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Archive de la catégorie Petits plaisirs & petits bonheurs

Sauvée par les Suisses

Ces temps, j’ai envie d’écouter de la musique classique.
Ca peut s’expliquer de plusieurs manières, à commencer par le fait que je suis un peu plus souvent seule à l’agence, donc que j’ai la main sur la playlist. Et que vu l’état de nerfs dans lequel me met mon boulot et surtout un ou deux gugus de l’entourage, j’ai très besoin de douceur, de calme, d’apaisement. Je compense l’exposition de l’open-space, le manque d’intimité et l’incapacité à pouvoir fermer la porte pour souffler un bon coup par les moyens du bord: tenter de créer une ambiance plus feutrée et m’y enfermer quand je le peux…quand j’y arrive.
Ca, c’était pour l’explication la moins sympa.
La plus chouette, c’est que c’est l’hiver, même ici c’est arrivé, et qu’il commence à faire des températures un peu plus dignes de ce nom. Jetez-moi au feu si vous voulez, ça me manquait.
Et inévitablement chez moi, ça me rappelle les feux de cheminée qu’allumait mon père lorsque la nuit tombait vite, des puzzles que je faisais tranquillement dans ma chambre en écoutant la radio branchée au salon, l’odeur de thérébenthine parce que mon papa avait sorti ses toiles, ses couleurs, ses pinceaux…C’était l’hiver, il faisait froid dehors, de la buée sur les fenêtres, on allumait des bougies, le chat se blottissait sous les couvertures, on était bien, on buvait du thé aux épices.

Pour toutes ces petites madeleines de Proust, je cherche donc des morceaux tout doux, du violon, du piano. Or j’ai déjà épuisé les moyens classiques à ma disposition: depuis qu’on refuse de payer (qu’est-ce qui reste gratuit, dites-moi?), on ne peut plus écouter certaines playlist qu’un temps compté, largement pas suffisant pour remplir mes journées de travail et quelques soirées où me prend l’envie de réécouter quelques morceaux.
Je me suis tournée vers les radios en ligne, j’ai pris la radio nationale, qui fait royalement planter tout mon système vétuste au travail, sans compter les interruptions publicitaires et les flashs information dont je me passe volontiers, merci; je baigne dans les mauvaises nouvelles du quotidien pendant tout mon trajet du matin, à partir de l’arrivée sur mon lieu de travail et mon retour, je préfère choisir moi-même ce que je veux entendre.

Un grand moment de solitude et de silence plus tard ce matin, et après avoir recherché désespérément des moyens alternatifs, me voilà tombée tout à fait par hasard sur la radio classique suisse, qui se lance quasi sans rechigner, ne se coupe pas, et comble du miracle, ne diffuse aucune pub, aucun flash info! Tout juste de temps en temps une petite intervention d’un présentateur à l’accent délicieusement prononcé!
Dire que je suis aux anges est un euphémisme, j’en suis encore à me demander où est le piège et combien de temps je vais avoir le droit de l’écouter là comme ça! Et dire aussi que j’ai passé des années à ronchonner contre mes parents à chaque fois que je posais mes fesses dans la voiture familiale et qu’ils voulaient un peu de musique classique, en leur arguant que non merci, je ne voulais pas de ce programme, c’est une revanche digne de ce nom!

Voilà, sauvée par mon pays d’origine, qui m’offre un programme original, tout doux et tranquille, et m’a permis de passer une journée musicale comme je l’espérais!

Ouaip, tout soudain comme ça, me revoilà. Oh je ne sais pas si ça va durer hein, mais visiblement ça aide d’être à jour sur sa blogroll, ses mails et de s’enquiquiner au boulot en écoutant des violons….

Je ne suis pas morte….

…mais virtuellement je n’en suis pas loin, c’est certain.
Parce que c’est un peu le chamboulement autour de moi, et qu’il y a plusieurs choses à mener de front, mon temps n’est pas assez élastique pour venir écrire ici, même si j’ai bien une ou deux idées d’articles sur le feu.
Et je n’ai même pas vraiment le temps de venir vous lire non plus. Quand on a une blogliste qui affiche plus de 400 articles non lus, on sait que la situation commence à devenir critique.

Mais pour donner quelques nouvelles et peut-être, pour retrouver un semblant d’élan, un ou deux petits cailloux au saut du lit, encore embrumés…

*Mon chat ne va toujours pas bien. J’ai pris un abonnement hebdomadaire (si pas plus) chez le vétérinaire. Sans dire que son état est critique, il n’a pas fait les choses à moitié, et je n’ai aucune idée de la façon dont ça va évoluer. Ca m’inquiète, je me sens impuissante, et j’essaye de lutter contre le sentiment de culpabilité d’avoir infligé à ce brave chat un quotidien qui n’est pas ce à quoi il aurait aspiré.

*C’est le printemps qui explose de partout ici, et que c’est beau! Hier soir, apéro en terrasse et petit tour sur les coteaux en moto. Les couleurs flamboient, je guette les fleurs et les bourgeons sur les arbres, je me délecte de la douceur de la température et je n’ai pas du tout envie qu’il fasse encore plus chaud. Mon seul souhait est que cette météo tienne longtemps encore, pour en profiter au maximum!

*La période de folie absolue au boulot semble avoir envie de se prolonger. Et hier, après un marathon de réunion qui a duré la journée entière, j’ai appris que ma fiche de poste allait conséquemment s’allonger, mais sans pour autant que cette rallonge ne se retrouve sur ma fiche de paie. Ce n’est pas une surprise, les dés étaient même un peu pipés au départ, mais ça donne un joli sentiment de frustration, même si je m’épate d’arriver à y mettre une bonne distance.

*L’une de mes bottes secrètes pour cette distance, c’est de me nourrir ailleurs. Je sors d’une semaine de vacances actives et motivantes, avec une formation qui m’a apporté de nouveaux outils, et me relance dans ma volonté de rapidement mettre en place des alternatives concrètes à mon boulot actuel. Bon, il va falloir que je trouve, que j’impose du temps pour le faire, mais là aussi, c’est entre autres une question d’élan (et j’ai un ou deux pitt bulls sur les talons)

*Je me sors enfin de ma toux-trachéite, grâce à mon magicien acupuncteur. J’ai mis du temps, mais s’entendre dire par un médecin “vous n’allez pas bien, mais on va faire le nécessaire”, ça aide à avancer. C’est rare et d’autant plus précieux…

*J’aime mes trajets du matin et du soir, dans la lumière de l’aube et du crépuscule. Des moments de paix et de douceur que je savoure, même en voiture. Et d’être passée à l’heure d’été en vacances, ça aide considérablement à moins ronchonner…

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Il y a 3 semaines, les arbres n’étaient juste pas encore bourgeonnants, mais il y avait ce je ne sais quoi dans l’air qui, malgré la fraîcheur, nous a fait déguster notre café sur la terrasse…

Petits cailloux presque printaniers

Histoire de me dérouiller un peu, vu le vide intersidéral dans ces pages…

*Vent de folie depuis hier soir sur la région. Ca me prend les neurones, mais je ne suis pas la seule, le chat est en train de craquer. Hier matin, il nous a exprimé son plus vif mécontentement en décidant que ses deux caisses ne suffisaient pas (ou en nous signifiant qu’il n’aimait pas la réorganisation de l’espace faite dimanche) et en faisant ses besoins sur sa gamelle de nourriture (oui, c’est de l’auto-sabotage, j’en conviens). Je vous laisse imaginer la béatitude de mon amoureux, tiré du lit par sa fille pour nettoyer les dégâts de son meilleur ami dans l’appartement…
Quant à ce matin, au moment où je vais le chercher sur la terrasse pour le faire rentrer avant de partir, il me tape une crise de chat battu et pris au piège, miaulements et crachats. J’ai craint une récidive dans l’expression de sa contrariété, mais jusqu’ici, pas de nouvelle de mon homme qui n’aurait pas manqué de m’en faire la remarque, je n’en doute pas. Croisons les doigts.

*La fin du répit / de l’ennui (c’est fou, comme les changements redoutés changent d’un coup les perspectives), et comme prévu, l’Himalaya en fragile équilibre au-dessus de ma tête s’abat, tel l’épée de Damoclès, et me submerge de boulot. Tsunami d’échéances et de relances en perspective, je suis heureuse (mais oui j’ose, c’est ironique!). Mais au moins je suis occupée.

*Il fait beau, beau, beau, je ne peux pas en profiter comme j’en rêverais, mais je n’en pouvais plus de la grisaille, c’est la première fois que j’aspire à une forme de douceur de la météo et un retour du printemps. Là vraiment, j’en ressentais le besoin impérieux.

*Miss Blondinette est en vacances une semaine chez nous, et a plein de jolis projets avec son papa. Néanmoins à 7 ans tout juste, elle semble décider que sa vessie n’est plus du tout digne de confiance et joue à la vraie fille en réclamant à aller aux toilettes toutes les 10 minutes. Là comme ça, je vous le présente à la rigolade, mais quand même ça m’interpelle, et surtout, comment l’aider à reprendre confiance en la solidité de sa vessie??

*Camille la tortue se porte à merveille, fait sa gymnastique pour manger, crawle à contre courant dans un sens et dans l’autre de son immense aquarium, snobe copieusement sa petite plage avec lampe à UV intégrée et ne grandit pas mais c’est normal, c’est très lent les tortues. Merci pour elle!

*Je suis malade, je crache mes poumons toutes les 10 minutes, j’ai fini par me résoudre à aller chez le toubib pour en ressortir avec une bonne dose d’antibiotiques. Ca m’apprendra à ne pas vouloir creuser le trou de la sécu et refuser d’aller chez le médecin pour une mega crève qui m’est tombée sur les bronches il y a 2 mois. Résultat: récidive et agravation. Merci les médocs qui m’assomment encore plus que je ne l’étais déjà, je n’en avais pas besoin.

*Pas de vacances tout de suite immédiatement, mais deux week-ends prolongés nourrissants et attendus avec impatience. Ce qui fait aussi deux semaines raccourcies au moment le moins propice, mais je m’en fiche, j’ai hâte! Le reste arrivera bien assez tôt, juste le temps pour moi de me remettre pleinement sur pied!

D’autres choses sans doute, mais qui m’échappent, j’ai également perdu quelques neurones dans mes nombreuses quintes de toux. Et pour ne pas vous réhabituer trop vite et trop bien, il n’y aura même pas de photo.
Sisi, j’ai honte quand même, faut pas croire…

Plus besoin de célébrer…

Le 4 Février maintenant, c’est une date tout à fait banale. Entre le 3 et le 5, un début de mois plus court que les autres. Aujourd’hui c’est un vendredi, ça suffit à me coller le sourire, et puis c’est un peu difficile aussi parce que je n’ai plus 20 ans (ni 30, boudiou), et que la soirée d’hier un peu plus arrosée que la normale a du mal à passer. Mais j’assume.

Le 4 Février, après tout, j’en ai déjà très bien parlé ici, et je crois que je ne pourrai jamais dire plus (ni mieux en fait, pour une fois que je suis contente d’un billet) que ce que j’ai rédigé.

Je crois que de hausser les sourcils quand mon Amie me dit “ah mais aujourd’hui c’est un peu spécial quand même, tu fais une note à ce sujet/ tu y penses un peu/ tu te rappelles?”, c’est la preuve que justement, non, ça ne vaut plus forcément la peine d’y revenir. Du moins pour la part négative de cette date, la part positive perdure dans mon quotidien, et chaque journée à ses côtés est un 4 Février sans les angoisses et la panique que ça avait provoqué. En résumé, c’est le bonheur.

Donc, disais-je, je ressemble quelques secondes à un point d’interrogation, je fouille dans mes archives internes, me souviens vaguement qu’en effet, un certain 4 Février 2007 une forme de ras de marée m’avait submergée et laissée pantelante sur la plage d’un nouveau continent de ma vie à explorer, et que oui, ça pourrait être une date anniversaire.
Sauf que voilà, depuis j’ai assimilé les douleurs qui ont accompagné cette date, j’ai digéré, j’ai appris, j’ai collé de bien plus belles images par-dessus, et j’ai rangé la date dans mes tiroirs de “journée comme les autres”. J’ai encore suffisamment d’occasions (trop) de me souvenir de mon passé ni victorieux ni délicieux, et ça me suffit.

Cet après-midi, mon amie m’a dit “oui mais moi, je m’en souviendrai toujours parce que c’est à cette date que je me suis dit qu’enfin, tu as décidé de prendre ta vie en main. Et de vivre tout simplement”.
Je lui ai répondu que ça m’allait très bien. Moi, d’oublier la date. Elle de me la rappeler. Que symboliquement je trouve ça plutôt pas mal: c’est important que je ne me retourne pas éternellement sur mon passé, mais j’apprécie qu’on me pointe du doigt ce que j’ai surmonté, juste pour que je m’en souvienne et que je continue d’avancer. Et surmonter ce qui se dresse encore face à moi.

Merci à elle. Et tous ceux qui m’ont entourée il y a 4 ans. Et m’ont permis de vivre, ni plus ni moins…

25, 26 & 27 Janvier

25 Janvier: les raisons qui vous empêchent d’écrire…

Et donc typiquement, par exemple, qu’est-ce qui m’a empêché d’écrire depuis 3 jours alors que je planifie ce billet depuis un moment?
Un mélange indéfinissable. Pas question de se réfugier derrière les faux prétextes “je n’ai pas le temps”. J’en ai, je peux en avoir, au détriment d’autre chose mais oui bien sûr, j’ai la possibilité d’écrire quelques minutes par jour. Et moi qui aime tant répéter que j’aurai toujours besoin d’écrire dans ma vie, me voilà à traverser des périodes entières sans rien rédiger d’autre que des mails, ça oui quotidiennement, ou des petits mots rapides (même pas trop de textos, quelques twitter et encore).
Peut-être est-ce ça: j’écris énormément en mail. Des correspondances longues, soutenues, qui me coupent l’envie de me recentrer sur autre chose de plus personnel, et c’est bien dommage (mais pour qui?)
Les 366 sont un excellent prétexte pour ne plus dire “je n’avais pas d’inspiration”, mais j’avoue que typiquement certains jours les sujets ne m’inspirent absolument pas, et que ça fait partie du blocage et du manque de motivation à me mettre derrière mon clavier. A moi de me débrouiller pour en faire quelque chose, ou assumer de ne pas les traiter.

26 Janvier: un numéro en couleur…

Voilà bien un sujet qui n’éveille rien en moi. Un “numéro haut en couleurs”, oui, j’y assiste tous les jours, le funambulisme de mon chef au boulot, la grandiloquence de mes collègues qui utilisent leurs meilleurs arguments pour se faire entendre et passer en priorité, les parties de guignols que nous pouvons avoir tous ensemble, encore que ces temps le moral n’y est pas forcément…

Numéro en couleur, comme ceux qu’on nous propose de visualiser lors de séances de relaxation? Je ne sais même plus si ça se fait avec des numéros, les couleurs oui, mais je n’utilise pas les chiffres, ils ne sont pas synonymes de détente pour moi, au contraire c’est même plutôt crispant.
Tiens, les chiffres chez moi, ben c’est rouge. Rouge sang, rouge sueur, rouge des larmes que j’ai pu verser plus jeune, devant mes travaux de maths ou de physique auxquels je ne comprenais rien….

27 Janvier: journée des pieds…

Non, journée de la tête. Aujourd’hui, j’ai appris un nouveau protocole de massage de la boîte crânienne, rempli d’huile certes, mais furieusement agréable, suffisamment court pour pouvoir être prodigué à n’importe quel moment (à condition d’accepter d’en ressortir les cheveux gras et emmêlés, et d’avoir une douche à proximité), suffisamment efficace pour apporter une relaxation réelle et un sentiment de légèreté.
C’était bien de recommencer à masser, pourquoi ai-je toujours autant de mal à m’y remettre, alors que j’aime ça? Pourquoi est-ce que je sens une telle retenue, une telle inquiétude? Au pire je suis médiocre, au mieux je fais du bien et je fais plaisir, que me faut-il de plus, à part une énorme dose de confiance en moi? Recevoir les encouragements d’une foule en délire qui me fait comprendre qu’elle n’attend que moi?
Ok, on se revoit dans quelques vies…
Peut-être que ça part du même processus qu’écrire: j’en ai envie, j’ai plein d’occasions de m’y mettre, et quelque chose bloque, au fond. C’est de la création à sa façon, aussi…

Et enfin là-bas, j’ai découvert un nouvel endroit plutôt sympathique qui enseigne de nouvelles techniques. Dont une qui s’annonce pour fin mars, que je vise et pour laquelle je ne vais pas traîner à m’inscrire, sous peine d’acte manqué!

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C’est un peu plus de saison, il faut bien le dire…Et ça ne lasse pas de m’émerveiller.

Auto-promo

En fait, je voulais d’abord mettre le texte ici. Et puis d’autres photos. Mais finalement je vais aller à la simplicité et au plus court.

J’ai eu l’immense honneur d’être contactée par Baci, qui en tant que rédactrice en chef de Voldemag cette semaine, m’a proposé de publier un billet de mon choix.
Voldemag, c’est quand même un peu le webzine que j’admire, dans lequel je trouve des plumes époustouflantes, et que je lis en me sentant vraiment toute, toute petite. J’ai donc accepté avec une sacrée pression, en me disant que pour le coup j’allais devoir assurer un max. Mais une opportunité pareille, ça ne se refuse pas.

Et puis la grâce de la sainte plume m’a touchée, ou alors j’ai juste réussi à mettre des mots sur un sujet que je traînais dans ma caboche depuis un petit moment, et ça a donné ça.

Il faut savoir aussi que pour trouver l’inspiration, j’ai passé à peu près tout le week-end à feuilleter virtuellement les albums photos familiaux que mes parents m’avaient généreusement scannés il y a quelques années. Et que je me suis envoyé quelques shoots de nostalgie pas forcément bons pour le moral, mais dans lesquels je cherchais un ou deux clichés de Tunisie et d’Italie sur lesquels je n’avais pas ma propre bobine ou celle de Super Frérot (qui, au passage, était éhontément blond, mignon, souriant et craquant) au premier plan.
J’en ai trouvé. Mais ce sont des photos papier, âgées, usées et scannées. Qui ont donc passablement perdu de leur qualité et de leur grain. Baci en a proposé de bien plus jolies et sympas à la place, et je l’en remercie.

Alors voilà. Je suis heureuse du résultat, je l’avoue, et heureuse d’avoir vécu cette aventure. Et je vous incite tous à aller faire un tour sur ce webzine, et pas que parce que j’y apparais. Juste parce que c’est un régale.

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Tunisie et les Abruzzes. Il y a ohlala au moins…
Voui, comme je suis une fille partageuse, je vous les offre quand même. Histoire que vous fassiez la comparaison aussi!

23 & 24 Janvier

23 Janvier: mélange…

Aujourd’hui, c’est dimanche, il fait froid et j’ai envie d’enfance et de saveurs de ma maman. Elle fait une compote de pommes divine, et me répond quand je lui demande la recette: “c’est open bar d’épices, je sors tout, et je mets ce qui me tombe sous la main”.
Voui, alors ça ne va pas m’aider.
Du coup, j’ai fait pareil. J’ai vaillamment épluché mon kilo et demi de pommes, je les ai fait revenir, j’ai ouvert ma boîte à épices, bien moins fournie que chez ma maman, et j’ai jeté une pincée de clous de girofle, du citron (tiens, j’aurais pu mettre le zeste), du quatre épices, de la cannelle, du miel, un peu de sucre. J’ai touillé, j’ai humé, j’ai goûté, j’ai adoré. Il m’a manqué les raisins secs, parce que mon amoureux ne les aime pas trop, et j’aurais pu m’abstenir de la tombée de beurre que j’avais mise au début pour rendre onctueux…ça se sent trop, et je n’aime résolument pas la cuisine au beurre.

J’espérais en avoir pour toute la semaine, je crois que j’ai vu trop grand. Ce soir, nous lui avons mis un sacré coup dans l’aile, et demain, je sens qu’il faudra se battre à la mauvaise foi pour savoir qui pourra finir (ce sera moi, il déteste finir les plats!)

24 Janvier: c’est long…

C’est long, les lundis matins dans la température glaciale, où l’on voit s’étendre, comme un jour interminable, la semaine qui commence et qui manque de piment.
C’est long, une journée entière dans une agence gelée, parce que chef-débile a eu l’excellente mauvaise idée de justement éteindre tous les chauffages la veille du week-end où les températures ont chuté très loin en-dessous de zéro. Seule consolation, son bureau était aussi froid que les nôtres, il a donc enduré sa punition comme nous tous (sauf que lui a eu l’occasion de s’enfuir, nous étions condamnés à notre bureau toute la journée).
Et pour me consoler de ce début de semaine sur les chapeaux de roue:
Une longue douche brûlante, histoire de me réchauffer au minimum. J’ai résisté au bain parce que je devais appeler mes parents dans la foulée, et que j’avais faim.
Un long coup de fil sur Skaïpe avec vidéo justement avec mes parents, histoire de leur faire plaisir, de rigoler un peu. Pas toutes les semaines hein, je les habitue trop bien, moi qui étais si fière d’être redescendue en-dessous de la barre de la demi-heure de coup de fil avec eux! Je suis tombée dans le traquenard.
Une longue soirée avec mon amoureux, à faire durer le plus possible,une bonne série ou un bon film, un petit repas, me blottir dans ses bras et une chaude couverture polaire, je ne suis pas tout à fait réchauffée encore.

Et ne pas penser à la suite de la semaine qui heureusement, ne fait que raccourcir…

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Kyparissi, Grèce, 2007 - juste pour se donner un peu de chaleur en plein hiver, ne me remerciez pas!

8, 9 & 10 Janvier

8 Janvier: une question lue quelque part…

Il s’agit plutôt d’une question de quelqu’un, reçue hier soir. “Que voudriez-vous voir écrit sur votre épitaphe”?
Alors je rassure les personnes que cela pourrait choquer: ça m’a été présenté comme un exercice sur mes valeurs profondes, celles que je veux faire vivre, celles que je veux transmettre. La personne (ma thérapeute) qui me l’a posée l’a fait avec mon consentement, en me prévenant que tout le monde n’appréciait pas des masses.
Moi, ça m’a fait sourire. Fatalement, ce jour arrivera. Le plus tard possible, mais il arrivera, pourquoi le nier? Je ne fais pas partie de ceux qui envisagent absolument sereinement leur mort. Je n’y pense guère, pour tout dire. Mais j’y pense, lorsque je veux trouver ce que je veux fondamentalement vivre. Ce à côté de quoi je ne veux pas passer. Ce qui m’est essentiel.

Il y a d’autres façons de faire cet exercice, lister ce qui paraît absolument indispensable à notre vie, lister ce qu’on ne veut absolument pas regretter, etc…Présenter l’exercice sous forme d’épitaphe, c’est aussi une façon extrême d’envisager la vie, et de rappeler que “eho, tu sais, eh bien tu dois la croquer tous les jours, chaque seconde, et ne pas perdre de vue ce que tu es, parce que ça peut s’arrêter à chaque instant”.  Atropos peut à tout moment couper le fil….

J’ai émis quelques bribes de réponses, face à ma thérapeute. Et puis j’y réfléchis, maintenant, c’est en filigrane de mon quotidien. Et j’essaye de ne pas le perdre de vue…

9 Janvier: tentative de liberté….

Aujourd’hui, mais pourquoi aujourd’hui précisément, si ce n’est qu’il pleuvait, que nous cocoonions à la maison et que je prenais mon temps devant mon écran, je suis tombée sur un blog, le blog de cet homme qui m’a aidée dans le passé, que je n’avais plus revu depuis un moment, que je savais parti, sans trop savoir exactement, où, comment, pourquoi.
Ils ont près de 50 ans avec sa femme, ils en ont eu assez, un achat de maison et un déménagement ratés, ils se sont dit “après tout pourquoi pas, il est temps”, ils ont laissé leur grand fils chez eux, et se sont offerts 9 mois autour du monde. Et ont choisi d’en faire un blog, pour nous tenir au courant. Inde, Thaïlande, Amérique du Sud, me voilà à remonter dans les archives, les lire avec avidité, regretter un peu, envier beaucoup (je sais, ce n’est pas beau), à rêver et à me dire “et nous? Quand est-ce qu’on s’offre cette liberté? Quand est-ce qu’on envoie tout promener?”

Mais il y a tant, tant d’autres choses à réaliser avant / en parallèle / malgré / en faveur….

10 Janvier: livre posé…

Celui que je lis, et à chaque fois que je m’arrête, je me dis “c’est sûr, je ne le reprendrai pas”. Et puis je le reprends. Parce que c’est un livre que j’aime détester.
A la page 2, je savais déjà de quoi il parlait. A la page 10, j’ai regardé la bio de l’auteur, je me suis dit “mais elle débute”??? A la page 12, j’ai considéré que franchement, si une chose pareille trouvait éditeur, bien des gens devraient cesser de se poser des questions sur leur capacité à écrire.
A la page 20, j’ai compris qui était le meurtrier. Et ligne après ligne, j’avais l’impression de surnager dans “50 exercices d’écriture pour débutants - décrivez une fille sexy - décrivez un premier rendez-vous - décrivez les premiers émois - décrivez un univers de flics (et inspirez-vous de toutes les bonnes ou mauvaises séries américaines qui sont en train d’arroser les chaînes tv) - imaginez un dialogue entre 2 jeunes femmes amies”….Consternant.
Et pourtant, je le lirai jusqu’au bout. Je ne suis plus à 100 pages près, juste pour être sûre que j’ai raison. Et arriver, moi et ma bêtise, devant mon homme pour lui dire “tu vois, j’avais raison, franchement je me suis envoyé 300 pages et c’était totalement inutile, mais j’avais raison, c’est luiiiiiiiiii le meurtrier, mais qu’elle est bête, cette héroïne”!
Ca le fera rire, il me demandera pourquoi je n’ai pas été directement à la fin pour m’en assurer, je prendrai mon air offusqué de super-star “je ne fais pas de teasing, moi, môssieur”, il me demandera à quoi ça sert de perdre son temps à lire un livre aussi lamentable alors que j’ai une PAL longue comme un jour sans pain et remplie d’autres promesses bien plus alléchantes et je lui rétorquerai “juste pour pavaner devant toi, te dire que j’avais raison, et surtout, le bloguer!”

Ah oui, j’ai failli oublier! Le bouquin à ne surtout pas ouvrir, c’est celui-ci.
Et consternation de ma part: collection Harlequin! Là, en effet, je commence à sérieusement douter de ma capacité à aller jusqu’au bout….

6 & 7 Janvier

6 Janvier: que deviendra cet enfant plus tard?

Souvent en regardant miss Blondinette, je me demande ce qu’elle deviendra. Qui ne le fait pas, en contemplant un enfant?
Mais surtout, au-delà des questionnements habituels - “quelle profession choisira-t-elle, quels seront ses traits”, je me demande quelle sera sa sphère amicale, adolescente, puis adulte.
Nous lui présentons des enfants de son âge. Ou un peu plus jeunes. Des enfants de nos amis à nous, de ceux que nous fréquentons aujourd’hui, et que nous continuerons sans aucun doute à fréquenter. Quand je la vois jouer avec ma filleule, de quelques années sa cadette, je sais que c’est une personne qui restera dans son entourage, parce que ses parents resteront dans notre entourage à nous.
Que deviendront-elles, ensemble? Les meilleures amies, et meilleures confidentes du monde, comme je le suis avec sa mère? Des soeurs de coeur, qui se retrouveront aussi souvent que possible pour partager leurs idées, leurs envies, leurs projets, leurs secrets, leurs rêves et ce qu’elles ne voudront pas nous dire à  nous? Ou alors continueront-elles à se voir sans pour autant se rapprocher, parce qu’elles prendront des chemins différents?
Il me reste une seule amie d’enfance. Dont j’ai des photos depuis toute petite, depuis que nous sommes en couche culottes. Elle est à l’autre bout du monde, et finalement, même si nous avons des nouvelles l’une de l’autre via différents moyens (dont nos blogs respectifs), nous communiquons peu. Mais lorsque nous nous revoyons, c’est comme si nous nous étions quittées la veille, et je crois que c’est l’un des signes de l’amitié indéfectible.

J’ai hâte, je crois, de les voir plus âgées. De les voir évoluer. De savoir si ce que nous leur offrons portera ses fruits, ou si elles se dirigeront sur d’autres chemins, de ceux insoupçonnables pour nous. Et surtout, je me réjouis de partager cela avec elles…et leurs parents!

7 Janvier: surprise…

Surprise de rebondissements interminables professionnellement parlant, dont il vaut mieux éviter de parler ici. Mais qui annoncent un week-end de réflexion, et surtout pas forcément tranquille.
Surprises de confidences de la part d’une personne qui m’est importante, mais dont je n’attendais pas ce genre de paroles. J’en suis touchée, j’ai besoin de digérer aussi, non pas qu’il y ait eu des révélations fracassantes, mais se retrouver détentrice d’informations m’oblige à réfléchir à mon statut.

Et surtout surtout, RTT surprise; à midi après avoir entendu qu’une fois encore, l’activité de l’agence était au point mort, j’ai décidé en une heure de prendre mon après-midi. De m’octroyer cette liberté, cette escapade, de m’offrir un week-end anticipé, même si la fin de journée a été bien occupée. Mais à des activités importantes, nourrissantes, agréables, et ça n’a pas de prix.
Et j’espère pouvoir encore m’offir de nombreuses surprises ainsi….

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Voui je sais, je suis un peu à la bourre, mais toujours là…

4 & 5 Janvier

4 Janvier: le plus petit des petits riens…

Mais je n’aime pas ces intitulés! Comment puis-je parler de “plus petits de petits riens”, qui ont forcément de l’importance pour que je vienne à écrire à leur sujet?

Le petit cadeau que j’ai reçu pour Noël, de ma belle soeur, qui m’a infiniment touchée, sans même qu’elle ne s’en doute tout à fait. Un ravissant mobile de petites fées, qui tournent grâce à  la chaleur d’une bougie. Peut-être en avez-vous vu, vous aussi, dans votre enfance? J’ai le vague souvenir que nous en avions un bien plus massif et moins ciselé, avec de petits anges, et que j’adorais le regarder tourner.

Aussitôt reçu, je l’ai déballé, monté et allumé et aujourd’hui chaque soir, je le fais marcher un petit moment, comme pour me calmer, comme une berceuse qui m’apaise.

Ce petit rien-là qui est tellement plus, et qui résume à lui tout seul Noël, l’hiver et l’intérieur douillet, la chaleur humaine, le plaisir familial, les traditions que nous avons su conserver, celles que nous innovons….

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5 Janvier: acheté….

Acheté pour me faire plaisir, et comme cadeau, une paire de bottes de marque sur lesquelles je lorgnais depuis longtemps, et que j’avais demandé en cadeau parce que c’est totalement au-delà de mon budget normal, surtout pour une paire de chaussures. Reçues il y a peu, et que j’arbore avec bonheur, elles sont confortables et chaudes, et me permettent enfin de marcher sans talon, reposer mon dos et mes lombaires.

Acheté aussi, traditionnellement, mon petit agenda de nouvelle année. Je ne me résous toujours pas à passer à l’électronique que je trouve si peu fiable, et puis j’aime le syndrome nouveau cahier, celui où l’on s’applique les 10 premiers jours sans rature et pour faire joli, et qui se termine quelques mois plus tard par des pages déchirées parce qu’on cherche frénétiquement un bout de papier brouillon, ou de gribouillage pour expliquer à la va vite comment atteindre un lieu. C’est aussi ça qui rend mon carnet vivant, même si je l’entretiens bien moins qu’à une certaine période.
Et incroyablement, je crois que cette année, j’ai battu tous les records quant au choix d’habitude si réfléchi de ce petit agenda qui sera mon fidèle compagnon d’une année entière. Premier magasin, il n’avait pas la marque que j’espérais, mais je tombe tout à fait par hasard sur un modèle qui me séduit, je l’embarque et je le paye. Et pour l’instant, aucun grief à relever…il faut juste que je m’attelle à y recopier (en rouge!!?) les dates d’anniversaire de ceux qui me sont chers.

Quelques achats début d’année donc, pour fêter un 13ème mois payé en retard, pour me faire un peu plaisir, mais quand j’ai vu hier le prix du plein que j’ai dû faire, j’ai remisé ma carte bleue très loin au fond de mon sac, en m’interdisant de la ressortir avant un petit moment. Ca, c’est un cadeau dont je me serais volontiers passée….