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9.3.2010 par Flo.
J’avais bien l’idée d’une note, ou alors quelques ronchonneries dans un coin à sortir, mais la fatigue et la flemme l’emportent.
Il y a eu ici, comme le dit si bien la météo, un nouvel “épisode neigeux”. Pas aussi sévère qu’à Perpignan où les pauvres ont eu droit à une redéfinition des giboulée de mars, mais pas mal quand même.
Au risque de me faire bannir de tous les blogs, moi j’aime. Je me régale encore de la neige, du froid, j’accueillerai le printemps avec plaisir, mais en attendant, j’apprécie cette saison jusqu’au bout, et ça fait bien longtemps que je n’ai pas eu à ce point l’impression d’en profiter, même en restant beaucoup trop loin des pistes de ski.
Je sais que vous préfèreriez voir des petites fleurs, mais je ne peux m’empêcher de vous faire partager les belles photos que mon amoureux m’a faites, sur commande, me sachant désespérée d’être coincée derrière un bureau alors que je n’avais qu’une envie, aller courir les champs.
Il y avait le ciel bleu, la neige brillante, le froid vif et coupant.
En direct donc, et rien que pour vous, la tronche de “l’épisode neigeux”, et après cette coupure pub, promis, je reviens avec de l’un peu plus consistant…
Je concède à tous les râleurs que ok, un 9 mars dans le Sud Ouest, on est en droit d’attendre autre chose que ça….
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5.3.2010 par Flo.
Avant toutes choses, allez lire le début de cette histoire chez Leeloolène. C’est absolument impératif pour la bonne cohérence de ce récit. Et au cas fort improbable et totalement inimaginable où vous ne connaîtriez pas son blog, il va de soi que vous le rajouterez dans votre agrégateur!
Préambule: je tiens à préciser que, comme je l’avais mentionné il y a quelques temps dans un billet, je n’ai jamais choisi les pingouins comme mascotte (j’étais bien plus classique, voyez-vous, plutôt genre cétacés, petits chats, ratons laveurs).
Ce sont les pingouins qui m’ont choisie. Au travers de peluches (grandes et petites), avatars ou autres figurines, je les ai laissés subrepticement entrer dans ma vie et prendre leur place. Je n’y peux rien, on ne lutte pas contre le pouvoir du palmipède!
Voilà, je vous présente Tux. Fidèle ami de 80 centimètres qui trône dans ma petite Corsa blanche, depuis maintenant 5 ans au moins.
Jusqu’à mardi dernier, je ne savais pas d’où il venait. Enfin, avant qu’il n’entre dans ma vie par l’histoire que je vais vous conter. Et puis en papotant avec Leeloolène un soir, comme ça incidemment, on a parlé pingouins. Oeufs. Vous avez lu le début chez elle, et maintenant, je sais comment est né Tux. A quoi il ressemblait au tout début, et j’en suis toute émue.
Super Frérot, à l’époque (si je dis fort lointaine ça va le vexer), voulait être un Super Frérot Informaticien 2.0.
Il a donc vaillamment tenté sa chance dans l’une des grandes écoles de notre petit pays, reconnue mondialement. Il s’est frotté à tout un tas de geeks, et il parlait avec un vocabulaire totalement incompréhensible. Mais bon, on le laissait faire, plutôt admiratifs.
C’est ainsi que Super Frérot a rencontré Linux. Le pingouin virtuel. Entre eux, ça a plutôt été l’entente cordiale, il m’en parlait un peu (pas trop, de toute façon je l’écoutais uniquement poliment). Moi, je trouvais ça mignon comme mascotte, mais voilà, ça s’arrêtait là.
Super Frérot avait aussi une voiture. Une petite Corsa blanche qu’il utilisait pour aller à ses cours, et chez sa petite amie du moment, qui avait eu la bonne idée d’habiter à l’autre bout de la ville. Augustine (c’est le nom de la Corsa, chez nous chaque objet important est baptisé) servait donc de fidèle compagne aux virées estudiantines, pendant et hors les heures de cours. C’était aussi la calèche qui permettait d’emmener la bande de joyeux allumés futurs informaticiens sur des pistes de ski, en randonnées, et vers plein d’autres destinations dont j’ignore tout (il vaut mieux).
Un mois d’avril de je ne sais plus quelle année, l’anniversaire de Super Frérot approchant, je séchais méchamment sur une idée de cadeau. Il faut savoir que dans le genre, il est assez exigeant et difficile (je t’avais prévenu, je sais que tu me lis, t’as de la chance, tu échappes à un billet juste à ton sujet, mais tu en prends pour ton grade, t’avais qu’à pas critiquer mon blog non mais!). Musique, je préfèrais éviter de toute façon j’étais à côté de la plaque, sport on n’était pas tout à fait synchrones non plus, cinéma il avait tout vu, lecture je n’osais pas. Pas de “wishlist”, pas trop de sous de ma part. Grand vide.
Peu de temps avant la date fatidique, vide-greniers avec mes parents, dans un bled au bord de mon cher lac.
Et c’est là qu’eut lieu LA rencontre. Les yeux dans les yeux, nous nous sommes regardés, nous nous sommes reconnus.
Il était assis par terre, à même le sol. Le bonnet rouge et vert sur le bec, la tronche du pingouin qui était sur tous les programmes informatiques précédemment cités. Il m’a vue, il m’a appelée, je l’ai pris dans mes bras. J’ai dit “combien”, mais j’avais déjà sorti mon porte monnaie. Pour une somme totalement indécente et qui ne lui ferait pas honneur, Tux est devenu mien (en interim).
J’ai dit “avec un noeud rose, il sera un parfait cadeau”. Dont acte. J’ai trouvé le ruban, j’ai évité l’emballage, je l’ai offert à Super Frérot. Qui, contrairement à toute attente, a trouvé l’idée géniale. Et a de suite décrété “il ira avec Augustine, ce sera la paire parfaite. A l’arrière. Et avec la ceinture, bien sûr”. (Aujourd’hui, je le soupçonne d’avoir derechef voulu se débarasser du cadeau embarassant de cette manière, mais je veux bien lui accorder encore le bénéfice du doute)
Quand il dit, il fait. Et la paire fut créée, sous nos yeux émerveillés.
Quelques années plus tard (honnêtement, je n’ai plus aucune notion de temporalité), j’étais dans le Sud de la France, en galère de voiture.
Super Frérot était toujours dans notre pays de montagnes, plus du tout informaticien 2.0, et plus du tout avec sa petite amie du bout de la ville.
Augustine et Tux étaient toujours dans notre pays de montagnes, propriété de Super Frérot, mais commençaient à trouver le temps long sur une place de parking dont ils bougeaient peu. Il faut dire que les déplacement là-bas ne sont pas toujours pratiques, les parkings sont hors de prix en ville, le réseau des transports en commun finalement bien développé, et quand on n’a plus de petite amie très très loin, c’est moins judicieux d’avoir une voiture (je dis ça aussi pour me consoler de n’avoir jamais eu, moi, de voiture à l’âge de Super Frérot. J’ai fait les frais d’essuyage de plâtre de grande soeur, la vie est injuste. J’avais qu’à me trouver à l’époque un petit ami à l’autre bout de la ville, aussi!).
Un soir (ou un matin, un midi), téléphone chez moi, proposition familiale: “on te donne Augustine! A ta charge les frais de réimmatriculation (Gosh, ne le faites jamais, c’est une horreur, mais dans toute mon innocence je l’ignorais à l’époque), on te l’offre. Super Frérot n’en a plus besoin, nous n’en avons plus besoin, autant qu’elle serve à quelqu’un”.
Ni une ni deux, me voilà de retour dans ma ville natale, et en remerciant, émue, Super Frérot de son généreux don, je lui dis: “on va donc aller chercher Tux, pour le remonter dans ta chambre?”
Je revois encore son regard, son sourire carnassier, comme si c’était hier.
“Ah mais non. Tux, c’est Augustine. Et Augustine, c’est Tux. Tu reçois Augustine, tu reçois Tux”.
…..
J’ai ramené ma petite Corsa blanche en France. Immatriculée suisse, avec un macaron CH, un autre IRL parce que Super Frérot y était allé (sans la voiture), avait adoré et voulu le clamer publiquement. Un autre macaron “Nunca Mais” que j’ai assez vite enlevé, de peur des représailles là où j’habitais. Et divers logos de parking de la Fac, du club de tennis….Bariolés.
Et bien entendu, un gros pingouin de 80 cm sagement sanglé à l’arrière, heureux de voir du pays.
Depuis ce jour, le pingouin et la voiture ont changé de plaques, plusieurs fois. De ville, une nouvelle fois.
A mon arrivée dans celle d’aujourd’hui, je me suis faite arrêter deux fois par les forces de l’ordre. Une fois pour une infraction quand même importante (oui j’ai honte!), une seconde pour une vérification générale qui aurait pu devenir compliquée pour moi.
Et là, je vais faire taire tous les importuns qui prétendent qu’une fille ne se fait jamais coller par la police. Non, ce n’est pas mon ravissant sourire charmeur et tombeur qui m’a tirée d’affaire. A chaque fois, l’agent pourtant pas très commode m’a laissée repartir, désemparé par mes macarons bariolés (et toujours nombreux), mais surtout avec cette remarque: “C’est parce que le pingouin est bien attaché à l’arrière. On est bien forcés de vous féliciter”.
Tux et moi, c’est une histoire d’amour pour très longtemps encore….
A star is born…
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2.3.2010 par Flo.
Samedi, c’était l’anniversaire de Miss Blondinette.
Pas la date officielle, qui elle avait déjà eu lieu 1 semaine plus tôt, mais le moment tant attendu où la demoiselle avait convié ses petits camarades en nos murs, pour fêter dignement l’occasion de ses 6 ans.
Autant dire que nous n’appréhendions pas la chose tout à fait de la même manière:
Elle, c’étaient sauts de puce et petits cris depuis le matin, malgré les 15 jours de vacances, elle était réveillée à 7H30 “pour le cas où ils seraient arrivés à l’avance” (on les attendait à 15H…)
La robe rose de princesse était pliée dans le sac, papa était allé acheter des collants en catastrophe et dernière minute la veille (taille 8-10 ans, parce que la taille juste en-dessous, c’était 4-6 ans, et forcément la marque ne fait pas le milieu, cherchez la logique, et imaginez le look), le petit boléro rose pailleté achevait de sécher, bref, il ne restait qu’à: gonfler les ballons, pousser les meubles, faire le gâteau au chocolat, ouvrir les bonbons (ni trop tôt pour éviter la tentation, ni trop tard pour être pris dans le stress), lui laver le visage parce qu’elle avait voulu se mettre du rouge à lèvre et a forcément trouvé celui qui tient très très bien, et convaincre la Miss d’avaler quelque chose au petit déjeûner ET au dîner, avec en échange la promesse qu’on ne lui ferait aucune remarque sur le nombre de bonbons avalés.
Et pour nous…tout cela et le reste encore, et désespérément trouver comment rester zen.
J’ai eu un petit moment de panique en plein milieu de la matinée, quand j’ai réalisé que mon cher et tendre, sous ses dehors super tranquilles “j’assume et je gère” paniquait en fait autant que moi. Oui, parce que bon, moi je n’avais pour souvenirs de ce genre d’anniversaire que les miens, à savoir une meute de gamins déchaînés qui hurlaient dans l’appartement, ne faisaient surtout pas ce qu’on leur demandait et saccageaient l’intérieur (grâce soit rendue à mes parents qui, pourtant, ont fidèlement perpétué la tradition pendant mes longues années d’enfance).
Et puis le dernier anniversaire auquel Miss Blondinette avait assisté ne m’avait pas franchement rassurée non plus: certes c’était dans une maison, certes ils étaient autrement plus nombreux que les 3 petits que nous attendions, mais lorsqu’on était allés la récupérer, nous avions retrouvés les parents hagards, et le père du garçon nous avait soufflé “je comprends maintenant pourquoi être instit est si fatiguant. Je n’en peux plus!”
Gasp.
Donc lorsque j’ai découvert que mon cher et tendre n’en menait finalement pas plus large que moi, j’ai tremblé. D’un coup, les jeux auxquels nous avions réfléchi, les suggestions que nous voulions lancer ne tenaient plus, tout me semblait dérisoire et courait à l’échec.
Ils sont arrivés pile à l’heure, tous. Et à peine la porte d’entrée fermée, les mamans pas encore parties, que les 4 étaient ensemble dans la chambre. Ca criait déjà un peu, mais la mayonnaise avait pris avant qu’on n’ait besoin de casser les oeufs.
On s’est donc retrouvés mon chéri et moi devant le seul cas de figure non envisagé: ils n’avaient pas besoin de nous! Alors quoi, on fait de la figuration, on attend leur bon vouloir?
Finalement, ces 3 heures n’ont pas filé, mais se sont très bien passées (oui, évidemment, je sais, mais n’empêche!) A cet âge, ils n’ont plus besoin d’être constamment couvés et occupés. Ils ont des moments d’indépendance.
Oui, ça a hurlé. Couru. J’ai mille fois craint pour leur tête, je les voyais partir en glissades contre les meubles, je me suis retenue, j’ai laissé faire. J’ai adressé une prière au saint patron des voisins qui a eu l’air de nous comprendre et de nous absoudre, une bonne chose de faite. On a fait un peu d’autorité, juste ce qu’il fallait.
Je suis très fière, je n’ai pas crié quand le verre de jus de fruit s’est retrouvé renversé sur la table, et forcément sur le sol.
On a joué un peu, on a rigolé. Fait une chasse aux trésors, c’était impressionant à 4 de voir tant de disparités dans la facilité de lecture. On a dessiné aussi, et là encore, la différence était bien là (et d’ailleurs Arthur, le champion hors catégories en lecture, est une poire absolue en dessin. Il faut bien un peu de justice dans ce bas monde d’enfants).
On était épuisés quand même. Mais heureux, parce que la reine de la journée l’était. Contente et fière.
Moi, je n’ai pas adoré la voir dans ce contexte. C’est une autre image de l’enfant que je connais que j’ai découverte: celle d’une petite fille autoritaire et très directive, elle mène sa petite troupe par le bout du nez et il lui faut du répondant (Arthur a bien essayé, mais en tant qu’amoureux devenu quasi officiel, il s’est bien rendu compte aussi qu’il ne pouvait pas tout avoir…)
Mais c’est leur monde, et je préfère les y laisser. Ne le voir que de loin. On a beau savoir qu’elle est ainsi, le constater sur faits, c’est autre chose.
L’année prochaine, on verra. Les joies de la garde en alternance, c’est peut-être aussi pour ce genre d’occasions, non? Mais s’il faut le refaire, ce sera sans hésitation, juste pour ses yeux qui brillent…
*Oui ok, c’est un mauvais jeu de mots. Jour de la tempête, mais chez nous, c’était plutôt à l’intérieur de l’appartement. Ca a beaucoup soufflé, mais on a fait partie des très chanceux qui sont passés à côté…
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25.2.2010 par Flo.
J’ai fait plus que souvent part de mes déboires administratifs sur ces pages, en ronchonnant allègrement, en me soulageant comme je le pouvais, en laissant éclater mon sale caractère et ma faculté à me mettre en rogne.
Si je veux être juste, il faut aussi que j’évoque les petites réussites, les quelques succès remportés, et sans effort qui plus est!
C’est ainsi qu’après le parcours du combattant qu’il m’a fallu franchir pour obtenir un nouveau passeport italien, et diverses toutes petites pièces administratives essentielles à ma tranquillité sur le territoire français, j’ai entrepris avec une certaine avance (ce dont je ne suis pas peu fière) de renouveler ma carte de séjour. Oui, j’ai l’immense chance de n’avoir à faire cela que tous les 10 ans, mais quand ça se profile, ça me stresse bien assez tôt.
J’ai donc débarqué guillerette et pseudo-détendue à la mairie de ma ville la semaine dernière, munie de ma meilleure volonté et mon grand sourire, pour prendre la température, récupérer le dossier et m’armer de courage. J’étais déjà psychologiquement préparée, on m’avait dit au téléphone “venez sur place, on vous remettra le dossier, il y aura pas mal de papiers à faire”.
Oui, bon, comme d’hab quoi.
Première dame qui me reçoit, m’interroge, sort une double feuille, me fait signer 3 cases (déjà?? Mais rien n’est rempli?), photocopie ma carte de séjour actuelle, mon passeport flambant neuf. Elle hésite, feuillette ses bouquins, finit par se lever: “on va demander à ma collègue, je ne sais pas vraiment dans quelle catégorie vous inclure”.
Hinhin, si vous saviez ma pauvre dame…
Je suis docile, trouve une autre personne tout aussi sympathique (ça, pour le coup, ça change de certaines préfectures, rien à dire), qui sort d’autres bouquins épais, feuillette, revient en arrière, regarde mon passeport, fronce les sourcils. “Je ne sais pas trop, vous êtes européenne, je n’ai jamais vu une carte de séjour comme celle que vous me montrez”…(et moi in petto “ah oui, ça c’est un peplum à raconter, mais je ne vais sûrement pas vous expliquer comment j’ai obtenu ce sésame, sinon je crois que je grille mes chances de renouvellement de suite” )
J’arme donc mon sourire colgate: “ben je comprends, c’est compliqué, j’ai le temps allez-y”…J’étais déjà en retard au boulot de 10 minutes, je n’étais plus à ça près!
D’un coup, la lumière semble se faire: “ah mais attendez, oui, vous êtes européenne, il y a eu un nouveau décret récemment, voyons que je retrouve ça”…Je me crispe.
Et quelques pages plus loin:
“Ah ben oui, voilà, j’avais bonne mémoire, vous n’avez pas besoin de carte de séjour”
“….??!!??”
Euhh, alors là comment dire: non, ce n’est pas possible; je m’attendais à devoir longer la muraille de Chine, moi. Escalader les montagnes administratives. Souffrire dans la chaîne des démarches. Sceller tout cela d’un “ce n’est pas utile”, c’est louche, c’est impossible, c’est inimaginable! Pas comme ça, pas ici.
Elle voit bien que je ne suis pas convaincue, me lit le texte à haute voix, stipulant que tout ressortissant européen justifiant d’un titre d’identité en règle n’a plus besoin de demander une carte de séjour. C’est mon cas. Et donc le renouvellement devient caduque.
Pendant ce temps, moi je m’efforce de réfléchir à toutes les situations dans lesquelles on pourrait m’exiger une pièce française, et je ne vois pas.
Gentiment, elle me propose de me photocopier le papier qu’elle m’a lu, afin que je l’aie sur moi et puisse le présenter en cas de problème. Il n’a rien d’officiel, je ne ferai pas le poids avec, mais j’accepte, ça rassure.
C’est ainsi qu’après une bonne demi-heure d’échanges, hésitations, je me retrouve dehors. Soleil radieux, température printanière. Coeur léger: je n’y crois pas tout à fait, mais il semblerait bien que pour une fois, on m’épargne un sacré nombre d’ulcères potentiels. Verdict définitif en août, lorsque ma carte sera périmée, mais n’empêche…
Le pied!
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22.2.2010 par Flo.
Ce matin, lever de soleil dans les tons roses et la poudre d’or. Des nuages noirs et les rayons qui perçaient difficilement. Une campagne de plus en plus verte, comme après une averse purificatrice. Un sentiment de tranquilité profonde, de sérénité incroyable, doublé par le peu de trafic sur la route.
C’est la 2ème semaine de vacances.
Ces vacances ont toujours un goût particulier. Parce qu’elles me rappellent celles que je passais gamine, dans ce vieux chalet de bois en montagne, ces moments de pur bonheur et d’innocence enfantine. Ces partages sur les pistes de ski, en luge, les jours au grand air, dans le froid. Je crois que de toutes les vacances que j’ai pu vivre petite, ces semaines magiques m’ont forgées au-delà de ce que je pourrais imaginer.
Et puis parce que j’ai allumé ma radio, et que la plupart des commentateurs habituels étaient eux aussi en congé.
Ils ont bien le droit (je suis ravie pour eux) mais moi, ça me perturbe dans ce petit cérémonial matinal que j’aime par-dessus tout car il est comme un second réveil: cette demi-heure sur la route (moins, à cette période) est un passage en douceur, tunnel entre la chaleur du foyer et la difficulté du travail. Ce sont des minutes rien qu’à moi pendant lesquelles je me projette dans ma journée - Ai-je déjà une idée de billet? Comment vais-je écrire? Papier léger, futile ou plus sérieux, concerné? Souvent, c’est en répondant ou non à cette question que je mesure mon état d’esprit du jour.
Je souris de ma maniaquerie, mais n’empêche…Entendre de nouvelles voix, me réhabituer, suivre leur style, et voilà que me manquent quelques points de repère, comme pour appuyer encore plus sur la rupture de rythme.
Ce matin, le ciel était tourmenté à l’image de mon humeur. Ce midi, les nuages noirs ont repris le dessus, mais chez moi, c’est plutôt le soleil qui a gagné….
Pas grand chose à voir (si ce n’est avec un billet précédent), mais que ça fait bien de lire ça! On se dit qu’il reste quand même un peu de bon sens dans le monde politique….
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11.2.2010 par Flo.
Malgré ce que vous pouvez avoir imaginé, j’ai quand même un petit peu pensé à vous pendant mes vacances.
D’abord, parce que j’ai eu l’impression de retrouver l’inspiration. Mais ça, à force de le répéter, ça risque de disparaître comme la buée sur une vitre, donc j’arrête.
Parce qu’aussi, eh bien nous sommes allés en montagne. Une journée, finalement, pour être raisonnables et nous faire plaisir sans trop fâcher le banquier. Et comme je sais que j’ai beaucoup d’amateurs montagnards dans mon immense public lecteur, j’ai demandé à mon cher et tendre de faire des photos. Oui, je le reconnais bien volontiers, il est tout à fait meilleur que moi à ce jeu-là! Du coup, ben j’ai fait un petit montage, histoire de ne pas perdre les habitudes.
Que voici, donc. Sachant que par un hasard pas du tout calculé (ce billet était prévu de longue date aujourd’hui, promijurécraché), ce matin je me suis retrouvée devant une fine couche de neige (et de verglas, huuuu) en ouvrant les volets! Je savais qu’il allait en tomber, mais je ne m’y attendais pas si tôt! Et comme on est dans une région merveilleuse, depuis ce matin le soleil joue à cache cache et illumine le très fin manteau blanc. Ca va être rock and roll pour rentrer, je le sais bien, mais j’adore! Alors oui, je m’excuse auprès de Anne, mais c’est vrai, je me régale cet hiver, et nous avons surtout, nous, la chance d’avoir une belle lumière malgré les précipitations…On ne s’en lasse pas!
La journée fut la plus belle de la semaine: ciel tellement bleu qu’il en était noir, pas un nuage à l’horizon, pic nic au sommet et tellement chaud qu’on a tombé la veste pendant la pause repas.
On a voulu également rester solidaires avec Lili, et ça n’a pas manqué, on est revenus avec des cuisses en béton courbaturées et un coup de soleil sur le nez (surtout moi); et pendant quelques jours, les pomettes roses du grand froid et du soleil dont on s’est abreuvés nous ont rappelé cette journée tout simplement paradisiaque, sisi!
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25.1.2010 par Flo.
-Lumière grise plombée, et léger rayon de soleil par-dessus. Ca donne quelque chose de magique, de poudré, ça s’en va comme ça arrive, impression de velours et de force. Je guette l’extérieur, je suis partout sauf devant mon travail, j’ai la tête qui vit sa vie.
-Légère appréhension du cours de ce soir. On franchit une étape majeure, nouveau protocole, et nouvelles techniques, pas des moindres. On est désormais un groupe suffisamment soudé pour passer outre les apparences, mais n’empêche, ce n’est pas évident. J’espère que passée cette première étape, je serai rassurée pour la suite.
-4 jours et demi avant les vacances. Un monde, un univers, des heures encore pendant lesquels le temps va s’allonger, s’étirer, tomber dans une faille, mais je tiens bon, j’essaye, j’insiste.
-Sentir mon collègue débordé, au bout du rouleau, le soulager le mieux possible (lui et tous les autres) sans y parvenir, tenter de blinder la carapace pour ne pas jouer à l’éponge, ne pas tout prendre sur moi.
-Chercher un hôtel, une chambre d’hôtes, un lieu cocon qui nous accueillera la semaine prochaine, au moins 1 nuit, probablement en montagne, où il y aura de la neige, du froid, mais un lieu où l’on peut respirer, enfin, complètement, à pleins poumons, et se sentir légers et heureux, tous les 2 ensemble
-Déguster ces petites phrases chaque matin, dans le livre offert, petit recueil de pensées si sages et comme des rappels aux essentiels, à ce à quoi il est important d’être attentifs. Autant de petites graines que je range dans un coin de mon esprit, qui germent ou non, qui me paraissent familières, mais pas suffisamment pour que je les applique systématiquement.
-La discussion qui a eu lieu avec mon cher et tendre au sujet de ces phrases, de cette philosophie de vie, 2 points de vue différents, mais pour en conclure qu’après tout qu’importe les moyens, le but est le même, et qu’une fois de plus, nous nous découvrons d’accord sur nos essentiels. Comment pourrions-nous faire autrement qu’être heureux ensemble?
Essayer de rester zen pour la semaine entière…
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22.1.2010 par Flo.
*Le corps, l’esprit qui se tendent dans l’impatience de se retrouver, chaque jour, chaque soir ou chaque matin
*Avoir hâte de raconter, partager
*Sentir la sérénité, quoi qu’il arrive, savoir que tout peut toujours se discuter, s’expliquer
*Etre comme un capitaine de voilier: tenir un cap à 2, et réajuster la voilure lorsque le vent change, délicatement et en accord
*Oublier qu’un jour, revenir chez soi était un poids et une douleur. Se sentir plume légère, tous les jours
*Regarder l’autre avant de s’endormir, ne pas croire à la chance que l’on peut avoir de vivre cela. Essayer de s’en persuader, s’en émerveiller
*Vivre des moments denses, et n’attendre que le week-end pour se retrouver, à 2, ensemble, enfin, longtemps
*Ne pas toujours se sentir à la hauteur de sa patience, sa confiance, et chercher les mots et la façon de le remercier
*Trouver les termes exacts de ce billet en s’endormant dans ses bras, se réveiller en les ayant oublié, avec frustration
*Se sentir libre et à la juste et bonne place. Etre soi-même, simplement, et permettre la même chose à l’autre. Souhaiter, de tout coeur, que chaque personne autour et plus loin puisse enfin vivre la même chose, sans savoir comment l’expliquer
Merci, mon Amour. Ces mots n’expriment pas le quart de la moitié de ce que je voudrais faire passer ou de ce que je pense, mais il me paraissait important de l’écrire, tout de même….
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11.1.2010 par Flo.
En réponse à Anne et Karmara dans les commentaires du dernier billet, mais aussi parce que c’était de toute façon programé:
OUI, il y a eu de la neige! Et pas qu’un peu! J’ai expérimenté le “voeu sur le blog”, qui semble se réaliser bien plus sûrement que le “voeu à une quelconque fée”. Ca a tellement bien fonctionné que je me demande si je ne vais pas l’expérimenter sur d’autres souhaits. Je prépare la liste, c’est le retour du Père Noël!
La météo s’est plantée d’une journée. Autant pour le principe de précaution appliqué dans toute la ville, au point de bloquer des collèges et des transports scolaires (au minimum), alors qu’il ne tombait pas un flocon! Dommage également pour ceux qui ont pris des journées de congé préventives, à rester derrière la vitre et contempler désespérément un ciel certes noir mais pas plus. Ils auraient peut-être mieux fait de garder leur journée aujourd’hui. Oui, je triomphe un peu, je ris jaune, c’est de bonne guerre, après tout.
En attendant, que c’était beau! Je suis redevenue une petite gamine, excitée comme une puce devant ses fenêtres! De la nuit de vendredi à la nuit de samedi, il a dû tomber entre 20 et 30 centimètres selon les endroits!
Il y avait cette ambiance si particulière, partout en ville, si caractéristique des chutes de neige. Une certaine inquiétude mêlée à de l’enthousiasme.
Nous n’avons pas été prévoyants, nous n’avions pas prévu les réserves de guerre, ce qui fait que malgré la situation, nous étions obligés de sortir samedi pour un minimum de ravitaillement.
Extirper la voiture de sa masse de neige, rouler précautionneusement jusqu’à la sortie du village, heureusement l’axe principal était déjà mieux dégagé.
Le centre commercial, un premier samedi des soldes, méritait une photo que nous n’avons pas prise! Je suis vraiment désolée pour les commerçants du coin, mais quel bonheur de se balader en entendant l’écho de nos pas résonner, en voyant les caissiers guetter le client, en comptant le nombre de boutiques fermées! Alors non, la pêche au minteur n’a de loin pas été couronnée de succès, le magasin à l’enseigne verte doit s’appuyer sur sa grande notoriété pour faire des soldes tellement risibles que c’en est une honte, mais on a savouré le reste: un caddie promené tranquillement dans les rayons, prendre le temps de faire son choix, passer tout droit à la caisse, retour à la maison sans encombre, cocooner le reste de la journée à regarder la neige tomber, se trouver si bien au chaud.
Dimanche et beau temps, envie d’escapade au centre ville, pour voir à quoi cela ressemblait, tâter l’ambiance, marcher dans le froid vif, se souvenir des sensations depuis trop longtemps oubliées, rêver de la montagne, savourer la neige. C’était beau, ça fondait vite, on a arpenté les petites rues, les plus grandes, tout le monde était dehors, il y avait toujours ce petit quelque chose de si particulier à une situation exceptionnelle.
Un marché découvert au détour d’une église, que je n’avais jamais pris le temps de faire.
Une église enfin ouverte, dans laquelle nous nous sommes engouffrés, si petite en façade, si grande de l’intérieur, un peu sombre néanmoins.
Un kebab en marchant, pour combler un petit creux.
Un capuccino dans l’un des hauts lieux de la place du Cap’, le temps de se réchauffer, de se reposer.
Une déambulation le long de la Garonne, encore bien blanche. Le gris de plomb de l’eau, qui fait ressortir les berges blanches, la buée de nos expirations.
Le délice d’un week-end qui s’étire et file trop vite, donne des airs de vacances, le bonheur de partager ça ensemble, et de s’imaginer une suite, sur les pentes montagneuses, ou qui sait, peut-être d’autres chutes de neige dans l’hiver, ici en plaine.
Ne pas penser au redoux annoncé, ne pas penser que tout va disparaître, savourer, glisser un regard par la fenêtre, le blanc éblouissant, inspirer, laisser les poumons piquer du froid, rester zen sur le verglas ce matin, et se dire que si c’est passé à l’aller, ça passera au retour, malgré les températures alaskiennes qui s’annoncent encore, si peu de temps…

Si classique, mais on ne s’en lasse pas…
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8.1.2010 par Flo.
-A partir de 2010, je l’ai décidé, ma série “en vrac” s’appellera “petits cailloux”. Je sais, il y a une forme de copyright sur ce terme, mais je trouve ça mignon, et bien plus poétique et proche de la réalité qu’un “en vrac” rude, qui sonne lourd et maladroit. J’aurais aussi pu appeler ça “miettes de pain” ou “poussières”, mais j’aime l’idée de ces petits cailloux, ronds ou biscornus, à l’image de mes listes à moi. Il y a des tout lisses et d’autres avec des angles, comme lorsque je suis heureuse, ou un peu plus contrariée.
-En parlant des vrais “petits cailloux”, je m’étais interrompue à mes 3 ans. Pourtant j’avais adoré le concept, et plus qu’admiré ceux qui avaient tenu bon. J’en reparlais l’autre soir à mon cher et tendre, en lui disant que j’avais probablement arrêté parce que ce n’était ni le temps ni l’opportunité pour moi de me retourner sur mon passé, à une période où toute mon énergie devait se concentrer sur l’avenir, sur la reconstruction, tendre vers l’avant et chasser les démons. Maintenant, aujourd’hui, je me dis qu’il serait bon que je reprenne. Pas forcément pour poster sur le wiki (d’ailleurs je crois que je ne pourrais même plus, n’étant plus identifiée), mais aussi parce que c’est un bel exercice, écrire selon notre mémoire subjective. Et puis c’est étrange et révélateur, quand même, de bloquer comme ça sur une année, de se rendre compte qu’on n’est pas capable d’en sortir quoi que ce soit. M’est avis que me concernant, il y en aurait bien d’autres, des années où je ne saurais pas quoi raconter…
-C’est vendredi, di, di, et j’ai la sensation que cette semaine a duré une année lumière. Ok, on a eu le grand Yaka sur le dos 4 jours sur les 5, de mauvais poil et particulièrement pénible. En 2010, il n’a pas pris la bonne résolution d’être plus intelligent et plus à l’écoute, ce serait un rêve. Et puis je n’avais pas eu de semaine de 5 jours depuis un petit moment. Ca fait snob de dire ça, d’autant que je ne roule pas sur les rtt, mais là, c’est sûr, il va falloir reprendre le rythme fissa.
-Conséquence de pas mal de stress cumulé, fatigue et cours de pétrissage peut-être un peu décalés, j’ai la moitié gauche totalement bloquée, de la nuque au milieu du dos, et je n’ai pas fermé l’oeil de la nuit (du moins, j’ai dû me réveiller toutes les heures plutôt), puisqu’à chaque changement de position, j’avais l’impression qu’on m’arrachait l’épaule. Oui, il faudrait que j’aille voir un ostéo, un kiné, un rebouteux, un n’importe quoi, mais pas le temps, et comme je n’ai pas de super bonne adresse, pas l’énergie de m’en trouver un. Ca passera, il faudra, et advienne que pourra.
-Je commence à être un poil jalouse, si! J’en ai marre que la météo nous annonce depuis 1 jour et demi le cataclysme neigeux, et qu’on ait 3 flocons qui se courent derrière sous un ciel de plomb et une température trop glaciale pour que ça tombe! (Si, ici, -3°, c’est glacial, n’en déplaise aux nordistes qui se farcissent un petit -18° et des batailles de neige!) Alors ok, je priais pour ne pas revivre la même galère sur la route qu’il y a 3 semaines, mais je pense que je prendrais assez mal l’idée que sa majesté la neige décide de précisément contourner la ville rose, juste pour me tirer la langue! Quand je vois les voitures ici arriver de 20 km à la ronde, repeintes en blanche, je me dis que bon dieu, il va bien falloir qu’on y passe, maintenant qu’on est en week-end, non?
-De frustration, tout à l’heure en sortant du resto, on a donc gratté les voitures, pour se faire une bataille de petites boules de neige! Ca réchauffe, ça fait du bien d’être des gamins! Je m’en suis prise une dans le cou, mais comme je suis un chouilla rancunière, j’ai poursuivi mon collègue, pas réussi à le rattraper (avec un blocage de dos, vous m’en direz tant!) et porté mon petit paquet de neige tout le chemin du retour. Oui, la grande flaque d’eau sur la moquette, dans son bureau, c’est ma vengeance! J’ai réussi, et 1 partout, je suis contente de moi! (non, même pas honte)
-Demain, mon homme et moi allons affronter l’enfer des soldes dans notre grande folie. A la recherche d’un moniteur 22 pouces, qu’on a repéré et qu’on espère en promo. Et comme j’ai des bons cadeaux dans un seul magasin, il n’y a pas possibilité d’esquiver, ou même de commander sur internet. Souhaitez-moi bonne chance, et déclenchez le plan Orsec si ce blog reste muet trop longtemps (quoique vu comme il est entretenu ces temps-ci, la différence ne serait pas si notable).
H-25 minutes avant l’impact week-end. Décompte en cours!
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