Infos

Vous parcourez actuellement les archives de la catégorie Ménagerie et Cie.

mai 2012
L Ma Me J V S D
« avr    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

Archive de la catégorie Ménagerie et Cie

Dimanche, jour de la taupe

Ou comment se retrouver à 7H30 un dimanche matin en pijama, petites pantoufles en plein milieu d’un champs.

Que voulez-vous, j’expérimente les joies de la campagne.
En avant-goût, hier soir (enfin, cette nuit….) j’ai eu droit à la splendide araignée sortie de nulle part mais plantée au milieu de mon plafond (celui de l’appartement, je tiens à le préciser pour les petits malins mal intentionnés!), dont il a fallu se débarasser. Après hurlements, danse de l’hésitation et de l’angoisse devant ces sales bêtes, palpitations du coeur qui a dû monter à 200 facile, j’ai pris un verre, un carton, attrapé l’horreur en m’attendant à chaque seconde à ce qu’elle se retrouve dans mon cou ou dans mes cheveux, et l’ai balancée très, très, très, très (jamais assez) loin par la fenêtre.

Et par un coup de baguette d’une fée fort mal intentionnée on dirait (ou alors Martin le Lutin qui a décidé de me faire réviser ma biologie animale), j’ai retrouvé une taupe ce matin à 7H20 au pied de mon lit.
Hier soir on parlait justement de chats chasseurs avec des Amis. Je crois que j’ai été médisante avec l’un de mes chats qui, à force d’entendre qu’il ne me ramenait jamais rien, a fini par vouloir me prouver qu’il était capable aussi de revenir avec un trophée. Bon, ok, il a pris ce qui était à sa portée.

Ben c’est pas facile à attraper une taupe hein. Même sonnée, même dans un minuscule appart, même un peu esquintée, ça file. Et puis ça fait un boucan d’enfer, il faut le dire. Le temps que j’émerge, que je percute que quelque chose n’allait pas, j’ai eu l’impression qu’on m’avait ramené une colonie d’insectes qui marchaient tous ensemble sur le parquet. Ca a des griffes de folie, qui font un bruit de tous les diables.

Donc 10 bonnes minutes pour l’attraper à l’intérieur. Et je tiens à préciser que même si je m’en méfiais (j’avais très moyennement envie quand même de me faire mordre par une bébête qui passe les 99% de sa vie sous terre à manger des vers), j’ai eu nettement moins de mal à attraper la taupe que l’araignée d’hier. Au contraire, je l’ai trouvé même touchante, rigolote, et ça a une sacrée puissance, croyez-moi.

Je lui ai néanmoins appliqué  la même tactique qu’à l’araignée: une fois attrapée, je l’ai passée par le balcon, mais délicatement déposée (elle) sur la terre devant ma fenêtre.
C’était sans compter mon chat profondément vexé de mon manque de reconnaissance envers son cadeau et qui l’attendait d’un air goguenard à 2 mètres. Et là, mon coeur de Brigitte Bardot n’a fait qu’un tour en voyant cette pauvre bête désespérément essayer de creuser pour atteindre un de ses terriers. Larguée, sa boussole devait marcher aussi bien que la mienne (c’est dire) et je ne supportais pas l’idée qu’un animal que je venais de sauver se fasse trucider précisément au-dessous de ma fenêtre.
Ni une, ni deux: pantoufles, gros pull (purée il caille), vague lampe de poche, j’ai fini par balader pendant 5 bonnes minutes ma bestiole d’un coin à l’autre du champs pour tenter de l’aider à retrouver un trou. C’est pas futé quand même hein, ça met du temps à filer sous la terre, mais je ne pouvais la laisser telle quelle: mon matou gardait un oeil bien ouvert sur mon manège (et surtout le sien).

Elle a fini par y arriver, à la 4ème tentative. J’ai fini par rentrer, transie.
Je devais me lever tôt ce matin, mais j’espérais plutôt un réveil douceur, musical, tranquille, quoi. Il n’empêche, j’ai l’esprit tranquille, mon karma ne peut que mieux s’en porter!

Relations sociales

Hier soir, en rentrant chez moi, j’ai été attirée par la complainte désespérée d’un petit chat coincé sur le toit du bâtiment en bas de chez moi.
Je l’avais déjà entendu la veille, sans trop me faire de souci, généralement un chat qui monte  quelque part sait en redescendre, même si ça ne lui plaît que moyennement (la fonction descente semble plus compliquée que la montée chez ces quadrupèdes).
Là par contre, deux jours de suite, ça m’a mis la puce (c’est le mot) à l’oreille, et c’est ainsi que je me suis retrouvée en bas de l’immeuble à appeler le chat qui me répondait sans cesse. A tourner et virer pour observer par quel arbre il avait pu passer, et si j’avais, moi, une option pour l’aider: sonner chez les voisins, demander s’il y a un vasistas/où est le propriétaire/ si quelqu’un a une idée, une solution.

Deux étudiantes, que je n’avais encore jamais vues (j’ai appris dans le feu de l’action qu’elles étaient en Fac de Médecine) sont passées dans le coin, je me suis empressée de les héler pour leur demander si elles connaissaient ledit chat et si elles avaient une solution. Non à la première réponse, non à la seconde (enfin si, appeler les pompiers, mais ils les ont envoyées sur les roses, je les avais prévenues), mais je n’avais pas du tout envie de me retrouver à gérer la situation seule, si bien que je suis parvenue à les faire culpabiliser et rester. Je n’ai pas eu trop de mal cela dit, et je suis très sournoise quand je m’y mets.

On a mis une bonne demi-heure, on a dérangé les baraques voisines pour trouver une échelle. Qui nous a été fournie par un très gentil vieux monsieur, qui nous l’a amenée sous le bâtiment pour réaliser qu’elle était trop courte. Et finalement, coup de chance, la propriétaire du chat, qui s’était absentée pendant deux jours, est arrivée pile au bon moment pour nous révéler que la minette s’appelle Salsa, qu’elle a 4 ans, qu’elle semble tout à fait coutumière du fait et que cela semble être pour elle un bon moyen d’exprimer haut (c’est le mot!) et fort (aussi je le confirme) son mécontentement à l’idée d’être délaissée pendant quelques jours. Que non, il n’y a aucune solution, la propriétaire a déjà essayé, et que la rebelle finit par redescendre, on ne sait comment, quand elle a vraiment trop faim et qu’elle en a marre. Elle a des réserves, hein, pour y rester plus de 2 jours, mais c’est vrai, elle n’y est plus depuis hier soir.

Comme quoi c’est utile un chat, j’ai enfin fait connaissance avec plein de gentilles personnes dans le quartier. Maintenant, quand il me manquera des oeufs, du lait ou une échelle, je saurai chez qui aller sonner! Merci Salsa!

Ca va pas

Ca va pas du tout.

Encore une sale journée.

Et plus que tout, plus que toutes les mauvaises nouvelles, plus que le boulot qui m’épuise, me met sur les rotules et me pompe toute mon énergie, je n’ai pas revu mon matou depuis hier dans l’après-midi.
Je sais, j’ai beau savoir que ce n’est pas beaucoup pour un chat, qu’il peut réapparaître à tout moment, je suis en panique totale.

Ca fait trois fois que je fais le tour de la rue d’en haut et d’en bas pour m’assurer qu’il n’y a pas de chat sur le bord.
Je l’appelle à des heures impossibles, je dois sûrement me faire maudire par tous mes voisins que je ne connais pas encore.
Je suis en panique totale.
Ma minette, elle, n’arrête pas de me tourner autour en miaulant, j’ignore si j’interprète ça à la hauteur de mon inquiétude ou si c’est anormal, je ne sais plus rien. Je ne peux juste pas envisager d’avoir, en plus, à avoir à faire face à la disparition de l’un de mes chats.
J’ai choisi mon appartement pour eux, ils sont mon point de repère, l’un des piliers auxquels je me raccroche depuis 6 mois, je ne veux pas envisager un bouleversement en ce qui les concerne.

Sincèrement, ça ne va pas, et j’aimerais bien que ça passe, et qu’au moins, mon matou rentre. Au moins ça, le reste, je pourrai encore le gérer…

Edit de 3H45 du matin: ça y est, il est rentré. Affamé, l’air un peu perdu, mais il est là, c’est le plus important, le plus essentiel de tout ça. Peut-être qu’enfin, je vais pouvoir dormir maintenant, plus sereinement, et me dire que cette journée n’était pas si nulle que ça…. 

Un petit goût de liberté

Les vétérinaires, les sites internet, personne n’est capable de s’accorder sur la durée pendant laquelle il faut garder un chat à l’intérieur le temps d’un déménagement. Histoire d’être sûr qu’il ne retourne pas au domicile précédent, ne se sente pas chez lui ou plein d’autres idées farfelues pouvant passer dans la tête du poilu.

En ce qui concerne les miens, je les ai mis à rude épreuve depuis 6 mois: partis du bord de mer où ils avaient toujours vécu, ils ont fait 250 kilomètres en protestant bruyamment (pour ne pas dire le reste) pour se retrouver en pleine campagne. Enfermés là-bas pendant 2 semaines tant j’étais angoissée, ils se sont par contre parfaitement accomodés par la suite. On le pourrait à moins: une immense maison, de la hauteur sur les toits, un jardin, la verdure à perte de vue à l’extérieur, un labrador et un autre chat accueillants; ça avait tout du paradis.

Mon deuxième déménagement me faisait un peu souci pour ça aussi: comment un chat peut-il encore supporter un changement en si peu de temps, et surtout pour un lieu qui sera certes agréable, mais sûrement pas aussi attrayant que celui auquel il vient de se faire? J’ai choisi mon chez-moi pour ça aussi: je voulais un rez-de-chaussée pour qu’ils puissent sortir sans risque, un lieu verdoyant, pas de risque de route dangereuse.
Je l’ai trouvé, et franchement pour eux c’est l’idéal. Pas aussi bien qu’avant, mais un chat pas trop difficile s’y sentirait comme un pape.
Je les ai donc amenés dans mon petit chez-moi, sous leurs protestations toujours aussi virulentes. Puis enfermés, pour leur faire comprendre que mon chez-moi devenait leur chez-eux aussi. Mais après les grands espaces de liberté, les pauvres devenaient vite fous cloîtrés dans un 25m2, et ils me le faisaient bien comprendre.

Alors ça y est, aujourd’hui c’est le grand jour. Je serai absente toute la journée, ça me fendait le coeur de les imaginer une belle journée de plus à l’intérieur. Je me suis donc levée un peu plus tôt et j’ai ouvert les fenêtres en grand.
Le matou n’a pas demandé son reste: il s’est aplati comme une crêpe et a filé par-dessous la rambarde pour partir à la découverte de tous les pâtés avoisinants, se souciant peu de mon regard, et heureux comme un pape. Nénette elle, a pris plus de temps: des fois que la barrière mordrait, que là-dehors ce serait un beau traquenard. Elle a fini par y aller, et semble explorer le terrain avec précaution, millimètre par millimètre, en quadrillant. Mais si son frère reste à portée de vue, elle s’est vite échappée au-delà de mon regard par la haie du fond.

Comme pour moi, c’est un tout nouvel univers qui s’ouvre à eux et qu’ils doivent apprivoiser. Au vu des premiers résultats, ils semblent à l’aise et heureux. Et les voir ainsi me rend heureuse, moi aussi. Et fait prendre à ce lieu toute sa dimension…

Voisine

Hier, je suis allée dans mon chez-moi, pour faire un poil de ménage, reprendre quelques mesures, m’assurer que tout allait bien, et surtout attendre une fois de plus mon propriétaire débordé pour finaliser la signature du bail.

A peine avais-je ouvert la porte que j’ai entendu un miaulement strident, qui m’a permis de faire connaissance avec ma petite voisine, tricolore, 4 pattes et pas plus de 4 mois. Une clochette autour du cou, farouche juste ce qu’il faut pour signaler qu’elle est un chat, mais à peine l’ai-je touchée qu’elle ne m’a plus quittée, tout au long de l’heure et demi que j’ai passé là-bas.

Elle a exploré une bonne dizaine de fois mon appartement de gauche à droite, de haut en bas et dans tous les autres sens, m’a parue tout à fait offusquée lorsque j’ai allumé l’aspirateur, qui ne semblait pas réellement lui faire peur mais l’empêchait de se balader dans la pièce. Le tout ponctué de miaulements sonores et très expressifs, même si j’avais un peu de mal à comprendre exactement ce qu’elle tenait à me dire (je ne parle pas encore très bien chat, mais j’y travaille quotidiennement).

Ca y est, j’ai donc fait connaissance avec ma première petite voisine, qui sera sans nul doute bien surprise de voir mes deux chats à moi débarquer dans un lieu qu’elle a tout l’air d’avoir envie d’adopter, du moins pour des passages ponctuels. Sinon je risque d’avoir des ennuis avec son maître, ou sa maîtresse, qui ne goûterait pas vraiment à l’idée que son petit chat squatte l’appartement d’à côté.

Je n’ai par contre pas encore croisé un seul “2 pattes” dans la résidence, ce que je mets sur le compte de période de vacances. Mais s’ils sont aussi chaleureux que leur petit chat, ça devrait plutôt bien se passer, je suis confiante.

Mutation féline

Je suis donc partie, en voyageant léger: quelques cartons, tout au plus un ou deux souvenirs, et si je n’ai pas pris un seul meuble, j’ai emmené dans ma petite Corsa deux plantes et deux chats, mes seuls points d’ancrage. Rien que ces derniers ont rendu les 250 kilomètres de mon voyage épiques.

Ils étaient, en grande partie, l’incarnation de mes doutes et mes angoisses: allaient-ils s’adapter aux changements que je leur imposerais, allaient-ils accepter ces nouveaux lieux choisis ou pas encore trouvés? Allais-je m’y faire, allais-je y retrouver, ou plutôt trouver un équilibre?

C’est celui sur lequel je n’aurais pas parié qui s’y est fait le plus vite: en deux semaines, mon matou était au milieu de cette nouvelle campagne comme chez lui, imposant ses miaulements, ses câlins et son caractère de chat ronchonneur et demandeur avec une facilité déconcertante.
Ma pépette, elle, a mis plus de temps, c’était aussi la première fois qu’elle bougeait, probablement déconcertée par un nouveau fonctionnement quotidien, un autre environnement, perdue dans ses repères. Il lui a fallu deux bons mois pour que je la sente à l’aise, pour de bon. Aujourd’hui, elle est par contre comme chez elle, me faisant presque à nouveau craindre le nouveau petit changement qui ne va pas tarder, même si je ne doute pas de l’issue.

Ses petites habitudes, à elle, qui finalement étaient déjà présentes là-bas, reviennent ici, bien installées maintenant: son aisance avec les chiens notamment, même si elle est passée du stade “pocket poilu” au grand labrador gauche et pataud, mais rempli d’amour. L’entente est d’ailleurs tellement bonne que je surprends régulièrement ma nénette à se frotter contre cette grande chienne qui réagit à peine, à se rouler contre elle et à arriver pleine de ronrons. Et plus fort encore, le voisinage nous voit quasi quotiennement promener une labrador gambadante avec derrière, une minette blanche et grise, miaulant avec force pour qu’on l’attende, et piquant des sprints dans les champs, les poils au vent et la gueule entre-ouverte pour ne pas perdre une miette de chaque sensation qui lui fouette le museau! Ca lui a pris comme ça, un beau jour où elle devait en avoir assez de nous voir partir sans pouvoir participer, et où elle a décidé de nous suivre tout au long de la balade, tantôt devant tantôt derrière. C’en est devenu une habitude, et je m’inquiète presque qu’elle ne se présente pas quand on part. Pire, elle réagit aussi fort au bruit de la laisse que la chienne première concernée.

J’en viens sincèrement à me demander quels gênes mutants habitent mes animaux, ou s’il y a un air spécial dans le Sud Ouest, à part celui du bonheur et de l’équilibre…