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Archive de la catégorie Ménagerie et Cie

Exclusif

J’avais prévu un super joli montage de la balade du jardin botanique du week-end dernier! Les photos étaient uploadées sur mon portable, j’étais motivée, dès ce soir et pour un départ en week-end rempli de couleurs (à défaut de soleil qui désormais nous fait défaut), de vous publier quelque chose de pétillant et printanier!

Mais je suis bien obligée de céder l’antenne à l’actualité brûlante, et vous transmettre en direct live le débarquement de 2 visiteurs totalement inattendus et enchantés.

Alors oui, je sors d’une séance d’ostéopathie particulièrement éprouvante. J’ai dû prendre sur moi pendant un quart d’heure pour ne pas lyncher mon thérapeute. Et le pire, c’est que je lui ai dit merci en partant!
J’ai l’impression d’avoir fumé 3 pétards, bu 2 bouteilles, et pas dormi depuis 4 nuits. Il a donc fallu que je me frotte les yeux lorsque mes collègues m’ont pris par la main pour m’amener les contempler, juste derrière notre baie vitrée (nous sommes au rez de chaussée!). J’ai emprunté un appareil photo d’abord pour me prouver que je ne rêvais pas. Mais je ne résiste pas à le partager avec vous.

Mesdames et Messieurs, voici en exclusivité pour vous, la présence de Léon et Anatole (ouais, comme ça, j’ai décidé de les baptiser!) devant nos bureaux:

paon.JPG

J’ai bien esssayé de les convaincre de prendre la pose, mais ils semblaient moyennement chauds, et me l’ont dit clairement. Cela dit, ils ne sont pas bagués, et on n’a aucune idée d’où ils peuvent débarquer, comme ça, en pleine zone industrielle…
L’enquête est ouverte!

Chameau d’avril - matins brumeux*

Histoire de changer des petits bobos et affaires de toubibs, faut quand même que je vous raconte.

C’est une aventure qui m’est arrivée le 1er Avril, sans rire et vrai de vrai. Sauf que bien évidemment ce matin-là, je n’avais pas d’appareil photo sur moi. Le 2 au matin, je me suis donc dit qu’on ne m’y reprendrait pas, et je suis partie plus tôt, appareil en bandoulière, batteries à l’intérieur (et chargées, pas folle la guêpe, on ne me le fera pas deux fois). Ceci en vain, puisque mon mirage avait forcément disparu - ce serait trop simple.
Du coup, pas de photo, pas de billet, me suis-je dit “in petto”. Mais je l’aimais bien mon titre, et puis mon histoire aussi, alors je l’ai laissée au fond du tiroir.
Aujourd’hui, il fait beau, il fait chaud, je n’ai rien, mais alors vraiment rien à raconter de drôle, je pourrais vous faire pleurer devant la catastrophe absolue de mon boulot et mon état de santé, mais j’en ai marre.
Ouverture du tiroir, et récit….

Donc, c’était le 1er Avril.
Petit matin brumeux, heure d’été encore très mal assimilée (aujourd’hui, toujours, mais il ne faut plus en parler). Je me lève au radar, et comme à cette période, le brouillard flottait, la fraîcheur matinale était bien là. Si je voulais romancer, je vous dirais que j’ai déjeûné en guettant le rougeoiement du soleil levant (Anne, ma soeur Anne…), mais ce serait abusé, je ne me souviens plus trop de la tête du soleil ce jour-là.

Départ plus ou moins à l’heure, calée sur la chronique politique de la radio, ça va, je ne suis pas trop à la bourre. Depuis un moment déjà, je passe par la pampa campagnarde en rallongeant mon trajet, mais en évitant les bouchons. Je préfère, et puis le paysage est plus joli, je vous en avais fait un petit aperçu photographique (non, ne me demandez pas le lien, cherchez dans les archives, j’ai la flemme là) (oui je suis un peu brute de décoffrage ces temps).

Ligne droite, donc, dos d’âne, aïe les amortisseurs, perte de priorité à l’entrée du rond point, freins, coup d’oeil dans le rétroviseur, 1ère…..
Coup d’oeil dans le rétroviseur…
Frein…
Coup d’oeil dans le rétroviseur…
Ouverture de la bouche, secouage de la tête, frottage des yeux, coupS d’oeil dans LES rétroviseurs….

Chameaux!
Non mais si, de vrais chameaux!! (vous comprenez que là, à ce moment fascinant, une photo aurait été fort bien placée, vous le comprenez, pour mon sens du suspense?)

Chameau! Dromadaire (oui oui, un de chaque, on m’a appris depuis toute petite à compter les bosses)! Et un machin, là, plus loin, avec des poils longs, des cornes, yak ou qu’en sais-je??
M’enfin, comme ça, là, au milieu d’un rond point, dans l’herbe à 2 pas de la ville? Et juste accrochés à des piquets dans l’herbe? Et non, je n’ai rien fumé la nuit dernière, et oui, je suis réveillée, là quand même…

Je suis restée plantée 1 minute au bas mot à ce fichu rond point. J’ai ensuite démarré, fait le tour du rond point très lentement, riant comme une folle dans ma voiture. Et maudissant tous les saints photographes de ne pas avoir d’appareil sous la main, ni même un téléphone donnant vaguement quelque chose, ou un I*pod quelconque (chéri, ceci est un message subliminal!). Bref, un outil de technologie moderne pour immortaliser ce grand moment d’hallucination du jour où je m’attendais à voir naître des poissons partout, mais pas franchement des camélidés (si je veux, je le dis!) ou autres bêtes à bosses et cornes.

Me promettant donc d’amener ledit appareil le lendemain, sans faute, cherchant le cirque sur ma route en m’éloignant, sans le trouver. Et comme j’ai l’art du teasing, vous avez compris que le lendemain, il n’y avait toujours point de cirque, et plus de chameaux-droma-yaks non plus.
Le monde est rempli d’injustices, je vous l’assure, mais j’ai eu un joli poisson d’avril à raconter à mes collègues en arrivant. Sauf qu’ils se sont bien moqués de moi!

 *Merci Karmara de m’absoudre pour ce titre complètement idiot - surtout en écrivant le billet un 20 Avril! Mais aujourd’hui, en lisant le tien, je me suis dit que je devais avoir le droit, au moins jusqu’au 30….

La facétie du week-end (sauf pour le chat)

Monsieur chat me fait bien comprendre à sa manière qu’il est fort mécontent d’être passé de son statut de matou libre et heureux à celui de matou d’appartement. Au cas où je n’aurais pas assez culpabilisé à ce sujet, il en remet une, à deux couches quotidiennes: me regarder avec des yeux de merlans frits (exceptionnel pour un chat) planté devant la porte-fenêtre que je lui ouvre à l’envi (c’est quand même le deal). Dès qu’il est sorti, demander d’office à rentrer. Et recommencer dans l’autre sens.
Miauler à n’en plus pouvoir, tolérer sa caisse sans y mettre d’enthousiasme (elle est pourtant tout le temps propre, je m’y engage). Frémir et me raconter, devant la vitre, comment il pourrait attraper cette pie, ou ce moineau qui lui font l’affront de se poser devant lui, à un coup de patte s’il n’y avait pas la fenêtre….
Et puis le printemps arrive, les hormones (celles qu’il lui reste) le travaillent, il monte maintenant sur la chaise sur le balcon, observe l’arbre qui pousse devant ses moustaches avec intérêt, mais jauge, à mon grand soulagement, la distance balcon-sol (4 étages!) un peu trop osée quand même.

En plus de tout cela, Monsieur chat s’empâte. Il n’a plus l’occasion de faire le fou dans les prés, et a perdu sa svelte ligne, du moins celle qu’il pensait avoir. Monsieur est devenu le vrai matou dodu, ventru et rondelet. Et n’a pas du tout l’intention, pour autant, de se réguler en nourriture, et continue à manger la même dose de croquettes.
Là, il a fallu que je sévisse. Après des circonvolutions et des tentatives désespérées à le convaincre de réduire les doses, lui avoir racheté une gamelle plus petite (!!), j’ai fini par me résoudre à le passer au light. Si. Ce que je ne fais pas pour moi, je l’ai fait pour lui.

Depuis vendredi, Monsieur chat a donc droit à ses croquettes light. Oh, j’ai bien senti que ça ne l’emballait pas plus que ça, qu’il flairait l’arnaque. Il les a contemplées d’un regard un peu méprisant, en a grignoté une ou deux dans la soirée, mais rien de plus, alors que d’ordinaire il aime tant le changement de nourritures.

Samedi a été infernal. Toute la journée, il a miaulé. Râlé. Pleuré. S’est fait gronder à la hauteur de ses réclamations, ce qui n’est pas peu dire. “Non tu n’auras rien d’autre, non, la viande ce n’est que le dimanche, tiens, regarde, la gamelle est pleine”, et moi de secouer ladite gamelle d’un geste tout à fait convaincant. Rien à faire. Il me regardait de ses grands yeux jaunes, miaulait, recommençait, et moi je ne cédais pas.
Jusqu’à la soirée. Où je n’en ai plus pu. Où le chat menaçait de passer par le balcon, si ce n’était par moi, par mon homme, tant il était insupportable. De guerre lasse, il m’a eue aux nerfs. J’ai sorti le paquet de viande, le lui ai servi. Il s’est précipité dessus. Et moi je l’ai contemplé, mi coupable, mi intriguée “ce chat a réellement faim, si ça continue ainsi, si je m’obstine, c’est en arrêtant de manger qu’il va maigrir”.
Je décide de laisser encore le bénéfice de doute: il n’aura que ça dimanche, si ça ne va toujours pas, je vais chercher d’autres croquettes lundi, et je ferai passer le tout par mélange.
C’est dur, la psychologie animale.

Dimanche matin. Miss blondinette émerge bien entendu 2 ou 3 heures avant ce qui nous paraît un réveil acceptable. Nous l’entendons passer devant la chambre, aller à la cuisine. Et commencer une tambouille dont elle seule a le secret. D’habitude, aux sons, j’arrive à deviner ce qu’elle fait, mais là non. Son père se réveille, tout aussi intrigué. Et finit par se lever.
Deux minutes passent, et j’entends:
-Mais range ça, c’est sûr, il ne va rien manger si tu continues!
-Mais c’est pour qu’il maigrisse, et que ça ait plus de goût!

Je saute du lit, enfile un pull, surgis à la cuisine. Pour voir les petits pots de poivre, curry, herbes diverses et variées (oui, à portée de main de la demoiselle), étalés par terre à côté de la gamelle de croquettes; et le chat, l’air désespéré, regarder Miss blondinette faire et en miaulant de plus belle (”vous allez peut-être enfin comprendre maintenant ??”)
Poivre et curry formaient un joli mélange sur les croquettes, et forcément à côté, tant qu’à faire.

Je prends une grande inspiration, un début d’explication pointe.
-Miss blondinette, j’ai besoin de savoir….tu as déjà fait ça hier matin?
Silence, à moitié coupable. Elle me scrute, ne sachant pas si l’aveu qu’elle tenait au bout de ses lèvres provoquerait colère ou non.
Nouvelle grande inspiration.
-….Je ne vais pas te gronder. J’ai besoin de savoir. Tu vois, Monsieur chat n’a rien mangé hier. Je pensais qu’il faisait des caprices, j’aurais dû acheter des nouvelles croquettes. Mais si tu lui as renversé du poivre et des épices dans sa gamelle, c’est sûr qu’il n’allait rien manger.
-Mais si, bien sûr, c’est bon ce que je lui ai mis, c’est pour donner du goût et l’aider à maigrir.

Ouf. J’ai compris. J’explique à miss blondinette que non, un grain de poivre pour nous, c’est un poivrier entier pour le chat. Je lui répète (avec son père) pour la cent unième fois que si elle veut nourrir l’animal, elle me demande d’abord, et fait ça sous ma surveillance.
Je récupère la gamelle, la passe à la poubelle, nettoie la couche impressionnante de poivre et curry au fond (comment n’ai-je pas pu le voir???), câline le chat qui commence à m’aimer très fort (tu parles, il s’est enfin dit qu’il allait pouvoir s’approcher de sa pitance sans éternuer et manquer de défaillir), la remplis de croquettes saines et light, le sers….
Il a dû mettre 3 minutes pour descendre la moitié! Moi, j’ai  beaucoup culpabilisé, un peu rigolé, et lamentablement tenté de m’excuser en le servant, encore, de viande le dimanche soir (la bonne affaire pour lui!)

Tous les quinze jours et un jour par semaine, Monsieur chat a droit à un avant-goût du bonheur d’un enfant à la maison, et nous, à des inventions que nous ne soupçonnions pas un instant!

Interrogations félines

Mon bon gros matou ne se fait pas aux changements.
De nous tous, c’est celui qui ne profite pas de tout ce que nous vivons actuellement.
Et ça a l’air idiot comme ça, mais ça met une grande ombre au tableau, devant laquelle je me sens totalement démunie.

Oui, c’est sûr, il a perdu en espace vital. D’un coup le voilà contingenté à un appartement, certes grand (bien plus que tout ce qu’il a pu expérimenter jusqu’ici, mis à part une jolie maison de campagne provisoire), mais plus du tout au rez de chaussée. Donc adieu chasse aux oiseaux, insectes et autres taupes qui passaient dans le coin.
Mais je me disais qu’inversément, ce qu’il allait perdre en territoire, il le gagnerait en présence; c’est un chat qui a toujours été très casanier, et surtout très demandeur de présence humaine. Et au vu de mon rythme et de mes absences répétées de ces derniers mois, je craignais qu’il en souffre, au point de faire son baluchon et prendre la tangeante.
C’est vrai aussi, quand on a trouvé cet appartement, j’ai pensé au problème du chat. Je me suis demandé comment il vivrait l’exil à l’étage. Mais je n’ai pas hésité longtemps, d’abord parce que l’opportunité était telle qu’on ne pouvait pas se permettre de passer à côté pour des considérations félines, et parce que je me disais que royalement, il allait bénéficier d’une présence quasi 24h sur 24 au vu de nos roulements décalés, ou pas loin.

Prise en flagrant délit de raisonnement bien trop humain, probablement.
Depuis que nous avons emménagé, je le sens un peu stressé, avec du mal à prendre ses marques.
Au premier caca (désolée pour la poésie, mais c’est ça) hors de sa caisse, je n’ai rien dit, sachant que c’était souvent son moyen d’exprimer son bouleversement.
Au deuxième, j’ai haussé le ton et pris encore sur moi; au vu du temps qu’on passait à tout déballer, je n’arrivais pas à lui offrir un lieu intime pour sa caisse, et il continuait à être baladé.

Sauf que ça a commencé à devenir récurrent. Et que même maintenant, alors que tout est en place et qu’il est supposé avoir ses marques, il continue d’exprimer son mécontentement de la même manière. Et de façon de plus en plus fréquente.
Et je continue, moi, à être complètement prise au dépourvu.
Balançant entre la tristesse de ne pas trouver de solution pour mon compagnon de route, fidèle et témoin de tant de choses, et l’option qui se profile et à laquelle je suis totalement incapable, à l’heure actuelle, de me plier.
Alors oui, si dans un moment (ne me demandez pas d’en définir la durée, je vous en supplie) je réalise que malgré ma meilleure volonté je ne parviens pas à une solution, il faudra que je pense à son bonheur, son bien-être avant le mien. Que j’accepte de rentrer le soir et ne pas trouver sa présence, parce qu’il sera plus heureux chez d’autres, qui sauront lui offrir ce qui lui manque probablement trop aujourd’hui: un jardin, une campagne, une présence encore plus attentive, qu’en sais-je…
En attendant, il faut que j’essaye d’inverser ce rapport de forces que nous commençons à systématiquement avoir. Lui consacrer encore plus de temps et d’attention, de câlins et de moments de jeu; devoir comptabiliser du temps passer avec mon chat est quelque chose qui m’est assez étranger, mais si c’est à ce prix-là que je peux sauver notre relation, alors ça en vaut le coup.

Et je suis preneuse, aussi, de tout conseil ou témoignage. Parce que j’avoue, je suis triste, et je ne sais surtout pas quoi faire…

Phase d’observation

J’ai depuis une dizaine de jours, dans mes cabinets de toilette, droit dans mon axe de vision (et là, toutes les femmes me comprendront très bien, puisque pour les hommes, l’axe en question est radicalement différent et à l’opposé), une araignée.
Confortablement installée dans un petit coin, qui fait sa vie.
Qui grossit à VUE D’OEIL, et je ne mens pas!
La preuve, elle rentrait il y a peu encore dans la petite fente de la plinte en bois, et aujourd’hui, elle pourrait à peine y passer les pattes.
Non, je n’exagère pas!

J’ai donc cette chose à quelques centimètres de mes pieds, le matin quand je me lève la tête enfarinée, le soir avant d’aller me coucher, et à chaque instant de ma journée qui croise ces lieux, fatalement.
Et pourtant, je ne l’ai pas tuée.
Je sais, je suis folle.
Je la regarde toujours d’un oeil torve, plus que mauvais. Je rétracte les orteils et ne peux pas porter mon regard ailleurs, pas moyen.
Mais je ne l’ai pas tuée.
Ce qui est déjà pour moi, un immense et magistral progrès.
De la laisser en vie, et pire encore, de continuer à aller en ces lieux sans stress insurmontable.

N’empêche, ça fait 10 jours que je me demande ce que je vais faire. Si elle disparaît à mon prochain passage d’aspirateur (non, je fais le ménage un peu plus règulièrement, mais une panne d’aspirateur m’en a privée depuis un temps certain, c’est donc au balais que je le fais, et je n’aime pas ça, heureusement, cet intermède prend fin dès aujourd’hui!), je n’irai sûrement pas la rechercher. D’un autre côté, on m’a dit que dans les sacs, ça pouvait profiter de la chaleur, pondre des oeufs, se reproduire, et d’ici à ce que je me retrouve avec une colonie de ces sales bêtes dans mon appart, il y a un pas que je ne franchirai pas même dans mes pires cauchemars. Argh.

Je me dis qu’à force de la regarder, je finirai peut-être pas m’y faire. Phénomène d’adaptation, ou qu’en sais-je, on soigne le mal par le mal, un truc dans ce goût-là.
J’entends tellement dire que ces animaux sont incroyables, merveilleux, qu’ils sont utiles dans un intérieur, qu’ils bouffent tout le reste, etc, etc. Non, vous ne me convaincrez toujours pas qu’elles ne piquent pas, c’est FAUX, ou alors qu’on m’explique comment j’en suis arrivée régulièrement à me gratter jusqu’au sang sur des piqûres qui ressemblaient à tout sauf à celles de moustique (je suis experte en moustiques aussi).
Faut quand même pas abuser.

Pour l’instant elle vit, qu’elle en profite.
Demain est un autre jour, et si je suis clémente, elle finira peut-être dans un verre secoué par-dessus le balcon…Si je ne peux plus tenir…ceci est une partie censurée pour ne pas heurter les âmes sensibles….

Edit de cette note écrite hier soir: ce matin en me levant, disparition de ladite sale bête….J’ai immédiatement pensé que mon Cher et Tendre avait craqué avant moi et lui avait fait sa fête. Après vérification à la source (qui n’est pas l’araignée mais donc le potentiel bourreau), il n’en est rien.
Nous en sommes donc arrivés à la conclusion que la chose avait dû lire mon blog et deviner mes intentions néfastes; pris ses valises et changé de crèmerie. Ou alors j’ai un peu exagéré et elle rentre encore dans le trou de la plinte.
Le suspense est intense, entier, et l’affaire est à suivre….

Désertion

Trop de choses se catapultent en même temps. Trop de choix à faire, trop de décisions à prendre qui vont quand même écrire la suite, à court, moyen et long terme.
Je gère les urgences, je tente de rester à flots mais j’ai plutôt la sensation de surnager.

Se mêlent de grands, d’immenses bonheurs, de petites angoisses, de grosses interrogations, des peurs, tout cela dans un mélange que je peine à rendre cohérent.

Je déserte ces lieux par manque de temps, mais aussi par manque d’inspiration. Répéter toujours les mêmes choses devient lassant, même pour moi, et comme je pense toujours aux mêmes choses, que mes pensées passent en boucle, il m’est difficile de prendre de la distance pour avoir un minimum d’originalité dans ces lieux.
Le plus curieux, c’est que même écrire n’est pas un soulagement pour l’instant. Preuve que j’ai vraiment la tête sous l’eau et que je suis partie en apnée.

Ca va passer, le temps avance, inexorablement, et les solutions doivent arriver vite. En attendant, je continuerai à être fidèle à ce lieu qui m’est cher, mais probablement avec toujours autant d’irrégularité. Je ne remets pas une seule seconde ce blog en question, bien au contraire, il m’impose un nouveau rythme qui, consciemment, ne me satisfait pas, mais auquel les contraintes extérieures m’obligent à me plier.
Soit.

A très vite donc, pour des billets joyeux et insouciants, parce qu’il y a beaucoup de Joie et d’insouciance dans mon quotidien, mais mon immense fatigue m’empêche de la savourer, et c’est dommage….

Inquiète

Ca fait une semaine que je n’ai pas vu ma nénette.
Elle a plein d’excuses, et moi nettement moins: je suis absente régulièrement, plusieurs jours de suite, elle n’a pas l’habitude de ça.
C’est l’été, le printemps du moins, il fait beau, chaud, elle doit avoir les hormones qui la taquinent, l’appel des grandes étendues d’herbe verte tout autour de mon chez-moi.
N’empêche, c’est une aventurière, une indépendante, mais généralement elle s’arrange pour faire de rapides passages, réclamer sa viande, râler un coup, se chamailler avec son frère et repartir.
Là, même pas.
Et je ne sais pas quoi faire, avant tout parce que je crains qu’il n’y ait pas grand chose à faire….
Je l’appelle en rentrant le soir, au risque de casser les oreilles des voisins, mais je ne pourrai pas changer fondamentalement mon organisation actuelle avant quelques mois.

Son frère avait fait la même chose il y a quelques mois, moins longtemps heureusement, pour finir par réapparaître, alors j’essaye de me rassurer en me disant qu’elle reviendra comme elle a disparu, que c’est le propre d’un chat, mener sa propre vie, trouver son rythme, en changer pour une raison qui nous échappe.

Mais je suis vraiment inquiète, et je culpabilise, en plus….

+1

+1 souris sauvée.
Petit mulot cette fois, adorable, trouvé planqué sous la table à mon retour hier soir encadré par deux chats toutes griffes et crocs dehors.

J’adore les chats, mais y’a des fois où leur cruauté m’insupporte.
Après une nouvelle course dans l’appart et des ruses de sioux pour l’attraper sans qu’il file droit dans la gueule des monstres ou sous un meuble encore plus inacessible, je l’ai relâché, et sans avoir à l’aider à retrouver son terrier.

Non mais franchement, c’est marqué SPA sur la porte de mon appart ou quoi??

Dimanche, jour de la taupe

Ou comment se retrouver à 7H30 un dimanche matin en pijama, petites pantoufles en plein milieu d’un champs.

Que voulez-vous, j’expérimente les joies de la campagne.
En avant-goût, hier soir (enfin, cette nuit….) j’ai eu droit à la splendide araignée sortie de nulle part mais plantée au milieu de mon plafond (celui de l’appartement, je tiens à le préciser pour les petits malins mal intentionnés!), dont il a fallu se débarasser. Après hurlements, danse de l’hésitation et de l’angoisse devant ces sales bêtes, palpitations du coeur qui a dû monter à 200 facile, j’ai pris un verre, un carton, attrapé l’horreur en m’attendant à chaque seconde à ce qu’elle se retrouve dans mon cou ou dans mes cheveux, et l’ai balancée très, très, très, très (jamais assez) loin par la fenêtre.

Et par un coup de baguette d’une fée fort mal intentionnée on dirait (ou alors Martin le Lutin qui a décidé de me faire réviser ma biologie animale), j’ai retrouvé une taupe ce matin à 7H20 au pied de mon lit.
Hier soir on parlait justement de chats chasseurs avec des Amis. Je crois que j’ai été médisante avec l’un de mes chats qui, à force d’entendre qu’il ne me ramenait jamais rien, a fini par vouloir me prouver qu’il était capable aussi de revenir avec un trophée. Bon, ok, il a pris ce qui était à sa portée.

Ben c’est pas facile à attraper une taupe hein. Même sonnée, même dans un minuscule appart, même un peu esquintée, ça file. Et puis ça fait un boucan d’enfer, il faut le dire. Le temps que j’émerge, que je percute que quelque chose n’allait pas, j’ai eu l’impression qu’on m’avait ramené une colonie d’insectes qui marchaient tous ensemble sur le parquet. Ca a des griffes de folie, qui font un bruit de tous les diables.

Donc 10 bonnes minutes pour l’attraper à l’intérieur. Et je tiens à préciser que même si je m’en méfiais (j’avais très moyennement envie quand même de me faire mordre par une bébête qui passe les 99% de sa vie sous terre à manger des vers), j’ai eu nettement moins de mal à attraper la taupe que l’araignée d’hier. Au contraire, je l’ai trouvé même touchante, rigolote, et ça a une sacrée puissance, croyez-moi.

Je lui ai néanmoins appliqué  la même tactique qu’à l’araignée: une fois attrapée, je l’ai passée par le balcon, mais délicatement déposée (elle) sur la terre devant ma fenêtre.
C’était sans compter mon chat profondément vexé de mon manque de reconnaissance envers son cadeau et qui l’attendait d’un air goguenard à 2 mètres. Et là, mon coeur de Brigitte Bardot n’a fait qu’un tour en voyant cette pauvre bête désespérément essayer de creuser pour atteindre un de ses terriers. Larguée, sa boussole devait marcher aussi bien que la mienne (c’est dire) et je ne supportais pas l’idée qu’un animal que je venais de sauver se fasse trucider précisément au-dessous de ma fenêtre.
Ni une, ni deux: pantoufles, gros pull (purée il caille), vague lampe de poche, j’ai fini par balader pendant 5 bonnes minutes ma bestiole d’un coin à l’autre du champs pour tenter de l’aider à retrouver un trou. C’est pas futé quand même hein, ça met du temps à filer sous la terre, mais je ne pouvais la laisser telle quelle: mon matou gardait un oeil bien ouvert sur mon manège (et surtout le sien).

Elle a fini par y arriver, à la 4ème tentative. J’ai fini par rentrer, transie.
Je devais me lever tôt ce matin, mais j’espérais plutôt un réveil douceur, musical, tranquille, quoi. Il n’empêche, j’ai l’esprit tranquille, mon karma ne peut que mieux s’en porter!

Relations sociales

Hier soir, en rentrant chez moi, j’ai été attirée par la complainte désespérée d’un petit chat coincé sur le toit du bâtiment en bas de chez moi.
Je l’avais déjà entendu la veille, sans trop me faire de souci, généralement un chat qui monte  quelque part sait en redescendre, même si ça ne lui plaît que moyennement (la fonction descente semble plus compliquée que la montée chez ces quadrupèdes).
Là par contre, deux jours de suite, ça m’a mis la puce (c’est le mot) à l’oreille, et c’est ainsi que je me suis retrouvée en bas de l’immeuble à appeler le chat qui me répondait sans cesse. A tourner et virer pour observer par quel arbre il avait pu passer, et si j’avais, moi, une option pour l’aider: sonner chez les voisins, demander s’il y a un vasistas/où est le propriétaire/ si quelqu’un a une idée, une solution.

Deux étudiantes, que je n’avais encore jamais vues (j’ai appris dans le feu de l’action qu’elles étaient en Fac de Médecine) sont passées dans le coin, je me suis empressée de les héler pour leur demander si elles connaissaient ledit chat et si elles avaient une solution. Non à la première réponse, non à la seconde (enfin si, appeler les pompiers, mais ils les ont envoyées sur les roses, je les avais prévenues), mais je n’avais pas du tout envie de me retrouver à gérer la situation seule, si bien que je suis parvenue à les faire culpabiliser et rester. Je n’ai pas eu trop de mal cela dit, et je suis très sournoise quand je m’y mets.

On a mis une bonne demi-heure, on a dérangé les baraques voisines pour trouver une échelle. Qui nous a été fournie par un très gentil vieux monsieur, qui nous l’a amenée sous le bâtiment pour réaliser qu’elle était trop courte. Et finalement, coup de chance, la propriétaire du chat, qui s’était absentée pendant deux jours, est arrivée pile au bon moment pour nous révéler que la minette s’appelle Salsa, qu’elle a 4 ans, qu’elle semble tout à fait coutumière du fait et que cela semble être pour elle un bon moyen d’exprimer haut (c’est le mot!) et fort (aussi je le confirme) son mécontentement à l’idée d’être délaissée pendant quelques jours. Que non, il n’y a aucune solution, la propriétaire a déjà essayé, et que la rebelle finit par redescendre, on ne sait comment, quand elle a vraiment trop faim et qu’elle en a marre. Elle a des réserves, hein, pour y rester plus de 2 jours, mais c’est vrai, elle n’y est plus depuis hier soir.

Comme quoi c’est utile un chat, j’ai enfin fait connaissance avec plein de gentilles personnes dans le quartier. Maintenant, quand il me manquera des oeufs, du lait ou une échelle, je saurai chez qui aller sonner! Merci Salsa!