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février 2012
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Archive de la catégorie Oui je crie fort

So long vieux compagnon….

Il a débarqué dans notre vie en 2003, alors que nous posions avec soulagement nos valises dans un appartement trouvé en dernière minute dans notre nouvelle région d’adoption.
Il faisait partie des meubles, et il nous l’a bien fait comprendre, c’était nous qui nous installions chez lui et pas le contraire.
Sa maîtresse avait déménagé à 600 mètres de là mais peu lui importait, c’était ici qu’il voulait être et pas ailleurs.
Au début, chaque fois qu’il débarquait sur la terrasse, je le récupérais et le ramenais dans son nouveau chez lui. C’était devenu un rituel, le ramener le soir, le retrouver devant la porte vitrée le lendemain matin.
Comme j’étais faible et surtout que je rêvais d’un chat, j’ai fini par le nourrir, et ça a suffi à le convaincre qu’il avait fait le bon choix.

Il a tout supporté: le débarquement d’une minette blanche de 3 mois qui lui soufflait dessus comme un lion en prétendant qu’elle avait bien plus légitimement le droit de se considérer chez elle que lui. Un chien qui adorait les chats mais était furieusement maladroit avec eux. Il se baladait sur les toits, se roulait en boule sur la couette, adorait les gratouilles et tournait les talons lorsqu’il en avait assez. Il était chez lui.

Lorsque j’ai dû partir, je l’ai emmené avec mes bagages, sans me poser de question et parce que je ne pouvais plus me passer de lui. J’ai déraciné ce matou pantouflard, il m’a bien exprimé le mécontentement du déplacement mais il s’est incroyablement adapté à son nouvel environnement, alors que pourtant je lui en ai fait voir. Trois déménagements en très peu de temps, pour finir par le laisser dans un appartement sans possibilité de sortie, et c’est bien ce dont je culpabilise le plus, cette privation de liberté que j’espérais lui rendre le plus vite possible en lui offrant à nouveau un lieu ouvert sur l’extérieur.

Il a choisi un autre chemin. D’une blessure importante mais dont il aurait pu se remettre il y a un mois, tout s’est enchaîné très vite et hier, après l’avoir emmené chez le vétérinaire dans mes bras, à pied pour lui éviter le dernier stress d’un trajet en voiture, il s’est endormi dans mes bras, la tête sur ma main, sans que je ne réalise vraiment ce qu’il se passait alors que le docteur lui injectait une dose d’anesthésiant trop élevée…

Il était la dernière trace concrète, le dernier témoin de ma vie passée, fidèle gardien et témoin de mes joies et mes tristesses.
Je te demande pardon, mon matou, de t’avoir trimbalé à droite et à gauche, toi qui ne rêvais que de stabilité et d’un foyer dont tu ne voulais plus bouger. J’espère malgré tout t’avoir offert tout le bonheur que j’ai pu et que tu méritais. Et je te remercie de ta fidélité, de ta présence, de ta patience et de ton amour inconditionnel de chat infiniment gentil et doux.
Là où tu es aujourd’hui, je te souhaite les plus vertes prairies, des orgies de croquettes, de thon et de viande, des compagnons de jeux à n’en plus finir, pouvoir te rouler au soleil et gambader comme tu n’as plus pu le faire depuis trop longtemps…..

So long, mon beau chat, l’appartement est bien vide sans toi et je ne m’y fais pas encore….

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L’art de la diplomatie

J’étais partie pour vous pondre un petit article sur Miss Blondinette, ça faisait longtemps, et puis accessoirement aussi continuer mes 365 que j’ai copieusement zappés la semaine dernière, jusqu’à ce soir, mon retour en voiture, et les infos de 18H.

Il semblerait qu’une grande étude ait été réalisée ces derniers temps sur la fertilité des femmes et l’âge auquel elles deviennent mères en France, ce qui est une information tout à fait originale et inédite, convenons-en. Bref, de temps en temps, quand l’actualité n’est pas trop chargée, qu’il n’y a aucune révolte populaire en Afrique du Nord, aucune élection contestée en Afrique tout court, que la France entière repose paisiblement, je veux bien admettre que ça comble les grands vides informatifs auxquels les journalistes peuvent se retrouver confrontés, les pauvres. Mais passons, on n’est plus à une étude sociologique près.

J’écoutais d’une oreille plutôt distraite, ce qui explique que malheureusement, je n’aie ni le nom du gentil médecin que je vais citer de façon très approximative, ni le lieu où il travaille. On va donc dire qu’il s’agissait d’un chef de service de maternité, dans une maternité française quelconque, mais suffisamment reconnue pour être citée sur une radio générale à une heure de grande écoute.
Son intervention faisait suite à la présentation des conclusions que nous connaissons déjà à peu près tous: les Françaises sont plutôt douées pour avoir plusieurs enfants, plutôt dans une tranche d’âge élevée pour leur premier enfant, et il semble que la tendance à être mère de plus en plus tard (donc facilement autour de la quarantaine) se confirme.

Intervention du brillant médecin, que je cite entre guillemets mais en le paraphrasant, puisque je n’ai pas pu prendre de note: “Je tiens à rappeler que les grossesses tardives, à savoir après 35 ans en moyenne, sont celles qui présentent le plus facilement des risques de complication, que ce soit en cours de grossesse ou pendant la naissance, ou des risques de malformation du foetus. Je tiens quand même à rappeler  que normalement, les enfants se conçoivent quand on est jeune, et non pas autour de 40 ans”. Les mots en italique ayant été prononcés, je m’en souviens.
Voilà.
Sujet suivant.

Pour mémoire, nous sommes en 2011. Dans un pays globalement cultivé. A une époque où les femmes n’en sont plus à se demander tout à fait comment on fait des bébés, mais plutôt comment elles peuvent essayer de concilier au mieux leur possible velléité de carrière, leur capacité à garder un job (déjà chèrement acquis) pas trop mal payé et/ou satisfaisant, et potentiellement s’épanouir dans leur rôle de mère, qui leur semble également naturel.
Et là au milieu, on a un médecin, qui est quand même le genre de personne référente, qui connaît à peu près aussi les exigences du quotidien pour une femme (même si c’est un homme, mais bon dieu, il bosse pour des femmes, dans la spécialité qu’il a choisie!!) qui nous sort des inepties tellement monstrueuses, que ça donne très, très envie de taper sur le poste de radio. Ou alors essayer de récupérer son nom, et l’appeler. D’abord pour lui crier dessus, ça soulage, mais aussi pour lui rappeler que lorsqu’on a un droit de parole publique, comme ça, on essaye de faire un peu mieux, un peu plus fin, un peu plus original que ce genre d’énormités. Même quand on n’a que 3 minutes de temps de parole, et le risque d’être coupé.

Alors monsieur le médecin, puisque la seule tribune qui m’est autorisée est mon blog, je vais vous répondre ici et maintenant:
J’ai bientôt 35 ans, dans 4 mois. Et je fais partie des nullipares semble-t-il inconscientes et totalement enclines à une prise de risque majeur que vous citez en exemple dans votre intervention.
Je ne suis donc pas maman, c’est un projet que j’ai à moyen terme, va-t-on dire, mais si on m’avait interrogée il y a une quinzaine d’années sur l’âge auquel j’aurais voulu avoir mon premier enfant, je n’aurais sans doute pas pensé que je passerais le fatidique cap des 35 (cap après lequel, dixit les mêmes médias bien pensants, la fertilité tombe en flèche, tout juste ne faut-il pas envisager les méthodes alternatives avant même d’avoir essayé les naturelles. On décourage d’avance).
La vie, mes choix de vie, que j’assume entièrement et pleinement, ont fait que je n’ai pas pu être maman plus tôt. Et quand bien même, j’ai choisi tout autant de prendre du temps pour moi, pour mûrir, pour m’apaiser, pour comprendre mes envies profondes, pour apprivoiser mes craintes, et connaître mes motivations réelles. Si je deviens maman, je ne le serai pas parce que je suis une femme et qu’il est normal d’être mère. Je le serai par désir, par conviction, et en sachant quel engagement je prends.
Tout cela mis ensemble a fait que les années ont passé. Bien trop vite, comme pour tout le monde. Et que je serai donc une maman “âgée”. Présentant donc “des risques de malformations importantes pour le foetus, et de complications”.
Tout ce que ce médecin dit, nous le savons, pour la plupart. Si nous l’ignorons, la médecine, les médias, les bouquins, les journaux se chargent assez rapidement de nous le rappeler. Nous prévenir de ce qui nous attend me paraît indispensable. Le faire intelligemment et surtout diplomatiquement me paraît encore plus essentiel. Au nom de quelle supériorité peut-il ainsi cataloguer des femmes, et surtout nous dire que nous “devrions être mères plus tôt”? Alors quoi? Lorsqu’une femme arrive devant lui et présente en effet des complications, ou même s’interroge et s’inquiète, lui répond-il “ah mais madame, vous êtes âgée vous savez, vous n’avez qu’à assumer votre choix”??

Oui je m’emporte et je m’enflamme, parce que je me suis sentie directement visée. Non seulement par le fond du discours, alarmiste et caricatural, et surtout irrespectueux face aux choix ou obligations de vie des femmes, mais aussi par la forme, d’une maladresse à couper le souffle. Je veux bien, sur ce dernier point, laisser le bénéfice du doute. Un discours tronqué, une interview de 6 minutes réduites à une intervention de 3 phrases, peuvent parfois donner une fausse image de la personne, et du message.
Mais comment, comment peut-on envisager de faire évoluer les mentalités, quand les médias relaient de telles inepties sans atténuer et modérer, et que les personnes supposées détenir le savoir sont capables d’être aussi irrespectueuses??

Et oui…sincèrement…ça fait du bien de se lâcher!

29 & 30 Décembre

29 Décembre: on ne me la fait pas…

..De me faire croire que ce timing, sans avoir été soigneusement calculé, arrange quand même bien les têtes chapeautées là en haut. Savoir que 80% du personnel est en vacances, leur flinguer leur fin d’année avec un mail vraiment pourri et illisible, un tableau tout aussi incompréhensible, qui fait naître bien plus de questions que de réponses, mais coup de chance (pour eux!) les personnes susceptibles de répondre à ces questions sont inatteignables…

Ce qu’on me fait, par contre, c’est de balancer ce mail au moment où je suis la seule de piquet, et atteignable. Sans plus de réponses que mes petits collègues, mais au moins je décroche le combiné. Et donc, je les ai tous en ligne. Et donc c’est à moi d’essayer de décrypter avec eux. Ah bien sûr, là c’est vraiment la faute à pas de chance pour moi. C’est une information que je pensais avoir pendant que moi j’étais en congé, et qui est incidemment partie pendant que je suis la seule à travailler.

Alors oui certes, la guillotine s’éloigne de plus en plus de mon cou. Mais attention hein, il faut encore prendre ce dernier communiqué avec beaucoup de précautions, ce ne sont pas les répartitions définitives, blablabla. Je n’en peux plus de cette usure de l’incertitude, et là par-dessus le reste, j’aimerais qu’on m’explique comment demain, je vais devoir gérer mon collègue qui vient à l’agence bravement, alors que la ligne qui devrait correspondre à son nom a bien été affichée, mais que personne ne peut le lui garantir, parce que si c’est le cas, il y a eu une énorme erreur d’étiquetage.

Joyeuses fêtes de fin d’année, messieurs nos dirigeants. Trève de Noël, et trève des confiseurs sont des mots qui vous sont parfaitement inconnus, au cas où nous en douterions encore….

30 Décembre; une phrase que j’ai dite…

“Bonnes fêtes de fin d’année (…quand même…)”.
Avec plus ou moins de joie, de plaisir, de sincérité, d’enthousiasme, de sourires, de peine, d’empathie…Parce que je l’ai dit à des clients (les rares qui travaillaient comme moi, désespérés de solitude), les fournisseurs (encore plus rares), les collègues, les collègues en instance de licenciement, des copains…
Je ne l’ai pas dit tant que ça, mais un peu quand même. Et parce que je n’ai pas beaucoup parlé non plus, étant seule à l’agence, si ce n’est de choses totalement inintéressantes.
Parce que le coeur n’y était pas tout à fait aujourd’hui, lendemain d’hier.

Mais aujourd’hui aussi, c’était veille de week-end prolongé…

noel-10.jpg

Ah, quand je vous disais qu’il y avait eu de la neige, je n’avais pas menti!
Et vous constaterez également que je publie bravement très en retard…Et que non, je n’ai même pas tenu ma résolution de fin d’année, ni écrit pendant mon week-end prolongé. Et oui, j’ai très honte…

6,7 & 8 Décembre

6 Décembre: un secret….

Tout ce dont je ne parle pas ici sur ce blog. Tout ce que je voudrais dire mais que je tais, parce que ce n’est pas le bon moment, ou que cela fait partie des choses plus intimes, de ce qui ne s’affiche pas sur la toile.
J’essaye d’être la plus sincère possible. De ne pas différencier celle que je suis ici de celle que je suis au quotidien. Mais inévitablement, les écrits révèlent et insistent sur des aspects dont je n’ai pas conscience. Inversement, je tais certaines choses qui sont une évidence au quotidien. C’est le jeu du blog.

Je n’ai qu’une règle essentielle en ces lieux: pas de révélations que mes proches pourraient ignorer. Pas de sujet dont ils ne pourraient pas avoir connaissance. Ceux qui me connaissent réellement ne doivent pas être surpris par un billet. Par son ton, son angle d’attaque peut-être, mais pas le fond du sujet. Je refuse qu’ils apprennent des choses de cette façon.

Secret pour mes parents. Qui sont les seuls à ne pas connaître cet endroit. Je l’ai souhaité, afin de me permettre la liberté la plus grande possible. Et ne pas avoir à expliquer, justifier, rassurer lorsque je les ai en ligne.
Je n’aime pas les secrets. Je ne suis pas bonne pour les garder, j’ai toujours l’impression que quoi qu’il arrive, ils se lisent sur mon visage comme sur un livre ouvert. Le secret est le jumeau du mensonge, entre eux la ligne est si ténue qu’elle se franchit aisément. Et je me suis plusieurs fois demandé si, dans un accès de folie intense, j’allais envoyer cet url à mon père et ma mère. Pour y renoncer juste après.
On ne donne pas son journal intime à ses parents, si? Ou alors, ils le découvrent involontairement!

7 Décembre: phrase que l’on m’a dite…

Phrase que je me suis dite toute seule: qu’il faudrait quand même que j’arrive à faire cesser ces accès de contrariété aigue qui me tombent dessus sans crier de gare, en plein milieu d’une soirée ou d’une journée. Sans raison concrète, si ce n’est probablement un enchaînement de toutes petites choses qui s’accumulent, et que je ne parviens pas à évacuer suffisamment. Soit parce qu’elles ne me concernent pas directement mais que je ne prends pas assez de distance, soit parce que je les minimise, ou que je ne perçois pas à quel point ça me ronge.

La période est délicate à gérer, mais ce n’est pas nouveau, ça ne date pas d’hier. Et puis de toute façon, la fin d’année, son cortège de fêtes, d’organisations familiales ou amicales, contribue à générer un environnement propice aux mésententes, non dits et explications. Et encore, je trouve qu’on s’en sort plutôt bien, en désamorçant rapidement les choses.

Mais alors? Alors je me couche ce soir en mode stroumpf grognon. Dans ces cas, je me renferme dans ma coquille, je maugrée et prends n’importe quel prétexte pour ronchonner plus encore. Mais surtout, le petit vélo là haut se met en route sur le “pourquoi je suis comme ça, et que puis-je faire pour que ça passe”. Et forcément, quand il ne trouve pas la bonne route, ça fait râler encore plus.
Demain ça ira mieux, j’espère….

8 Décembre: foule…

Trop facile, foule et folie des magasins juste avant Noël, foule dans les rues, dans les parkings. Foule dans laquelle on crawle, on pagaye, on se noie, on étouffe. Je ne supporte pas ça, je le supporte de moins en moins, j’ai envie de fuir, loin loin loin, et pourtant je suis bien obligée, parce que mes horaires m’imposent les mêmes créneaux que tous les autres, parce que je ne vais quand même pas prendre une journée de congé pour des cadeaux de Noël, ou alors ce serait céder définitivement à toute cette consommation excessive que j’essaye pourtant de juguler!
Foule qui me donne envie de faire demi-tour, ça monte, me prend à la gorge, je deviens nerveuse, irritée, insupportable, j’ai envie de bousculer, de me creuser une tranchée de survie.

Ca date de Paris, je crois. De ma vie là-bas, de ce que j’ai dû vivre sans m’y faire, sans m’y résigner ou tout juste, pour supporter, mais avec des sursauts de rebellion, qui me faisaient plus de mal que de bien. Et dans le package parisien, avec la foule, l’agoraphobie, le rejet du bruit et d’une ville grouillante, j’ai mis le reste, une ville lumineuse que j’ai pu aduler autant qu’aujourd’hui elle m’insupporte, sa vie culturelle, son grain de folie et sa beauté cachée ou révélée.
Un jour, peut-être, arriverai-je à me réconcilier à Paris. Mais à la foule, j’en doute…

Petits cailloux et Idées Noires

*Je viens de raccrocher avec mon ex-future contrat en apprentissage. Après lui avoir annoncé la semaine dernière et avec le sourire que nous serions ravis de la recevoir dans notre équipe, lui avoir fait miroiter un joli poste alléchant, l’avoir bloquée pendant 8 jours sur ses recherches d’autres entreprises, j’ai dû lui dire aujourd’hui que notre direction ne validait pas son embauche. Et c’est moi qui ai dû le faire, pas ceux qui se sont oralement engagés pour la recevoir. Et ressurgissent de bons vieux souvenirs écoeurants de ma propre histoire, et de ce que j’ai pu endurer comme retournements de veste. Je ne trouve pas franchement les mots pour expliquer dans quel état je suis, sachant dans quel état je la mets…

*En ce qui nous concerne, nous salariés chanceux en poste, on passe d’une rumeur de dépôt de bilan à une rumeur de vente à une société avec laquelle, personnellement, je n’ai absolument pas envie d’avoir à faire. C’est sympa le côté montagnes russes, ça tient éveillé. Mais c’est épuisant aussi. Et c’est un peu le choix entre la peste et le choléra, là…

*J’aurais dû savoir ce matin que la journée partait plutôt mal, lorsque le sac poubelle contenant les déchets de la caisse du chat fraîchement changée s’est déversé à mes pieds, éventré, dans le local poubelle, alors que j’étais déjà très en retard. Et que j’ai été quitte pour remonter en catastrophe -3 étages!!!- chercher une pelle, redescendre encore plus vite -3 étages!!- pour nettoyer un minimum le plus gros du tas, et tout laisser en plan en priant pour ne pas trop me faire maudire par la pauvre dame chargée de nettoyer l’immeuble quasi quotidiennement…

*J’ai tendance ces temps à me laisser couler bien profond par le moindre petit pépin, qu’il soit psychologique ou physique. Et forcément je cumule les 2. Et je peine à crawler vers la surface. Ca revient par cycles de façon totalement inégale, j’en suis bien consciente, mais dites, on fait comment pour les secouer, ces poids aux pieds, et puis une bonne fois pour toutes les laisser partir au fond sans nous?

*Je cherche un truc depuis que j’ai commencé le billet, pour finir sur une note un peu plus humoristique, ou légère. Si ce n’est que les couleurs commencent à flamboyer autour de moi, qu’il serait temps que je décille les yeux et que je fasse quelques photos pour m’imprégner pleinement de cette saison que j’aime tant, et que ça rajouterait des couleurs à ces lieux désertés, je ne vois pas. Et comme je suis même incapable de vous mettre une photo qui égaye, je laisse parler mon maître et ma référence (mais plutôt version Gaston, généralement, ça correspond un peu mieux à ma nature et mon être profond, gaffes comprises)…

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Moi aussi, j’ai l’impression de me faire emporter par le parapluie, là….Crédit photo je l’ignore, mais dessin à Franquin bien sûr….

(Re)Trouver la foi

Vous savez quoi?
Accrochez-vous à vos sièges.
Depuis quelques temps, à force d’écouter la radio matin et soir, à tort sans doute mais n’ayant que peu d’autres moyens d’information (j’essaye de ne pas devenir trop autiste non plus) je me pose réellement la question de la pertinence de mon expatriation française.
Bon. C’est laché, et le premier qui rapporte ça à mon papa, je lui en veux à vie.

Et oui, la question est purement rhétorique. Déjà parce que j’ai quand même désormais de sacrées racines dans ma ville et ma région. En l’occurrence, un chéri et sa petite blondinette, ce qui n’est pas des moindres. Et puis une bande d’amis à la vie à la mort, et puis aussi mes repères. Tout ce qu’on construit patiemment dans un lieu, qui nous manque au début et qu’il est si dur de quitter.
Parce que je n’ai jamais vécu une vie d’adulte indépendante et responsable ailleurs qu’en France. Si je devais le faire, le couteau sous la gorge, dans mon pays d’origine, je m’en sortirais, et je sais que ça irait très bien. Mais j’aurais du mal à tout recommencer à zéro comme ça, à 34 ans, à me demander comment marche la sécu, et puis la déclaration d’impôts, et puis pour ce papier, on s’adresse à qui? Non, vraiment non.

J’ai peut-être aussi tendance à noircir le tableau, ces temps, mais comment faire autrement? J’essaye de rester objective, et écouter une radio la moins politisée possible, mais je suis consternée. Angoissée. Tracassée. Les synonymes me manquent, et pourtant.
J’entends, les unes après les autres, les décisions gouvernementales tomber, les scandales éclater. Je vois autour de moi s’enchaîner les situations absurdes, ubuesques, et pourtant je suis loin de fréquenter des milieux difficiles ou défavorisés. Qu’en est-il chez eux? Ca fait bien plus longtemps que c’est déjà la pagaille, me glisse-t-on dans l’oreillette, et maintenant ça remonte tout doucement sur les couches supérieures, et il est temps que vous sortiez de la douceur de votre couette et de votre cocon bien pensant.

Je sais, et je ne suis pas fière. Alors quoi? Quel est mon champs de manoeuvre, ma marge de protestation à moi? Demander le droit de vote? Oui j’y pense. Après tout entre ça et l’exil, il vaut peut-être mieux faire entendre ma voix, non? Mais c’est au détriment de mes origines. Il faudrait que je choisisse une nation au détriment d’une autre. Mon pays de coeur au lieu de mon pays de sang, est-ce juste, ça? De quel droit puis-je trancher, pourquoi ne puis-je pas cumuler ces passeports, qui ne sont que des bouts de papier, bon sang, rien d’autre!
Et puis ensuite, quand bien même deviendrais-je citoyenne de ce lieu élu de coeur depuis bien plus longtemps que la période où j’y habite, pour qui voter? Comment peut-on choisir entre la peste et le choléra? Je n’ai pas honte de le dire, ma ligne politique à moi n’est pas définie. Et je n’en veux pas, je n’y crois pas, je ne pense pas que ces hommes et ces femmes qui évoluent dans des sphères tellement hautes qu’elles sont coupées de la gravité terrestre puissent valoir la peine qu’on les élise. Ni qu’on croit en eux.
Je ne suis pas revendicatrice non plus, pas de celle qui descend dans la rue et hurle les slogans.
Alors pour l’instant j’assiste impuissante à ce scénario catastrophe, fâchée contre moi de mon immobilisme, fâchée contre les dirigeants de cet aveuglement et cette surdité, de cette bêtise sans fond.

Hier, j’entendais à la radio l’interview du producteur de ce fameux groupe de rap qui fait actuellement scandale et ne mérite donc même pas un lien vers son nom. Il esssayait de justifier l’injustifiable, et avec un vocabulaire et une façon de parler qui mériterait qu’on le renvoit immédiatement en terminale. Je me suis forcée à ne pas changer de chaîne, mais c’était effrayant.
Avant-hier, même chaîne, j’apprenais que certaines facultés universitaires mettaient en place des cours de soutien de Français pour les étudiants fraîchement bacheliers, où on leur proposait de réviser les conjugaisons, l’orthographe, les déclinaisons. Je suis restée scotchée au volant.

Miss Blondinette est en train d’apprendre à lire. C’est dur pour elle. Elle est dans une classe de 30, un volume normal à son âge de CP, paraît-il. Miss Blondinette va entrer dans ce système d’enseignement où l’on considère normal de devoir offrir des cours de rattrapage de Français à des bacheliers (et entre cela ou rien, je salue la volonté des profs, et leur motivation, qu’on soit bien d’accord). Elle va devoir faire ses armes pour affronter un monde impitoyable, et y creuser son trou. Qui sera là pour l’aider et l’encadrer, au rythme où vont les choses? A part nous, avec nos propres limites?
J’ai peur pour elle. Et pour les autres enfants, présents et à venir. Et pour nous aussi, qui ne sommes pas capables de leur offrir mieux.

Et oui, je sais, ce n’est pas plus rose ailleurs, alors rien ne sert de partir, autant essayer d’arranger ce qu’on a. C’est supposé me rassurer, ça?

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Après tout, ça se passe de commentaires, j’ai déjà tout dit….

Auto-sabordage

Hier, une nouvelle fois, alors que le moral de l’équipe est au plus bas, que j’ai l’impression de devoir prendre un treuil chaque matin pour les hisser, leur arracher un sourire (tout ne dépend pas de ma petite personne bien sûr, mais j’ai une très nette préférence à voir sourire les collègues que j’apprécie, et mon moral dépend un peu du leur, il faut bien l’avouer), notre bien-aimé Yaka (ne cherchez pas c’est ironique) a encore sorti une belle pépite.

Une pépite en or, une pépite même en diamant, une phrase tellement énorme, tellement sortie du fin fond de sa conscience vraiment de plus en plus sale qu’on a d’abord tous regretté de ne pas avoir, quelque part caché, un dictaphone qui tournait, et surtout lorsqu’il a tourné les talons, on s’est regardés pour s’assurer qu’on avait tous bien compris la même chose. Et pire même, qu’il ne plaisantait pas, le doute ne laissait pas de place.

Il a peut-être des circonstances atténuantes, moi qui suis assez prompte à chercher des explications je pourrais en trouver, mais il n’en a clairement pas plus que nous. Loin de là. L’agence ressemble à une cocotte minute sous pression et vraiment prête à exploser, je suppose que nous ne sommes pas une petite exception loin retranchée au Sud-Ouest, et si le siège est à notre image, il y a de quoi se faire un réel souci. A tous les étages.
Alors la moindre des choses que l’on peut attendre d’un dirigeant, d’un responsable qui a une vingtaine d’années de boîte, c’est de sortir un discours diplomatique, compréhensif et de soutien. Les 3 essentiels qu’il n’a pas, ne me demandez donc pas pourquoi il est à ce poste, j’ai classé ça depuis quelques temps dans les grands mystères de l’univers de l’entreprise à résoudre. Faites-moi signe si vous avez l’illumination.

Hier, donc, après s’être retiré avec le plus de panache possible (il a bien senti la tension monter de quelques crans avant cela) et semé la consternation la plus absolue sur les quelques membres de l’équipe qui avaient eu la chance d’assister à la naissance de ce diamant (les autres l’ont appris dans la foulée, imaginez une traînée de poudre, la phrase s’est répétée aussi vite), j’ai senti une chape de plomb s’abattre, et je me suis dit qu’en matière de sourires, il allait falloir sortir la très grosse artillerie pour les récupérer.

C’est dans ces moments que je bénis ma mémoire photographique. Ou ma capacité à visualiser les choses (qui peut desservir dans d’autres situations, je l’admets volontiers). J’ai dû réussir à prendre malgré moi suffisamment de distance, et d’un coup cette image s’est imposée à moi:

sictransit.jpg (copyright à Goscinny et Uderzo bien sûr)

A vrai dire, ce n’était pas exactement celle-là, mais ça donne une idée: vous savez, ces pirates qui nous font hurler de rire dans les albums, parce qu’ils en viennent à attraper la hache, et saborder leur propre bateau pour éviter les Gaulois qu’ils sont sur le point de croiser?

Nous, c’est ça. Mon grand Yaka était le pirate avec sa hache. Et avec sa petite phrase sortie du coeur, il a donné quelques sacrés coups de hache dans le ponton. On a d’un coup basculé et pris quelques voies d’eau bien salées.
J’ai partagé ma trouvaille avec mes collègues. Ca les a fait sourire, quelques secondes.

Je ne suis pas trop exigeante, ces temps, ça m’a suffi à alléger un tout petit peu ma journée. Un tout petit peu…

Et non, je vous confirme, ces lieux ne seront pas le bureau des pleurs, mais de temps en temps ça soulage, et puis quand l’inspiration vient, on ne va pas s’en priver quand même…

Comme dans une mauvaise série B

Non non, je n’avais pas délaissé mes pages, vous allez comprendre…

Vous savez, dans les romans ou les feuilletons, ou les films, on voit ces gens qui vont partir en vacances et qui courent partout, 4 dossiers à la main, 2 téléphones scotchés à l’oreille. Et lorsqu’ils reviennent de congé, détendus, souriants, bronzés (optionnel…), tout leur retombe dessus à peine le temps de s’asseoir sur la chaise. A la réflexion, on peut également lire ça dans les BD.

Et moi, ben j’expérimente le fait qu’il ne s’agit pas que de romans, feuilletons, films, BD….Et je n’ai pas pour autant l’impression de me prendre pour une héroïne.
J’ai toujours été relativement philosophe quant à mes départs en vacances. Ma conscience personnelle, et mon organisation parfois un peu aléatoire, font que la journée, voire les 2 jours qui précèdent mon départ sont toujours surchargés. Parce que j’ai à coeur de laisser les dossiers les plus clairs possibles, mes collègues les mieux informés, et un minimum de coquilles derrière moi. J’assume donc le fait de faire quelques heures sup, ça n’en rend que plus délicieux le véritable départ, ce moment où je me pose dans la voiture, où je mets la radio et soupire littéralement d’aise en me disant “ok, c’est bon pour quelques jours”.

Le retour, c’est moins contrôlable. Et lorsqu’il se passe de façon délicate, j’ai tendance à me dire “pas de chance”.
Depuis hier, je me mets à penser que c’est un peu plus que du manque de chance. Déjà, mon idée de raccourcir la semaine d’un jour supplémentaire (gourmande qui en veut toujours plus) n’était peut-être pas si bonne que ça: ça ne réduit pas le nombre de galères, mais ça les concentre sur un temps plus court. Moins gérable pour les nerfs.
Avoir décroché le téléphone à la première sonnerie et m’entendre sonner les cloches pour un dossier dont je ne connais pas la première lettre a également passablement refroidi des ardeurs déjà peu présentes. Et ça n’a été qu’un enchaînement de récriminations et de plaintes, clients ou collègues, depuis le moment où j’ai reposé le combiné.

Pas contre moi, je le sais bien. Et en permanence, j’essaye de me persuader de cela. De respirer, de prendre de la distance. De me dire que je ne fais que mon boulot, de centre névralgique de l’information, positive ou négative. Avec une forte tendance vers le négatif néanmoins ces temps. J’y arrive plus ou moins bien, heureusement que je me suis reposée mais ça risque de ne pas durer très longtemps si on continue à ce rythme.

Le week-end, c’est demain! Heureusement. Mais il va falloir faire un peu de stock de vitamines pour aborder la semaine complète dès lundi prochain…

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Un peu de douceur odorante dans ce monde de brutes….

Le bonheur salarial

Hier, j’ai reçu la première newsletter de Luc, qui s’interrogeait (et nous interrogeait en même temps) notamment sur le moral ambiant dans les entreprises, autres que petites pme familiales et solidaires.

Est-ce que la morosité ambiante est vraiment aussi répandue qu’il y paraît, est-ce qu’on n’a pas tendance à se laisser envahir par des images négatives et les filtres qu’on nous offre, au risque de noircir tout le tableau sans laisser de place à un minimum d’optimisme?

Je vais lui répondre, et puis j’en profite ici, non pas pour pleurnicher une énième fois sur mon sort, qui n’est pas plus déplorable que bien d’autres salariés à l’heure actuelle. Simplement parce que j’ai reçu ce matin, en écho à ces interrogations, une petite image qui m’a beaucoup faire rire et que je voulais vous offrir. Et comme un hasard n’en est jamais vraiment un, je me suis dit que c’était à point nommé, et que j’allais partager.
Je pense que tous ceux qui travaillent dans des sociétés de service sauront s’y retrouver. En l’occurrence, j’ai l’impression que le dessinateur (dont j’ignore tout, ce qui m’empêche d’indiquer les crédits) est venu faire une immersion de 24 heures dans nos locaux (il n’en faut pas plus pour saisir la panique et la désorganisation générales) avant de réaliser un compte rendu qui vaut mieux qu’un document de 100 pages.

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Le jeu actuel, dans notre entreprise (et, je le crains, un peu partout), c’est celui de la patate chaude. On récolte inévitablement des ennuis, dûs à notre désorganisation, manque de motivation, manque de main d’oeuvre, et ensuite, la chaîne s’enclenche: le technicien refile le bébé au chargé de projet, qui le refile au commercial, qui évite que ça tombe dans les mains du directeur, mais quand ça lui arrive inévitablement dessus, ça redescend chaînon après chaînon, passe par le sous-traitant, revient sur les administratifs et fournisseurs, et recommence en cercles infinis. Ca se solde soit par une solution bancale qui tiendra le temps qu’on range le dossier, mais pas qu’il prenne la poussière, ou par la perte du client.

Voilà dans quoi je me débats (moi, et toute l’équipe, et tous les autres qui ont ma compassion la plus totale) depuis de nombreux mois. Autant en rire.
Alors oui, Luc, je pense que malheureusement tu as raison: le gouffre entre les valeurs humaines, les obligations financières, de rentabilité et de rendement, la perte de satisfaction de son propre rôle, est devenu tel que la morosité ne peut que se transformer en dépression profonde. Et si j’avais la solution pour sortir de ce genre de schéma, je serais probablement déjà ailleurs, et je n’aurais probablement pas le temps de bloguer.

Pour moi, ma propre réponse est trouvée, et clairement: je passe ici le temps qu’il faut pour renflouer les caisses, me former en parallèle, m’assurer au maximum de la solidité de mes idées, et dans un avenir que je souhaite pas trop lointain mais que je suis encore incapable d’évaluer (raison pour laquelle je ne parviens pas toujours à cultiver le détachement et l’humour que je souhaiterais avoir face aux multiples rebonds et problèmes professionnels), je partirai, le moins mal possible, pour enfin m’investir dans une tâche qui répond à mes valeurs, où je serai quasi seule juge ou presque. Je prendrai d’autres risques, j’aurai d’autres stress à surmonter, mais après un certain nombre d’années passées dans le salariat, je constate que ce n’est résolument pas fait pour moi.

Mais les autres? Je souhaite à chacun de trouver son chemin. Sa soupape de sécurité. Sa petite BD qui le fera sourire, son projet, qu’il soit professionnel ou personnel, afin de tenir. Sans se laisser dévorer. Ou alors, d’avoir suffisamment de force, d’énergie et de persuasion pour faire changer les choses.
J’ai envie d’y croire, parce que je suis optimiste. Si, je vous l’assure, par 4° et une pluie continue depuis maintenant 3 jours un 6 Mai, je suis optimiste. Folle et acharnée, mais tant pis!

Petits cailloux (grincheux!)

*Finalement, je ne sais pas quelle semaine je préfèrais: la dernière, avec son lot d’emm…à chaque sonnerie de téléphone, chaque intervention, semaine où je luttais à la fois contre les virus et contre l’invasion de clients casse bonbons (mais personne à l’agence, le calme quand même puisque tout le monde était en vacances), ou alors celle-ci, avec le grand retour du Yaka qui a révisé sa formule favorite (yaka, et puis yaka, et puis vous n’avez pas fait ça, ni ça non plus tiens), et mon collègue qui fait la tronche parce qu’on n’a pas daigné le remercier de s’être dérangé pendant ses vacances. Sauf qu’il oublie qu’ensuite, il a raccroché au nez de ses collègues. Et qu’il m’a laissée seule avec ses emm… à gérer. Et moi, on ne remercie pas non plus pour ça.

Quoi, ça se voit que je suis en colère?

*Le délicieux week-end vient de passer aussi vite qu’un souffle de vent. A peine posés les pieds au bureau, c’est comme si toute la détente et le repos accumulés avaient fondu comme neige au soleil. Pourtant, j’ai de jolies photos, et si je me forçais un peu, j’arriverais à faire un peu plus d’un billet par semaine sur ces pages. Ce serait peut-être une bonne idée, non?

*Une semaine de rendez-vous médicaux dont j’attends beaucoup. Je devrais éviter, ces derniers temps les attentes ont été plutôt déçues, et plus le temps passe, plus j’ai la sensation de ne pouvoir compter que sur moi-même. Quitte à jouer l’apprenti sorcier, au moins si j’ai encore mal, je ne pourrai m’en prendre qu’à moi-même!

*Il fait une chaleur de plein été! Jamais je n’ai vu un mois d’Avril pareil ici (ok, ça fait peu de temps que j’y vis mais n’empêche), ce qui me fait craindre le pire pour le mois de mai. Mois de mes vacances, vous ne voudriez pas non?

*Je viens de réaliser que ces 2 prochains samedi sont des jours fériés! Alors déjà, on se fait sucrer des week-ends prolongés, ce que je trouve totalement inadmissibles, mais c’est en plus légèrement contrariant pour les petites choses que j’avais prévues (achat de tenue, rendez-vous coiffeur) avant un mariage à l’Ascension! Et ce ne sont pas tout à fait les choses que je peux glisser incidemment dans mon planing surchargé de semaine! Résultat, RTT en vue pour prendre des vacances un jour plus tôt. Je ne vais pas me plaindre de ça, mais par contre mon capital RTT va vite faire la tête si ça continue comme ça. Rendez-nous nos week-ends prolongés du mois de mai!! (oui, pour ça je suis devenue une vraie Française!)

*Mon collègue est déjà en train de me parler de ses vacances d’été alors que je ne sais pas au monde ce que je vais faire pendant celles qui arrivent (ou du moins pas tout à fait). Je sais, je suis un peu décalée, mais il y a quelque chose en moi qui déteste devoir décider de dates de congé de façon aléatoire comme ça, bien trop à l’avance, alors que rien n’est prévu ou arrêté.

*Dernière ligne droite de mes cours du soir d’ici Juin. Mes neurones explosent devant le nombre de protocoles à retenir, je n’ai pas pu m’entraîner depuis une éternité et demi pour cause de dos / épaule récalcitrants et je confesse que depuis quelques temps, je dois me forcer à y aller tant l’envie d’aller m’affaler à la maison est la plus forte.

*J’ai beau chercher un point positif pour clôturer cette liste, je peine. Non pas qu’ils n’existent pas, mais là  j’ai franchement le verre à moitié vide.

Finalement, c’est peut-être mieux quand je n’écris pas, hein?