucoup de recherches? Rédigez-vous beaucoup de brouillons d’articles que vous ne publierez pas?
Aucune recherche! J’écris à l’instinct, j’écris pour donner mon avis à moi bien égoïste. Quand je parle d’événements de société, soit je maîtrise un minimum, soit je vérifie certaines informations, mais souvent pas suffisamment. Et puis vous n’avez jamais remarqué qu’il n’y a que ma petite personne qui m’intéresse?
Jamais de brouillon non plus. C’est d’un coup ou pas du tout. Je n’aime pas retravailler les textes, du moins pas ceux d’un blog, qui est l’essence de la spontanéité selon moi. Les seuls brouillons qui sont dans mes archives sont les photos. Globalement, je cherche de plus en plus des photos pour accompagner mes textes (signe que je ne me suffis plus rien que sur de l’écriture), et comme ma photothèque est à la maison, j’enregistre mon image dans mon interface et je la laisse en attente avant d’y rajouter le texte.
7-Ecrivez-vous en prenant votre temps ou avec frénésie?
Frénésie, sans aucun doute. D’où un certain nombre de coquilles et de tournures malhabiles; et pourtant je me relis, mais je suis sidérée d’en laisser passer autant! Encore une fois, cette façon d’écrire est un moyen de se débarasser de pensées tourbillonantes, ou partager un beau moment qui m’habite, ou de belles couleurs, un sentiment, des sensations. Ca ne peut pas être réfléchi. Parfois, j’ai des idées de sujet qui m’effleurent, que je parviens à transformer en billet, ou non.
Billet construit, réfléchi, raisonné et informé, moi? Que nenni! Je suis une bien mauvaise ex-universitare, je le confesse!
Anne, tu ne veux pas prendre le relais? J’ai l’impression que tu aurais plein de choses à nous dire, toi que j’admire tant pour ta régularité et ton inspiration sans faille…
Et puis bien sûr, prend qui veut pour répondre!
Merci à Super Frérot qui, même au plus fort de ses vendanges, prend le temps de me faire une photo de chez nous, tout exprès pour moi!! Et oui rassure-toi, je la garde en bonne place sur mon PC à moi aussi, mais j’avais très envie de la partager!
Posté dans Manie des listes, Petits riens, états d'âme | 5 commentaires »
13.10.2010 par Flo.
*Je viens de raccrocher avec mon ex-future contrat en apprentissage. Après lui avoir annoncé la semaine dernière et avec le sourire que nous serions ravis de la recevoir dans notre équipe, lui avoir fait miroiter un joli poste alléchant, l’avoir bloquée pendant 8 jours sur ses recherches d’autres entreprises, j’ai dû lui dire aujourd’hui que notre direction ne validait pas son embauche. Et c’est moi qui ai dû le faire, pas ceux qui se sont oralement engagés pour la recevoir. Et ressurgissent de bons vieux souvenirs écoeurants de ma propre histoire, et de ce que j’ai pu endurer comme retournements de veste. Je ne trouve pas franchement les mots pour expliquer dans quel état je suis, sachant dans quel état je la mets…
*En ce qui nous concerne, nous salariés chanceux en poste, on passe d’une rumeur de dépôt de bilan à une rumeur de vente à une société avec laquelle, personnellement, je n’ai absolument pas envie d’avoir à faire. C’est sympa le côté montagnes russes, ça tient éveillé. Mais c’est épuisant aussi. Et c’est un peu le choix entre la peste et le choléra, là…
*J’aurais dû savoir ce matin que la journée partait plutôt mal, lorsque le sac poubelle contenant les déchets de la caisse du chat fraîchement changée s’est déversé à mes pieds, éventré, dans le local poubelle, alors que j’étais déjà très en retard. Et que j’ai été quitte pour remonter en catastrophe -3 étages!!!- chercher une pelle, redescendre encore plus vite -3 étages!!- pour nettoyer un minimum le plus gros du tas, et tout laisser en plan en priant pour ne pas trop me faire maudire par la pauvre dame chargée de nettoyer l’immeuble quasi quotidiennement…
*J’ai tendance ces temps à me laisser couler bien profond par le moindre petit pépin, qu’il soit psychologique ou physique. Et forcément je cumule les 2. Et je peine à crawler vers la surface. Ca revient par cycles de façon totalement inégale, j’en suis bien consciente, mais dites, on fait comment pour les secouer, ces poids aux pieds, et puis une bonne fois pour toutes les laisser partir au fond sans nous?
*Je cherche un truc depuis que j’ai commencé le billet, pour finir sur une note un peu plus humoristique, ou légère. Si ce n’est que les couleurs commencent à flamboyer autour de moi, qu’il serait temps que je décille les yeux et que je fasse quelques photos pour m’imprégner pleinement de cette saison que j’aime tant, et que ça rajouterait des couleurs à ces lieux désertés, je ne vois pas. Et comme je suis même incapable de vous mettre une photo qui égaye, je laisse parler mon maître et ma référence (mais plutôt version Gaston, généralement, ça correspond un peu mieux à ma nature et mon être profond, gaffes comprises)…
Moi aussi, j’ai l’impression de me faire emporter par le parapluie, là….Crédit photo je l’ignore, mais dessin à Franquin bien sûr….
Posté dans Manie des listes, Oui je crie fort, Bugs | 8 commentaires »
14.9.2010 par Flo.
-C’est le début de ma saison préférée. Je ne le répéterai jamais assez, surtout depuis que je vis dans cette région, j’ai l’impression d’être comme un poisson dans l’eau en automne! Il y a dans l’air ce je ne sais quoi, cette fraîcheur soudaine et matinale, et puis la lumière surtout, et cette pureté de l’atmosphère…
-Hier soir, soleil couchant rasant sur les coteaux, tout était si paisible. C’était un temps à faire des folies, un temps à prendre son baluchon, oublier toutes nos obligations, partir, marcher, et dire “on s’en fiche, hein, dis, on s’en fiche. On y va et advienne que pourra”. Un temps à grimper en selle de la moto, et suivre le soleil, le poursuivre pour l’empêcher de disparaître, et s’ennivrer des couleurs rose, feu, sang…
-Entendu ce matin à la radio qu’une nouvelle loi allait ôter leur indépendance aux médecins du travail (oui, pardonnez-moi de redevenir si terre à terre après l’envolée lyrique, c’est le propre de mes petits cailloux!) J’ai failli m’étouffer! Je ne sais pas vous, mais j’aimerais qu’on m’explique quel est l’intérêt des médecins du travail! Loin de moi l’idée de les mettre tous dans le même panier, et mes sincères excuses à ceux qui essayent désespérément de faire correctement leur boulot, mais franchement, je crois qu’on dépasse l’hypocrisie et la langue de bois quand on va les voir, et qu’ensuite on les entend s’exprimer, non? M’enfin bon, on n’est plus à une idiotie près…
-Je sais que c’est un état qui m’est propre à cette saison, mais je passe de l’enthousiasme au découragement à des vitesses vertigineuses. Et puis il y a aussi la situation actuelle, l’immobilisme où que je me trouve, qui viennent en collision avec mes envies, mes rêves, mes attentes. C’est dur d’être plantée à un carrefour et peiner à choisir une route. C’est de ma faute aussi, principalement, je suis toujours dans ce si difficile apprentissage de la patience.
-Les réveils sont durs, de plus en plus durs. Et atténués par le salon silencieux et encore plongé dans le noir, et le soleil qui d’un coup se lève droit en face de moi, alors que je suis assise devant la baie vitrée et que je sirote mon jus de fruit. Instants suspendus, et petits bonheurs qui donnent du courage pour les journées qui s’annoncent…
-Ah et puis au cas où vous vous poseriez la question, le micro-ondes marche du feu de dieu, c’est la révolution! PetitYakaGrandCrétin (merci Karine, long à écrire mais si juste!) a osé poser une question du bout des lèvres “d’où vient-il”, l’air de dire “vous n’auriez pas osé me faire ça dans le dos”, mais quand il en a appris la provenance, il a bien vite remis sa tête d’autruche tout au fond du trou. C’était assez jouissif, et j’ai réussi à lui répondre avec le plus grand sérieux. La victoire est d’autant plus savoureuse quand elle a un petit goût de revanche, j’ose le dire…
Un air de sérénité dans l’été qui décline….
Posté dans En bref, Manie des listes, Petits plaisirs & petits bonheurs, états d'âme | 2 commentaires »
23.8.2010 par Flo.
Même les meilleures choses ont une fin, et ce matin, le chemin de retour vers le bureau avait un petit goût d’amertume.
Le mois dernier, j’avais dans le pare brise une semaine de congé qui allégeait la reprise, je pouvais à nouveau cocher les journées sur le calendrier avant de repartir, et pour des projets plus que délicieux.
Aujourd’hui, les prochaines dates ne sont même pas arrêtées. J’ai dans le rétroviseur de doux souvenirs, de merveilleux moments, près de 400 photos qu’il a fallu trier (c’est ça, un chéri fan de photos, il sort des pépites, mais il faut ouvrir toutes les huîtres pour tomber sur les perles), une bonne paire de courbatures dues à des kilométrages inavouables sur une moto brave et vaillante, et du mal à atterrir dans la canicule: physiquement et moralement, tout est encore là-bas, au bord de la mer.
Pour aujourd’hui, ce sera tout. On reprend en douceur, on ne va pas griller toutes les cartes le premier jour. Et puis je ne suis clairement pas la seule à être revenue, il y a beaucoup de retard de lecture à rattraper aussi.
Je vous concocte quelques petites photos, je lèche un peu les présentations, et je suis de retour dès que possible!
Lumières changeantes, couleurs et bleu de la mer, vent dans les mâts, doux ronrons des moteurs; depuis notre retour, je me réveille la nuit et cherche l’odeur de l’embrun, le bruit des bateaux…
Posté dans A moto, Manie des listes, Petits plaisirs & petits bonheurs | 7 commentaires »
5.8.2010 par Flo.
*Il fait plutôt beau et chaud pour un mois d’octobre.
*J’ai déjà perdu tout le bronzage que j’avais péniblement acquis pendant mes vacances, pour faire taire les mauvaises langues qui disent qu’on ne part pas en Juillet dans le Nord (comprendre que pour eux, le Nord commence à 20 km plus haut de la ville où j’habite, donc la cause est désespérée d’avance).
*Je m’étonne de ne pas ressentir à ce point le manque de mer, moi qui suis une aquatique, un poisson, une plongeuse, une nageuse. Mais les quelques photos des plages surbondées sur lesquelles je tombe font de suite taire les vagues envies qui pourraient surgir. Et puis bon, je l’avoue, le programme d’une petite virée méditerranée, malgré tout et parce que les occasions qui se présentent pour la semaine de vacances de rab semblent nous pousser là-bas, me font penser que j’aurai malgré tout ma dose d’iode estival (en évitant les entassements humains, c’est sûr et certain)…
*J’aime ce mois d’août pas trop chaud (désolée pour tous ceux qui subissent le mauvais temps pendant leurs vacances): c’est le confort pour travailler, pas de voiture en surchauffe au retour, pas de nuits remplies de sueur…limite trop froides?
*Le bonheur du matin en semaine: partir alors que tout est silencieux, tellement silencieux qu’on s’imagine au milieu de la nuit. Arriver au boulot en 15 minutes au lieu des 40 habituelles. Rentrer le soir en 20 minutes.
*L’avantage de travailler pendant que tout le monde est en congé, c’est qu’on se sent quand même un peu en vacances, encore..Presque trop, la paresse me gagne au travail, je ne fais que le strict minimum, même pas.
*L’inconvénient de revenir quand tout le monde part, c’est que niveau blogosphère, c’est désert. Désespoir, et mes petites lectures quotidiennes, alors, je vais les piocher où? Je pars à la découverte, j’enrichis ma blogroll, mais bon, ça me manque quand même…
*Même à la radio c’est la misère. Alors découverte de nouvelles stations. Rentrer en écoutant de petits reportages; “quel est le plus beau jour de votre vie”? Consternée, j’entends ceux qui réfléchissent tellement longtemps, je leur trouve des excuses, c’est forcément parce qu’ils sont timides devant le micro, quand même, il y a tant de réponses qui me viennent à l’esprit, à commencer par celle-ci: toute journée est une succession de petits bonheurs, le plus beau jour de notre vie devrait être chaque nouvelle journée, non?
J’y travaille…
Hier matin, au moment où j’émerge et arrive dans le salon, temps suspendu, poudre d’or dans les feuilles face à la baie vitrée, juste le temps d’empoigner l’appareil, de figer cela tant bien que mal et regretter de ne pas avoir le rendu réel. Juste après, les nuages noirs et menaçants sont arrivés et nous ont couvert toute la journée…
Posté dans Manie des listes, Petits plaisirs & petits bonheurs, Petits riens, états d'âme | 2 commentaires »
26.7.2010 par Flo.
*Je ne me suis pas encore décidée à regarder sur g**gle map combien de kilomètres on a avalé en 15 jours. On a fait une forme de tour de France, version diagonale et redescente par un versant. C’était super chouette. Super fatiguant aussi.
*La canicule, ça va, on maîtrise merci. Il a fait des chaleurs de fous à peu près au moment où l’alerte était lancée précisément dans la région où on se trouvait. Sans vraiment de plan d’eau à disposition. On a fait avec les moyens du bord, on a survécu, mais c’était dur.
*Les moustiques aussi on maîtrise. Et moi, j’ai décidé de faire une petite réaction allergique par-dessus, version petits boutons tout rouges, dont un au milieu du nez, c’est ultra glamour, malgré le joli bronzage doré. Et je confirme, j’ai testé pour vous, les prises anti-moustiques, suivant les marques, ben ça ne marche pas du tout. Pas de bol, j’ai choisi la mauvaise marque cette année!
*Vacances famille, donc. D’avoir des parents disséminés un peu partout à l’extrême opposé de là où on habite, forcément ça remplit les congés. On ne se plaint pas, on trouve toujours un logement et un accueil chaleureux (et de bons petits plats, et on est comme des coqs en pâte). Par contre on peut vite se faire submerger par tout ce qu’il y a à faire, tous ceux qu’on voudrait voir, qu’on n’a pas le temps de voir, qu’on regrette de….C’est officiel, je milite pour avoir un rab de vacances pour famille éloignée. Histoire d’avoir aussi du temps juste nous 3.
*Retour avec des centaines de photos (à trier, classer, mettre en ligne, bouhouhou, soupir de nostalgie..), de beaux souvenirs, de merveilleux moments. De lieux qu’on découvre encore, des envies d’en faire plus, et la promesse toujours de revenir pour aller plus loin et plus haut
*Fin des vacances pour le chat aussi, qui en l’espace de 15 jours et grâce à de généreux et chaleureux hôtes, a retrouvé sa liberté de gambader dans les champs; ça me fend le coeur de l’enfermer à nouveau, mais j’espère que ce ne sera pas pour trop longtemps. Et puis honnêtement, ce chat n’est pas rancunier. Même après le traumatisme d’un trajet en voiture, même après une douche, il ronronnait dans mes bras…Ca ne m’en fait que plus culpabiliser!
On redécouvre même les lieux de notre enfance trop souvent visités par d’autres yeux…C’est la magie du partage!
Posté dans Manie des listes, Petits plaisirs & petits bonheurs | 8 commentaires »
8.7.2010 par Flo.
Non je ne suis pas encore liquéfiée, mais finalement je pourrais ne pas en être loin, quand je vois la carte météo du jour
*Murphy a encore frappé: pour mon départ en vacances demain, mon grand Yaka me colle une réunion de 14H à 16H avec le grand grand Yaka. Sachant que les horaires ne sont jamais respectés, je crois que je peux oublier mon départ cheveux aux vents à 17H. Blasée je suis.
*Murphy frappe doublement. Depuis le début de la semaine, me voilà à moitié malade, suffisamment pour faire de la fièvre, moi qui n’en fais que tous les 30 février, mais pas assez pour me faire arrêter et me dire que faut pas déconner, je ne partirai pas en vacances épuisée. Raté, je partirai épuisée, mais je ne peux pas abuser. Sans dire que tout ce que j’avais programmé pour cette semaine est parti en vrille vu que je n’ai été qu’une loque ces derniers jours.
*Par contre, comme petit régime pré-vacances, y’a pas mieux. Bon, il aurait fallu quelques kilos de moins encore, mais c’est un bon début.
*Départ donc demain soir, heureusement pas d’horaire précis, parce que je n’ai pas commencé un seul sac, même pas dégainé le fer à repasser, pas fini les lessives (chériiiiiiii, si tu m’entends), qu’il faut emmener le chat qui flippe comme un malade (et malade il va être) dans sa caisse vers ses quartiers d’été, et j’imaginais dans ma grande illusion faire un peu de ménage, continue à rêver cocotte!
*Je n’aime pas dormir dans un lit vide. Je n’y arrive plus, ça me perturbe, pourtant je n’ai rien contre être seule un petit peu, tout à mon rythme, mais non, me coucher seule, ça ne va pas. Ca prouve que les contraintes de la vie de couple sont bien loin derrière le bonheur et les avantages, j’aime cette idée.
*Que j’aime ces petits matins encore frais. J’ai l’impression d’ouvrir tous les pores de ma peau pour les accueillir, de dilater mes poumons pour emmagasiner un maximum de fraîcheur avant que le thermomètre ne monte. Ils ont une saveur particulière, celle de la langueur des petits déjeûners en terrasse, celle des départs à l’aube et celle des siestes de mileu de journée. Bon, oui ok, ça sent les vacances quoi, et j’ignore pourquoi ça me rappelle à ce point mon enfance, ma ville, mon pays. Mais c’est bon.
*Il paraît que Miss Blondinette apprend nage de mieux en mieux, je me réjouis de constater ça. N’empêche, je ronchonne quelque peu, son père et elle ont pris quelques longueurs d’avance sur le bronzage estival, à moi de jouer le cachet d’aspirine à leur côté, je sens que ça pourrait me contrarier.
*Pourquoi Inter choisissent-ils précisément la veille de mon départ pour ne plus afficher les podcasts des émissions que j’essaye de suivre? Et alors, je pars avec quoi dans les oreilles, moi? J’aimerais qu’on m’explique!
Ce n’est pas du tout là qu’on va (dommage..) Et puis il y a les Tournesols, aussi, qui commencent à fleurir de partout et dont je rêverais de vous mettre une photo, mais là comme ça présentement, c’est un petit peu difficile….
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27.4.2010 par Flo.
En réponse à 2 commentaires du précédent billet qui m’ont, à juste titre, obligé à positiver:
*Humer l’air frais le matin en sortant, les senteurs printanières qui se ruent à mes narines, la quiétude avant l’éveil du monde alentours (pourtant je ne sors pas si tôt que cela), un peu comme en plein été, avant les grosses chaleurs
*Boire mon thé dans le canapé alors que mon cher et tendre est encore endormi. M’accorder 10 minutes, 15 au maximum où je bouquine après avoir déjeûné ou en grignotant (la faim me fuit le matin, ces temps), comme une pause avant le début de la journée, mais qu’il est dur de s’y arracher!
*Guetter les petites pouces plantées avec Miss Blondinette qui s’élèvent tranquillement, attendre les couleurs, espérer de belles fleurs et de jolis fraisiers, un bel avocat, encore un…
*Me faire surprendre par mon homme qui se lève un peu plus tôt, baisers volés avant de partir travailler, baume au coeur et sourire aux lèvres, un peu plus d’énergie
*Le fou-rire avec mes collègues à midi: c’est l’avantage de travailler avec des hommes, ça crie fort d’un coup, et puis ça se tasse aussi sec, je ne suis pas rancunière non plus, même si les rires d’aujourd’hui n’étaient pas avec celui qui m’a fait grincer les dents hier. Mais au moins, la communication est rétablie, c’est un premier pas
*La perspective d’une semaine au travail quasi sans Yaka. Il faut serrer les poings demain matin, un peu l’après-midi, et ensuite liberté totale. Ouf, mais que l’ambiance est différente en son absence!
*Les câlins de Miss Blondinette, la voir grandir, elle commence à déchiffrer les lettres, on sent qu’elle est sur le point de maîtriser la lecture, je guette, tout comme sa première dent qui bouge, elle la perdra sans doute chez sa maman mais que ça fera drôle de la voir avec ce premier petit trou qui annonce encore sa croissance…Lorsque je regarde des petites filles de 4 ans, je peine à me souvenir que je l’ai connue ainsi, alors que cela ne fait pas si longtemps
*Vendredi dernier, une fort belle soirée avec une future-mariée-resplendissante et les amies, même si j’étais un peu éteinte et fatiguée, c’était savoureux, pour le goût et pour le moral
*La douceur de vivre de cette ville, des campagnes. La douceur de vivre de mon homme.
Et l’idée que même lorsque le verre est à moitié vide, il se remplit bien vite, la preuve….
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